Avr 6 2017

Pourquoi les femmes sont plus près de l’illumination que les hommes

Les obstacles sur le chemin de l’illumination sont-ils les mêmes pour les hommes que pour les femmes ?

Oui, mais de manière différente. Dans l’ensemble, il est plus facile pour une femme de sentir son corps et de l’habiter. Par conséquent, elle est naturellement plus près de l ’Être et donc potentiellement plus près de l’illumination qu’un homme. C’est pourquoi de nombreuses cultures anciennes choisissaient instinctivement des personnages ou des symboles féminins pour représenter ou décrire la réalité transcendantale. Cette dernière a souvent été symbolisée par la matrice qui donne naissance à toute chose dans la création et qui la sustente et la nourrit durant sa vie en tant que forme. Dans le Tao-tö-king un des plus anciens et plus profonds livres jamais écrits, le tao, qui pourrait se traduire en français par « Être », est décrit comme « l’éternel et infini présent, la mère de l’univers ». Les femmes lui sont plus proches que les hommes de par leur nature puisqu’elles « incarnent » virtuellement le non-manifeste. Qui plus est, toutes les créatures et toutes les choses doivent retourner à la source. « Toutes les choses se fondent dans le tao. Seul celui-ci se perpétue. » Vu que la source est considérée comme étant de nature féminine, on attribue à cet archétype féminin les polarités de la lumière et de l’ombre à la mythologie et en psychologie. La déesse ou la divine mère a deux aspects : elle donne la vie et elle la reprend.

Lorsque la pensée prit le dessus et que les humains perdirent contact avec leur essence divine, ils se mirent à imaginer Dieu sous une forme masculine. La société devint peu à peu à dominance masculine, la femme étant soumise à celle-ci. Lire la suite


Avr 6 2017

Rupert Spira


Avr 6 2017

L’Art du vieux chat…

 

 L’art du vieux chat…

Il y avait en Chine, il y a bien longtemps, une maison où la présence d’un gros rat dérangeait tout le monde.Un jour,le propriétaire de cette maison réussit à enfermer l’animal en compagnie de son chat dans une même pièce.Mais à sa grande stupeur, celui-ci, cruellement mordu par la bête, s’enfuit aussitôt sans demander son reste!Furieux le maitre de maison s’adressa à ses voisins, les priant de lui prêter leurs chats respectifs, parmi lesquels il devait bien y avoir le félin qui viendrait à bout de l’indésirable.Ainsi commencèrent à défiler dans la maison des chats de tous poils, races, couleurs, corpulences, tempéraments…
Il y eut ainsi un jeune chat noir, aux griffes redoutables, capable de sauter très haut comme de s’enfiler dans les recoins les plus difficiles, avec déjà, un beau tableau de chasse à son actif, en rats, loutres et autres belettes.Guerrier et technicien…mais pour cette fois, hélas, son habileté ne lui servit à rien car celle du rat s’avérât encore supérieure.Son art du combat, qui avait jusque là fait des merveilles, s’avéra encore n’être que technique, contournable.
Lui succéda un gros chat au pelage tigré,un animal vieillissant, qui avait largement fait ses preuves, tout en expériences accumulées et en ruse, le corps rempli de cette énergie qui avait suffit jusqu’à ce jour à faire reculer l’adversaire le plus décidé.Pourtant, cette fois, la force de son esprit ne suffit pas, car il n’arriva pas à envelopper celle du rat, insaisissable et imprévisible.Son art du combat s’appuyait encore sur les sensations de son égo(enfin…son équivalent pour un chat!),fort d’une réputation bien établie,mais impuissant devant la force instinctive supérieure du rongeur piégé, qui n’avait plus rien à perdre.Nouveau fiasco.
Et puis il y eut encore un chat gris, visiblement plus âgé, que l’on savait avoir horreur de la bagarre.On l’envoya quand même dans la pièce où le rat restai tapi en silence.Le vieux chat avait développé un sens aigu de la perception et était capable d’anticiper sur la moindre vibration adverse, avec cette spontanéité naturelle que recherchent tous les maitres d’arts martiaux.Mais lui non plus, confronté à ce rat,ne put reproduire un schéma qui lui avait pourtant déjà valu bien des victoires et forgé sa réputation.Justement…il y pensa au moment de l’action décisive, rien que furtivement certes,mais assez pour échouer lui aussi.Cette fois excédé, le maitre des lieux envoya quérir,à plusieurs lieux de là, une vieille chatte qu’on lui disait particulièrement efficace.Quand il la vit, avec si peu d’allure et de vivacité, avec un regard qui lui semblait déjà terne, il eut un doute, mais décida d’essayer quand même.Au point où il en était…Bien lui en prit:la chatte pénétra simplement dans la pièce, comme s’il n’y avait rien de particulier à redouter, s’avança vers le rat qui ne bougeait plus, comme soudain cloué sur place,le prit dans sa gueule et,sans geste brutal, le porta au dehors.Comme s’il s’agissait de la chose la plus naturelle du monde…!stupéfaction générale!
L’histoire n’est pas terminée!
Car l’histoire rapporte aussi qu’il existait un chat encore bien plus efficace que la chatte qui avait pourtant attrapé le rat.
Ce chat vivait dans un autre village, bien plus loin, et c’était un très vieux matou qui dormait toute la journée comme une roche, un bout de bois, sans que personne ne put soupçonner en lui la moindre parcelle de force physique ni spirituelle.Et pourtant, là où il choisissait de dormir il n’y avait avait jamais de rat,ni d’ailleurs d’autre nuisible.D’ailleurs, pour tout dire, personne ne l’avait jamais vu attraper un rat.Pourtant, il en était ainsi.il avait en réalité réalisé l’état le plus avancé,celui où on oublie tout, l’environnement comme soi-même, pour devenir… »rien », c’est à dire rejoindre le parfait vide, sur lequel plus rien ne peut plus prendre appui, c’est à dire le plus haut degré de la manifestation de la non-intention.En harmonie totale avec l’univers.Du coup, il était à même de vaincre sans avoir jamais à combattre.Sa « technique » était en fait préventive…fabuleux à l’arrivée, non?Quelques personnes seulement avaient entendu parler de cette efficacité absolue.Pour la majorité des villageois cependant, ce chat n’était rien, n’existait même pas à leurs yeux.personne ne le voyait jamais,ne pensait jamais à lui.Il faisait simplement partie de l’environnement.mais à part cela, et en y pensant bien, il fallait bien admettre qu’il n’y avait jamais aucun problème dans la vie de ce chat…
L’histoire ne dit pas quelles furent les étapes de la vie du chat suivies jusqu’à ce stade ultime de l’efficacité…
Tout ceci n’est qu’une histoire de chats,et les hommes ne sont pas des chats.
Et puis ce n’est qu’une histoire…Mais tout de même.

http://turquoise26-terreetciel.blogspot.com


Avr 6 2017

La vie nous pousse hors de la zone de confort.

Traduit par Marc Lajoie du Web

La zone de confort est une zone dangereuse parce que nous nous ennuyons à en mourir et nous y rouillons. Nous sommes en train de faire perdurer une corvée et perdons notre créativité. Alors, nous pensons qu’il est choquant de nous déplacer vers un autre terrain de camping, après être resté 26 ans sur ce même terrain.

Je parle ici du véritable appel de l’Éveil. Souvent, la poussée est involontaire parce que l’on est secoué de sa zone de confort par un incident choquant : un enfant attrape la leucémie, la maison est inondée, tout d’un coup l’argent perd sa valeur. Regardez comment les gens reçoivent des chocs à présent pour sortir de leur zone de confort, partout dans le monde.

Jivanjili

Source : tiré d’un entretiens par André de Jong pour le magazine “InZicht” (février 2009)

Avr 6 2017

Pardonner

Article paru dans le n°222 de la revue Recto-Verseau
Pourquoi pardonner ?
Ne pas pardonner consiste à vivre dans les remords, les inquiétudes, le besoin de se venger. Cela affaiblit nos défenses immunitaires et nous isole socialement, spirituellement et universellement. Un humain qui a retrouvé le chemin de son cœur ne se sent plus coupable. Il n’ étudie pas son ombre pour s’aimer. Il aime ce qui est, lui inclus dans le spectacle du monde apparaissant. « Il aime à en perdre la réaction ». Il agit dans le quotidien par trop plein d’amour. Il pratique le « lâcher prise » par l’amour naissant du miracle de l’enfance. Son intelligence est établie dans la vision universelle de la vie, il est le héros de sa propre aventure terrestre. Créativité, intrépidité, curiosité, joie affectueuse et puissance de la vérité jalonnent l’esprit de sa découverte. Où qu’il aille, quoi qu’il fasse, il participe pleinement à sa vie « pollénisant » et enrichissant le sentiment d’exister.  Pouvons-nous pardonner, est-ce à la portée de tout le monde ? 
Notre responsabilité est d’être « clairvoyant » sur ce qui se passe dans notre monde intérieur. Notre capacité à faire la paix dépend du degré de conscience à reconnaître notre système de fortification intérieure. Beaucoup de personnes vivent dans une intelligence relationnelle faite de scenarii et de petits calculs mesquins qui visent à l’inaction ou à l’activisme, histoire de remplir les manques à Etre. L‘intelligence du pardon n’est pas ce que l’on croit ; généralement elle est associée au raisonnement et aux lois sociales ou religieuses…. mais pardonner est une expérience, elle n’est pas un espoir ou une croyance. Pardonner par le trop plein d’amour, c’est apprendre à tisser le lien avec l’intelligence universelle qui nous constitue, avant la pensée mentale qui gère le quotidien et cherche dans l’immédiat la solution à ses insécurités. L’intelligence du pardon s’apprend, elle est disponible pour tous, elle est dans le monde qui se fabrique devant nos yeux immédiatement comme résultat de notre passé dans un avenir non écrit.

Pardonner consiste-t-il finalement à tout accepter ?

Pardonner n’est jamais une démission ou une concession face aux événements et aux personnes. Pardonner c’est dépasser la réaction en étant parfaitement lucide des qualités et des défauts des autres, cela signifie que l’on a tout accepté et reconnu en soi. Une nouvelle qualité d’intelligence relationnelle se découvre alors dans des rapports plus vrais avec les autres ; l’on devient capable de sortir des autoroutes neuronales du déjà vu et entendu pour apporter une réponse nouvelle dans la lucidité et la tolérance. Se mettre à la bonne distance, comprendre les autres sans nourrir la différence, c’est accepter les processus pédagogiques qui leur appartiennent sans le déni de soi.

Pardonner est un acte que l’on réalise pour soi ou pour l’autre ?
Vivre dans la rancœur est un poison pour l’âme. Nous sommes fondamentalement « faits » pour vivre en paix dans le partage et l’harmonie. Pardonner c’est pour soi, pour l’autre, pour nourrir le principe du lien qui anime l’espace entre deux êtres. Renforcer ce lien c’est vivre l’extraordinaire aventure d’exister ensemble. Apprendre la valeur d’être le tout ensemble donne le lien d’être l’ADN universelle, infinie et illimitée, voyageant les yeux écarquillés dans les beautés resplendissantes de l’univers des différents « moi ».

Le pardon est un geste indispensable pour notre paix intérieure et la paix dans le monde ? 
La seule paix sur laquelle nous pouvons avoir une influence réelle immédiate, est la nôtre, celle que nous sommes capables de générer à l’intérieur de notre propre esprit. Penser que nous pouvons, en tant qu’individu, changer le monde extérieur sans nous clarifier intérieurement, est un « doux leurre » et gérer la paix en dehors de nous, alors qu’à l’intérieur c’est la tempête, une utopie romantique. Cela ne nous laissera qu’un sentiment de culpabilité et d’impuissance de ne pouvoir rien faire dans la REALITE. La Paix ce n’est pas un état, un objet à découvrir, c’est une intention du cœur à se réconcilier. C’est une intention active, joyeuse, gaie, simplifiante. Cela se trouve dans l’intervalle entre moi et le monde, dans l’instant présent.

Pouvons-nous entendre que nous sommes tous «un» et que le pardon est synonyme de paix dans le langage de l’âme ?

Publié par Isabelle Padovani à l’adresse http://kerisahel.blogspot.com/