Avr 30 2017

Distinction observateur-observé : Drgdrsya-prakriya

jeankleinNous n’avons aucune conscience de notre nature véritable car nous nous identifions à notre corps, à nos émotions et à nos pensées, ce qui nous fait perdre de vue notre centre immuable qui est pure conscience. Lorsque nous rejoignons notre vraie nature, nos pensées et nos perceptions ne nous apparaissent plus comme les diverses formes que prendrait une substance unique, nous les voyons naître puis disparaître comme les vagues de l’océan.

 

[Be Who You Are, Jean Klein, Element, 1989]


 

shankara2La forme est perçue et c’est l’oeil qui perçoit. Il (l’oeil) est perçu et c’est l’esprit qui le perçoit. L’esprit, avec ses modifications, est perçu, et le Témoin (le Soi) est en vérité celui qui perçoit. mais Lui (le Témoin) n’est pas perçu (par un autre).

 

[Dṛgdṛśya-viveka, Shankara]

 

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Avr 29 2017

La libération de soi

 

http://connaissancessansfrontieres.net
Dans cette vidéo Michael Bernard Beckwith explique pourquoi notre propre éveil individuel est essentiel pour l’avancement de nos sociétés vers plus de paix. L’auteur y parle également de son livre La libération spirituelle où il propose une forme de  cheminement spirituel facile à intégrer à notre quotidien et susceptible de porter ses fruits en peu de temps


Avr 28 2017

Rendez-vous manqué avec la mort

http://cereales.lapin.org


Avr 28 2017

Luis Ansa – Ce nous-même qui n’a pas de nom

Ajoutée par le 20 juil. 2011

Voir le film en entier: http://www.filmsdocumentaires.com/films/871-ce-nous-meme-qui-n-a-pas-de-nom

Laissez, quelques instants, entrer chez vous l’ami Luis Ansa, grand voyageur du cœur. Découvrez les couleurs de ses expériences personnelles ou de contes initiatiques qu’il peint avec ses mots et la truelle de son accent. Des plateaux des Andes, où il fut initié tout jeune par les chamans du lac Titicaca, en passant par l’Orient et l’Occident, Luis nous invite au voyage intérieur, à la rencontre de nous-même.
Luis Ansa est l’auteur de « L’homme mémoire de l’Univers » (Dervis…


Avr 28 2017

La non-dualité

Le cygne symbolise deux choses

en Advaita-Védanta:

Premièrement, il signifie « je suis cela ».
Deuxièmement, il représente une personne « libérée ».

Tout comme le cygne habite sur l’eau, mais ses plumes ne sont pas salies par l’eau, de même, une personne libérée habite dans ce monde de Mâyâ, mais n’est pas touchée par cette illusion.

Bouddha sait que tout ce qui apparaît disparaît et n’est pas soi.
Question : Si je ne suis ni le corps ni le mental, que suis-je ?

C’est un fait : Dieu a changé d’adresse !

Il ne réside plus exclusivement dans les murs des églises, des temples, et des mosquées ; il déborde le cadre des traditions établies, il dérange nos habitudes et renaît sous les formes les plus diverses…
Cherchez « le » au fond de « vous même » !

Je pense qu’il n’y a pas à définir Dieu ni à le trouver. C’est comme si nous étions des lampes sales derrière lesquelles se trouve la lumière. Notre travail à chacun est d’aider à nettoyer, à enlever ces saletés, peu à peu afin de laisser transparaître cette lumière dans notre existence.

J’aime bien l’image orientale de la vague et de l’océan.

Etre une vague, c’est être au niveau de conscience identifié à la vague :

  • vague, tu es né, vague, tu mourras ;
  • Et aussi, tu as peur des plus grosses vagues…

tu as peur de t’écraser sur un rocher etc.…

Passer à un autre niveau de conscience, c’est ne plus être seulement une vague, c’est être l’océan. Passer à un niveau de conscience « océanique » c’est détruire ce fantasme d’être séparé.

D’être une vague séparée des autres vagues ? C’est une longue histoire qui donne son sens à la vie et c’est la plus belle histoire du monde, celle de la libération d’un être humain de tous ses niveaux d’identifications, et par la même la réalisation de sa véritable identité, que l’on appelle Prajna, compréhension, connaissance, intelligence inspective…

L’Advaita transcende toutes les religions, philosophies et nationalités. Il ne divise point, mais au contraire unifie. Alors que des membres sectaires de religions différentes ne peuvent jamais tomber d’accord sur leurs concepts de Dieu, des sages de provenances les plus diverses ne peuvent jamais être en désaccord sur leur commune expérience de la non-dualité.

Les fondateurs de toutes les grandes religions étaient des sages.
La non-dualité est au cœur même de l’Hindouisme, du Soufisme, du Bouddhisme Zen, du Shivaïsme et des enseignements du Christ.

Advaita est un mot sanscrit dont le sens littéral est « non deux » (synonyme : non dualité).

La non-dualité est une expérience dans laquelle il n’y a pas de séparation entre un sujet et un objet, entre un moi et le reste de l’univers, entre un moi et Dieu. C’est l’expérience de la conscience pure, notre nature véritable.
La conscience est définie comme ce qui perçoit ces mots-mêmes ici et maintenant.

 

http://www.renaissance65.fr/la_non-dualite.html


Avr 27 2017

Accepter ce qui est – Svâmi Prajnânpad

Maître de vie : Svâmi Prajnânpad
 

« Celui qui est libre du jeu de la dualité, de la dualité de l’action, devient le témoin de ce qui se passe. Il est pure conscience lucide (awarreness) devant laquelle défile le changement. A tout ce qui arrive, tout ce qui se produit, il dit « oui ». Et cette conscience du changement est absolue. Ce « oui » éternel est constant : c’est la Perfection »

Comment ai-je découvert Svâmi Prajnânpad ? Par des lettres de lecteurs qui s’étonnaient que je ne parle pas de lui, dont j’étais, disaient-ils, si proche… Cela piqua ma curiosité : je lus sa correspondance, ses entretiens… Ce fut comme si je rencontrais – mais incarnée, mais vivante – la vérité que j’avais tenté de penser.

Celui-là dit la vie comme elle est, difficile, douloureuse, inconsolable. Et c’est la seule consolation qui vaille. Un philosophe ? Bien mieux : un sage – aussi grand que ceux de l’Antiquité, tout en étant pleinement de son temps.

Né en Inde, dans une famille de brahmanes, il est l’un des premiers lecteurs orientaux de Freud, dont il adapte l’enseignement. Il invente, entre « vedânta » (qui affirme l’identité de la conscience individuelle et de la conscience universelle) et psychanalyse, un style de psychothérapie qui devient une aventure spirituelle. Rien de religieux pourtant chez lui : il ne célèbre aucun Dieu, n’impose aucun rite, ne promet aucun paradis.

La spiritualité, dit-il, n’est qu’un autre nom pour l’indépendance. Pas d’autre prière que l’attention. Pas d’autre salut que l’amour et l’action. Il m’apprend à voir la vie telle qu’elle est, et à l’accepter toute. C’est mon maître de sagesse et de lucidité.

1 – Vivre au présent

Ce qui fut n’est plus, ce qui sera n’est pas encore. « Qui crée alors le passé ou le futur ? Seulement le mental. » Nous sommes prisonniers du passé, par l’inconscient, et de l’avenir, par l’attente. « Le passé insatisfait enserre le présent dans ses griffes », et nous voue à l’espérance, donc à une nouvelle insatisfaction. L’espoir et la peur sont les plus grands ennemis de l’homme : parce qu’ils nous séparent du présent, du réel, de tout, parce qu’ils nous enferment dans l’avenir et l’ego. On ne peut y échapper qu’en se libérant du passé. Ainsi la liberté et l’éternité vont ensemble.

2 – Différence et changement

Tout est différent toujours : il n’y a pas deux grains de sable identiques, ni deux mentals semblables. C’est ce qui nous voue à la solitude : « Personne ne peut agir suivant le désir de quelqu’un d’autre ; chacun est différent et séparé. » C’est aussi ce qui nous voue au changement, qui n’est que la différence dans le temps. Deux instants successifs ne sont jamais identiques : « Tout change à chaque instant. Ce n’est qu’un courant qui s’écoule. » Il n’y a pas d’êtres ; il n’y a que du devenir. C’est ce que l’ego refuse : il voudrait « rester intact » et ne le peut ; il s’interdit de vivre, pour ne pas mourir.

3 – Le refus et l’émotion

Qu’est-ce que le mental ? Toute pensée en nous qui souhaite autre chose que le réel. C’est le contraire de la vérité. C’est « mâyâ » (« l’illusion »). Comment savoir alors si l’on est dans la vérité ou dans le mental ? Par la présence ou l’absence d’émotion. L’émotion est le critère : si je suis ému, c’est que je superpose au réel autre chose que ce qu’il est (mon désir, mon refus, mon attente), qui m’en sépare et m’enferme dans le mental. Il faut donc accepter l’émotion, pour s’en libérer.

4 – Voir, accepter, agir

Le contraire de l’illusion, c’est la vérité. Le contraire du mental, c’est voir. Ne pas penser, ne pas interpréter, ne pas juger, ne pas comparer, mais voir ce qui est comme cela est. Aucun jugement de valeur. Aucun refus. Aucune émotion (il n’y a plus que des sentiments). Accepter ce qui est. C’est la seule façon de le transformer. « Restez dans le présent : agissez, agissez, agissez ! » Et lorsque l’on n’arrive pas à accepter ce qui est ? Alors l’émotion est là, qu’il faut donc accepter. Ni refus ni dénégation. Ni espérance ni regret. Cela passe par la connaissance de soi, et par l’acceptation de soi : « Accept yourself and be happy » (« Accepte-toi et sois heureux »).

5 – Être un avec tout

L’expérience spirituelle la plus haute est celle de l’unité. Nous ne sommes séparés de tout que par le mental – que par nous-même. La vérité, au contraire, nous unit : parce qu’elle est une, parce qu’elle est universelle, et parce qu’elle est infinie. Il ne s’agit pas de brimer l’ego, mais de l’ouvrir : devenir comme « un cercle devenu si large qu’il ne peut plus rien entourer, un cercle d’un rayon infini : une ligne droite ! ». Alors seulement le bonheur peut advenir. Il n’y a pas d’ego heureux, ni de bonheur égoïste. Il faut donc se libérer du moi, pour s’ouvrir à tout. C’est le chemin de la sagesse. C’est le chemin du bonheur. « Pour aller où ? Là où vous êtes. Tout est ici et maintenant. »

BIBLIOGRAPHIESVÂMI PRAJÑÂNPAD
de Daniel Roumanoff – Éditions La Table ronde – Tome 1 & 2SVÂMI PRAJÑÂNPAD – L’ART DE VOIR
Lettres de ses disciples – Editions L’OriginelPORTRAIT D’UN HOMME REMARQUABLE
de Frédérick Leboyer – Editions Criterion

SVÂMI PRAJÑÂNPAD – BIOGRAPHIE
de Daniel Roumanoff – Editions La Table ronde

ENTRETIENS AVEC SVÂMI PRAJÑÂNPAD
de Srinivasan – Editions L’Originel

SVÂMI PRAJÑÂNPAD ET LES LYINGS
de Eric Edelmann et Olivier Humbert – Editions La Table ronde

http://eveilimpersonnel.blogspot.com


Avr 27 2017

Prends le temps. Va, vis et deviens!


Avr 26 2017

Suivez votre propre voie

Nicole Montineri


Avr 25 2017

Bienheureuse insécurité (Alan Watts)

« J’ai toujours été fasciné par la loi de l’effort inversé. Je l’appelle parfois la loi des « effets contraires ». Si l’on essaie de flotter à la surface de l’eau, on coule, mais si l’on essaie de couler, on flotte. Si l’on essaie de retenir son souffle, on le perd – et ceci me rappelle un vieux dicton oublié : « Quiconque voudra sauver son âme, la perdra. » » (p. 7)« Ce livre, cependant, est écrit dans l’esprit du sage chinois Lao-tseu, ce maître de la loi de l’effort inversé, qui affirmait que tous ceux qui se justifient ne convainquent pas, que pour connaître la vérité il faut se libérer de la connaissance, et que rien n’est plus puissant et créateur que le vide, devant lequel les hommes reculent généralement avec horreur. » (p. 9)« Notre époque est donc une époque de frustration, d’angoisse, d’agitation, et d’accoutumance à la « drogue ». Nous devons tant bien que mal saisir ce que nous pouvons pendant que nous le pouvons, et chasser l’impression que tout cela est vain et sans signification. Cette « drogue » est notre haut niveau de vie, c’est-à-dire une stimulation forte et complexe de nos sens, qui finit peu à peu par les désensibiliser ; aussi ceux-ci réclament-ils des stimulations de plus en plus violentes. Nous sommes assoiffés de distractions, de visions, de sonorités, d’émotions, de titillations dont nous voulons jouir au maximum et le plus vite possible. » (p. 21)

« Si paradoxal que cela puisse paraître, nous ne découvrirons de même un sens à notre vie que lorsque nous réaliserons qu’elle est tout à fait dépourvue de but, et nous ne connaîtrons les « mystères de l’univers » que lorsque nous serons intimement convaincus que nous n’en connaissons encore rien. » (p. 29)

« La sensibilité exige une très grande douceur et beaucoup de fragilité – pupilles, tympans, papilles gustatives et terminaisons nerveuses, aboutissant tous à ce très délicat organisme qu’est le cerveau. » (p. 32)

« Si nous pouvons éprouver des plaisirs intenses, c’est que nous sommes sujets à d’intenses douleurs. Nous aimons le plaisir et nous détestons la douleur, mais il semble impossible d’avoir l’un sans l’autre. Et il apparaît de plus que tous deux doivent en quelque façon alterner, car le plaisir continu est un stimulus qui ne peut que s’émousser ou s’accroître. Or, tout plaisir accru, soit durcit et insensibilise les terminaisons nerveuses sous sa poussée, soit se transforme en douleur. Un régime alimentaire à base de nourriture riche coupe l’appétit ou rend malade. » (p. 32-33) Lire la suite


Avr 24 2017

Arthur Schopenhauer

La contemplation

J’avais gardé de mes cours de philo l’image d’un Schopenhauer pessimiste et grincheux. J’étais bien loin d’imaginer que derrière cette image académique se cachait celui qui a eu ces mots lapidaires et définitifs: «Chacun est heureux, quand il est toutes choses ; et malheureux, quand il n’est qu’individu.»C’est à lui aussi que l’on doit cette description concrète et technique du processus qui conduit à l’éveil, selon une voie que l’on pourrait appeler contemplative:« Lorsque, s’élevant par la force de l’intelligence, on renonce à considérer les choses de façon vulgaire ; lorsqu’on cesse de rechercher à la lumière des différentes expressions du principe de raison les seules relations des objets entre eux, relations qui se réduisent toujours, en dernière analyse, à la relation des objets avec notre volonté propre, c’est-à-dire lorsqu’on ne considère plus ni le lieu, ni le temps, ni le pourquoi, ni l’à-quoi-bon des choses, mais purement et simplement leur nature ; lorsqu’en outre on ne permet plus ni à la pensée abstraite, ni aux principes de la raison, d’occuper la conscience, mais qu’au lieu de tout cela, on tourne toute la puissance de son esprit vers l’intuition ; lorsqu’on s’y engloutit tout entier et que l’on remplit toute sa conscience de la contemplation paisible d’un objet naturel actuellement présent, paysage, arbre, rocher, édifice, ou tout autre; du moment qu’on se perd dans cet objet, comme disent avec profondeur les Allemands, c’est-à-dire du moment qu’on oublie son individu, sa volonté et qu’on ne subsiste que comme sujet pur, comme clair miroir de l’objet, de telle façon que tout se passe comme si l’objet existait seul, sans personne qui le perçoive, qu’il soit impossible de distinguer le sujet de l’intuition elle-même et que celle-ci comme celui-là se confondent en un seul être, en une seule conscience entièrement occupée et remplie par une vision unique et intuitive; lorsqu’ enfin l’objet s’affranchit de toute relation avec ce qui n’est pas lui et le sujet, de toute relation avec la volonté : alors, ce qui est ainsi connu, ce n’est plus la chose particulière, en tant que particulière, c’est l’Idée, la forme éternelle, l’objectivité immédiate de la volonté ; à ce degré par suite, celui qui est ravi dans cette contemplation n’est plus un individu (car l’individu s’est anéanti dans cette contemplation même), c’est le sujet connaissant pur, affranchi de la volonté, de la douleur et du temps ». Arthur SCHOPENHAUER, Le Monde comme Volonté et comme Représentation, PUF, Paris, 1966, § 34, pp. 230-231.

Schoppenhauer propose là une « technique » qui serait en soi à même de provoquer l’éveil; toutefois, celui qui serait parvenu à l’éveil à l’aide de cette « technique » l’aurait fait en sacrifiant celui qui voulait le provoquer, si bien qu’en fin de compte personne ne sera là pour prétendre avoir provoqué quoi que ce soit. Seulement une présence touchée par la grâce. En un sens, il n’est pas tellement important de savoir quelles sont les motivations qui nous animent dans notre recherche de l’éveil, quelle est leur degré d’élévation, car en dernière analyse, elles se révéleront toujours égoïstes; pourvu qu’elle nous aident à nous mettre en route, cela seul compte; le reste n’est plus qu’une question d’abandon à ce qui vient.

http://www.cafe-eveil.org/