Juil 4 2017

une théorie de la conscience


Juil 4 2017

L’Éducation – J. Krishnamurti

« L’éducation ne peut pas consister à donner une méthode pour trouver la vérité… Mais elle doit aider chacun à prendre conscience de sa nature par l’action et la réflexion. »

de l'éducation

L’éducation devrait avoir pour but de cultiver l’intelligence, c’est-à-dire la capacité de faire face à la vie.

L’intelligence n’existe que lorsqu’on n’a pas peur. La peur est omniprésente. On a peur lorsqu’on pense au jugement qu’on fera de nous, lorsqu’on s’inquiète de l’avenir, on a peur de ne pas réussir, de la maladie, de la mort. L’éducation doit libérer de la peur.

Lorsqu’on a peur, plutôt que de comprendre sa cause, on la fuit en recherchant la sécurité. On la trouve dans l’imitation d’autrui, dans la soumission à l’autorité (parents, états, institutions). Ainsi s’édifient des systèmes. Tant qu’on aspire à devenir quelqu’un, on veut être plus, on est nourri par l’ambition et la peur existe. On trouve la sécurité dans les possessions, le savoir, les croyances. On s’enferme dans des idées rassurantes. L’esprit n’est plus libre, mais pris dans les filets du MOI. L’image qu’on se fait du monde n’est que la projection de ses désirs et cache la vérité.

Pour ne plus avoir peur, il ne faut pas la fuir par des lectures, des loisirs, mais la comprendre. Apprendre à se connaitre. Prendre conscience du pourquoi de ses désirs, du conditionnement de la famille, de la tradition, de la société, de la religion. Pour découvrir la vérité, on ne doit pas se laisser influencer par qui que ce soit.

Lorsqu’on aura compris la peur, on verra la vérité et non une image filtrée et déformée par les croyances, les idéologies, l’ambition. Alors naitra un monde nouveau, sans guerre, sans violence, avec l’amour. Lire la suite


Juil 4 2017

Guérison et conscience

    Plus vous amenez de conscience dans le corps, plus le système immunitaire se renforce.
                                                                                          Eckhart Tolle


    Parmi les nombreux livres que j’ai lu pendant ma maladie (qui me furent offerts par des amies et des membres de ma famille) j’ai été particulièrement touchée par le livre d’Eckhart Tolle, Le pouvoir du moment présent, guide d’éveil spirituel (éditions Ariane, 1999).

    Dans ce livre qui traite de spiritualité, j’ai trouvé des réponses simples et claires sur des notions telles que le moment présent, la conscience, le lâcher-prise. Eckhart Tolle est  lui-même passé par toutes les affres de l’angoisse, du désespoir, de la souffrance. Puis un jour où il touchait le fond de ce désespoir, il eut l’intuition très vive qu’il était autre chose que cette souffrance, comme s’il y avait deux manifestations de lui-même. Cette prise de conscience fut déterminante: elle provoqua un phénomène d’illumination spirituelle qui changea totalement sa vie. Depuis ce temps il partage ses découvertes et connaissances par des conférences et dans ce livre très spécial. Je voudrais ici partager certaines de ces connaissances qui m’ont beaucoup aidée dans mon travail de guérison.

    « Lâcher prise, c’est accepter intérieurement ce qui est sans réserve. Ce dont il est question ici, c’est de votre vie – en cet instant – et non des circonstances ou de ce que j’appelle vos conditions de vie.
La maladie fait partie de vos conditions de vie. Elle a un passé et un futur qui se perpétuent sans fin, sauf si l’instant présent, qui a le pouvoir de racheter, est activé par votre présence consciente. Derrière les diverses  circonstances qui constituent vos conditions de vie, il y a quelque chose de plus profond, de plus essentiel: votre Vie, votre Être même dans l’éternel présent.

    Comme il n’y a aucun problème dans le moment présent, il n’y a pas de maladie non plus. Quand quelqu’un adopte une croyance vis-à-vis de votre état et vous colle ainsi une étiquette sur le dos, celle-ci amène l’état à s’installer pour de bon, lui donne du pouvoir, et fait d’un déséquilibre temporaire une réalité apparemment immuable. La croyance confère non seulement réalité et consistance à la maladie, mais aussi une continuité temporelle qu’elle n’avait pas auparavant. En vous concentrant sur l’instant et en vous retenant de l’étiqueter mentalement, la maladie est réduite à un ou plusieurs facteurs suivants: la douleur physique, la faiblesse, l’inconfort ou l’invalidité. C’est ce face à quoi vous lâchez prise maintenant, et non pas à l’idée de la maladie. Permettez à la souffrance de vous ramener de force dans le « maintenant », dans un état d’intense et consciente présence. Utilisez-là pour arriver à l’Éveil.

    Le lâcher-prise ne transforme pas ce qui est, du moins pas directement. Il vous transforme, vous. Et quand vous êtes transformé, c’et tout votre monde qui l’est. Pourquoi? Parce que le monde n’est qu’un reflet. Si vous regardiez dans un miroir sans aimer ce que vous y voyez, il faudrait que vous soyez fou pour vous attaquer à votre réflexion. Et c’est précisément ce que vous faites quand vous ne vous acceptez pas. Évidemment, si vous attaquez l’image, celle-ci vous le rend coup sur coup. Par contre, si vous l’acceptez quelle qu’elle soit, si vous vous montrez amical envers elle, elle ne peut que l »être envers vous. C’est la façon de changer le monde.

    Le problème, ce n’est pas la maladie, c’est vous, aussi longtemps que le mental contrôle les choses. Lorsque vous êtes malade ou invalide, n’ayez pas le sentiment d’avoir échoué d’une manière ou d’un autre, ne vous sentez pas coupable. Ne reprochez pas à la vie de vous avoir traité injustement et ne vous faites pas non plus de réprimandes. Tout cela, c’est de la résistance. Si vous avez une maladie grave, servez-vous en pour atteindre l’Illumination. Tout ce qui peut arriver de « mal » dans votre vie doit vous amener vers cet état. Dissociez le temps de la maladie. Ne conférez ni passé ni futur à la maladie. Laissez-la vous ramener de force dans l’intense conscience du moment présent et observez ce qui se passe. » 1

    On a un peu peur du mot « lâcher-prise ». Plusieurs y voient un abandon, un renoncement, une résignation devant la maladie et la mort. Mais le lâcher-prise n’est pas une résignation, bien au contraire. C’est le courage de se laisser tomber dans le vide, sans peur. C’est la sagesse de l’eau, qui contourne les obstacles en suivant son court. C’est la sérénité de tout accepter.

    Qu’est-ce que la conscience? C’est être présent, totalement, c’est habiter son corps. D’après Eckhart Tolle, plus on amène de conscience dans le corps et plus on renforce notre système immunitaire, comme si chacune de nos cellules se réveillait.

    « Le corps adore l’attention que vous lui accordez. C’est là une très puissante forme d’auto-guérison. La plupart des maladies s’immiscent quand vous n’êtes pas dans votre corps. Si le maître est
absent de la maison, plusieurs personnages louches viendront y squatter. Si vous habitez votre corps, les invités indésirables auront de la difficulté à y entrer. » Eckhart Tolle

   « Être conscient, c’est accepter de ressentir, même si cela fait mal. C’est aussi accepter de regarder une situation difficile, comme la maladie, même si cela suppose un changement radical de ses attitudes et de ses comportements. Finalement, c’est consentir à repenser sa réalité et à passer à l’action. »  Jeannine de La Fontaine

            On pense qu’il faut se battre, entrer en guerre contre la maladie. Mais se battre contre quoi? Contre soi-même?La maladie est-elle vraiment un ennemi?

« Toute cellule est un embryon d’être qui adopte systématiquement une attitude selon un système logique. Elle a sa propre mémoire, générée, dynamisée par ce principe de vie que l’on appelle prâna et que vous polarisez au rythme de vos états d’âme. Elle est un grain d’amour en devenir dès lors que vous devenez conscient de son potentiel et de sa dignité – tout comme vous – parce qu’elle est un peu de vous, de la même façon que vous êtes un peu de l’humanité, un peu de l’univers. Elle est intégralement divinisable. » 2

        Voici le très beau témoignage de Johanne Ledoux, auteur du livre Guérir sans guerre (éditions Ariane):

    « En parcourant la rubrique nécrologique, on apprend le plus souvent que c’est après une longue bataille ou un courageux combat que meurent les personnes atteintes du cancer. Aussi, lorsque j’ai appris à mon tour que j’avais un cancer du poumon, répandu, incurable, je me suis dit que si c’est dans la colonne des décès que conduisent la bataille et le combat contre la maladie, je ne les mènerai pas. De toute façon, je n’avais plus une once d’énergie pour me battre: je l’avais fait toute ma vie et voilà où cela m’avait menée. J’ai plutôt décidé de recourir à une solution apparemment paradoxale: guérir sans me battre.

    Croire en la guérison dans ces circonstances signifiait braver les pronostics, les statistiques et le ridicule. Et la bravoure n’était pas ma caractéristique dominante. Je connaissais beaucoup mieux la terreur. Toute ma vie, j’avais eu peur. Des autres, du succès, de l’échec, de la vie. Mais finalement, il m’a paru plus facile d’affronter le monstre identifié du cancer que les fantômes anonymes que j’avais pourfendus jusque-là. Et j’ai guéri.« 

Guérir sans se battre, c’est aussi ce que j’ai fait. C’est lâcher prise, se laisser tomber dans le vide sans peur, laisser la Joie et l’Amour émerger, et utiliser cet Amour pour guérir ses cellules malades. J’ai compris que j’étais chacune de mes cellules, et que je devais leur envoyer de l’amour et non pas chercher à les détruire, même s’il s’agissait de métastases. Et j’ai compris que la peur était mon pire ennemi.

L’amour est le remède de tous les maux.

En terminant, voici une méditation d’auto-guérison tirée du livre Le pouvoir du moment présent, d’Ekhart Tolle:

    Quand vous avez quelques minutes libres, particulièrement le soir avant de vous endormir ou le matin au réveil, inondez votre corps de conscience.   Fermez les yeux, choisissez différentes parties de votre corps pour d’abord y centrer brièvement votre attention. Aussi intensément que vous le pouvez, sentez d’abord l’énergie vitale dans ces parties du corps. Puis laissez votre attention parcourir à quelques reprises tout votre corps à la manière d’une vague, des pieds à la tête. Sentez ensuite votre corps énergétique dans sa totalité, comme un champs énergétique unique. Maintenez votre attention sur cette sensation durant quelques minutes. Soyez intensément présent dans chaque cellule de votre corps.

1 –Le pouvoir du moment présent, Eckhart Tolle, Éditions Ariane, 1999
2 – Wésak, Anne et Daniel Meurois-Givaudan, Éditions Amrita. 1992

 

http://pages.infinit.net/guerison/conscience.html

Juil 4 2017

A la recherche de la Vérité… (qui a dit que c’était de tout repos?)

A la recherche de la Vérité

Quand les gens recherchent la Vérité, ils ont souvent des idées préconçues au sujet de cette Vérité. Ils supposent, par exemple que trouver la Vérité leur apportera bonheur, succès et santé. Ils croient souvent que la Vérité entretiendra l’expression et le désir de leur égo. Ils peuvent penser que la Vérité existe pour faciliter leur vie et soutenir leur propre développement personnel, acquisition de pouvoir personnel etc… et les aidera à atteindre l’illumination.Mais de par sa nature même, la Vérité n’est pas la servante de l’égo. La Vérité n’existe pas pour apporter à l’égo bonheur, succès et santé. La Vérité ne peut pas être restreinte par les limites de la conscience de la personnalité. La Vérité reconduit les âmes à Dieu, à la Réalité et à la Divinité par la dissolution du moi égotique. Par conséquent, la Vérité conduit les âmes hors de la conscience égotique vers une conscience transcendantale de non-séparation, alors que la nature même du moi-je est la séparation. La Vérité cherche à s’exprimer dans le monde en appelant le fils prodigue à rentrer à la maison.Beaucoup de gens cherchent la Vérité – ou ce qu’ils conçoivent comme étant la Vérité – mais ils n’envisagent souvent pas qu’elle va remettre en question et finalement briser et démolir les choses mêmes qu’ils cherchent à atteindre en découvrant la Vérité ! Les gens chercheront la Vérité pour devenir plus puissants, pour satisfaire leur personnalité, mais en fait la Vérité neutralise le pouvoir et les plans de l’égo. Beaucoup de gens cherchent la Vérité pour trouver du bonheur, mais la Vérité détruit à la base toutes les satisfactions de la vie personnelle. Les gens cherchent la Vérité pour parvenir à l’illumination pour eux-mêmes, mais la Vérité dissout finalement le moi égotique pour permettre à l’illumination de se faire. 

Beaucoup de gens imaginent ainsi que la Vérité et l’Amour sont leurs servantes, mais quand on trouve la Vérité, on devient inévitablement le serviteur de la Vérité, – un serviteur du Divin, un disciple du Christ. Les gens s’imaginent que quand ils trouveront la Vérité, il sera possible de l’orienter à leurs propres fins, de l’utiliser pour leurs propres desseins. Mais quand on trouve et prend connaissance de la Vérité, sa réalisation est un processus continuel de dissolution et de désintégration de l’égo. Car ce que l’individu, l’égo séparé, veut et désire est l’opposé de la Vérité. Ce que l’égo essaie d’accomplir est l’opposé de la Vérité.

 

La plupart des gens préfèreraient être personnellement heureux et en sécurité dans leur sens d’un moi-je, plutôt que de connaître la Vérité et ainsi d’accueillir dans leur vie son influence qui a pour effet de démolir l’égo. Ils préfèreraient rester assis dans leur autosatisfaction ignorante plutôt que de considérer la nature de la Vérité, qui est toujours effrayante pour l’égo investi en lui-même. Car la Vérité dans son expression signifie la fin du moi égotique, et par conséquent la Vérité signifie aussi la fin du bonheur personnel. Car la Vérité appartient à la Divinité, à Dieu et à l’Esprit divin. Aller vers la Vérité, c’est aller vers Dieu, et aller vers Dieu c’est mourir à la nature personnelle et la laisser derrière soi pour toujours.

 

Ceci est une option qui peut être trop difficile à envisager pour beaucoup de gens. Ils préfèrent s’imaginer qu’ils peuvent aller vers Dieu et obtenir l’illumination tout en conservant beaucoup de tendances, préférences, désirs et habitudes personnelles. Ou, du moins, de garder leur individualité intacte avec ses buts et ses rêves. Beaucoup de gens croient qu’en travaillant dur sur eux-mêmes, ils peuvent mériter la faveur et la grâce de Dieu. Ainsi, alors que les gens disent qu’ils cherchent la Vérité, ils ont constamment des attentes sur ce qu’est cette Vérité et comment elle agit, ce qui à son tour les empêche de parvenir à un rapport humble avec la Vérité. Cependant, puisque la Vérité ne répond pas – et ne pourra jamais répondre – à leurs attentes personnelles, elle n’est pas reconnue en tant que telle quand elle vient et Appelle ; au lieu de cela, ils cherchent et s’en tiennent à un semblant de Vérité, à une apparence de Réalité. Ainsi les gens passent à côté de diamants parce qu’ils préfèrent voir seulement ce qu’ils veulent voir sur la base de leur propres idées et préférences personnelles, par conséquent ils ne reconnaissent pas toujours ce qui est réellement nécessaire sur le chemin qui mène à la Liberté.

 

Pour la plupart des gens la Vérité semble assez négative et « peu aimante » – quand elle les met en face de leurs désirs et plans personnels (ce qu’elle fera toujours). Car la Vérité est un destructeur du moi limité et égoïste, mais les gens veulent renforcer leur vie personnelle. La Vérité envoie le message que la vie personnelle se terminera, mais la plupart des gens ne veulent que s’enfermer et se protéger, ou s’agrandir, se développer en tant que soi, et ils peuvent utiliser la spiritualité justement à cette fin. La Vérité révèle la superficialité et la fausseté de la vie matérielle, mais les gens cherchent à créer quelque chose de nouveau et de meilleur dans leur vie matérielle. La Vérité montre la voie vers Dieu, mais les gens souhaitent seulement vivre une vie de gratification personnelle, de sécurité personnelle et de richesse personnelle. La Vérité révèle l’ inévitabilité de la mort, mais les gens souhaitent prolonger et enrichir leurs vies personnelles. La Vérité révèle un futur qui sera l’ Armaggedon, mais beaucoup de gens ne peuvent pas ou plutôt ne veulent pas voir au-delà des nouvelles du jour. La Vérité révèle un monde dangereux, mais les gens ne veulent considérer que leur sécurité personnelle.

 

Ainsi toute Vérité authentique est taxée de négative pour protéger le soi de l’inévitable. L’ego doit mourir – la Vérité est ainsi une meurtrière, elle est donc hostile. Nos buts personnels doivent être sacrifiés pour la Vérité – la Vérité semble ainsi peu aimable pour la plupart des gens. Cette civilisation ne durera pas – la Vérité est vue ainsi comme une vision négative de la vie. La planète et l’humanité doivent être purifiées de l’erreur et du confort temporel qu’il semble offrir – la Vérité est ainsi considérée avec effroi aussi bien pas les masses matérialistes que par celles intéressées par la spiritualité. Afin de connaître Dieu, nous devons nous abandonner à Dieu – la Vérité nie ainsi le libre arbitre tant prisé par l’humanité. Le monde est une construction temporaire, de même que le soi égotique – donc la Vérité n’offre ainsi aucune signification ou nourriture pour la vie de l’ego. Le « bien » de l’humanité doit être transcendé par le Bien de Dieu – la Vérité s’oppose ainsi au « bien » de l’humanité. Ce monde est un royaume de souffrance – la Vérité détruit ainsi le déni, et révèle le manque de bonheur et la souffrance. De toutes les manières, la signification de la Vérité est déformée et transformée en son contraire par ceux qui voudraient l’atteindre pour le soi.

 

Proportionnellement à la population humaine, il y a excessivement peu d’amis de la Vérité dans le monde aujourd’hui ; si peu en fait, qu’on peut à peine les trouver sur cette planète. Il sont peu nombreux ceux qui peuvent voir à travers les voiles et brumes de cette Terre enténébrée afin de distinguer la valeur et la nécessité absolue de la Vérité eu égard à leur Libération et un véritable et durable Bonheur. Peu nombreux sont ceux qui peuvent accepter la Vérité telle qu’elle est, sans qu’elle soit diluée, déformée et rendue plus acceptable pour les goûts et sensibilités de l’ego. Bien plus nombreux sont ceux qui préfèreraient s’imaginer que Dieu est leur serviteur personnel et que la Vérité est la clé de leur succès personnel.

 

Personne ne peut présenter la Vérité dans le monde aujourd’hui au grand public, telle qu’elle est, et s’attendre à ce qu’elle soit reconnue ou bien reçue. Car la Vérité est considérée comme l’ennemi du soi, et les gens sont dominés par le soi et l’égoïsme. Dans cette sombre ère toute la force du monde s’oppose à la Vérité. La substance même de la planète est imprégnée d’énergies qui s’opposent à la lumière libératrice de la Vérité. L’air même que nous respirons et la poussière sous nos pieds sont en opposition avec la Vérité. Toutes les créations de l’humanité : les bâtiments, voitures, usines, vêtements, fermes, églises, écoles, etc. irradient des énergies qui excluent l’Esprit divin. Toutes ces choses que l’humanité considère comme naturelles ou nécessaires, constituent une barrière obscure qui bloque la Lumière divine et l’Illumination spirituelle. Tel un brouillard envahissant, un voile épais a été jeté sur l’humanité au point que les yeux ne peuvent plus voir la Vérité ni ne veulent la voir, car les gens sont plutôt habitués à considérer leurs propres pieds qu’à lever les yeux vers le haut en direction du Divin. Toutes les créations subjectives des êtres humains : leurs sentiments et également leurs pensées forment un obstacle presque impénétrable pour la reconnaissance de la Vérité vivante. D’énormes nuages de pensées de matérialisme, gouvernement, religion organisée, spiritualité égoïste et science attirent dans leurs filets et conditionnent l’esprit humain de l’enfance à l’âge adulte ; peu sont capables de résister au pouvoir hypnotique de cet amas congelé de formes-pensées de milliards de gens et de leurs maîtres cachés dans les royaumes subtils. Il faut un esprit fort pour résister à la culture humaine, il faut un cœur encore plus fort pour remettre cet esprit entre les mains de la Volonté de Dieu.

 

Ainsi, en grande partie les gens ne cherchent pas réellement la Vérité. Ils n’aiment pas vraiment la Vérité. Car les gens ne veulent pas la Vérité, il ont plutôt peur, exècrent, détestent et rejettent la Vérité ; ils crucifieraient de nouveau le Christ. Cependant, c’est surtout la voix de la Vérité qui chuchote à leur oreille qui est simplement ignorée. Les gens pensent que peut-être s’ils ignorent la Vérité et leur conscience, elles vont finir par s’en aller. Alors ils pourront reprendre leur vie sans être dérangé par les considérations très perturbantes que la Vérité apporte dans la vie.

 

Les gens ne cherchent pas la Vérité. Ils cherchent les mensonges. Ceci est une des vérités que les gens ont de la peine à accepter et à voir en eux-mêmes. Car, avant que nous ne cherchions Dieu, la Réalité est la Vie, ce qui signifie la mort du soi, nous ne cherchons pas vraiment la Vérité. Et nous ne pouvons pas vraiment trouver la Vérité, tant que nous n’avons pas remis notre vie entre les mains de la guidance de l’Esprit dans notre cœur. Car il n’y a pas de Vérité en ce monde si ce n’est dans étincelle divine dans le cœur.

 

Les âmes qui sont lasses de ce monde et qui pleurent dans la souffrance d’être séparées de Dieu ; celles qui veulent être libérées de ce monde et du corps ; celles qui réclament profondément et désespérément la Libération – vont naturellement commencer à inviter la Vérité dans leur vie, parce que ce n’est qu’à ce moment là que l’Esprit divin saura que nous sommes prêts et que le temps est mûr. Alors les portes du Ciel s’ouvriront, la Lumière brillera, et la Vérité pourra commencer son œuvre de transmutation bienfaisante et de dissolution ultime du soi, afin de nous rendre libres.

De nous-les-dieux.org.

 

Où est la vérité ? Peut-être à l’origine, avant sa pollution par l’histoire.
« Il faut avoir beaucoup d’imagination, madame, pour dire la vérité, car on ne la connaît jamais tout entière ! « 
Sacha Guitry (1885-1957) – Toâ
– La beauté n’est pas un critère de vérité.
– Mais si. Est vrai ce qui est beau. Le reste est invention.
– Les critères de beauté sont fluctuants.
– La vérité aussi.
Amélie Nothomb – Péplum

 

B-calendrier-maya-completDav  « 2012un nouveau paradigme »

http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/


Juil 4 2017

Satprem – L’homme de demain

http://tout-ca-pour-ca.over-blog.com

Il est des hommes qui, dès les premières paroles, vous donnent le frisson. C’est comme si on entendait une voix exprimer ce qu’on ressent tout au fond de soi, tout au fond de ses entrailles, sans pouvoir l’exprimer. C’est ce que j’ai ressenti lorsque j’ai entendu Satprem la première fois.

 

Extrait d’une des rares interviews de Satprem (par Jacques Chancel), « L’aventurier de l’intérieur » nous parle de son aventure intérieure, de la douleur de l’homme, de la révolution de la conscience…

 

 

Satprem, né à Paris en 1923, est un écrivain français. Entré dans la résistance, arrêté par la Gestapo à l’âge de vingt ans, il passe un an et demi dans le camp de concentration de Mauthausen. Il part plus tard en Inde où il rencontre Sri Aurobindo et « Mère ». Il commence à alors son aventure intérieure.

 

Satprem nous a quittés en avril 2007.

 

« Le Destin n’est pas fait pour nous écraser ni pour nous punir,…il est fait pour nous contraindre à grandir. » (Satprem)

 

L’homme de demain (1977)

 

http://youtu.be/WBDYS0kfJD4