Juil 12 2017

Frédéric Lenoir : « Exister est un fait, vivre est un art »

Le rédacteur en chef du « Monde des religions », auteur d’un nouveau « Petit traité de vie intérieure », philosophe et historien des religions, livre le fruit de trente années de recherches et d’expériences.

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Ingrid Hoffmann / Opale

Ce touche-à-tout de Dieu, spécialiste des sagesses philosophiques ou religieuses, auteur de livres sur le Da Vinci code comme sur le bouddhisme, le christianisme ou le nomadisme spirituel, est depuis trente ans à l’écoute de nos aspirations profondes. La principale, aujourd’hui, à ses yeux : celle d’une vie intérieure digne de ce nom.

“« A nous de prendre conscience que pour bien vivre, nous pouvons faire un travail sur nous, que nous pouvons faire de notre existence une œuvre d’art. »”

- A quelles attentes supposées de vos contemporains correspond votre « Petit traité de vie intérieure » ?

Désormais, nous savons que posséder de plus en plus d’objets ne nous rendra pas heureux. Changer de voiture ou de téléphone portable nous fait plaisir dix minutes. Nous sommes d’éternels insatiables. Nous sentons aussi les limites de l’argent roi et des déséquilibres que cette logique produit sur le plan économique.

A côté de cela, beaucoup de gens sont déçus par la religion, attendaient d’elle qu’elle apporte des réponses aux questions du sens de la vie. Au lieu de cela, elle apparaît comme dogmatique, apportant des réponses toutes faites, décalées par rapport à l’évolution de la société. Qui plus est, créant violence et conflits.

Entre, d’un côté le matérialisme et de l’autre la religion dogmatique, les gens sont à la recherche d’autre chose, qui soit une réponse aux questions essentielles que tout être humain se pose.

Comment fonder sa vie sur de vraies valeurs ? Comment être heureux, utile aux autres ? Qu’est-ce qu’une vie réussie ? Nous nous rendons compte que les signes intérieurs de richesse ont plus de valeur que les signes extérieurs. Lire la suite


Juil 12 2017

LE FEU SOUS LE ROC? ESPRIT, MATIÈRE ET NON-DUALITE.

Comment faire de ce feu de la foudre évolutive ?

Il y a un vieux débat sur la matière et l’esprit qui a cependant des enjeux formidables.
D’un côté le ciel de l’esprit et la lourdeur du corps qui ne cesse d’empêcher d’y convoler. D’où l’ascétisme. Lire la suite

Juil 12 2017

On n’a plus le temps de vivre! La sagesse de la lenteur…

Depuis que le philosophe Pierre Sansot a vendu à plus de cinquante mille exemplaires son “ bon usage de la lenteur ”, la mode du ralentissement a atteint la France. Mais, est-ce une mode ou un retour à la sagesse ?

On n’a plus le temps de vivre !

Ce n’est pas un scoop : on n’a plus le temps de vivre ! Depuis l’entrée dans l’ère industrielle, tout le monde s’est mis à courir après le temps. Réveil matin stridulant, café avalé en vitesse sur un coin de table ou de zinc, transports en commun bondés, rendement professionnel maximum, fast food, téléphone omnisonnant, carnet de rendez-vous sursaturé et encombrements de la circulation, vie familiale à peine esquissée mais pourtant souvent ressentie comme envahissante… et donnez-nous notre somnifère quotidien pour arriver à dormir après tout ça !

Non, la vie moderne n’est vraiment pas un long fleuve tranquille ! Et personne n’échappe à l’agitation, ni les enfants à qui l’on impose des rythmes scolaires avant tout conçus pour leur apprendre à être conforme, c’est à dire, aujourd’hui, à s’agiter, ni les retraités pour qui arrêter de s’agiter semble être synonyme de mourir. Lire la suite


Juil 12 2017

Virgil – C’est Vivre !

 
Récemment l’évangile de Judas a fait sensation. Il paraît que ce dernier n’était pas un traître. Pour pouvoir produire ce document, la science a dû rassembler les morceaux de papiers, les mettre ensemble, les rafistoler et y ajouter… Aujourd’hui on peut être un traître sans nécessairement être exécuté. Il semble que la vérité ne cesse de changer.
Tu me disais que ce que qui est intéressant dans la science et l’épistémologie c’est qu’elles nous apprennent à mieux penser et à distinguer un fait, une chose de son interprétation.
J’ai bien saisi ce que tu as dit, mais ça ne marchera pas. Vous n’y arriverez pas ! Si tu connais la raison d’un acte, comme, par exemple, pourquoi avoir commis un crime ; et si de plus, tu sais que le crime n’est pas permis : Alors, tu pourras, te demander comment et quoi faire pour mettre ce cerveau en ordre et respecter la loi. Mais qui a commis le crime et qui se pose ces questions ? C’est ce même cerveau en désordre. Et le fait que le cerveau dit : « ah oui, j’ai mal agi », ne sera pour lui que de la tolérance ajoutée. Et le désordre continuera. Le cerveau n’arrive pas à voir ce fait. Et ce n’est pas uniquement avec les lois de la société ou du respect de la nature, c’est avec tout.
Lorsque vous regardez une feuille d’arbre, par exemple, le cerveau se met directement à chercher. Que ferez-vous avec la science et l’épistémologie ? Vous allez chercher d’où vient cette feuille, comment elle est constituée etc. C’est donc de l’analyse. Mais si vous ne sentez pas avec votre corps, avec votre cœur vous ne serez pas libre de cela. C’est impossible. La feuille sera sentie alors comme faisant partie de toi. Il n’y a pas de mots. Ils doivent être inventés. Mais même après avoir compris ce qui a été énoncé on continuera encore à analyser et à analyser. Et après toutes ces analyses de la feuille ou de l’animal, on dira « ah oui! ». Et nous serons dans l’obligation de donner un nom à la découverte. Lire la suite

Juil 12 2017

Ces milliers d’idées sans fin qui tournent dans nos consciences

La conscience, dans sa globalité, est un mouvement incessant et bruyant, évoluant dans des limites qu’elle s’impose elle-même. Il faut puiser aux sources du silence pour regarder et écouter