Août 4 2017

Steven Norquist : L’illumination 2/

Déjà éveillé
Là, maintenant vous voyez déjà à 100 % toute la vérité qui puisse jamais exister.
Vous pensez que vous ne la voyez pas, mais il est impossible de l’éviter.
Vous êtes complètement réalisé, et il ne peut en être différemment.
La conscience simple et ordinaire que vous avez de toute chose qui
apparaît dans le monde, ou dans votre mental, est la vérité. Il n’y a rien
de plus dans l’illumination que réaliser directement que ce qui apparaît
dans la conscience, « avant » que vous vous en saisissiez, est la vérité.
La Réalité Ultime est qu’il n’y a pas et qu’il n’y a jamais eu un « vous »
qui puisse revendiquer un objet de la conscience.
Il n’y a pas de soi. L’illumination est simplement la pure conscience
impersonnelle de toute chose qui apparaît, instant après instant.
C’est le sentiment fantomatique de non-être combiné avec une clarté
saisissante. C’est une beauté dansante au-delà de toute description
terrestre, éprouvée par la vacuité.
Vous êtes cette vacuité et l’avez toujours été. Il n’y a toujours eu que
l’illumination. Il n’y a toujours eu que l’existence/conscience.
Ressentez la vacuité, votre non-être, alors que l’univers s’étend à l’infini.
Marchez dans une pièce bondée de monde sans vous trouver. Si vous
pouvez le faire, vous saurez alors que vous êtes déjà illuminé et dans
cette connaissance, vous réaliserez que vous l’avez toujours su, et 
pourtant que vous n’avez jamais existé pour le savoir.
Que vous demeuriez dans votre ignorance ou dans votre connaissance,
vous êtes arrivé.

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Août 4 2017

Ravissement contemplatif :

Plotin (élève de Platon)

« Souvent je m’éveille à moi-même, comme délié de mon corps ;
je deviens extérieur à tout ce qui m’est autre,
je me recueille à mon intime ;
je vois une beauté merveilleusement grande.
Je suis persuadé d’avoir alors plus que jamais
part au sort le meilleur;
j’exerce l’acte de vivre une vie excellente ;
je m’identifie au divin ;
j’y suis établi,
au terme de cet acte vital supérieur,
m’y voici installé au-dessus de tout autre intelligible.
Mais quand il me faut,
après cette pause dans le divin,
redescendre de l’intuition intellectuelle
à la raison discursive,
je suis dans l’embarras
et me demande
comment je puis maintenant descendre
et comment il m’est advenu que mon âme,
étant essentiellement comme elle vient de m’apparaître,
à bien pu s’enfermer dans ce corps ;
Or elle y est bel et bien ».

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