Avr 21 2017

Svami Prajnanpad – Qu’est-ce que le mental?

Le mental est ce qui vous éloigne de la Réalité, de l’objet. Quand vous vous abandonnez au mental, vous vivez dans l’erreur et donc dans la peine. Le mental ne vous mène jamais à l’objet. Il vous en éloigne toujours.

Aussi, il vous faut annihiler le mental si vous voulez vivre dans la réalité. C’est-à-dire, vous devez entièrement vous orienter vers le Ici et Maintenant. Être libre du mental, c’est vivre dans la Vérité. Si votre mental va à Hyderabad et pense aux conditions favorables qui s’y trouvent, cela prouve que vous ne voyez pas que Jamshedpur est différent de Hyderabad. Ce que l’on obtient dans un endroit, on ne le trouve pas dans un autre. Comment peut-on dire que le mental cache la Réalité? C’est parce qu’il prend la place de la Réalité.

Le mental n’est rien d’autre qu’une illusion qui vous éloigne de vous-même. A tout moment demandez-vous: « Qu’est-ce que je veux ici et maintenant?» « Qui suis-je dans cette situation?» Ce que vous voulez être, vous l’êtes déjà. Le désir c’est ce qui vous pousse à agir. Le forgeron veut forger. Le mental forge à la perfection. Mais la plupart des gens ne savent pas ce qu’ils veulent. Ils gaspillent leur énergie et n’obtiennent pas ce qu’ils prétendent vouloir. Vous n’êtes pas le corps ni le mental seulement. Vous pouvez accorder une certaine attention au corps mais pas toute votre attention. Le corps et le mental sont vos deux instruments. Si l’un des serviteurs domine le maître, quel spectacle désolant! Lire la suite


Avr 21 2017

L’éveil, c’est voir qu’il n’y a personne



Richard Sylvester


La libération est ce qui reste quand le soi a disparu.
Mais le soi est simplement la libération qui appararaît en tant que soi.
La libération est ce qui est, pendant que vous recherchez la libération.
En vous, vous savez déjà tout cela.


Cela commence les samedis après-midi, à Hampstead, lors des discussions sur la non-dualité avec Tony Parsons. Je ne comprenais pas tout ce qui y était dit, mais quelque chose continuait de m’y attirer. Et puis j’aimais les histoires drôles, la conversation et le fait d’aller boire tous ensemble après la réunion, j’y retournais donc encore et encore.

Puis, à une gare centrale de Londres, par une chaude soirée d’été, la personne, le sens de soi, soudainement disparut complètement. Tout était identique – les gens, les trains, les quais, et les autres objets – pourtant tout était vu pour la première fois sans l’intermédiaire d’une personne, sans interprétation. Il n’y avait pas eu d’éclairs lumineux, pas de feux d’artifice, rien des effets tournoyants du LSD ou des champignons hallucinogènes. Mais ce qui était le véritable « oh! », c’était voir la tout ordinaire gare des chemins de fer, pour la première fois, sans le sens de soi. C’était l’ordinaire, vu comme extraordinaire, se manifestant dans l’Un, et personne pour l’expérimenter.

A cet instant il était vu qu’il n’y a personne. Le sentiment qu’il existait une personne avait jusqu’alors été une constante et donnait tout son sens à cette vie. Pendant tant d’années, cela n’avait jamais été mis en question. Il était tellement évident que c’était « moi », mon centre, mon lieu, que ce n’était même pas perçu. C’était maintenant vu comme quelque chose de complètement superflu. Soudainement il était clair que je n’avais jamais eu de vie, car il n’y avait jamais eu de « je ». En une seconde d’éternité, il était clair que sans un « je », chaque chose était vue, pour la première fois, exactement comme elle est. Je ne vis pas, je suis vécu. Je n’agis pas, mais les actions se passent à travers moi, la marionnette divine.

Toutes les inquiétudes de cette petite et non moins importante vie apparente disparaissaient en un instant.
En une seconde le soi revint et dit : « Diable, mais qu’était-ce donc que cela ? » Mais la fraction de seconde sans personne apporta des changements radicaux au paysage interne. Car cette vision peut faire exploser votre mental.


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Dans l’histoire, une année après l’éveil, je me trouvais dans une boutique d’une petite ville ordinaire. Soudainement mais avec une grande douceur, l’ordinaire fut déplacé par l’extraordinaire. La personne, de nouveau, disparut complètement et il fut clairement vu que la conscience est partout et qu’elle est tout. Le sens d’un soi localisé se révéla n’être qu’une apparence. Il n’y a pas de localisation, ni ici, ni là. Il n’y a que l’Un apparaissant comme tout et c’est ce que «je» suis vraiment. «Je» suis la boutique, les gens, le comptoir, les murs, et l’espace dans lequel tout se présente. Lorsque le soi disparaît et que la conscience est vue en toute chose, alors tout est vu pour ce qu’il est, un magnifique hologramme sous-tendu par l’amour.


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Ce serait bien pour nos lecteurs, si vous pouviez expliquer ce qui s’est passé à Charing Cross Station. Que s’est-il passé ?

Ce qui est arrivé à cet endroit, est en fait très simple, mais très difficile à décrire. C’est impossible à comprendre, à moins de l’avoir vécu. Ce qui est arrivé, ce fut la disparition totale et instantanée de la personne. Je dis «ce qui est arrivé », mais ce n’était pas vraiment quelque chose qui «arrivait». C’est si difficile d’en parler, car dans l’apparence, les choses se passent dans le temps. Lorsque la personne disparaît, ce n’est pas un évènement qui se produit dans le temps. Il est vu que cela se passe en dehors du temps et que tout est hors du temps.

Dans l’histoire, la personne qui a disparu revint très rapidement. C’est en tout cas ce qui est arrivé, ici, et ma compréhension en parlant avec d’autres ou en lisant des témoignages, est que c’est ce qui se passe le plus souvent. Il peut donc y avoir une disparition totale de la personne et puis, une seconde plus tard la personne revient, certainement en état de choc, se disant « Mais diable qu’était-ce donc que cela ?» Pourtant, même si la personne est revenue, quelque chose d’irrévocable s’est passé, un changement s’est produit dans l’individu apparent. Cela peut être différent pour chacun, tout ce que je peux faire, c’est donc dire ce qui se passa pour cet individu-ci. Je peux vous raconter les changements que cette personne a expérimentés par la suite, si vous le souhaitez, car il n’y a pas grand chose d’autre à dire sur l’évènement en lui-même. J’ai essayé d’écrire sur le sujet, mais c’est très difficile. Tout ce que je peux dire c’est que c’est inimaginable, je pourrais vous inviter à l’imaginer, mais c’est impossible.

Je vous invite, toutefois, à imaginer que vous êtes là, tel que vous êtes, et soudainement pour une fraction de seconde, tout reste identique, exactement comme c’est maintenant, simplement vous n’êtes plus dedans. Pourtant vous avez la complète conscience de tout. Parfois on appelle cela la conscience du vide ou la conscience du néant, car le soi est vu comme complètement vide. Dans un sens cela semble être une parfaite description, mais le problème avec cette description c’est qu’elle ne peut être imaginée. Il y a eu, là, une personne pour trente, quarante ou cinquante ans, et cela ne correspond à aucune expérience que cette personne ait pu rencontrer dans cette vie apparente. Lorsque le mental entend une description de cette disparition, il essaye de relier ce qu’il entend, avec une expérience que la personne a connue. Le mental veut essayer de lui trouver un sens, en le reliant avec une expérience personnelle, mais ce n’est pas une expérience personnelle, puisqu’il n’y avait personne. Il n’y a aucune possibilité de comprendre cet évènement, en cherchant un rapport avec quoi que ce soit qui ait pu arriver auparavant.


 
 
 
 
Extraits choisis de : J’espère que vous allez mourir bientôt, de Richard Sylvester.
Publié avec l’autorisation des Éditions Charles Antoni – l’Originel
 
 
 
 
 
http://www.reikido-france.com


Avr 21 2017

La vie se célèbre à chaque instant avec Eckhart Tolle

« Prenez profondément conscience que le moment présent est toujours uniquement ce que vous avez. Faites de l’instant présent le point de mire principal de votre vie. Tandis qu’auparavant vous habitiez le temps et accordiez de petites visites à l’instant présent, faites du « maintenant » votre lieu de résidence principal et accordez de brèves visites au passé et au futur lorsque vous devez affronter les aspects pratiques de votre vie. Dites toujours « oui » au moment présent. Qu’y aurait-il de plus futile, de plus insensé, que de résister intérieurement à ce qui est déjà ? Qu’y a-t-il de plus fou que de s’opposer à la vie même, qui est maintenant, toujours maintenant ? Abandonnez-vous à ce qui est. Dites « oui » à la vie et vous la verrez soudainement se mettre à fonctionner pour vous plutôt que contre vous. »

LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT, Guide d’éveil spirituel par ECKHART TOLLE chez Ariane
http://spinescent.blogspot.com/

Avr 21 2017

La poésie de la vie-Mathieu Martel (reprise) en conférence jeudi 19h30

Je ne me rends pas toujours compte que c’est une grâce que d’être en vie. Je ne me rends pas toujours compte que la vie m’a été donnée gratuitement. Je ne me rends pas toujours compte que donner, en accord avec soi-même, c’est aller dans le sens de la vie.

Le soir, lorsque je suis couché dans mon lit, que je respire profondément et que j’entends mon cœur battre, je me dis que même si la vie est puissance, elle ne tient qu’à un fil, que la vie est fragile.

Plus je suis à l’écoute, plus je ressens, plus je considère tout ce qui m’arrive comme étant important. Ainsi, ma manière de voir change. Je ne vois plus de la même façon. Je réapprends à voir, je réapprends à vivre. La fonction de mon regard change. Lire la suite


Avr 21 2017

UNE TORNADE DE LIBERTÉ

 


Dialogue avec Francis Lucille

Après des études scientifiques à l’École Polytechnique et à l’École Nationale Supérieure de l’Aéronautique et de l’Espace,  Francis Lucille découvre en 1973 la sagesse orientale à travers les textes védantiques et bouddhistes. Cette découverte déclenche une profonde quête d’identité qui trouve sa résolution peu de temps après sa rencontre avec son maître spirituel qui a lieu en 1975. Pendant plus de quinze ans, à Bordeaux puis à San Francisco,des groupes se réunissent pour dialoguer avec lui et méditer. Ayant cessé ses activités professionnelles, il voyage désormais de par le monde, partageant son expérience avec les chercheurs de vérité qui viennent le rencontrer.

Que pouvons-nous attendre de nos rencontres?

Apprendre à ne pas attendre. Ne pas attendre est un grand art. Quand vous ne vivez plus dans l’attente, vous vivez dans une nouvelle dimension. Vous êtes libre. Votre mental est libre. Votre corps est libre. Comprendre intellectuellemnt que nous ne sommes pas une entité psycho-physique tendue vers le devenir est une première étape nécessaire, mais cette compréhension n’est pas suffisante. Le fait que nous ne sommes pas le corps doit devenir une expérience réelle qui pénètre et libère nos muscles, nos organes internes et même nos cellules. Une compréhension intellectuelle qui correspond à une re-connaissance subite et fugace de notre vraie nature  nous apporte déjà un éclair de joie pure, mais, lorsque nous avons pleine connaissance que nous ne sommes pas le corps, nous sommes cette joie. Lire la suite