Avr 12 2017

C’est ici! par Virgil

VirgilEntretien entre Virgil et Jean Bouchart D’Orval qui s’est déroulé à Montréal, le 11 janvier 2001.

Virgil, comment pourriez-vous résumer votre expérience d’ouverture ?

Ce n’était pas une expérience ; c’est venu comme cela. Pour moi, ce n’était pas une expérience. Je ne m’attendais à rien. C’est arrivé spontanément, le matin. Je ne savais pas ce que c’était, mais c’était quelque chose de très grand, d’immense. Je n’avais jamais entendu parler d’une telle chose. C’était beau, très beau. C’était une joie. C’était quelque chose d’autre, quelque chose de formidable.

Y a-t-il eu des peurs qui ont surgi à ce moment-là ?

Non, non, absolument pas. C’était plutôt la joie : une joie énorme. Je me sentais partout à travers l’espace. Je pouvais sentir tout ce qui pouvait m’entourer, en dehors de la pièce, dans l’univers. C’était immense, beau. On ne peut pas le décrire, il faut le vivre. C’est difficile à exprimer.

Cela a duré plusieurs heures ?

Oui. Cela a duré de 5h45 jusqu’à environ 13h00.

Étiez-vous toujours seul durant ce temps ?

Au début j’étais seul, mais après un certain temps ma femme est venue. Mais j’étais toujours dans cet état, dans cette vibration très forte. Est-ce qu’il faut décrire toute cette chose ? Parce qu’il y avait beaucoup d’éléments ! Je ne peux pas décrire tous les phénomènes et ils ne sont pas importants. On ne peut pas vivre dans cet état dans la vie quotidienne habituelle ; c’est quelque chose d’extraordinaire.

Avez-vous ressenti quelque chose de différent dans votre corps ? Lire la suite


Avr 12 2017

Betty : Voir le rêve

 

 

Le rêve est le canevas sur lequel est peinte ton histoire personnelle… Alors regarde le pour reconnaître que c’est une illusion ! Arrête de vouloir y ajouter une couleur différente pour satisfaire tes désirs. Voir le rêve est vivant et n’est pas une réaction pour améliorer encore une fois ce rêve. Tout ce que tu vois est TA réalité et non pas la Vérité. Car elle est filtrée par TON connu.
Qu’est­‐ce que le moment présent ? Beaucoup de gens me disent : « Je suis dans le moment présent. Je me ramène au moment présent, ça me fait du bien. » Ok, le moment présent est devenu un concept populaire. On prend des vacances du rêve dans une station de repos appelé «le moment présent ». Et on ne sait même pas comment fonctionne le rêve !
Le présent est le résultat de ce que le mental nous peint, avec nos propres couleurs du passé, et qui est inutilement interprété pour le profit ou l’équilibre du rêveur. On essaie de capturer un petit bout dans le temps et on l’appelle le moment présent. On définit le temps : passé, présent et futur. On veut capturer le moment présent, situé entre le passé et le futur, et on veut y rester, en plus, à tout prix, en ne réalisant pas ce qu’il est : une illusion !
Voir le rêve, c’est constater cette arnaque, de seconde en seconde, non pas essayer de s’installer dans un petit coin de paradis, Monsieur le moment présent, et penser être arrivé à la porte du nirvana !
Quand j’ai constaté le fonctionnement du mécanisme, la vision du rêveur que j’étais n’avait plus de crédibilité. Cette constatation m’a semblé être un choc. Je prenais conscience que le choix de décider quelque chose n’existait pas. Mon arrogance a volé en morceaux ! Alors, j’ai regardé et constaté: « Je suis ce rêve au grand complet ! Je me suis donc bâtie sur une maison qui a des nuages comme fondation !» J’étais une momie entourée de bandelettes de connaissances. J’avais passé ma vie à m’emballer moi‐même avec ma quête imaginaire, celle du bonheur. Je ne savais même pas ce que je voulais, finalement. Et à chaque fois que je constatais une croyance, la bandelette tombait en lambeaux. Le mental maintenait l’illusion d’un être spirituel, raffiné, au centre de la momie. Et quand la dernière croyance charnière a été vue, j’ai constaté que c’était vide en dedans. L’individu n’existe pas ! Il ne ressentira pas la Vie d’une façon individuelle. La Vie EST, sans une entité pour la ressentir individuellement.
L’analyse en vue d’améliorer, de comprendre et de changer mon rêve est un conditionnement millénaire, et j’y croyais. Je croyais que je trouverais la solution à l’intérieur du mécanisme du rêve… Ce fut un choc de constater que je ne trouverais rien. Tout ce qu’il y avait à analyser et qui était enfoui à l’intérieur de moi est tombé avec la grande croyance en l’analyse. Et au centre de la momie, il n’y avait rien, juste le vide qui était la fin du rêve. Le rêveur s’est vu rêver ! Constater que c’est un rêve est tout a fait incompatible avec la survie du rêve.
Vous avez choisi l’entièreté de votre histoire ; accueillez‐la comme un cadeau. La Vie ne s’est pas trompée. C’est l’individu qui se trompe sur lui‐même.
Profonde gratitude,
Betty

http://perlesdebonheur.blogspot.com/


Avr 12 2017

L’illumination, c’est de s’élever au delà de la pensée Eckhart Tolle

L’illumination,
c’est de s’élever
au delà de la pensée

Eckhart Tolle

Par Eckhart Tolle

La pensée n’est-elle pas indispensable pour survivre en ce monde ?

Votre mental est un outil, un instrument qui est là pour servir à l’accomplissement d’une tâche précise. Une fois cette tâche effectuée, vous déposez votre outil. Je dirais ceci : telles que sont les choses, environ quatre-vingt à quatre-vingt-dix pour cent de la pensée chez l’humain est non seulement répétitive et inutile, mais aussi en grande partie nuisible en raison de sa nature souvent négative et dysfonctionnelle. Il vous suffit d’observer votre mental pour constater à quel point cela est vrai. La pensée involontaire et compulsive occasionne une sérieuse perte d’énergie vitale. Elle est en fait une accoutumance. Et qu’est-ce qui caractérise une habitude ? Tout simplement le fait que vous sentiez ne plus avoir la liberté d’arrêter. Elle semble plus forte que vous. Elle vous procure également une fausse sensation de plaisir qui se transforme invariablement en souffrance.

Pourquoi serions-nous des drogués de la pensée ?

Parce que vous êtes identifiés à elle et que cela veut dire que vous tirez votre sens du moi à partir du contenu et de l’activité du mental. Parce que vous croyez que si vous vous arrêtez de penser, vous cesserez d’être. Quand vous grandissez, vous vous faites une image mentale de qui vous êtes en fonction de votre conditionnement familial et culturel. On pourrait appeler ce « moi fantôme », l’ego. Il se résume à l’activité mentale et ne peut se perpétuer que par l’incessante pensée. Le terme « ego » signifie diverses choses pour différentes gens, mais quand je l’utilise ici, il désigne le faux moi créé par l’identification inconsciente au mental.

Aux yeux de l’ego, le moment présent n’existe quasiment pas, car seuls le passé et le futur lui importent. Ce renversement total de la vérité reflète bien à quel point le mental est dénaturé quand il fonctionne sur le mode « ego ». Sa préoccupation est de toujours maintenir le passé en vie, car sans lui qui seriez-vous ? Il se projette constamment dans le futur pour assurer sa survie et pour y trouver une forme quelconque de relâchement et de satisfaction. Il se dit : « Un jour, quand ceci ou cela se produira, je serai bien, heureux, en paix. » Même quand l’ego semble se préoccuper du présent, ce n’est pas le présent qu’il voit. Il le perçoit de façon totalement déformée, car il le regarde à travers les yeux du passé. Ou bien il le réduit à un moyen pour arriver à une fin, une fin qui n’existe jamais que dans le futur projeté par lui. Observez votre mental et vous verrez qu’il fonctionne comme ça.

le pouvoir du moment présent

Le secret de la libération réside dans l’instant présent. Mais vous ne pourrez pas vous y retrouver tant et aussi longtemps que vous serez votre mental.

Je ne veux pas perdre ma capacité d’analyse et de discernement. Je ne suis pas contre le fait d’apprendre à penser plus clairement, de façon plus pénétrante, mais je ne veux pas perdre ma tête. Le don de la pensée est la chose la plus précieuse que nous ayons. Sans elle, nous ne serions qu’une autre espèce animale.

La prédominance de la pensée n’est rien d’autre qu’une étape dans l’évolution de la conscience. Il nous faut passer à l’étape suivante de toute urgence. Sinon, le mental nous anéantira, car il est devenu un véritable monstre. Je reparlerai de ceci plus en détail un peu plus loin. Pensée et conscience ne sont pas synonymes. La pensée n’est qu’un petit aspect de la conscience et elle ne peut exister sans elle. Par contre, la conscience n’a pas besoin de la pensée.

Atteindre l’illumination signifie s’élever au-delà de la pensée, ne pas retomber à un niveau situé en dessous de la pensée, soit celui du règne végétal ou animal. Quand vous avez atteint ce degré d’éveil, vous continuez à vous servir de votre pensée au besoin. La seule différence, c’est que vous le faites de façon beaucoup plus efficace et pénétrante qu’avant. Vous vous servez de votre mental principalement pour des questions d’ordre pratique. Vous n’êtes plus sous l’emprise du dialogue intérieur involontaire, et une paix profonde s’est installée.

Lorsque vous employez le mental, en particulier quand vous devez trouver une solution créative à quelque chose, vous oscillez toutes les quelques minutes entre la pensée et le calme, entre le vide mental et le mental. Le vide mental, c’est la conscience sans la pensée. C’est uniquement de cette façon qu’il est possible de penser de manière créative parce que c’est seulement ainsi que la pensée acquiert vraiment un pouvoir. Lorsqu’elle n’est plus reliée au très grand royaume de la conscience, la pensée seule devient stérile, insensée, destructrice.

Essentiellement, le mental est une machine à survie. Attaque et défense face à ses « congénères », collecte, entreposage et analyse de l’information, voilà ce à quoi le mental excelle, mais il n’est pas du tout créatif. Tous les véritables artistes, qu’ils le sachent ou pas, créent à partir d’un état de vide mental, d’une immobilité intérieure. Puis, c’est le mental qui donne forme à l’impulsion ou à l’intuition créative.

Même les plus grands savants ont rapporté que leurs percées créatives s’étaient produites dans des moments de quiétude mentale. Une enquête effectuée à l’échelle nationale auprès des plus éminents mathématiciens américains, Einstein y compris, a donné des résultats surprenants. Questionnés au sujet de leurs méthodes de travail, ils ont répondu que la pensée ne « jouait qu’un rôle secondaire à l’étape brève et déterminante de l’acte créatif lui-même ». Je dirais donc que la simple raison pour laquelle la majorité des scientifiques ne sont pas des gens créatifs, c’est qu’ils ne savent pas s’arrêter de penser et non pas qu’ils ne savent pas comment penser !

Ce n’est pas la pensée, le mental, qui est à l’origine du miracle de la vie sur terre ou de votre corps. Et ce n’est pas cela non plus qui les sustente. De toute évidence, il y a à l’oeuvre une intelligence qui est bien plus grande que le mental.

Comment une seule cellule humaine mesurant 1/2500 de centimètre de diamètre peut-elle contenir dans son ADN des informations qui rempliraient un millier de livres de six cents pages chacun ? Plus nous en apprenons au sujet du fonctionnement du corps, plus nous réalisons le caractère grandiose de l’intelligence qui est à l’oeuvre en lui et la petitesse de notre savoir.

Lorsque le mental se remet en contact avec cette réalité, il devient le plus merveilleux des outils et sert alors une cause bien plus grande que lui.


Avr 12 2017

Eckhart Tolle, le piège de la pensée conceptuelle


Avr 12 2017

On n’a plus le temps de vivre! La sagesse de la lenteur…

Depuis que le philosophe Pierre Sansot a vendu à plus de cinquante mille exemplaires son “ bon usage de la lenteur ”, la mode du ralentissement a atteint la France. Mais, est-ce une mode ou un retour à la sagesse ?

On n’a plus le temps de vivre !

Ce n’est pas un scoop : on n’a plus le temps de vivre ! Depuis l’entrée dans l’ère industrielle, tout le monde s’est mis à courir après le temps. Réveil matin stridulant, café avalé en vitesse sur un coin de table ou de zinc, transports en commun bondés, rendement professionnel maximum, fast food, téléphone omnisonnant, carnet de rendez-vous sursaturé et encombrements de la circulation, vie familiale à peine esquissée mais pourtant souvent ressentie comme envahissante… et donnez-nous notre somnifère quotidien pour arriver à dormir après tout ça !

Non, la vie moderne n’est vraiment pas un long fleuve tranquille ! Et personne n’échappe à l’agitation, ni les enfants à qui l’on impose des rythmes scolaires avant tout conçus pour leur apprendre à être conforme, c’est à dire, aujourd’hui, à s’agiter, ni les retraités pour qui arrêter de s’agiter semble être synonyme de mourir. Lire la suite


Avr 12 2017

Guy Finley – Une vie dépourvue de peur

Guy Finley – Une vie dépourvue de peur

Inviteriez-vous quelqu’un qui en arrivant chez vous jetterait des déchets partout, volerait vos couverts et saccagerait votre maison avant de repartir? C’est exactement ce qui se passe, nous explique Guy Finley, lorsque nous invitons, à notre insu, la peur à s’installer dans notre vie. Lire la suite