Mar 7 2017

Nous avons fait de la sexualité un problème

Extrait d’une conférence de Krishnamurti donnée à Bombay, le 12 mars 1950

Pourquoi transformons-nous en problème tout ce que nous touchons? Nous avons fait de Dieu un problème, nous avons fait de l’amour un problème, nous avons fait un problème de la relation, de la vie, et de la sexualité aussi. Pourquoi? Pourquoi tout ce que nous faisons pose-t-il problème? Pourquoi acceptons-nous d’être écrasés par les problèmes? Pourquoi n’y mettons-nous pas fin? Pourquoi ne savons-nous pas mourir à nos problèmes, au lieu de les perpétuer jour après jour, année après année? La sexualité soulève de toute évidence une question pertinente, mais il en est une autre plus fondamentale: pourquoi faisons-nous de la vie un problème? Le travail, le sexe, l’argent qu’il faut gagner, les pensées, les sentiments, les expériences – bref, tout ce qui constitue la vie – pourquoi tout cela est-il aussi problématique? Ne serait-ce pas essentiellement parce que notre pensée part toujours d’un point de vue donné, d’un point de vue fixe? Notre pensée procède toujours en partant du centre pour aller vers la périphérie, mais chez la plupart d’entre nous, la périphérie nous tient lieu de centre, de sorte que tout ce que nous touchons est superficiel. Or la vie n’est pas superficielle, elle exige d’être vécue dans son intégralité. Et parce que nous ne vivons que superficiellement, nous ne connaissons que réactions superficielles. Quoi que nous fassions au niveau périphérique, cela suscite inéluctablement un problème, et c’est ainsi que va notre vie – nous vivons dans le superficiel, et nous nous contentons de vivre à ce niveau, avec tous les problèmes liés au superficiel. Lire la suite

Mar 7 2017

Le secret des gourous de la loi d’attraction.

L’éditeur de Marc Britan, voyant que ce dernier trouvait Le Secret complètement absurde et incohérent, lui a suggéré d’écrire un livre qui viendrait contredire ces propos. Chose que Britan a fini par accepter après avoir été lui-même confronté à des proches qui avaient de la misère à faire la part des choses à travers cet écrit.C’est un peu par hasard que cet auteur de fiction a décidé de riposter. Il avait entendu parler de Byrne par l’entremise de proches et connaissances qui avaient perçu ce livre comme une révélation. Par curiosité, il a fait comme d’autres et a fini par parcourir cet ouvrage qui, aux yeux de certains, est devenu une véritable bible. Premier constat pour Britan, la consternation.

« J’ai été extrêmement déçu du contenu. J’ai été même irrité par cet ouvrage un peu bidon, à la spiritualité de pacotille. C’est une manière de voir les choses basées sur l’égoïsme et la société de consommation à outrance. » »Au départ, l’idée ne me disait pas trop. C’est en côtoyant un neveu, dont la mère ne va pas très bien en raison de la faillite de son entreprise et dont le père a un cancer incurable, que mon projet de réplique a fait son chemin. Lorsque mon neveu a vu que je possédais le livre Le Secret, il m’a dit que grâce à ce livre, sa vie irait mieux puisqu’il avait demandé à l’univers que son papa s’en sorte. J’en ai eu des frissons dans le dos. J’étais en colère, car je voyais les conséquences de ce livre autour de moi. C’est comme si mon neveu attendait un miracle, comme trop de gens, je pense. Ce n’est pas en restant assis à ne rien faire que quelque chose risque d’arriver. »Après avoir réalisé diverses recherches, il en est arrivé à la conclusion que tout ce que l’auteure était arrivée à faire, c’est de mettre de l’avant un concept nouvel âge sur fond de réalité moderne de manière désincarnée. Lire la suite

Mar 7 2017

Mathieu Martel -Le Bréviaire des lapidaires lapalissades

Le titre même « Le Bréviaire des lapidaires lapalissades » est le fruit d’un délassement. Il m’est venu un jour l’idée de risquer d’unir la poésie à la réflexion. Le résultat fut de se retrouver devant un corpus de courtes formules que nous pourrions appeler pensées poétiques puisqu’elles invitent à réfléchir succinctement de façon suggestive, implicite, voire énigmatique. Le Bréviaire des lapidaires lapalissades représente, en tant qu’expression orale issue d’une ludique activité dialectique entre acolytes, le fanal d’un jeu sérieux. Le Bréviaire des lapidaires lapalissades conjugue la fertilité de l’imagination à la quête d’un éveil spirituel symbolique. Quête, disons-le, toujours soucieuse d’une pensée harmonieuse orientée par l’originel pouvoir du Nom. La plénitude de chacune de ces pensées poétiques est exprimée d’une manière explosive et surprenante propre aux slogans et graffiti. En somme, ces amuses grandes-gueules sont plus qu’un simple exercice de style puisqu’il s’agit premièrement d’un texte à écouter, ultimement à entendre, possiblement à voir et principalement à comprendre chers herméneutes!

Mathieu Martel

Extraits du recueil


Sans effusion de sang, sentir sien le sentier d’un sens.

L’homme craint le vertige, le capricorne l’équilibre.

Qui les devises divinise, de vile éternité se grise.

L’innocent tombe de sa selle, se débauche, et enfin rechevauche l’ébauche.

Que donc soit mon condor, que l’air soit mon aigle, et que ne dorme guère l’égrégore des rares chercheurs d’aurore.

Dieu yeute-t-il l’esse de la Déesse.

Lorsque riant du luxe de la lumière, ne sommes-nous pas luxuriants?

A toujours fabuler l’on fabrique des bulles.

Qui trop conclut, d’illusions contusionne.

Le concept ne devance pas l’ancêtre sceptre du précepte.

L’exception infirme la règle.

S’enfanter dans la fange ou s’entêter à téter.

Qui s’évertue à la vertu, le vert tue-il sévèrement?

L’excitation incite à l’extatique citation.

Embrasser embrase les bras qui s’arbrent autour du feu.

L’univers-cécité verse dans l’eunuque cité servile.

La présence du silence ensemence le sens.

La succulente excuse du progrès dont use la science espoir expire.

Si l’homme propose et la femme dispose, dites-leurs qui impose?

L’art de dénouer le souffle ouvre sur l’amour.

A servir d’exemple, je s’exempte pleinement.

L’azote assure la résurrection de l’azur.

Les chastes oaristys de Zorro stimulent, orientent et transmutent le feu en Zarathoustra.

Priape que l’appétit appelle apparaît apte à la verticale prière.

Êtes-vous de ceux qui théorisez Dieu ou de ceux qui l’entendez?

Simplicité n’implique aucune illicite limite.

Sache que les suaves sages savent sans suer.

Insoumis et sans sou, qui oserait souscrire à un sourire?

J’envie la vie, là, je vis l’envie.

L’opuscule du crépuscule bouscule les scrupules des émasculés.

Le cœur ne recule devant nulle œuvre qui urge.

Symbole qui vole, frivole luciole.

 

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Mar 7 2017

Guérison

Nous pensons, nous pensons, nous pensons.
Les jeux sont faits, rien ne va plus. Nous sommes engagés dans les doutes et les actions qui découlent de nos pensées répétitives et acharnées. De pensée en pensée nous renforçons notre conditionnement à croire qu’il nous faut avancer, progresser coute que coute sur la route que nous avons calibrée avec notre mental.
Le riche pense qu’il est riche. Le pauvre pense qu’il est pauvre. Le juste pense qu’il est juste. Le faible pense qu’il est faible.  Le bandit pense qu’il est un bandit et le voleur pense qu’il n’a pas assez. L’écologiste pense que la planète est perdue. Le fasciste pense qu’il a raison. L’amoureux pense qu’il aime. Le Pape pense qu’il est responsable. L’homme politique pense qu’il a du pouvoir. Les juges pensent servir. Les religions pensent guider.
Pourtant, là, juste avant que l’être ne s’identifie à sa pensée, il est un espace toujours neuf, un continuum de rédemption, intemporel et indestructible car non né.
Il ne s’agit pas des potentiels de l’imagination, cette projection de la pensée dans un désir de réalisation, il s’agit de l’étendue de laquelle naissent toutes les pensées, ce calme permanent qui soutient toutes les énergies. Lire la suite

Mar 7 2017

LA SAGESSE DU ZEN

Recueil des meilleurs Koans des maîtres Zen. Un Koan est un essai pour traduire l’indicible de l’ Éveil, proposé au débutant en tant qu’énigme. Ceci constitue aussi une histoire du Zen.

1. JOSHU. 778-897
La terre s’enfonce, le ciel s’écroule
Le poisson joue sur l’arbre et l’oiseau vole dans l’eau .
Que faire lorsque je n ‘apporte rien ? – Abandonnez !
– J’apporte rien, que dois-je abandonner ?
– Si vous ne pouvez-pas l’abandonner, alors partez en le gardant !

2. YOSAÏ, 1141-1215, dit le père du thé.
Le Zen et le thé ont-ils le même goût 7 Lire la suite