Juin 30 2017

Mathieu Martel -Le Bréviaire des lapidaires lapalissades

Le titre même « Le Bréviaire des lapidaires lapalissades » est le fruit d’un délassement. Il m’est venu un jour l’idée de risquer d’unir la poésie à la réflexion. Le résultat fut de se retrouver devant un corpus de courtes formules que nous pourrions appeler pensées poétiques puisqu’elles invitent à réfléchir succinctement de façon suggestive, implicite, voire énigmatique. Le Bréviaire des lapidaires lapalissades représente, en tant qu’expression orale issue d’une ludique activité dialectique entre acolytes, le fanal d’un jeu sérieux. Le Bréviaire des lapidaires lapalissades conjugue la fertilité de l’imagination à la quête d’un éveil spirituel symbolique. Quête, disons-le, toujours soucieuse d’une pensée harmonieuse orientée par l’originel pouvoir du Nom. La plénitude de chacune de ces pensées poétiques est exprimée d’une manière explosive et surprenante propre aux slogans et graffiti. En somme, ces amuses grandes-gueules sont plus qu’un simple exercice de style puisqu’il s’agit premièrement d’un texte à écouter, ultimement à entendre, possiblement à voir et principalement à comprendre chers herméneutes!

Mathieu Martel

Extraits du recueil


Sans effusion de sang, sentir sien le sentier d’un sens.

L’homme craint le vertige, le capricorne l’équilibre.

Qui les devises divinise, de vile éternité se grise.

L’innocent tombe de sa selle, se débauche, et enfin rechevauche l’ébauche.

Que donc soit mon condor, que l’air soit mon aigle, et que ne dorme guère l’égrégore des rares chercheurs d’aurore.

Dieu yeute-t-il l’esse de la Déesse.

Lorsque riant du luxe de la lumière, ne sommes-nous pas luxuriants?

A toujours fabuler l’on fabrique des bulles.

Qui trop conclut, d’illusions contusionne.

Le concept ne devance pas l’ancêtre sceptre du précepte.

L’exception infirme la règle.

S’enfanter dans la fange ou s’entêter à téter.

Qui s’évertue à la vertu, le vert tue-il sévèrement?

L’excitation incite à l’extatique citation.

Embrasser embrase les bras qui s’arbrent autour du feu.

L’univers-cécité verse dans l’eunuque cité servile.

La présence du silence ensemence le sens.

La succulente excuse du progrès dont use la science espoir expire.

Si l’homme propose et la femme dispose, dites-leurs qui impose?

L’art de dénouer le souffle ouvre sur l’amour.

A servir d’exemple, je s’exempte pleinement.

L’azote assure la résurrection de l’azur.

Les chastes oaristys de Zorro stimulent, orientent et transmutent le feu en Zarathoustra.

Priape que l’appétit appelle apparaît apte à la verticale prière.

Êtes-vous de ceux qui théorisez Dieu ou de ceux qui l’entendez?

Simplicité n’implique aucune illicite limite.

Sache que les suaves sages savent sans suer.

Insoumis et sans sou, qui oserait souscrire à un sourire?

J’envie la vie, là, je vis l’envie.

L’opuscule du crépuscule bouscule les scrupules des émasculés.

Le cœur ne recule devant nulle œuvre qui urge.

Symbole qui vole, frivole luciole.

 

Copyright © 2000-2011 3DFractals.com. All Rights Reserved.


Juin 30 2017

La sagesse comme principe de vie

http://youtu.be/JqNmWEBGD7I


Juin 30 2017

La guerre est la projection spectaculaire et sanglante de notre vie quotidienne. (Krishnamurti)

Pour découvrir la vérité, il est d’abord nécessaire d’être libéré des conflits habituels qui ont lieu à la fois dans l’individu et entre lui et le monde extérieur. Lorsque nous ne sommes plus en état de conflit intérieurement, nous ne le sommes plus extérieurement. C’est le conflit intérieur qui, projeté à l’extérieur, devient mondial.

La guerre est la projection spectaculaire et sanglante de notre vie quotidienne. C’est un précipité de nos vies de tous les jours. Et sans une transformation de nous-mêmes il y aura forcément toujours des antagonismes nationaux et raciaux, de puériles querelles idéologiques, une multiplication de soldats, les saluts aux drapeaux et les brutalités sans nombre qui concourent à créer le meurtre organisé. L’éducation dans le monde entier a fait faillite, elle a produit des destructions et des misères de plus en plus grandes. Les gouvernements sont en train de dresser les jeunes à devenir les soldats et les techniciens dont ils ont besoin ; l’enrégimentement et les préjugés sont imposés et entretenus. Prenant ces faits en considération, nous devons nous interroger sur le sens de l’existence, ainsi que sur la signification et le but de nos vies. Il nous faut découvrir des moyens bénéfiques pour créer un nouveau milieu ; car le milieu peut faire de l’enfant une brute, un spécialiste insensible, ou l’aider à devenir un être humain sensible. Il nous faut créer un gouvernement mondial qui sera radicalement différent de tous ceux que nous avons, qui ne sera pas basé sur le nationalisme, sur des idéologies, sur la force.

Tout cela exige que nous comprenions notre responsabilité les uns envers les autres, dans nos relations mutuelles. Il faut de l’amour dans nos coeurs ; nous n’avons pas besoin de tant d’érudition et de savoir. Plus grand sera notre amour, plus profonde sera son influence sur la société. Mais nous sommes tout cerveau et privés de coeur ; nous cultivons l’intellect et méprisons l’humilité. Si nous aimions réellement nos enfants, nous voudrions les sauver et les protéger, nous ne permettrions pas qu’ils soient sacrifiés dans des guerres.

Je crois qu’en réalité nous voulons des armes ; nous aimons le spectacle de la force militaire, les uniformes, les rituels, les boissons, le bruit, la violence. Notre vie quotidienne est le reflet en miniature de cette même brutalité superficielle et nous nous détruisons les uns les autres par envie et irréflexion.

Nous voulons être riches ; et plus nous le sommes, plus nous devenons brutaux, même lorsqu’il nous arrive de donner de grosses sommes d’argent à des oeuvres de charité et d’éducation. Ayant volé la victime, nous lui rendons un petit peu du butin et appelons cela de la philanthropie. Je ne sais pas si nous nous rendons compte des catastrophes que nous préparons.

Jiddu Krishnamurti

Source: http://www.krishnamurti-france.org/La-guerre

Juin 30 2017

Le secret des gourous de la loi d’attraction.

L’éditeur de Marc Britan, voyant que ce dernier trouvait Le Secret complètement absurde et incohérent, lui a suggéré d’écrire un livre qui viendrait contredire ces propos. Chose que Britan a fini par accepter après avoir été lui-même confronté à des proches qui avaient de la misère à faire la part des choses à travers cet écrit.C’est un peu par hasard que cet auteur de fiction a décidé de riposter. Il avait entendu parler de Byrne par l’entremise de proches et connaissances qui avaient perçu ce livre comme une révélation. Par curiosité, il a fait comme d’autres et a fini par parcourir cet ouvrage qui, aux yeux de certains, est devenu une véritable bible. Premier constat pour Britan, la consternation.

« J’ai été extrêmement déçu du contenu. J’ai été même irrité par cet ouvrage un peu bidon, à la spiritualité de pacotille. C’est une manière de voir les choses basées sur l’égoïsme et la société de consommation à outrance. » »Au départ, l’idée ne me disait pas trop. C’est en côtoyant un neveu, dont la mère ne va pas très bien en raison de la faillite de son entreprise et dont le père a un cancer incurable, que mon projet de réplique a fait son chemin. Lorsque mon neveu a vu que je possédais le livre Le Secret, il m’a dit que grâce à ce livre, sa vie irait mieux puisqu’il avait demandé à l’univers que son papa s’en sorte. J’en ai eu des frissons dans le dos. J’étais en colère, car je voyais les conséquences de ce livre autour de moi. C’est comme si mon neveu attendait un miracle, comme trop de gens, je pense. Ce n’est pas en restant assis à ne rien faire que quelque chose risque d’arriver. »Après avoir réalisé diverses recherches, il en est arrivé à la conclusion que tout ce que l’auteure était arrivée à faire, c’est de mettre de l’avant un concept nouvel âge sur fond de réalité moderne de manière désincarnée. Lire la suite

Juin 29 2017

L’art de vivre seul.

Ici et maintenant

L’art de vivre seul

Ne poursuivez pas le passé.
Ne vous perdez pas dans le futur.
Le passé n’est plus.
Le futur n’est pas encore.
En regardant attentivement la vie telle qu’elle est,
Ici et maintenant,
Le pratiquant demeure stable et libre.
Soyons diligents aujourd’hui
Demain il sera trop tard.
La mort vient sans prévenir,
Et l’on ne marchande pas avec la mort.
Qui sait comment demeurer
Nuit et jour dans la pleine conscience
Est appelé par le Sage
Celui qui connaît l’art de vivre seul.

Vivre seul ne veut pas dire rejeter le monde et la société. Le Bouddha dit que cela signifie : vivre dans le moment présent en observant profondément ce qui se passe.
 
Vivre seul a pour sens « vivre en pleine conscience ». Cela ne veut pas dire s’isoler de la société. Si nous connaissons la meilleure façon de vivre seul, alors nous pouvons vraiment être en contact avec les gens et la société, et nous saurons ce qui convient ou non pour aider les autres.
 
Thich Nhat Hanh (in La Respiration essentielle, Albin Michel, 1996, p. 123 et p. 127).
 

Image : Benoit Decque (http://www.benoitdecque.com)


Juin 29 2017

La Voie du Tao

Extrait d’un reportage qui fut diffusé sur Arte, cette vidéo nous emmène dans la Chine contemporaine, mêlant textes anciens et témoignages, nous faisant découvrir le monde du Taoïsme et toute sa sagesse.

http://youtu.be/PIFZdZWcxWQ


Juin 29 2017

L’histoire Ramana Maharshi (Nathan Gill)

En cet instant même vous êtes le Soi .



Votre nature véritable est l’absolu de l’Être, apparaissant sous toutes les formes relatives de la vie ordinaire et de la recherche spirituelle.

Comment se fait-il que Ramana Maharshi recommande le questionnement de soi alors que vous et d’autres tels que vous avancent que rien n’a besoin d’être fait ?


Ici, nous nous occupons de ce qui est là, tangible, et Ramana Maharshi est simplement une histoire, aussi inspirante soit-elle, apparaissant à présent sous la forme d’un livre ou d’une vidéo. Toutefois ayant reconnu que nous parlons d’une histoire, l’histoire Ramana Maharshi donne lieue à des observations intéressantes.
Si vous épluchez un livre de Ramana, son enseignement semble impliquer qu’il y a un karma à surmonter, des nœuds à défaire, des actions à engager, un questionnement de soi à entreprendre, etc. Et au beau milieu de ce faisceau d’idées, de concepts et de choses devant être faites, il peut être trouvé ici et là – représentant un petit pourcentage du texte entier – des affirmations telles que « Le Soi est déjà atteint » ou « En cet instant même vous êtes le Soi ».
Ces affirmations ne signifient pas : « En cet instant vous êtes le Soi, mais vous êtes obligé de vous livrer au questionnement de soi pour le réaliser » ! Elles veulent dire précisément ce qu’elles disent. Si leur sens direct est instantanément évident, tout « accroche » sous forme d’instruction qui pourrait les accompagner est totalement sans effet, impuissante à engager l’attention dans l’histoire « moi » en tant qu’entité séparée. Ce n’est, cependant, pas toujours le cas.

L’  Être apparaît en tant que chaque personnage de la pièce, et au sein de ce grand théâtre de la vie, les rôles de chacun sont joués à ce qui paraît être différent niveaux d’une voie d’évolution.
Chaque fois qu’il est présumé dans une histoire donnée que « je » suis une entité distincte et séparée qui à besoin d’aplanir son karma, s’adonner au questionnement de soi, à la méditation ou quoi que ce soit d’autre semblant approprié, cette thématique apparaît comme la réalité.
Un manque de clarté là-dessus donne lieu à d’interminables arguties à propos de comment cette façon de faire est meilleure que cette autre, et sur combien il est trompeur d’affirmer qu’il n’est rien besoin de faire pour réaliser ce que l’on est déjà, quand « il est bien connu que l’on doive s’y atteler sans faiblir. » L’argument étant que ceux qui auraient seulement une compréhension intellectuelle qu’il n’est rien à faire pourraient devenir fous furieux, faisant tout ce qui leur passerait par la tête, habités par le malentendu qu’ils sont au-delà de tous châtiments.
Ceci, bien sûr, est entièrement basé sur l’idée « moi » en tant qu’entité séparée, aussi subtile et ténue que cette notion de séparation puisse être. Les « enseignants » qui pourraient faire des recommandations visant à se débarrasser ou à transcender la séparation, l’individualité, l’ego, etc., sont également vus comme des entités séparées.

Chaque fois qu’est présente l’idée qu’il y a des entités quelles qu’elles soient, devant méditer, questionner, comprendre ou faire quoi que ce soit d’autre pour transcender le sens de la séparation, cette idée de l’existence d’une entité séparée pouvant ou devant faire quelque chose, renforce en fait – dans l’histoire – le sentiment même de séparation qu’elle cherche à éradiquer.
Il y a aussi la présomption fondamentale au sein de l’histoire que paraître être une entité séparée est intrinsèquement mal, et que tout malaise doit être – ou sera – surmonté en transcendant ce sens de la séparation par l’illumination.
Mais tout survient entièrement spontanément. Personne n’est aux commandes de tout cela. Être apparaît de façon immanente en tant que tout ce qui est, en tant que chaque personnage, en tant que toutes ces histoires de séparation.
Tout effort, toute lutte, et toute paix ou félicité se produit au sein de l’Être, en tant qu’Être. Ceci peut ou non devenir évident, mais le voir ou le savoir n’est pas une condition préalable à Être. Rien n’est requis pour être ; confusion et séparation font tout aussi bien l’affaire !

Si un personnage lit un livre sur les enseignements de Ramana Maharshi (ou de n’importe quel autre personnage du théâtre de la vie apparaissant sous les traits d’un enseignant, d’un maître ou d’un gourou) et que surgit l’idée qu’il est nécessaire de s’engager dans le questionnement de soi, dans la méditation ou même de se rendre à Tiruvannāmalai c’est alors entièrement approprié au déroulement de l’histoire concernant ce personnage particulier. Un autre pourrait lire : « En cet instant même vous êtes le Soi », et dès lors vivre de façon naturelle dans cette reconnaissance, avec très peu ou aucun changement apparent dans sa vie.
Tout cela survient en l’Être et n’a pas d’importance relativement à Votre nature en tant qu’Être. Il n’est qu’Être, alors il n’est d’importance que dans le cadre de l’histoire de cette formidable pièce de la vie.

Les « enseignements » de Ramana seront interprétés selon le point de vue d’où ils sont perçus. Ils peuvent ou non être interprétés comme une instante recommandation du questionnement de soi comme voie royale vers l’émancipation. Les enseignements de Ramana Maharshi contiennent nombre de possibilités pouvant donner naissance à une variété incalculable d’histoires. Rien de tout cela ne conduit quelque part, bien qu’il puisse le sembler. Votre nature véritable est l’absolu de l’Être, apparaissant sous toutes les formes relatives de la vie ordinaire et de la recherche spirituelle.
Ce qu’affirme Ramana au plus haut niveau ne ressemble ni à une instruction ni à une prescription. Il s’agit plutôt d’une description de Votre nature véritable telle qu’elle est déjà. Si des affirmations dans le fil de : « En cet instant même vous êtes le Soi » ou « le Soi est déjà atteint » résonnent en vous, alors aucune prescription pour le questionnement de soi ou quoi que ce soit d’autre ne sera prise au sérieux. Par contre en l’absence de résonnance avec ces affirmations, le contexte dans lequel elles apparaissent pourrait être pris au sérieux, et il y aura croyance que le karma a besoin d’être aplani, ou que le questionnement de soi doit être mis en œuvre ou toute autre chose semblant appropriée pour une réalisation « authentique ».

Et tout cela est perfection. Quoi qu’il se passe, il n’est qu’Être. Vous ne pouvez faire un pas de travers, car rien ni personne ne vas nulle part. « Vous » n’êtes pas un personnage en route pour un voyage vers la réalisation de soi. C’est entièrement une jeu d’apparences – y compris l’apparence, à présent en mot et en image, d’un personnage historique présumé appelé Ramana Maharshi.

 Mais pourquoi, s’il y a un réel savoir que ces personnages de chercheurs ne sont pas essentiellement réels, l’instructeur spirituel s’adresse-t-il à eux comme s’ils étaient vrais, et comme si les actions qu’ils entreprennent pouvaient avoir un impact sur « la voie vers l’illumination » ? Cela indique-t-il le manque d’une pleine compréhension de la part de Ramana ou d’autres que « En cet instant même vous êtes le Soi » ?

Dès lors qu’il y a identification en tant que « moi » en tant qu’entité séparée, assujettie au temps et en route pour la réalisation de soi, il y a la présomption que Ramana Maharshi était une personne réelle vivant à une époque connue comme étant le vingtième siècle. C’est à partir de cette perspective que survient le besoin d’évaluer, de défendre ou de critiquer ce qu’a dit Ramana et de le relier à « mon » histoire.
Suivant (entre autres facteurs) votre degré d’allégeance à sa personne, différentes conclusions sur le fait que sa compréhension était complète ou non apparaîtraient alors.
L’une des conclusions pourrait être qu’il a dû y avoir un manque de compréhension complète chez lui pour qu’il ait répondu à certaines questions de la façon dont il l’a fait, et même peut-être qu’il faisait preuve de condescendance en opérant une distinction entre ceux qui comprennent et ceux qui se trouvent en maternelle et en son encore à avoir besoin de suivre des instructions.

Lorsqu’il y a identifications en tant que « moi » et qu’une histoire quelconque apparaît comme étant vraie, comme étant quelque chose qui est réellement arrivée à un moment ou à un autre, à une époque ou à une autre, il y a alors toutes les chances qu’il y autant d’explications au « pourquoi » du scénario qu’il est de personnages s’intéressant à la question et y portant un jugement. Chaque opinion peut sembler comporter une certaine validité et – si une controverse devait naître – a toutes les chances d’être farouchement défendue par son tenant.

Comme je l’ai spécifié au début de notre conversation, nous sommes ici intéressé par ce qui est, et non par la justification de positions particulières relatives à une histoire.
En l’absence d’identification en tant que « ‘moi ‘ engagé sur une voie vers l’illumination », il devient tout à fait évident que le contenu de quelque histoire que ce soit est un simple divertissement et pas quelque chose qui puisse être considéré sérieusement comme offrant un moyen d’influer d’une façon quelconque sur ce qui est.

Il n’est que présence, ce qui estCeci est tout ce qui est. La présence demeure totalement non affectée par les histoires qui apparaissent en elle. Donner sérieusement une réponse au pourquoi Ramana Maharshi a dit certaines choses, c’est raffermir l’idée du temps et de l’ « autre », l’idée qu’il y a une réalité au-delà ou hors de la présence, hors de ce qui est.
S’il n’est aucune identification et qu’il y a la vision que réellement ceci est tout ce qui est, des conversations distrayantes restent possibles. Des opinions peuvent être échangées sur la raison pour laquelle Ramana a dit certaines choses, ou pourquoi le Prince a embrassé la Belle au Bois Dormant ou pourquoi les dinosaures se sont éteints, et cela sans le prendre le moins du monde au sérieux.
Alors qu’en présence d’une identification de la conscience en tant que « moi » et de la croyance que de telles histoires sont en fait la réalité, il est possible que les opinions finissent en querelles explosives.
Et, en fait, cela aussi serait parfaitement OK !

 

 


Juin 29 2017

L’éveil et l’illumination


Juin 29 2017

Comment sortir de la dualité?

illusion

Je voudrais partager avec vous une définition courte qui résume bien, d’après moi, ce qu’est là non-dualité. Toujours dans un esprit philosophique et non de religion ou d’un dogme. Malheureusement, je n’ai pas la source de l’auteur en question. ML

« La dualité se manifeste par des « j’aime / j’aime pas », des « je veux / je ne veux pas » qui sont des expressions de l’ego qui tente de contrôler le monde. L’ego est déterminé par sa prédisposition à expérimenter ce qu’il veut bien expérimenter. Il discrimine en fonction de ses choix personnels. Il rejette les expériences qu’il juge insupportables et multiplie celles qu’il trouve agréables.

Pour sortir de la dualité, il est nécessaire d’aller au-delà de l’expérience, d’accueillir ce qui est. Ce qui est, est. Ce n’est pas négociable. L’ego va se battre farouchement pendant des années en essayant d’échapper à ce qui est. »


Juin 28 2017

Khalil Gibran

Parlez-nous des enfants

Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.

Et il dit :
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous.

Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.

L’Archer voit le but sur le chemin de l’infini, et Il vous tend de Sa puissance pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.

Que votre tension par la main de l’Archer soit pour la joie ;
Car de même qu’Il aime la flèche qui vole, Il aime l’arc qui est stable.

Khalil Gibran, Le prophète
 
Si beau, juste et vrai…
quelques citations:

 

http://espritderencontrer-a.forumactif.com