Mai 11 2017

Se quitter soi-même

(1260-1328)

Le monde dit : « Je voudrais tellement vivre la piété et la ferveur que d’autres semblent vivre, être en paix avec Dieu comme d’autres le sont, être véritablement pauvre. » Ou encore : « Quoi que je fasse et où que je sois, je ne suis jamais satisfait. Je voudrais tant être loin de chez moi, sans affaires, dans un monastère ou un lieu reculé. »

En vérité, tout cela n’est autre que toi, ta volonté propre que tu suis constamment sans même t’en rendre compte. Que tu l’admettes ou non, jamais un mécontentement ne surgit en toi qui ne soit ta création.

Entendons-nous bien : fuir ceci, aller vers cela, éviter ces gens, rechercher manière ou occupation n’est que ton agitation. La cause de tes difficultés n’est pas dans les choses, c’est toi-même dans les choses. C’est pourquoi regarde-toi d’abord et quitte-toi. En vérité, tant que tu ne te libères pas de ton vouloir, tu auras beau fuir, tu retrouveras partout obstacles et inquiétudes.

Chercher quoi que ce soit dans les choses extérieures, la paix, un lieu de retraite, la société des hommes, telle façon d’agir, les nobles œuvres, l’exil, la pauvreté ou l’abandon de tout, quelle qu’en soit la grandeur tout cela n’est rien, ne compte pour rien, ne donne rien — surtout pas la paix. Pareille quête ne mène nulle part : plus on cherche ainsi, moins on trouve. Ayant pris un chemin faux, on ne fait que s’éloigner davantage chaque jour.

Que faut-il donc faire ? D’abord, s’abandonner soi-même et, de la sorte, abandonner toute chose. En vérité, celui qui renonce à un royaume, au monde même, en se gardant soi-même, ne renonce à rien. Mais l’homme qui se renonce lui-même, quoi qu’il garde, richesse, honneur ou quoi que ce soit, a renoncé à tout. (…)

Regarde et, là où tu te trouves, renonce-toi. Voilà le plus haut.

Sache que jamais personne ne s’est assez quitté qu’il ne trouve à se quitter davantage. Commence donc par là, meurs à la tâche : c’est là que tu trouveras la paix véritable, et nulle part ailleurs.

http://www.omalpha.com

Mai 11 2017

Mal d’ego, Bonheur d’être

L’itinéraire de François Malespine, auteur de « Mal d’ego, Bonheur d’être », ne s’apparente pas à la quête du bonheur des spiritualistes qui vont inlassablement d’un gourou à un autre, l’âme enfiévrée par le désir de se repaître d’extases divines. La soif mystique, qui naît du mal d’amour, a toujours fait la notoriété des experts des béatitudes et des ravissements célestes. Si François Malespine exprime sa gratitude à quelques orfèvres en la matière, Marthe Robin, les Desjardins (Arnaud et Denise), Mata Amritanandamayi, Lama Guendun, Dudjom Rinpoché, etc., il sait depuis son enfance qu’au-delà de la félicité et des exaltations religieuses, il y a un état primordial, état nommée « rigpa » par les Tibétains.

Des lamas sont intarissables sur  « rigpa », la conscience innée de l’esprit. Un expert du dzogchen, Tenzin Wangyal, lama tibétain confortablement installé aux USA, enseigne à ses disciples les trois sortes de rigpa :

« Il y a trois sortes différentes de présence (rigpa) : la présence pénétrante (khyabrig) ; la présence ou conscience de l’esprit discursif (samrig) ; et la présence primordiale (yérig). La présence pénétrante est inséparable de la base du künshi et omniprésente dans toute existence matérielle. La présence de l’esprit discursif est le rigpa fils, que l’on ne trouve que dans l’esprit des êtres sensibles, chez qui la distraction peut interrompre la continuité de la présence ; lorsque nous sommes distraits, nous ne pouvons pas demeurer dans l’état de contemplation. La présence primordiale est le rigpa mère, l’état qui est toujours là que l’on pratique ou non. Elle est la présence que la conscience de l’esprit discursif essaie de comprendre. Nous ne devrions pas penser, cependant, que puisque la présence pénétrante est omniprésente et l’état primordial toujours présent, il n’est pas nécessaire de pratiquer. La présence individuelle est innée, mais ne nous est pas connue. C’est elle que nous avons besoin de rencontrer et de développer, c’est elle que le maître introduit quand nous la découvrons en nous-mêmes. »

Heureusement, François Malespine ne s’occupe pas du catéchisme dzogchen et de sa sainte Trinité : la Mère, le Fils et le Saint-Esprit pénétrant. En réalité, l’auteur n’a pas eu besoin de recourir aux dogmes des gourous en vogue pour vivre une véritable spiritualité. Très jeune, il connaissait l’état naturel de l’esprit, expérience décrite en ces termes :

« Enfants, mais plus tard également, nous avons tous vécu ces instants où la pensée s’arrête pour laisser place à un bonheur sans véritable cause, et sans objet. Ainsi, si je me tourne vers mon enfance je peux aujourd’hui illustrer cet état particulier que l’on nomme numineux par de nombreux souvenir. Ces situations passées ouvraient, pour un instant, mon œil sur ma propre profondeur. Alors, je restais là, clair comme un cristal, dans une sensation de vie, de plénitude, de bonheur au-delà de toute cause. Chacun trouvera ses propres souvenirs. Voici l’un des miens, peut-être vous aidera-t-il à retrouver les goûts de votre propre enfance et à les reconnaître pour ce qu’ils étaient. » (« Mal d’ego, Bonheur d’être », page 40.)

Généralement, les maîtres tibétains, avant d’accepter d’enseigner le dzogchen, demandent à leurs élèves d’effectuer des pratiques de purification (près d’un million de mantras et de rites préliminaires nommés « Ngöndro » doivent être capitalisés dans le courant nyingma de Dudjom Rinpoché). Ces techniques, inspirées des mythes magico-tantriques de l’Orient, n’aident pas vraiment les lamas qui sont rarement capables de produire dans l’esprit de leurs disciples  le « déclic » qui ouvre à l’état « clair comme un cristal » évoqué par François Malespine. La superstitieuse comptabilité lamaïste n’est pas très différente des préoccupations matérialistes focalisées sur l’avoir, les deux sclérosent l’esprit.

Nous avons tous vécu des moments qui nous ont rapproché de notre véritable identité. Ces états contemplatifs, qui n’ont pas droit de cité dans la société moderne, pourraient être réappropriés. Les enfants, éduqués selon les principes de la compétition et de la loi du plus fort (un darwinisme social, sportif, économique…), ne seraient plus obligés d’oublier l’expérience spontanée du dévoilement de la conscience impersonnelle. Durant son enfance, François Malespine, qui a eu la chance de grandir dans une famille d’artistes, lui-même artiste peintre, était certainement plus enclin à la contemplation que la plupart des enfants poussés à la réussite matérielle.

Mal d’ego, Bonheur d’être

Il est un éveil ordinaire dont on ne parle presque jamais si ce n’est dans le bouddhisme tibétain où il est nommé « Rigpa », et dans le bouddhisme zen où il est nommé « Petit satori ».

S’il n’est pas l’ Eveil avec un grand E, il est cependant particulièrement précieux car il nous fait passer de la croyance à la vision.

Il est comme ces dessins faits de points proposés aux enfants. Invisible au commencement, tellement évident et simple ensuite.

François Malespine grandit dans une famille d’artistes-peintres. Après les Beaux-Arts il se forme au tissage artisanal. Il effectue ensuite deux voyages en Inde. Puis il enseigne les arts en collège et en lycée, et expose en France et aux États-Unis. Actuellement il exerce son métier de peintre dans le Sud-Ouest.

http://bouddhanar.blogspot.com

Editions Charles Antoni – L’ Originel :
http://www.loriginel.com/mal-dgo-bonheur-dtre-p-139.html
Photo :
Fall Peacefulness
http://photo.net/photodb/photo?photo_id=6639014

Mai 11 2017

Betty

Betty s’est éveillée à la Réalité, http://www.lagrandejoie.qc.ca
ce vide vibrant où la personnalité est absente, là où rien ne commence et rien ne meurt. Née au Québec, elle y réside toujours. Betty n’enseigne pas; nul besoin de chercher. Le grand rendez-vous est avec vous-même! Être conscient de ne rien être et de ne rien savoir a foudroyé le désir d’exister de Betty, la laissant dans un perpétuel étonnement! Intemporelle et non individuelle, la Conscience ne subit pas de processus évolutif: Elle EST! C’est ce que nous sommes tous! Et c’est accessible, sans distance, sans délai.

http://www.youtube.com/


Mai 11 2017

Citation du jour : Vous êtes maître de vous-même!

« Dans cette vie, le vrai plaisir vient de la certitude que vous êtes maître de vous-même, maintenant. »

Guy Finley

Source : Extrait tiré du livre « Les clés pour lâcher prise », Guy Finley
Photo : Photos Libres

Mai 11 2017

La joie du moment

 

« N’essayez pas d’empêcher les pensées de surgir, et ne vous attachez pas à celles qui ont surgi. Laissez-les apparaître et disparaître comme elles veulent, ne les combattez pas.

Il suffit que vous vous demandiez de tout cœur et sans relâche : « Qu’est-ce que mon propre Esprit ? »
J’insiste là-dessus parce que je veux vous mener à la réalisation du Soi. Si vous persistez à essayer de comprendre avec l’intellect ce qui est au-delà du domaine de l’intellect, vous êtes condamné à atteindre une impasse totalement décevante. Mais allez plus loin. Assis, debout, au travail ou en dormant, sondez sans répit les profondeurs de votre « moi » avec la question « Qu’est-ce que mon propre Esprit ? »
Ne craignez rien d’autre que de rater l’expérience de votre vraie nature. C’est ça la pratique zen.
Quand l’intensive interrogation enveloppera chaque millimètre de votre être et pénétrera au fin fond du fond, la question explosera soudain et la substance de l’esprit de Bouddha vous sera révélée exactement comme un miroir au fond d’une boîte offre son reflet une fois que la boîte est ouverte. La luminosité de cet esprit éclairera chaque coin d’un univers libre de toute imperfection… Aucun mot ne peut exprimer la joie de ce moment. »
Bassui Tokusho (1327 – 1386)
http://www.tout-est-bien.fr


Mai 11 2017

Placide Gaboury nous a quittés

Placide Gaboury nous a quittés

Placide Gaboury (1928-2012)


ACTUALITÉS

« Le philosophe et écrivain canadien Placide Gaboury est mort dimanche matin. Il était connu pour ses nombreux livres portant, entre autres, sur la sagesse, la spiritualité, l’envoûtement des croyances et la difficulté de vivre. » Radio-Canada (28-05-2012)

Caonë.ca (27.05.2011) – Le Devoir (28.05.2012) – TVA (27.05.2012)


HOMMAGE

Cette page sera mise à jour périodiquement afin de vous communiquer des témoignages, textes et vidéos de Placide Gaboury. Marc Lajoie, webmestre « Invité de Marc »

Pour l’instant, vous pouvez consulter nos nombreux articles concernant Placide Gaboury sur les « Invité de Marc » en cliquant ici


BIBLIOGRAHIE

 

 

 

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SITE WEB OFFICIEL

http://placidegaboury.com