Mai 24 2017

”Qui Observe?”

QUESTION DU LECTEUR :

”Salut Yuri

Depuis environ 1an, j’ai découvert différent enseignement, différent témoignage d’éveil, beaucoup de point commun mais j’ai l’impression qu’il y a une ancienne école comme par exemple Arnaud Desjardins et Salim Michael, et une nouvel comme Eckart et toi qu’en penses-tu ?

Tu dis “qui observe” mais je ne vois pas d’autre entité, Mooji dit comme toi. J’ai vu une vidéo où une femme découvrait “en live” sur la vidéo, cet observateur immuable, avec son aide. J’ai eu des états après une certaine qualité de concentration dans lequel je sentais l’énergie de mon corps tout en observant mes pensés et écouté un interlocuteur en même temps. A d’autre moment après une courte méditation, je sentais une énergie au milieu de mon front et de mon plexus solaire.

Je sais que mon égo veut l’éveil, comment puis-je faire disparaitre ce désir de l’égo tout en gardant un réel désir.

Tout à l’heure en observant la lune, je me suis dit que toute chose à une place, toute chose a une raison d’être, et chaque chose arrive parce qu’il doit arrivé. Positif ou négatif tout a sa raison d’être. Et même ce mail. Mais comment laisser porter mon existence par la vie ? Et en faire une croyance qui peu changer ma vie.

Voilà, j’ai des milliards de questions que mon mental ses approprié, du coup je ne sais plus si elles ont une réel valeur ou non ?
Je comprend quand Jean Klein disait ” chaque pas pas que vous faite dans votre recherche, vous éloigne de l’illumination”, ça veut dire que mon mental c’est approprié toutes les découvertes et m’empêche de découvrir ce que je suis vraiment et c’est pourquoi je doit oublie tout ce que j’ai découvert, non ?

Avec toute ma gratitude et mon respect.

Amicalement, M.

Réponse:

Salut M.

”Depuis environ 1an, j’ai découvert différent enseignement, différent témoignage d’éveil, beaucoup de point commun mais j’ai l’impression qu’il y a une ancienne école comme par exemple Arnaud Desjardins et Salim Michael, et une nouvel comme Eckart et toi qu’en penses-tu ?”

Tu me fais découvrir Arnaud Desjardins qui me fait énormément penser a Stephen Jourdain, et Salim Michael, je vais jeter un coup d’oeil à son enseignement ; Veux-tu dires qu’il y a une école d’inspiration Indienne et une autre qui découle du zen? Ce serait les deux distinctions et les deux pointes vers la même direction, l’idée c’est de choisir les chaussures de marche les plus confortables

”Tu dis “qui observe” mais je ne vois pas d’autre entité, Mooji dit comme toi. J’ai vu une vidéo où une femme découvrait “en live” sur la vidéo, cet observateur immuable, avec son aide. J’ai eu des états après une certaine qualité de concentration dans lequel je sentais l’énergie de mon corps tout en observant mes pensés et écouté un interlocuteur en même temps. A d’autre moment après une courte méditation, je sentais une énergie au milieu de mon front et de mon plexus solaire.”

Il y a toutes sorte de courants énergétiques dans le corps, la mécanique derrière est certainement intéressante mais l’une n’est pas plus valable que l’autre pour faire la distinction entre endormi et éveillé, si tu cherche une preuve dans le mental que tu es arrivé à un état de conscience important alors tu ne peux que regarder dans la mauvaise direction, la vérité n’est attaché a aucun effet du mental, elle est, sans artifice, sans saveur, sans odeur…

C’est la réalisation que rien du mental n’est toi ni ne peut prouver que tu ES; toi seul a le pouvoir de dire je suis, les objets ne peuvent qu’être reconnu comme n’étant pas toi, lorsque ce qui va et vient, le mental/l’expérience n’est plus porteur de vérité alors tu découvre qu’il n’y a rien à garder ici bas, il n’y a rien qui soit capable de prouver qui tu es car tu n’es pas de ce monde et tu n’as pas de formes expérimentable.

”Je sais que mon ego veut l’éveil, comment puis-je faire disparaitre ce désir de l’ego tout en gardant un réel désir.”

Si l’état normal est l’état éveillé, si c’est la vérité, alors l’ego mourrera de sa belle mort en son temps si tu en prends conscience et résiste à la tentation de le nourrir et de lui donner la place du chauffeur, peu à peu, il laissera la parole à plus grand que lui.

”Tout à l’heure en observant la lune, je me suis dit que toute chose à une place, toute chose a une raison d’être, et chaque chose arrive parce qu’il doit arrivé. Positif ou négatif tout a sa raison d’être. Et même ce mail. Mais comment laisser porter mon existence par la vie ? Et en faire une croyance qui peu changer ma vie.”
As-tu vraiment le choix? As-tu le choix de ne pas être? L’existence est déjà portée il faut simplement découvrir les tendances du mentals, se laisser ”mariner” dans l’expectative que la  conscience est omniprésente, omnipotente, et qu’il n’y a absolument aucune barrière qui l’empêche de t’apporter la leçons et les outils nécéssaires dans ce moment.

Le soutien de la conscience est toujours là, les mots magiques qui réconfortent et donnent un sens à ce que nous vivons sont là, mais nous n’avions encore jamais porté attention ; Cette fois il faut bien écouter et rappeler à l’ordre cet ego qui se déclenche par pur habitudes d’un passé endormi et révolu, comme la voiture qu’on met sur le neutre et qui poursuit sa route jusqu’à épuisement de son élan.

”Voilà, j’ai des milliards de questions que mon mental ses approprié, du coup je ne sais plus si elles ont une réel valeur ou non ?
Je comprend quand Jean Klein disait ” chaque pas pas que vous faite dans votre recherche, vous éloigne de l’illumination”, ça veut dire que mon mental c’est approprié toutes les découvertes et m’empêche de découvrir ce que je suis vraiment et c’est pourquoi je doit oublie tout ce que j’ai découvert, non ?”

Qui perçoit cet inquiétude? Qui perçoit l’impulsion de devoir oublier? Qui perçoit cette conclusion?  Tu n’as pas besoin de milles et une questions, celle-ci suffit, la conscience inconditionnée perçoit tout cela, elle n’a pas besoin de changer l’expérience du mental pour être davantage ce qu’elle EST.  Peux-tu accepter une telle simplicité? ou bien cherche tu des feux d’artifices et des trompettes?

Les feux d’artifices, le mental connais bien cela, il peut t’en montrer de toutes les couleurs et te proposer le meilleur spectacle que tu n’aura jamais vu, et dans toute la splendeur et l’émerveillement, ce ne sera que du rêve, des confétis et des parades qui vont et viennent, des émotions à couper le souffle qui ne sont là que l’instant d’un moment … Qui était là sans un mot, pour témoigner de toute cette expérience? Qui état là pour découvrir que ces moments d’exaltation on eu un début et une fin? Il fallait que ce soit quelque chose de durable, quelque chose qui a conscience de son éternité, et qui contient en elle la pleine palette de l’expérience.

Voilà ce que je veux que tu réalise maintenant, voilà vers quoi tu dois mettre ton attention Murat, ce n’est pas lointain, ni dans le temps ni dans l’espace.

Tiens-moi au Courant M., dis-moi ce que tu trouves !


Yuri


Mai 24 2017

Turiya = Être, Soi – Ramana Maharshi

ramanamaharshiIl n’existe que trois états : la veille, le rêve et le sommeil profond.

 

Le turiya n’est pas un quatrième état ; il est ce qui est sous-jacent aux trois états. Mais les gens ne comprennent pas cela facilement. Voilà pourquoi on dit que que le turya est le quatrième état et la seule réalité.

 

En fait, le turiya n’est séparé de rien, car il forme le substrat de tout ce qui existe.

Il est la seule vérité ; Il est votre Être même.

 

Les trois états apparaissent sur lui en tant que phénomènes éphémères et s’y fondent ensuite.

C’est pourquoi ils sont irréels.

 

Les images d’un film ne sont que des ombres qui passent sur l’écran. Elles apparaissent, avancent, reculent, changent de l’une à l’autre ; elles sont donc irréelles tandis que l’écran reste toujours le même.

 

De même avec des peintures. Les images peintes sont irréelles, seule la toile est réelle.

 

Il en est ainsi pour nous. Les phénomènes du monde, extérieurs aussi bien qu’intérieurs, ne sont que des manifestations passagères qui ne sont pas indépendantes de notre Soi.

 

Seule notre habitude de les considérer comme réelles et de les situer hors de nous-mêmes est responsable du fait que notre être véritable est caché et que les phénomènes du monde sont mis en avant.

 

Quand l’unique réalité toujours présente, le Soi, est trouvée, toutes les autres choses irréelles disparaîtront, laissant derrière elles la connaissance qu’elles ne sont autres que le SOI.

 

Turiya n’est qu’un autre nom pour le SOI.

Conscients des états de veille, de rêve et de sommeil profond, nous demeurons inconscients de notre propre Soi.

Et pourtant, le Soi est ici et maintenant, il est la seule réalité. Il n’existe rien d’autre.

 

Aussi longtemps que persiste l’identification au corps, le monde semble se trouver à l’extérieur de nous.

 

Réalisez simplement le Soi, et tout le reste ne sera plus.

 

Source : http://sililia.over-blog.com/article-le-turya-63736338.html


Mai 24 2017

SCHOPENHAUER-L’éveil

J’avais gardé de mes cours de philo l’image d’un Schopenhauer pessimiste et grincheux. J’étais bien loin d’imaginer que derrière cette image académique se cachait celui qui a eu ces mots lapidaires et définitifs: «Chacun est heureux, quand il est toutes choses ; et malheureux, quand il n’est qu’individu.»

C’est à lui aussi que l’on doit cette description concrète et technique du processus qui conduit à l’éveil, selon une voie que l’on pourrait appeler contemplative:

« Lorsque, s’élevant par la force de l’intelligence, on renonce à considérer les choses de façon vulgaire ; lorsqu’on cesse de rechercher à la lumière des différentes expressions du principe de raison les seules relations des objets entre eux, relations qui se réduisent toujours, en dernière analyse, à la relation des objets avec notre volonté propre, c’est-à-dire lorsqu’on ne considère plus ni le lieu, ni le temps, ni le pourquoi, ni l’à-quoi-bon des choses, mais purement et simplement leur nature ; lorsqu’en outre on ne permet plus ni à la pensée abstraite, ni aux principes de la raison, d’occuper la conscience, mais qu’au lieu de tout cela, on tourne toute la puissance de son esprit vers l’intuition ; lorsqu’on s’y engloutit tout entier et que l’on remplit toute sa conscience de la contemplation paisible d’un objet naturel actuellement présent, paysage, arbre, rocher, édifice, ou tout autre; du moment qu’on se perd dans cet objet, comme disent avec profondeur les Allemands, c’est-à-dire du moment qu’on oublie son individu, sa volonté et qu’on ne subsiste que comme sujet pur, comme clair miroir de l’objet, de telle façon que tout se passe comme si l’objet existait seul, sans personne qui le perçoive, qu’il soit impossible de distinguer le sujet de l’intuition elle-même et que celle-ci comme celui-là se confondent en un seul être, en une seule conscience entièrement occupée et remplie par une vision unique et intuitive; lorsqu’ enfin l’objet s’affranchit de toute relation avec ce qui n’est pas lui et le sujet, de toute relation avec la volonté : alors, ce qui est ainsi connu, ce n’est plus la chose particulière, en tant que particulière, c’est l’Idée, la forme éternelle, l’objectivité immédiate de la volonté ; à ce degré par suite, celui qui est ravi dans cette contemplation n’est plus un individu (car l’individu s’est anéanti dans cette contemplation même), c’est le sujet connaissant pur, affranchi de la volonté, de la douleur et du temps ». Arthur SCHOPENHAUER, Le Monde comme Volonté et comme Représentation, PUF, Paris, 1966, § 34, pp. 230-231.

Schoppenhauer propose là une « technique » qui serait en soi à même de provoquer l’éveil; toutefois, celui qui serait parvenu à l’éveil à l’aide de cette « technique » l’aurait fait en sacrifiant celui qui voulait le provoquer, si bien qu’en fin de compte personne ne sera là pour prétendre avoir provoqué quoi que ce soit. Seulement une présence touchée par la grâce. En un sens, il n’est pas tellement important de savoir quelles sont les motivations qui nous animent dans notre recherche de l’éveil, quelle est leur degré d’élévation, car en dernière analyse, elles se révéleront toujours égoïstes; pourvu qu’elle nous aident à nous mettre en route, cela seul compte; le reste n’est plus qu’une question d’abandon à ce qui vient.

http://www.cafe-eveil.org


Mai 24 2017

Demeurer dans le Soi – Jac O’Keeffe

 

En l’absence de tout concept de ce que vous êtes ou n’êtes pas, le Soi est.

Ce qui dit « je » en vous est vu n’être rien d’autre qu’une pensée. Vous êtes avant cette pensée originelle du « je ». Trouvez qui regarde ce « je » et qui voit cela. Si vous pouvez observer ou désigner quelque chose, il est clair que cela ne peut être vous. De fait, vous ne pouvez pas davantage observer le Soi. Il n’y a pas de reconnaissance du Soi, expérimentez-le directement.

« Demeurer dans le Soi » est une indication qui est à utiliser puis à jeter, car il n’y a personne qui puisse y demeurer.

Vous ne pouvez y rester, comment pourriez-vous rester dans ce que vous êtes ?

Vous êtes ce que vous êtes. C’est ce qui attend votre découverte, encore et encore. Lors d’une expérience directe, il n’y a pas de « vous » qui expérimentez, seule l’expérience est, dans sa forme pure. Vous ne pouvez donc y rester, et il s’ensuit que vous ne pouvez que l’être.

C’est ce que l’expression « demeurer dans le Soi » désigne. Vous ne pouvez le devenir, puisque c’est déjà ce que vous êtes et le Soi ne peut jamais devenir plus ou moins ce qu’il est. Soyez donc ce que vous êtes, car il ne peut exister de questions « comment » à tout cela.

« Comment » provient toujours du mental. Le Soi ne peut connaître le Soi : il est même au-delà de l’un, et l’un est dit être au-delà de la séparation et de l’unité. Le Soi ne peut être que le Soi, soyez donc avec ce que vous ne pouvez pas ne pas être. Être ce que vous êtes est complètement satisfaisant. Ce n’est pas vous, en tant que personne, qui êtes satisfait, mais la satisfaction Absolue se déploie au-dessus de toutes les idées de qui vous croyiez être. Ce n’est pas que vous changiez d’identité passant d’un individu à l’Absolu.

Regardez et trouvez par vous-même, il n’y a que l’Absolu et votre imagination. Lequel des deux êtes-vous en essence ?

Le contentement qui provient du Soi est si total, qu’il n’y a plus aucun autre intérêt dans le monde phénoménal. Il n’y a aucune dépendance du corps, des événements de la vie ou de tout ce qui peut être expérimenté, car il n’existe plus de « je » individuel, qui ait besoin d’être contenté. Ce que vous êtes est pure joie, liberté totale au-delà du concept de liberté. Le corps physique se détend complètement et apprécie la grande facilité qui découle de l’état naturel.

extrait de Nés pour être libres


Mai 24 2017

Rien à avoir, nul part où aller

http://fleurduzen.over-blog.com/