Juil 31 2017

« Nous naissons dans l’ignorance et mourons dans le mystère. » -Placide Gaboury

Ermitage WardenJe partage avec vous un texte d’une très grande sagesse de Placide Gaboury tiré de son dernier livre « L’appel de l’innocence ». Un des derniers chapitres du livre, « La mort : l’entrée dans l’invisible », m’interpelle particulièrement, car cela fait maintenant un an que mon ami de toujours et cofondateur du site des « Invité de Marc », Denis « Gougou » Gougeon,  nous as quittés. À la lecture de ces pages je réalise que Denis avait cette sagesse en lui, celle de ne craindre la mort, mais de l’accueillir malgré la peur et la souffrance. Voici l’extrait :

« Si tout le monde aime dormir, c’est parce que, dans le sommeil profond, disent les sages, il n’y a pas d’ego et c’est cela qui crée le bonheur. Et pourtant, on a peur de la mort. On fait même tout pour ne pas mourir, pour contrer, éloigner, nier la mort, mais elle vient en son temps, telle que prévue… »
 
« …C’est vraiment le seul événement qui confond le bon sens et nos prétentions au contrôle. La mort apparaît comme une sorte de punition pour un crime que l’on n’aurait commis. Pourquoi faut-il mourir alors que la vie est si belle? La société d’aujourd’hui… Cette société multiforme et essentiellement et foncièrement dualiste : elle sépare le bien et le mal, Dieu (s’il existe) et l’Homme, la vie et la mort, les bons et les méchants, les bonnes actions et les crimes. Selon cette vision, les humains sont les seuls à agir, à avoir du pouvoir, à disposer d’un libre arbitre, ils sont donc responsables de leurs actes et de l’état du monde… C’est l’inverse de la sagesse non dualiste telle que je l’ai exposée dans mes trois livres précédents. Selon cette façon de voir, l’être humain n’a aucun pouvoir qui vienne de lui, il ne dispose pas d’énergie lui permettant d’agir, tout lui est donné au point de départ, sans qu’il ait pu choisir. Il n’est donc pas libre et à toutes fins pratiques, il ne peut faire un seul geste qui lui appartienne. Il est agi, animé, dirigé et contrôlé du début à la fin par la Source qui seule agit puisqu’elle seule existe en ce monde.
 
Comme disais le Bouddha lors de son éveil : « Il y a des actions, mais personne qui agit ! »

Je vous invite à vous procurer ce livre disponible chez tous les libraires au Québec.

 

Extrait du livre L’Appel de l’innocence : l’héritage d’une vie aux éditions Fides. (2013) p.111-113
Photo : L’éveil du Murmure par Marc Lajoie lors de ma retraite de quelques jours à l’Ermitage Warden.

 


Juil 31 2017

A Propos de l’éveil…

L’éveil est la reconnaissance de qui nous sommes vraiment. C’est tout. Dit autrement, c’est la radiation du «je».  Que reste-t-il quand il n’y a plus de «je» avec ses concepts, ses goûts, ses intentions, ses peurs et ses plaisirs ? Il ne reste rien, que du vide plein de vie. Quand je ne suis plus rien, alors je peux être un avec tout. S’éveiller ou réaliser le Soi c’est prendre conscience que nous sommes un espace infini. C’est la découverte qu’il n’y a pas d’individualité, pas de séparation, de dualité. Tout ça, ce sont des illusions. Quand toutes ces illusions s’effondrent, il ne reste qu’une Présence silencieuse.

Cette prise de conscience se fait parfois dans la plus grande simplicité, d’autres vivent une expérience plus marquante. L’expérience n’est pas très importante, ce qui compte c’est la découverte de Soi et la libération de l’emprise de l’égo. La personne devient simplement consciente qu’elle est Un. Elle voit que le moi n’existe plus. L’idée du moi et de l’autre est disparue pour faire place à l’Indivisé. Il n’y a pas de chemin pour s’éveiller. Ce serait inutile car vous êtes déjà éveillés. Il n’y a rien à faire pour s’éveiller et rien de ce vous pouvez faire ne va déclencher l’éveil. Puisque le «je» individuel n’existe pas, rien ne vient de vous. C’est la Source qui s’exprime à travers vous. Alors pourquoi méditer, lire des livres ou faire des stages ? Que vous soyez en mesure de reconnaître, ou pas, que l’impulsion ne vient pas de votre individualité, mais de la totalité n’est pas très important. Si «Ça» vous dit de le faire, alors faites-le. Comment pourrait-il en être autrement ? Lire la suite


Juil 31 2017

Investigation

Par la quête de : «Qui suis-je ?», le mental devient silencieux.

La pensée  «Qui suis-je ?» détruit toute autre pensée, et, de la même façon que le bâton utilisé pour remuer le bûcher funéraire, elle finira par être elle-même détruite.

Puis la réalisation du Soi surviendra.

Lorsque d’autres pensées émergent, il ne faut pas les entretenir mais rechercher plutôt : «À qui cette pensée apparaît-elle ?»

Peu importe combien de pensées se présentent. Pour chaque pensée qui émerge, il faut se poser la question avec assiduité : «À qui cette pensée est-elle apparue ?»

La réponse sera alors  «à moi». Sur ce, si l’on se demande : «Qui suis-je ?» , le mental retourne à sa source, et la pensée qui avait surgit devient silencieuse. Ainsi, grâce à une pratique régulière, le mental acquerra la capacité de rester dans sa source. Lorsque le mental, sous sa forme subtile, passe par le cerveau et les organes sensoriels, les noms et les formes grossières apparaissent. Lorsqu’ils demeurent dans le Cœur, les noms et les formes disparaissent. Ne pas permettre à l’activité mentale de s’extérioriser et la maintenir dans le Cœur est ce qu’on appelle : «intériorité» (antar-mukha). Laisser le mental quitter le Cœur est appelé : «extériorisation» (bahir-mukha). Ainsi, lorsque le mental demeure dans le Cœur, le  «je» qui est la source de toute pensée s’évanouira, et le Soi, à jamais présent, brillera.

Quoi que l’on fasse, il faut agir sans l’ego «je». Lorsqu’on se conduit de la sorte, la nature de tout ce qui apparaît alors est celle de Siva (Dieu).

– Ramana Maharshi

Juil 31 2017

Livre de la jungle – Il en faut peu pour être heureux

 

Paroles Le Livre de la jungle

Parole de chanson Il en faut peu pour être heureux

[Baloo] Il en faut peu pour être heureux
Vraiment très peu pour être heureux
Il faut se satisfaire du nécessaire
Un peu d’eau fraîche et de verdure
Que nous prodigue la nature
Quelques rayons de miel et de soleil.

Je dors d’ordinaire sous les frondaisons
Et toute la jungle est ma maison
Toutes les abeilles de la forêt
Butinent pour moi dans les bosquets
Et quand je retourne un gros caillou
Je sais trouver des fourmis dessous.
– Essaye c’est bon, c’est doux, oh!

Il en faut vraiment peu,
Très peu pour être heureux !
[Mowgli] – Mais oui !
[Baloo] Pour être heureux.

Il en faut peu pour être heureux
Vraiment très peu pour être heureux
Chassez de votre esprit tous vos soucis
Prenez la vie du bon côté
Riez, sautez, dansez, chantez
Et vous serez un ours très bien léché !

Cueillir une banane, oui
Ça se fait sans astuce
[Mowgli] – Aïe !
[Baloo] Mais c’est tout un drame
Si c’est un cactus
Si vous chipez des fruits sans épines
Ce n’est pas la peine de faire attention
Mais si le fruit de vos rapines
Est tout plein d’épines
C’est beaucoup moins bon !
– Alors petit, as-tu compris ?
Il en faut vraiment peu,
Très peu, pour être heureux !
[Mowgli] – Pour être heureux ?
Pour être heureux !

(Séance de grattage)
(Bain)

[Baloo] Et tu verras qu’ tout est résolu
Lorsque l’on se passe
Des choses superflues
Alors tu ne t’en fais plus.
Il en faut vraiment peu, très peu, pour être heureux.

(Départ Baghera)

[Baloo & Mowgli] Il en faut peu pour être heureux
Vraiment très peu pour être heureux
Chassez de votre esprit
Tous vos soucis … Youpi
Prenez la vie du bon côté
Riez, sautez, dansez, chantez
Et vous serez un ours très bien léché !
– Waouh !
Et vous serez un ours très bien léché.
[Mowgli] Youpi !


Juil 31 2017

« Liberté » de Paul Eluard

La seule liberté qui existe dans ce monde, est celle de notre esprit!

 

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom
Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom
Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom Lire la suite

Juil 30 2017

La conscience et le monde (Jean Klein)

« Votre vraie nature transcende le mental et le corps.

C’est pourquoi la question « Qui suis-je? »
ne peut jamais recevoir de réponse.
Elle n’a pas de prise sur vous
tout terme de référence disparait
et vous vous éveillez au silence
qui est la toute réponse.

Etre a la recherche de vous-meme
de quelque manière que ce soit
est une perte de temps totale.
Ceci doit devenir tout a fait clair pour vous.
Ne questionnez pas sans cesse cette auto-évidence.
Vivre doit se trouver dans l’instant éternel.
N’ accumulez donc pas davantage de choses,
n’ apprenez pas de nouvelles manières de méditer
ou de vous relaxer ou de vous purifier.
Toutes ces accumulations d’états,
de sensations et de techniques
ne sont que pure vanité.
Elles appartiennent encore à la personne
qui recherche sécurité et confirmation.
Les conflits et les problèmes dérivent tous du mental
qui tente de justifier son existence.

Lorsque vous voyez cela soudainement,
dans la pure conviction de la compréhension totale
vous devenez conscient
de ce que vous n’ avez jamais cessé d’ etre
l’ insondable béatitude du Soi. »

(Jean Klein,  » La Conscience & Le monde  » )

Source : le groupe facebook «  friends of jean-klein « 

Juil 30 2017

La Réalisation est déjà là (Ramana Maharshi)

La Félicité n’est pas quelque chose à atteindre. Vous êtes toujours félicité. Le désir de Félicité provient de votre sentiment d’être incomplet.

Qui éprouve ce sentiment ? Cherchez.

Le Soi toujours présent ne nécessite aucun effort pour être réalisé, la Réalisation est déjà là.

Il suffit de faire disparaître l’illusion. Il n’y a rien à réaliser. Il n’y a rien de nouveau à gagner ; on ne doit que perdre son ignorance. C’est tout.

Il n’y a pas de plus grand mystère que celui-ci : nous cherchons à atteindre la Réalité alors que nous sommes la Réalité. Nous pensons que quelque chose nous cache notre Réalité et qu’il faut le détruire avant d’obtenir cette même Réalité. C’est ridicule. Un jour viendra où vous rirez vous-même de tous les efforts passés. Et ce qui sera le jour où vous rirez est déjà ici et maintenant.

En fait, la seule chose dont nous faisons l’expérience, c’est la Réalité ; pourtant nous ne le savons pas. N’est-ce pas la merveille des merveilles ?

La Soi est toujours là, il n’y a pas à l’obtenir. La Réalisation n’est rien de nouveau. Elle est éternelle. Il ne peut donc être question de réalisation instantanée ou graduelle.

En ce moment même, vous êtes le Soi. La Réalisation est déjà là. Il n’y a pas lieu d’essayer de l’atteindre. Car elle est n’est pas quelque chose d’extérieur ni de nouveau. Elle est toujours et partout, ici et maintenant.

 http://milajesuis.blogspot.com/

 


Juil 30 2017

La personnalité ? Du vent !

Lorsque je regarde mes modes de fonctionnement, j’ai l’impression de tourner en rond dans un labyrinthe. Je vois bien depuis quelques années que je répète toujours les mêmes processus qui m’amènent toujours dans les mêmes impasses.

Mes proches réagissent par exemple à un de mes comportements, ce qui va entraîner une réaction de ma part à laquelle ils vont réagir et ainsi de suite : c’est sans début et sans fin et ce sont toujours les mêmes scénarios qui se rejouent.

Il y a quelques années, je pensais qu’il suffisait de changer de comportement et que le résultat extérieur serait différent. Et effectivement, il est possible de modifier les tendances comportementales, ça marche, je l’ai testé. Mais je ne suis pas sortie du labyrinthe, j’ai juste mieux vécu dans le labyrinthe. Par exemple, si je développe la tendance à la générosité, j’aurais des conditions de vie plus agréables et je serai entourée de personnes généreuses. Et c’est merveilleux bien sûr, c’est une grande bouffée d’oxygène, mais ce n’est pas l’éveil. Je peux devenir la personne la plus gentille, la plus parfaite du monde mais je serai toujours identifiée à ce corps-mental-personnalité donc susceptible de tomber malade, de vieillir, de mourir, et d’en souffrir. Lire la suite


Juil 30 2017

RÊVE (et un petit mot de vocabulaire en moins…)

images« La vraie science est une ignorance qui se sait » Montaigne, pour Jef, salut mon ami…

Nous avons juste à comprendre que l’être, le Soi permanent n’est que la conséquence (à ce stade nécessaire) de notre propension quasi-innée à chosifier le sensible, à rendre consistant ce qui n’est qu’apparent, à limiter, scinder l’apparence, à nommer et mettre à distance, à renvoyer cet êtreté sournoisement décernée (et non assumé-et assumable) aux choses dans la sphère métaphysique: ceci est une sensation, cela un objet, cela une pensée, etc… Rigidifer (et limiter) le sensible crée la nécessité de lui offrir un espace vide ou se consumer, ou le voir naître, pour lui rendre la souplesse naturelle que nous lui avons ôté. Et comme nous n’avons à ce stade pas réglé le problème foncier qui est notre soumission inconsciente au verbe « être » (omniprésent dans le langage), nous sommes obligés de nous dire que cet espace, vierge, immaculé, c’est ce que nous sommes.

Pourtant, amis lecteurs, encore un pas pour boucler la boucle: c’est ce mouvement d’être, l’êtreté qu’il faut évacuer une bonne fois pour toutes, plutôt que de ne cesser de la manipuler. Perdre la notion d’être, c’est alors perdre la notion d’être un espace-Soi permanent, et de voir que l’apparence est espace, que la sensation est totalement ouverte, totale. Qu’elle se déroule en elle-même, est à elle-même son propre paradis, sa propre lumière. La sensation n’apparaît pas à quelqu’un, à un sujet connaissant, ne se surimpose à aucun substrat: n’y ayant aucun sujet en arrière-plan, on ne peut même pas dire qu’elle apparaît: en fait, on dit qu’elle EST apparue, mais en réalité elle S‘apparaît…et même cela…

Invitez-vous à vivre un petit moment sans le verbe « être ». Videz-le de sa dramaturgie, réalisez sa dramaturgie, et laissez-le errer comme une simple fonction, une convention, une…apparence. Tentez de voir cela sous cet angle, sans conclusion hâtive, d’un oui ou d’un non: un instant, cessez de voir le problème de l’existence au niveau du « je », du « monde », de la dualité ou je ne sais quoi, mais simplement au niveau du verbe « être », de sa dureté, de son inflexibilité, de son opacité, au sein de notre soumission à lui… Cessez un instant d’être ou de ne pas être, cessez de voir « ce » qui apparaît: sans le verbe être, sans réification: il y a apparence sans rien (sans ceci ou cela) qui n’apparaisse, c’est proprement magique, vous verrez peut-être, une simple indication, que la nature même de la vie est le rêve, la nature de l’éveil est le rêve Total, sans intérieur ni extérieur ni scission… Le rêve n’a rien à voir (voyez-le dans le sommeil) avec le fait d’être ou de n’être pas. Pourquoi, au lever le matin, réintroduire de manière si dramatique ce « penchant »?

Peut-être même sentirez-vous que sans « être », « avoir » perd automatiquement sa compulsion, son attraction, sans violence; alors que l’inverse n’est pas aussi vrai.

Peut-être, n’est-ce pas? Une simple invitation, entre amis qui ne souhaitent pas autre chose qu’un partage sans demain…

Posté par monko

http://nondualite.canalblog.com

 


Juil 30 2017

Il y a des moments comme ça…

pour le ou les moment ou l’ on se prend pour une vague alors que l’on pourrait sentir que nos sommes l’immensité de l’océan

C’est alors que l’ on réalise que nous avons la tête dans le cul et que l’ on a envie de chanter Sortez moi de moi

 

jusqu’à ce que finalement, on réalise que nous sommes les seuls a pouvoir nous sortir de là.