Mai 2 2017

VIVRE EN POÈTE -jean Bouchart d’Orval

http://ventdeveil.blogspot.com/

      Cy Twombly

VIVRE EN POÈTE

Malgré les apparences, nous, les humains, ne souffrons que d’une chose : nous avons perdu de vue que nous habitons cette terre en poètes. Nous ne sommes pas ici pour réussir une vie personnelle, une vie de couple, une vie de ceci ou de cela, et encore moins pour faire croître «l’économie».
Profondément notre vie n’a ni utilité ni but, ce qui ne l’empêche pas d’être parfaite intelligence…
Le corps est un instrument de musique, l’esprit est la page sur laquelle s’écrit le poème de nos vies et nous en sommes le pur Spectateur.
Comment nous y prenons-nous pour ne pas voir cela et continuer de vivre dans le calcul et l’inquiétude ? Voilà la merveille à explorer ensemble avec un esprit silencieux et joyeux.

Jean Bouchart d’Orval


Mai 2 2017

« L’esprit qui est à l’origine d’un problème, ne peux pas être celui qui le résoudra. » Albert Einstein

L’illusion du développement durable.


Mai 2 2017

Grâce et gratitude

« Comme un don gratuit, on reçoit un nouvel état de conscience et d’être. La vie est don gratuit, l’éveil est don gratuit et tout ce qui arrive est don gratuit. C’est le sens du mot “ Grâce ”. Il y a trois choses à se rappeler ici. Tout d’abord : Ce qui nous est donné doit être reçu avec reconnaissance. Pas simplement les belles et bonnes choses, pas juste ce qui plaît et nous est agréable. TOUT. On remercie pour tout. On remercie tout le temps. Les petits bonheurs, les petits malheurs, les bons coups, les coups durs, tout. L’humilité est venue avec la reconnaissance de notre impuissance. Cette humilité, avons-nous dit, est le fondement de la nouvelle vie, de la vraie vie. Et la reconnaissance (la gratitude), c’est l’humilité vécue à chaque instant : c’est voir que rien n’est venu de nous, que rien ne nous appartient, que nous ne faisons strictement rien, que tout est un cadeau continuel du Courant de la Grâce. (Le mot “gratitude” vient aussi de “grâce” : c’est un acte gratuit, spontané, pour aucune raison, “pour rien”. On remercie spontanément et gratuitement).

Deuxièmement : Ce qui est reçu doit être donné avec générosité. La vie est un courant de générosité intarissable, d’amour sans attache, de don sans attente. La vie, c’est un courant qui se donne sans compter, sans condition, sans marchandage. Donner ce que l’on a reçu, car tout passe, rien ne demeure, tout nous coule de toute façon entre les doigts, tout est mouvement et rien ne doit resté emprisonné dans un coffre-fort, une banque, un frigo ou un cœur. Tout doit circuler. La vie est aussi un courant paisible. Lorsque ce courant est agité et bousculé, cela est dû surtout à nos passions, à notre émotivité, à nos attentes, notre désir de posséder, notre avidité, notre impatience, notre souci pour l’avenir, pour le “ demain ”, le “ plus tard ”, pour “ quand je serai heureux ”. Mais une fois que l’on a mené l’aventure de tout essayer, de goûter à tout, de tout vouloir, de tout posséder, on se retrouve les mains et le cœur vides : ce n’est pas ce qu’on voulait. Saint Paul le disait bien, il y a déjà 2000 ans : Je ne fais pas ce que je veux; je fais ce que ne veux pas. En effet, on peut dire d’une grande partie de sa vie : ‘’Ce n’est pas ce que j’ai voulu.’’

C’est dans le présent que se trouve la Sérénité. Tout le sens des douze étapes, tout le voyage spirituel que la Grâce nous fait parcourir, c’est un voyage vers la sérénité. Non seulement l’abstinence, c’était l’étape clé, mais seulement une étape, le fond de tout cela, le cœur de notre vie et de notre être, c’est la SÉRÉNITÉ, la Présence de Dieu; cette Sérénité qui est venue par l’aveu d’impuissance, l’abandon total au Dieu “ tel que nous Le concevions ”. La reconnaissance continuelle qui se manifeste dans une générosité continuelle. Être serein, c’est être apaisé; c’est rentrer au bercail; c’est arrêter de lutter, rendre les armes, se rendre à Dieu, s’abandonner; c’est renoncer à mener, à contrôler, à comprendre, à savoir. C’est être vidé du Moi et rempli de l’Énergie divine; c’est être Son instrument et n’être que cela. Que Sa Volonté se fasse et que la mienne se perde dans la Sienne. “ Voilà vraiment ce que je veux : voilà enfin ce que j’ai toujours voulu ”. Je dis OUI à tout, sans broncher, solidement ancré dans l’Être au fond de moi. Je ne veux rien pour moi et j’accepte tout ce que la Grâce m’enverra. Rien ne peut détruire cet Être. Cela ne dépend plus de moi. Ma vie ne m’appartient pas, ne m’appartient plus. Tout devient simple et transparent. C’est la Sérénité de Dieu qui vit en moi, qui vit ma vie. »

Placide Gaboury
http://placidegaboury.com

 


Mai 2 2017

Pour se libérer, il faut se savoir esclave !

Pour se libérer, il faut se savoir esclave !

Histoire de reprendre le souffle après une séance de luge, j’ai raconté à mes enfants l’histoire de Gygès et de son anneau magique. « Et vous, que feriez-vous si vous aviez l’anneau ? » « Je volerais un bob », rétorque ma fille tandis que mon garçon renchérit : « Moi, des boîtes de raviolis ! » Question : « Et papa, qu’est-ce qu’il ferait s’il avait l’anneau ? » Les yeux rieurs, ils attendent. Ma fille lâche enfin: « Toi, tout ce que tu fais, ça marche ! Mais tu ne voudrais peut-être pas être handicapé ? »

Voilà que revient LE désir enfoui, jamais aussi clairement formulé.

J ‘avais pourtant fait ma liste et m’étais plu à m’imaginer l’heureux possesseur de l’anneau magique. Que ferais-je donc ? Oh, rien de grave ! D’abord, j’irais épier quelques garçons normaux dans leur vie quotidienne, histoire de les désidéaliser, de voir qu’ils doivent eux aussi faire face à des difficultés. Je m’ autoriserais ensuite un bref saut à la librairie juste pour embarquer à l’œil une pile d’ouvrages et, en passant, je ne résisterais pas à une petite halte à la banque, afin d’assurer mes fins de mois et de jouer au Robin des Bois qui-vole-aux-riches-pour-donner-aux-pauvres-pauvres.

Enfin si, tel Aladin, je croisais un bon génie, il est tout sauf sûr, même en y réfléchissant d’un peu plus près, que je changerais de corps. Après tout, il me constitue. C’est lui qui a aussi façonné mon état d’esprit.

Mon état d’esprit, mon corps… je sens bien qu’un désir servile veut tout posséder, tout s’approprier, ligoter entièrement son objet. Mission impossible, qui ne peut que nous vouer au mal-être ! Quand je loupe un avion, c’est mon avion. Il y a deux cent cinquante places dans l’appareil, mais c’est mon avion. Mon avion, ma femme, mes enfants, mes amis. Cette volonté implacable est permanente : « Je te veux, je te veux pour toujours. »

Dès qu’il y a un « pourvu que ça dure », nous voilà mal barrés ! Pourquoi souhaiterais-je être normal ? L’expérience quotidienne suffit à démontrer que la possession et l’avoir ne rendent pas nécessairement heureux. Familier de cette idée, je dois donc m’interdire d’acheter des livres sur le détachement, ou de me vouloir à la place d’un Apollon. À côté de mon rêve de normalité, je débusque un autre désir, tout aussi violent : mon désir de dépouillement a déjà fait déborder quelques rayons de ma bibliothèque ! Confondant paradoxe. À quoi bon chercher dans l’avoir ce qui ne s’obtient que dans la pratique et l’abandon ? Je le sais, et pourtant…
Si je prends mon désir de dépouillement comme échantillon, qu’il me suffise de convenir qu’il n’est en soi pas mauvais. Ce n’est que faute de l’écouter vraiment que je me fourvoie. Car que me dit-il ? Certainement pas de consommer ni d’amasser des livres, encore moins de m’encombrer de théories nouvelles qui m’éloignent d’une pratique saine et sobre. Au contraire, il me convie à savourer le présent, à y puiser l’essentiel de mes ressources, à bannir ces tenaces inclinaisons à la comparaison qui me poussent à désirer être quelqu’un d’autre. Quant à ma soif de plaisir étanchée sans vigilance, elle ne peut que me mener à la dépendance et à la souffrance. Trop docile à certains de mes désirs, j’en subis les conséquences. C’est le cas évidemment lorsque, souhaitant goûter les fruits de l’amitié, je me ligote à l’autre. Comme un avare, je confonds souvent le moyen et la fin. Or si celui-ci tient tellement à thésauriser, c’est avant tout et ultimement parce qu’il aspire à devenir heureux. Dans sa quête, il s’égare, voilà tout ! Moi aussi… Lire la suite


Mai 2 2017

Sitting Bull

 

« Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière

empoisonnée, le dernier poisson pêché, le dernier animal tué

alors vous découvrirez que l’argent ne se mange pas. »

-Sitting Bull


Mai 2 2017

Citation du jour : Toute relation est illusoire.

Toute relation est illusoire, mais on ne peut se passer d’autrui. Le monde extérieur vous donne continuellement l’occasion de vous voir et de vous observer, donc une chance de vous transformer.

Swami Prajnanpad

Source : http://mandala.skynetblogs.be/swami-prajnanpad/
Photo : Photos Libres