Mar 3 2017

L’aigle des basses-cours

C’est un extrait de La conscience s’éveille d’Anthony de Mello (Albin Michel)

demello1

Un homme trouva un œuf d’aigle et le plaça dans un poulailler. L’aiglon vint au monde avec une couvée de poussins et poursuivit sa croissance avec eux.

Se prenant pour un poulet, l’aigle ne cessa d’imiter le comportement des gallinacés qui l’entouraient.

Il grattait la terre afin d’y trouver des vers et des insectes. Il gloussait et caquetait. Il battait des ailes ne s’élevant qu’à quelques centimètres du sol.

Les années passèrent et l’aigle devint très vieux.

Un jour il aperçut, volant dans le ciel sans nuages, un magnifique oiseau. Avec une grâce majestueuse, ce dernier se laissait porter par les courants, agitant à peine ses puissantes ailes dorées.

Le vieil aigle le regardait, émerveillé : Lire la suite


Mar 3 2017

Regarder Ici

« Qui devient homme cesse d’être le tout… qui revient au tout crée le tout » Plotin.
Le tout se déploie à l’intérieur de chaque moi. Son unité enferme donc une diversité. Cette relation ne résulte pas de la combinaison des éléments, comme s’ils préexistaient, au moins logiquement, à leur relation. Elle n’est pas l’effet d’une sélection parmi les possibles ordonnés à une fin. Elle n’est pas la conclusion d’un procès dialectique. Donc, ni mécanisme, ni finalisme, ni contingence, ni nécessité morale ou logique ne suffisent à caractériser l’ordre des choses. le monde est régit par une nécessité d’expression, semblable à la spontanéité créatrice de l’artiste et de l’inventeur qui fait venir à l’être d’un seul coup le possible et le réel. L’enchaînement des composantes n’est que la trace indélébile en chacune d’une dissociation imparfaite et impossible à achever. Le sens de n’importe quel fragment est dans le tout que chacun porte en soi. Et l’intelligibilité du tout est celle d’un jeu d’expansion et de plénitude.
Plotin nous compare à des choristes qui chantent et dansent, en formant un cercle mobile autour du coryphée. S’ils se tournent vers les spectateurs et n’ont d’yeux que pour le dehors, leur jeu se dissout et s’éteint. En revanche, tant qu’ils regardent le maître de chœur et se rattachent à leur centre, ils sont comblés de rythme et d’harmonie. Lire la suite

Mar 3 2017

Nourrir son crocodile (André Moreau)