Sep 30 2017

Oui ! Qui es-tu ?

Es-tu prêt à faire pour un moment simplement l’expérience d’être? Sans effort aucun, sans retenir, sans laisser aller, sans rien? Juste être ce que tu es sans savoir ce que c’est? En conscience complète de toi-même ?

Le moment juste que tu pourrais attendre n’existe pas, parce que le moment juste est maintenant. Le mental pensant rejette ce moment. Il rejette toutes sortes de choses. Il rejette la douleur, la colère, la peur, ou toute autre chose qu’il ne veut pas. Que serait-il si tu rencontrais tout ça, maintenant? Si simplement tu renonçais à l’effort requis à repousser quelque chose? Alors tu reconnais : La douleur vient- la douleur s’en va. Toi, tu es toujours là ! Des sensations viennent – des sensations s’en vont. Elles passent. Mais toi, tu restes.

Es-tu une pensée ? Tu ne peux pas être une pensée parce que les pensées ne sont pas toujours là. Qu’est-ce qui est toujours là ? Tourne ton attention vers ce qui est toujours là.

Tu es Un avec la douleur, mais tu ne touches pas la douleur. Ainsi comme le ciel est Un avec les nuages, mais les nuages ne touchent pas le ciel ! Tu ne le comprends pas, parce que le mental pensant n’est pas capable de le comprendre. Les émotions passent, les pensées, les sensations – comme les nuages passent, comme le temps qu’il fait passe. Le moment où tu as un intérêt pour le temps, tu es saisi par la souffrance! La tristesse apparaît, brusquement vient le mental pensant et dit : « Oh mon Dieu … je ne veux pas … je ne peux pas … ceci ne devrait pas être … ». Ou bien il te raconte une autre histoire – les archives du mental pensant sont inépuisables.

Tant que tu t’intéresses au temps qu’il fait, tu t’intéresses à la souffrance. Quelle que soit l’histoire : Ne touche pas au temps! Les phénomènes viennent et s’en vont, et le moment suivant le temps a déjà changé. Quand tu le laisses passer, quand tu ne le saisis pas, quand tu ne t’impliques pas – alors ce n’est plus toi qui racontes les histoires, mais bien la vie qui raconte des histoires. Non plus de toi, personnelles, mais bien impersonnelles, racontées par la vie même. Et alors c’est merveilleux d’écouter des histoires, de lire des histoires, de suivre des histoires.

Intéresse-toi au ciel ! Le ciel est ce que tu es. Le ciel est ici maintenant. Les nuages sont dans le ciel. Détends-toi simplement, permets-le. Et sois en silence. Dans ton propre silence, dans l’état d’attention détendue tu reconnais qui tu es. Es-tu prêt ? Es-tu prêt à abandonner le corps ? Es-tu prêt à abandonner le mental pensant ?

Alors le moment est venu de mourir ! Que veux-tu encore chercher dans le futur, ou trouver ? Quand maintenant tu peux être prêt à mourir, et tout laisser mourir ? Laisse la tempête se calmer. Laisse le corps se calmer …

L’ouverture est ici, la Conscience est ici, elle attend seulement que tu acceptes le cadeau. Tu es ici, et tu t’impliques dans ce moment unique. Et alors tout perd le sens qu’il avait. Le temps perd sa réalité, penser perd sa substance. La pensée-« Je » s’enfonce. Et tu reconnais : Le monde est vide, le corps est vide et tout s’enfonce dans ce vide. Ce vide est la libération du fardeau de millions d’années de développement, de devenir, d’histoire. Tu es sans histoire, tu es sans passé, tu es sans futur, tu es sans pensée.

En complète reddition tu coules de plus en plus profondément. Et dans ce vide – depuis ce vide – s’ouvre silencieusement l’amour – l’amour de la conscience elle-même.

Tu es ce d’où les phénomènes émanent ! Les phénomènes naissent en toi. Tu es ce qui ne change pas. Tu es ce qui reste. Tu es ce qui en est conscient. Tu es ce qui pénètre les phénomènes. La Conscience pénètre tous les phénomènes. Il n’y a rien qui ne soit pas pénétré par la Conscience. Et la Conscience est maintenant et parfaite.

Dans la Conscience il n’y a pas de séparation. Les corps sont séparés. Les corps seront toujours séparés. Tu n’as à chercher aucune fusion physique. La fusion a déjà eu lieu dans la Conscience depuis longtemps. La Conscience est ici – et tu es la Conscience. OM est la Conscience. La Conscience parle à la Conscience.

Je suis le même que toi ! Rien ne t’empêche de le voir ! Tu reconnais ton propre Moi, et tu es avec le Moi. Tu cherches cette rencontre avec le Moi. La réalisation de l’homme est humanisme – un humanisme qui est conscient de l’éternité de l’Être.

Tu es ce que tu es. C’est tout. Et ceci est au-delà de toute chose.

OM.C.Parkin

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Sep 30 2017

Nous avons fait de la sexualité un problème

Extrait d’une conférence de Krishnamurti donnée à Bombay, le 12 mars 1950

Pourquoi transformons-nous en problème tout ce que nous touchons? Nous avons fait de Dieu un problème, nous avons fait de l’amour un problème, nous avons fait un problème de la relation, de la vie, et de la sexualité aussi. Pourquoi? Pourquoi tout ce que nous faisons pose-t-il problème? Pourquoi acceptons-nous d’être écrasés par les problèmes? Pourquoi n’y mettons-nous pas fin? Pourquoi ne savons-nous pas mourir à nos problèmes, au lieu de les perpétuer jour après jour, année après année? La sexualité soulève de toute évidence une question pertinente, mais il en est une autre plus fondamentale: pourquoi faisons-nous de la vie un problème? Le travail, le sexe, l’argent qu’il faut gagner, les pensées, les sentiments, les expériences – bref, tout ce qui constitue la vie – pourquoi tout cela est-il aussi problématique? Ne serait-ce pas essentiellement parce que notre pensée part toujours d’un point de vue donné, d’un point de vue fixe? Notre pensée procède toujours en partant du centre pour aller vers la périphérie, mais chez la plupart d’entre nous, la périphérie nous tient lieu de centre, de sorte que tout ce que nous touchons est superficiel. Or la vie n’est pas superficielle, elle exige d’être vécue dans son intégralité. Et parce que nous ne vivons que superficiellement, nous ne connaissons que réactions superficielles. Quoi que nous fassions au niveau périphérique, cela suscite inéluctablement un problème, et c’est ainsi que va notre vie – nous vivons dans le superficiel, et nous nous contentons de vivre à ce niveau, avec tous les problèmes liés au superficiel. Lire la suite

Sep 29 2017

Arnaud Desjardins

Arnaud Desjardins
arnaud desjardins
« Le but, le seul, c’est de franchir ces limitations, ces contradictions, ces finitudes,
pour s’éveiller à la Conscience réelle. »

Né le 18 juin 1925, éduqué dans un milieu chrétien protestant, Arnaud Desjardins est l’un des premiers occidentaux à avoir découvert et fait découvrir par des documents télévisés, grâce à ses nombreux voyages et sa passion pour la spiritualité, de grandes traditions méconnues des européens : l’hindouisme, le bouddhisme et le soufisme (mystique de l’Islam) en particulier. Il a également séjourné dans un monastère chrétien trappiste.

Sa philosophie, très loin de tout esprit sectaire, s’inspire de la pensée de Swâmi Prâjnanpad tout en se montrant très proche du bouddhisme zen et ouvert à toutes les grandes traditions religieuses, qu’elles soient orientales ou occidentales.

Cette philosophie s’incarne dans une authentique sagesse pratique, qu’il enseigne à ses disciples. C’est à la lumière de cette pratique quotidienne, et de tous les instants, qu’il a relu les Évangiles et qu’il peut se dire chrétien. En effet, si la sagesse est universelle, il importe à ses yeux de s’inscrire dans une tradition religieuse, de préférence celle dans laquelle on a vu le jour, pour approfondir celle-ci en évitant le piège du syncrétisme, auquel notre époque succombe volontiers. Lire la suite


Sep 29 2017

Éric Baret – La joie de ne rien être


Sep 28 2017

Grâce et gratitude

« Comme un don gratuit, on reçoit un nouvel état de conscience et d’être. La vie est don gratuit, l’éveil est don gratuit et tout ce qui arrive est don gratuit. C’est le sens du mot “ Grâce ”. Il y a trois choses à se rappeler ici. Tout d’abord : Ce qui nous est donné doit être reçu avec reconnaissance. Pas simplement les belles et bonnes choses, pas juste ce qui plaît et nous est agréable. TOUT. On remercie pour tout. On remercie tout le temps. Les petits bonheurs, les petits malheurs, les bons coups, les coups durs, tout. L’humilité est venue avec la reconnaissance de notre impuissance. Cette humilité, avons-nous dit, est le fondement de la nouvelle vie, de la vraie vie. Et la reconnaissance (la gratitude), c’est l’humilité vécue à chaque instant : c’est voir que rien n’est venu de nous, que rien ne nous appartient, que nous ne faisons strictement rien, que tout est un cadeau continuel du Courant de la Grâce. (Le mot “gratitude” vient aussi de “grâce” : c’est un acte gratuit, spontané, pour aucune raison, “pour rien”. On remercie spontanément et gratuitement).

Deuxièmement : Ce qui est reçu doit être donné avec générosité. La vie est un courant de générosité intarissable, d’amour sans attache, de don sans attente. La vie, c’est un courant qui se donne sans compter, sans condition, sans marchandage. Donner ce que l’on a reçu, car tout passe, rien ne demeure, tout nous coule de toute façon entre les doigts, tout est mouvement et rien ne doit resté emprisonné dans un coffre-fort, une banque, un frigo ou un cœur. Tout doit circuler. La vie est aussi un courant paisible. Lorsque ce courant est agité et bousculé, cela est dû surtout à nos passions, à notre émotivité, à nos attentes, notre désir de posséder, notre avidité, notre impatience, notre souci pour l’avenir, pour le “ demain ”, le “ plus tard ”, pour “ quand je serai heureux ”. Mais une fois que l’on a mené l’aventure de tout essayer, de goûter à tout, de tout vouloir, de tout posséder, on se retrouve les mains et le cœur vides : ce n’est pas ce qu’on voulait. Saint Paul le disait bien, il y a déjà 2000 ans : Je ne fais pas ce que je veux; je fais ce que ne veux pas. En effet, on peut dire d’une grande partie de sa vie : ‘’Ce n’est pas ce que j’ai voulu.’’

C’est dans le présent que se trouve la Sérénité. Tout le sens des douze étapes, tout le voyage spirituel que la Grâce nous fait parcourir, c’est un voyage vers la sérénité. Non seulement l’abstinence, c’était l’étape clé, mais seulement une étape, le fond de tout cela, le cœur de notre vie et de notre être, c’est la SÉRÉNITÉ, la Présence de Dieu; cette Sérénité qui est venue par l’aveu d’impuissance, l’abandon total au Dieu “ tel que nous Le concevions ”. La reconnaissance continuelle qui se manifeste dans une générosité continuelle. Être serein, c’est être apaisé; c’est rentrer au bercail; c’est arrêter de lutter, rendre les armes, se rendre à Dieu, s’abandonner; c’est renoncer à mener, à contrôler, à comprendre, à savoir. C’est être vidé du Moi et rempli de l’Énergie divine; c’est être Son instrument et n’être que cela. Que Sa Volonté se fasse et que la mienne se perde dans la Sienne. “ Voilà vraiment ce que je veux : voilà enfin ce que j’ai toujours voulu ”. Je dis OUI à tout, sans broncher, solidement ancré dans l’Être au fond de moi. Je ne veux rien pour moi et j’accepte tout ce que la Grâce m’enverra. Rien ne peut détruire cet Être. Cela ne dépend plus de moi. Ma vie ne m’appartient pas, ne m’appartient plus. Tout devient simple et transparent. C’est la Sérénité de Dieu qui vit en moi, qui vit ma vie. »

Placide Gaboury
http://placidegaboury.com

 


Sep 28 2017

Jean Bouchart d’Orval

VIVRE EN POÈTE

Malgré les apparences, nous, les humains, ne souffrons que d’une chose : nous avons perdu de vue que nous habitons cette terre en poètes. Nous ne sommes pas ici pour réussir une vie personnelle, une vie de couple, une vie de ceci ou de cela, et encore moins pour faire croître «l’économie».

Profondément notre vie n’a ni utilité ni but, ce qui ne l’empêche pas d’être parfaite intelligence…

Le corps est un instrument de musique, l’esprit est la page sur laquelle s’écrit le poème de nos vies et nous en sommes le pur Spectateur.

Comment nous y prenons-nous pour ne pas voir cela et continuer de vivre dans le calcul et l’inquiétude ? Voilà la merveille à explorer ensemble avec un esprit silencieux et joyeux.

Jean Bouchart d’Orval

http://ventdeveil.blogspot.com


Sep 28 2017

Réflexions autour de quelques propos de Maître Eckhart (à écouter sans fautes!)

Réflexions autour de quelques propos de Maître Eckhart par taberloo

Réflexions naïves autour de quelques écrit de Maître Eckhart repris du livre Discours du discernement présenté par A. J. Festugière et édité par Arfuyen »Aucun récipient ne peut contenir deux sortes de boisson. S’il doit contenir du vin, il faut nécessairement qu’on enlève l’eau. Il faut qu’il soit nu et vide. »Voilà une des phrases de départ de cette réflexion.


Sep 27 2017

Le tout est plus que la somme de ses parties

C’est une loi que l’on retrouve partout, dont j’ai eu souvent l’occasion de vous parler, et qui est valable dans le monde de .la spiritualité : l’ensemble est toujours plus que la somme des parties.
Accumuler ou additionner des parties ne donnera jamais l’expérience de l’ensemble.
L’accumulation, l’addition d’expériences, ne peut pas éveiller à l’intelligence de l’ensemble de la vie.
Si cela est vrai, si l’ensemble est plus que la somme des parties, cela sous-entend, d’une certaine façon, que la partie est plus que la partie ; ce n’est pas évident à première vue, je dirais que c’est très optimiste. Mais si l’ensemble est plus que la somme des parties, cela veut dire que la partie bénéficiant de cette intelligence de l’ensemble est obligatoirement plus qu’une simple partie. Lire la suite

Sep 27 2017

Tu es énergie. Les émotions de souffrance sont un monde de séparation. La Paix un monde d’Unité. Tu es Paix.

Monica Stewart : dance of joy

 Mboté à tous,

Le monde est énergie. Tu es énergie. La maîtrise c’est d’en prendre conscience et d’utiliser au mieux ces mouvements énergétiques.Tu es énergie, baignant dans un bain d’énergie et influant sur lui.
Tous ensemble nous sommes capables de créer des tsunamis ou une mer calme, paisible, sous un magnifique soleil.Tu es responsable de ton énergie et de ce qui émane de toi. Recherche la Paix en toi, et elle émane de toi et tu contribues à créer la Paix autour de toi.

L’émotion de souffrance est créée par une pensée de séparation. Si elle semble venir te trouver, accueille-la, mais n’y reste pas. Pendant que tu y es, tu te dis, en toi : plus haut, plus haut ! avec force. Et cette émotion ne peut te retenir, elle est traversée, tu t’es élevé. C’est comme un monde, le monde émotionnel de souffrance, à traverser. Tu peux même le voir passer sans te laisser toucher le moins du monde. Ou alors tu peux le traverser vite, très vite. On sait que c’est un monde et qu’il ne peut plus te tenir en lui, car tu l’as reconnu, tu as reconnu ce qui le génère, les pensées de séparation, et tu sais que cela est faux. CELA EST FAUX. Alors tu ne te laisses plus prendre, tu reconnais, tu vois passer ou tu traverses vite, très vite, et tu vas plus haut. Tu te retrouves dans cet espace de Paix, qui se suffit de lui-même.

La Paix, c’est une nourriture, c’est nous. La Paix, c’est notre véritable espace de Vie. La vérité c’est que tu es PAIX.

Quand tu traverses la couche du monde émotionnel et mental, tu atteins un espace où tu te sens fondre dans la totalité. Tu es énergie baignant dans l’énergie.
Cet état peut même être perçu hors de l’état habituel méditatif, c’est-à-dire les yeux ouverts, même quand tu marches. Tu ressens tout ton environnement, comme si ton corps n’avait pas de limite et fait partie du décor, au même titre que la fleur. Tu vibres et tu ressens la vibration, c’est comme un courant.

Cet état n’est ni émotionnel ni mental, car c’est le vide de la pensée. Cet état est pur Paix.

Là tu es conscient que tu es énergie baignant dans l’énergie. Tu es Un, se fondant l’un dans l’autre. Aucune projection là, juste la Vie. Tu vis intensément ce que tu es, l’espace, tout ce qui est, dans le moment présent.

La Paix, la Sainte Paix, est ta véritable demeure.

Si tous vibrent à cette fréquence, ou une grande majorité, … tout ce que tu envoies dans l’Univers te revient. Univers, Uni vers, soyons unis vers la Paix. La face du monde en est changée.  Nous matérialisons ce que nous vivons en nous.

Paix à tous.

http://koyeba.blogspot.com


Sep 27 2017

Seule la spiritualité peut résoudre les problèmes du monde

Deepak Chopra, Huffington Post, 24 février 2010
http://www.huffingtonpost.com/

Avant d’aborder la question de l’importance de la spiritualité à notre époque, nous devrions d’abord la définir. La spiritualité est l’expérience de ce domaine de la conscience où nous expérimentons notre universalité. Ce domaine de la conscience est la conscience du cœur qui réside au-delà de notre mental,  de notre intellect et notre ego. Dans les religions traditionnelles, cette conscience du cœur s’appelle l’âme, laquelle fait partie d’une âme collective ou d’une conscience collective, qui à son tour fait partie d’un champ plus universel de conscience appelé, dans les religions, Dieu. Lorsque nous avons un aperçu, même partiel, de ce niveau de conscience, nous expérimentons la joie, la perception profonde, l’intuition, la créativité et la liberté de choix. De plus, il y a l’éveil à l’amour, la gentillesse, la compassion, la joie de la réussite des autres et l’ équanimité.  Lorsque l’agitation de notre mental s’assagit, notre corps commence aussi à s’ auto-guérir parce qu’il s’apaise. Les mécanismes d’ auto-réparation du corps se mettent en activation lorsque l’esprit est en paix car, au niveau le plus profond, l’esprit et le corps deviennent inséparablement un.