Juil 14 2017

L’illumination, c’est de s’élever au delà de la pensée Eckhart Tolle

L’illumination,
c’est de s’élever
au delà de la pensée

Eckhart Tolle

Par Eckhart Tolle

La pensée n’est-elle pas indispensable pour survivre en ce monde ?

Votre mental est un outil, un instrument qui est là pour servir à l’accomplissement d’une tâche précise. Une fois cette tâche effectuée, vous déposez votre outil. Je dirais ceci : telles que sont les choses, environ quatre-vingt à quatre-vingt-dix pour cent de la pensée chez l’humain est non seulement répétitive et inutile, mais aussi en grande partie nuisible en raison de sa nature souvent négative et dysfonctionnelle. Il vous suffit d’observer votre mental pour constater à quel point cela est vrai. La pensée involontaire et compulsive occasionne une sérieuse perte d’énergie vitale. Elle est en fait une accoutumance. Et qu’est-ce qui caractérise une habitude ? Tout simplement le fait que vous sentiez ne plus avoir la liberté d’arrêter. Elle semble plus forte que vous. Elle vous procure également une fausse sensation de plaisir qui se transforme invariablement en souffrance.

Pourquoi serions-nous des drogués de la pensée ?

Parce que vous êtes identifiés à elle et que cela veut dire que vous tirez votre sens du moi à partir du contenu et de l’activité du mental. Parce que vous croyez que si vous vous arrêtez de penser, vous cesserez d’être. Quand vous grandissez, vous vous faites une image mentale de qui vous êtes en fonction de votre conditionnement familial et culturel. On pourrait appeler ce « moi fantôme », l’ego. Il se résume à l’activité mentale et ne peut se perpétuer que par l’incessante pensée. Le terme « ego » signifie diverses choses pour différentes gens, mais quand je l’utilise ici, il désigne le faux moi créé par l’identification inconsciente au mental.

Aux yeux de l’ego, le moment présent n’existe quasiment pas, car seuls le passé et le futur lui importent. Ce renversement total de la vérité reflète bien à quel point le mental est dénaturé quand il fonctionne sur le mode « ego ». Sa préoccupation est de toujours maintenir le passé en vie, car sans lui qui seriez-vous ? Il se projette constamment dans le futur pour assurer sa survie et pour y trouver une forme quelconque de relâchement et de satisfaction. Il se dit : « Un jour, quand ceci ou cela se produira, je serai bien, heureux, en paix. » Même quand l’ego semble se préoccuper du présent, ce n’est pas le présent qu’il voit. Il le perçoit de façon totalement déformée, car il le regarde à travers les yeux du passé. Ou bien il le réduit à un moyen pour arriver à une fin, une fin qui n’existe jamais que dans le futur projeté par lui. Observez votre mental et vous verrez qu’il fonctionne comme ça.

le pouvoir du moment présent

Le secret de la libération réside dans l’instant présent. Mais vous ne pourrez pas vous y retrouver tant et aussi longtemps que vous serez votre mental.

Je ne veux pas perdre ma capacité d’analyse et de discernement. Je ne suis pas contre le fait d’apprendre à penser plus clairement, de façon plus pénétrante, mais je ne veux pas perdre ma tête. Le don de la pensée est la chose la plus précieuse que nous ayons. Sans elle, nous ne serions qu’une autre espèce animale.

La prédominance de la pensée n’est rien d’autre qu’une étape dans l’évolution de la conscience. Il nous faut passer à l’étape suivante de toute urgence. Sinon, le mental nous anéantira, car il est devenu un véritable monstre. Je reparlerai de ceci plus en détail un peu plus loin. Pensée et conscience ne sont pas synonymes. La pensée n’est qu’un petit aspect de la conscience et elle ne peut exister sans elle. Par contre, la conscience n’a pas besoin de la pensée.

Atteindre l’illumination signifie s’élever au-delà de la pensée, ne pas retomber à un niveau situé en dessous de la pensée, soit celui du règne végétal ou animal. Quand vous avez atteint ce degré d’éveil, vous continuez à vous servir de votre pensée au besoin. La seule différence, c’est que vous le faites de façon beaucoup plus efficace et pénétrante qu’avant. Vous vous servez de votre mental principalement pour des questions d’ordre pratique. Vous n’êtes plus sous l’emprise du dialogue intérieur involontaire, et une paix profonde s’est installée.

Lorsque vous employez le mental, en particulier quand vous devez trouver une solution créative à quelque chose, vous oscillez toutes les quelques minutes entre la pensée et le calme, entre le vide mental et le mental. Le vide mental, c’est la conscience sans la pensée. C’est uniquement de cette façon qu’il est possible de penser de manière créative parce que c’est seulement ainsi que la pensée acquiert vraiment un pouvoir. Lorsqu’elle n’est plus reliée au très grand royaume de la conscience, la pensée seule devient stérile, insensée, destructrice.

Essentiellement, le mental est une machine à survie. Attaque et défense face à ses « congénères », collecte, entreposage et analyse de l’information, voilà ce à quoi le mental excelle, mais il n’est pas du tout créatif. Tous les véritables artistes, qu’ils le sachent ou pas, créent à partir d’un état de vide mental, d’une immobilité intérieure. Puis, c’est le mental qui donne forme à l’impulsion ou à l’intuition créative.

Même les plus grands savants ont rapporté que leurs percées créatives s’étaient produites dans des moments de quiétude mentale. Une enquête effectuée à l’échelle nationale auprès des plus éminents mathématiciens américains, Einstein y compris, a donné des résultats surprenants. Questionnés au sujet de leurs méthodes de travail, ils ont répondu que la pensée ne « jouait qu’un rôle secondaire à l’étape brève et déterminante de l’acte créatif lui-même ». Je dirais donc que la simple raison pour laquelle la majorité des scientifiques ne sont pas des gens créatifs, c’est qu’ils ne savent pas s’arrêter de penser et non pas qu’ils ne savent pas comment penser !

Ce n’est pas la pensée, le mental, qui est à l’origine du miracle de la vie sur terre ou de votre corps. Et ce n’est pas cela non plus qui les sustente. De toute évidence, il y a à l’oeuvre une intelligence qui est bien plus grande que le mental.

Comment une seule cellule humaine mesurant 1/2500 de centimètre de diamètre peut-elle contenir dans son ADN des informations qui rempliraient un millier de livres de six cents pages chacun ? Plus nous en apprenons au sujet du fonctionnement du corps, plus nous réalisons le caractère grandiose de l’intelligence qui est à l’oeuvre en lui et la petitesse de notre savoir.

Lorsque le mental se remet en contact avec cette réalité, il devient le plus merveilleux des outils et sert alors une cause bien plus grande que lui.


Juil 14 2017

Je Suis Celui qui Suis

Si l’animé est libre de choisir le comportement qu’il veut adopter, il doit être conscient que chacun des choix qu’il peut faire a déjà été prévu, dans le sens qu’il sont tous obligatoirement déjà inclus dans le Tout, et qu’à chacun d’entre eux correspond une réponse.

Si tous les choix possibles ont déjà été envisagés, toutes les réponses possibles ont elles aussi déjà été déterminées. C’est la caractéristique d’un Tout qui contient entre autres, à la fois toutes les questions, tous les choix possibles, et toutes les réponses correspondantes.

Il n’existe donc pas de choix sans réponse préétablie. Tout existe dans le Tout et n’existe que dans le Tout.

En fait, la possibilité de choix bien qu’infinie en théorie est en réalité totalement illusoire puisque tous les choix ont déjà été faits et toutes les réponses ont déjà été formulées.

Seule la possibilité est donnée à l’Animé de croire qu’il peut faire un choix jusqu’à ce qu’il prenne conscience que le seul choix qu’il puisse faire est celui de ne plus faire de choix ou, en d’autres termes, de choisir ce pourquoi il a été créé, ce pourquoi il Est, c’est-à-dire et comme le dit Ibn Arabi : « être un reflet du Tout ». Lire la suite


Juil 14 2017

Toi et Moi ne faisons qu’UN

Les messages les plus profonds sont souvent les plus simples. Peut être parce que la simplicité est le langage partagé par tous les cœurs ?
Au-delà de nos véhicules physiques, réside une vérité plus intime. Cette vérité est magnifiquement bien illustrée par cette chanson du Roi Lion. Car  NOUS SOMMES UN.
C’est une réalité que je porte profondément dans mon cœur, et lorsque le vent serra passé, je vais dire, lorsque l’Ego sera coupé de son souffle. Alors je l’espère, tous ensemble, comme des lions, Nous pourrons la chanter en concert.
A l’image du révérend King : I have a dream.

http://youtu.be/KSKfDES_T-M

 ( Simba) Dans notre vie il y’ a tant des choses qu’on voit, sans les comprendre.
Car le temps va son chemin, quels que soient nos desseins, sans nous attendre
Et pourtant tu verras, nous marcherons au près de toi quel ques soient les caprices du destin.
Comme les lions par millions par le cœur ne font plus qu’un.
Tous ensemble avec toit nous sommes qu’ Un.
( Kiara)
Pourquoi ne pourrais-je pas, simplement être moi sans votre loi ?
Puis-je faire seule mon projet ou ne suis-je que l’objet d’un grand projet ?
(Simba)
Ceux qui nous ont quittés seront là pour te guider, ton voyage vient de commencer.
Dans la peine ou la joie rien sur terre ne nous vaincrons.
Nous sommes forts ô combien nous sommes qu’UN.
Toi et moi sont pareils tout comme la terre et le ciel, une seule famille sous le soleil.
Ton courage, ton soutient, tu le trouveras chez les tiens car nos cœurs et les tiens ne font qu’ UN..

Juil 14 2017

NON DUALITE, MORALE POLITIQUE ET EVOLUTION DE LA CONSCIENCE.

Le thème de la non-dualité est un thème fondamental de la recherche spirituelle. Sur un plan métaphysique, il s’agit de savoir si la réalité est telle que le combat est père de toute chose ou si il existe un point de vue où tout ce qui est est profondément en paix. L’enjeu pratique est de savoir si la lutte, le conflit et donc les souffrances et les douleurs sont le dernier mot de l’existence individuelle ou s’il existe, d’un point de vue transcendant ces dualités, un état de paix où il n’y a qu’ UN, harmonie, etc.

Le point de vue scientifique sur l’évolution des espèces qui s’inscrit pour l’essentiel à la suite des conceptions de Darwin a souvent mis en valeur un principe de lutte pour la vie. Bien sûr certains néo-darwiniens soulignent l’avantage de la coopération voire du sacrifice du point de vue de la survie d’une espèce. Mais le titre suggestif du livre de Richard Dawkins, Le gène égoïste nous conduit de nouveau vers la lutte pour la vie : la morale animale n’est qu’au service du gène et de l’espèce…On peut s’interroger à vrai dire sur ce néodarwinisme qui manque de voir que le gène lui-même ne saurait être égoïste dans la meure où tout gène d’une espèce s’inscrit au sein d’un écosystème et plus largement au sein d’une biosphère. La lutte pour la vie s’inscrit au sein même d’un tout de la vie. Quand le commentateur animalier projette sa bestialité sur l’animalité, ne fait-il pas preuve d’anthropocentrisme ? Le lion qui mange la gazelle fait-il preuve de cruauté ? Il n’y a de bestialité que parce que nos pulsions ne sont plus régulées par des instincts ou par des sentiments centrés sur le sentiment d’incarner ici le tout de la vie…Arnaud Desjardins défendant la non-dualité écrit dans la onzième lettre de ses Lettres à une jeune disciple : »Chacun s’arroge le droit de décider ce qui est « juste » ou « injuste », qui sont les bons et qui sont les méchants, mais aucun jugement n’a jamais fait l’unanimité et l’hostilité, le mépris, la haine continuent à déchirer les humains entre eux – toujours au nom du Bien contre le Mal. Lire la suite

Juil 14 2017

Rapprochez-vous


Juil 14 2017

Éric Baret Éloignement

Ne croyez rien, ne vous accrochez a aucune vérité, aucun paradigme, aucun enseignement