Sep 12 2017

Puisqu`on vous dit que tout n`est qu`illusion

 

Et en plus on nous prend pour des cons, ce que nous sommes car imaginé tout le reste….


Sep 12 2017

Par-delà notre illusion s’ouvrent les voiles

Par le Passeur.

Le sentiment de séparation est une serrure artificielle particulièrement solide dans les cultures occidentales, mais dont nous pouvons nous affranchir. Parce qu’on nous l’a appris, nous nous sommes façonnés notre vie durant des bulles de « sécurité » dont les membranes se sont épaissies au fil des expériences mal comprises qui sont devenues autant d’épreuves. L’espace que nous nous réservons dans ces bulles – en fait l’espace qui est la cellule minimale de survie de notre Moi – varie selon notre capacité à l’investir et à le maintenir.

Pour beaucoup, cet espace est le minimum considéré comme vital. Et c’est ce manque d’espace dans la bulle qui rend agressif et soucieux de coloniser davantage d’espace. C’est une des raisons pour lesquelles il y a tant d’agressivité et de défiance dans les villes. Tel que c’est vécu, l’espace commun y est restreint et doit être distribué entre tous en fonction des rapports de force qui s’établissent. Les guerres de colonisation y sont donc permanentes et ceux qui en sont victimes décuplent leur agressivité pour tenter de trouver un peu d’oxygène et de reconnaissance de soi.

Évidemment, tout ceci est insensé. Mais c’est pourtant ce qu’on nous a habitué à créer et à renforcer depuis notre enfance. Il va de soi que pour avancer sur le chemin de l’amour de soi et de l’amour d’autrui, il faut percer cette bulle et s’en extirper. C’est un réel effort, il est même considérable tant cette bulle est intégrée à la conception que nous avons de nous-même, tant nous nous sommes mis dans la tête qu’elle nous représente et que toute tentative non autorisée de l’approcher est vécue comme une agression.

Pourtant, nous savons ouvrir cette bulle à nos proches, nous savons fusionner des bulles entre elles si nous le désirons. Et ce processus de fusionnement, telles des bulles de savon qui s’attirent et s’unissent, s’appelle l’amour. C’est parce que nous aimons un ami, un enfant, un homme ou une femme, un chien, un chat, un arbre, un paysage, que nous élargissons notre espace vital au leur. C’est donc quelque chose que nous savons faire lorsque nous le choisissons.

Il est salutaire de bien se représenter ce que signifie cette bulle fictive mais si prenante. Elle est la manifestation artificielle mais bel et bien concrète de notre sentiment de séparation. On l’emmène partout avec nous et elle conditionne nos rapports aux autres et notre ouverture à toutes les perceptions. Concrètement, elle nous amène souvent à percevoir l’étranger qui approche avec un sentiment premier – variable selon les cultures – de défiance et parfois même de défense. Alors que nous pourrions l’accueillir avec le sourire et dans la joie d’un partage possible au sein d’un nouvelle expérience enrichissante, nous opposons d’emblée un masque guerrier qui ne cache en fin de compte une fois de plus que la peur de voir sa bulle de « sécurité », bien illusoire, atteinte dans son intégrité. Ce qu’on appelle un sentiment de défiance : je me défie de celui que je ne connais pas et qui est susceptible d’envahir mon espace vital.

Quand on se sent « séparé » de l’univers, on se sent seul et petit, vulnérable au sein d’un nid de prédateurs imaginaires, qui en réalité, se sentent comme nous et ont tout aussi peur de l’autre. Chacun porte ainsi en lui le potentiel d’un prédateur pour autrui. Le serpent se mord la queue en cercle non parce qu’il s’est trouvé, comme il en est originellement le symbole, mais parce qu’il se dévore en ne se reconnaissant pas lui-même. L’illusion se nourrit d’elle-même.

La plupart ont connu au moins une fois dans leur vie ces rares moments où la bulle s’ouvre et où l’on fusionne avec tout ce qui nous entoure. Ca peut être assis sur le flanc d’une montagne à écouter le vent dans les sapins, devant le spectacle d’une aube ou d’un crépuscule, dans une salle de concert où la musique emplit l’âme, au sein une assemblée fraternelle dont la communion ouvre les cœurs ou encore dans une méditation… Quelle que soit l’occasion, c’est toujours un moment de grâce inoubliable. Remontez au sentiment qui fut le vôtre lorsque cela vous est arrivé, sentez-en l’empreinte qu’il a laissé à travers le temps, contactez ce que vous étiez en cet instant et percevez la richesse immense qui fut alors la vôtre. Ces moments sont la Vérité. Ces moments sont la vision de ce que vous êtes et que vous abandonnez à chaque fois que par habitude et négligence se referme votre bulle.

Personne d’autre que vous ne peut faire le choix d’entreprendre l’effort au quotidien de dissoudre ce qui vous maintient dans le mal-être de la séparation. Cet effort n’est rien d’autre qu’une vigilance à exercer sur nous même, sur notre manière d’approcher l’autre ou de l’accueillir.

En cette période bénie de l’histoire de notre humanité, nous allons tous vers la réunification. Notre monde abandonne la séparation pour aller vers l’Unité. Qu’est-ce que cela veut dire ? Ça veut dire que parce que le moment est venu, notre Terre, qui est une conscience à part entière, a entrepris son ascension vers une fréquence vibratoire plus élevée et que tout ce qu’elle porte se trouve devant le choix d’accepter ou pas cette ascension avec elle.

Dans notre histoire, le sentiment de séparation a existé parce que la basse fréquence de la matrice de vie qui a été la nôtre a forgé le moule de ce sentiment. Chaque être dont le travail fait sur lui-même a rehaussé sa fréquence vibratoire, a pu dissoudre une part plus ou moins épaisse de ce sentiment de séparation. Quelques êtres d’exception, qui souvent ont consacré une vie à cela, ont pu atteindre le stade de la fusion. Aujourd’hui, l’ancienne matrice est quasiment dissoute et le nouveau treillis énergétique qui se tisse autour de la Terre ne laisse pas plus de place au sentiment de séparation qu’à tout autre sentiment de nature involutive qui polluerait son espace (voir cet article). Tout ce que porte la Terre fait donc le choix, en conscience ou non, de suivre le mouvement et de rester là, ou pas.

Pour celles et ceux qui ont fait le choix d’âme de suivre cet élan ascensionnel, c’est un confort que d’avoir conscience que seules nos croyances et nos habitudes sont à présent nos limites. Il n’y a plus une vie à consacrer à l’éveil pour s’extirper de la matrice qui nous a enfermé. La matrice ancienne n’est plus ou pratiquement plus. Tout va donc beaucoup plus vite en réalité et seuls nos attachements peuvent encore nous freiner. Il n’y a plus de fausse obligation a considérer que l’espace commun doit être distribué, il peut demeurer ouvert à tous sans qu’on y pose la moindre clôture. Dans le nouveau paradigme qui se met en place, le respect et la fraternité entre les êtres et les peuples se fera naturellement. La confiance remplacera la défiance et elle sera pleinement justifiée dans les faits.

J’ai conscience que parmi ceux qui s’éveillent à cette mutation majeure, certains ont beaucoup de mal à croire que le monde va changer à ce point. Ils sont encore englués dans tout ce qui a fait leur vie et à ce stade ce sentiment est donc tout à fait normal. C’est pourquoi il n’y a aucune utilité à s’arrêter au jugement et à la critique et aucun bienfait à s’agiter encore dans les polémiques et les conflits. La seule chose à faire durant cette période de transition pas toujours confortable en raison de l’opposition acharnée en soi de l’ego, c’est d’avancer à la seule écoute de son intuition, en prenant partout avec gratitude ce qui est offert de bon pour soi sur le chemin. Lorsque cette phase transitoire où les oscillations du moral sont fréquentes, avec leurs sinusoïdes de doutes et de sentiments d’euphorie, est passée, alors il ne s’agit plus que d’Être. Ce qui signifie maintenir la vibration établie, dans laquelle les doutes, les baisses de moral et tout autre sentiment qui tire vers le bas, ne sont plus qu’un souvenir du temps où l’on était enfermé dans sa bulle.

En cet état « d’Être », tout devient très simple au quotidien, la joie de vivre est omniprésente et la lumière en soi rayonne. On n’entre plus dans les conflits car l’on voit en l’autre qui s’oppose, comme en un livre ouvert, la blessure en lui qui se manifeste. C’est la compassion qui remplace alors la réaction et elle est un baume de guérison pour celui qui la reçoit, même s’il est possible qu’il ne la perçoive pas ainsi. Peu à peu d’ailleurs, les conflits ne se présentent plus à nous car ils ne sont plus dans notre réalité. La fréquence vibratoire en laquelle ils naissent et grandissent n’est plus la nôtre et les réalités s’éloignent.

Nous avons créé nos champs d’expérimentation en fonction de ce que nous avions à comprendre et à guérir en nous. Mais nous sommes arrivés au point où une toute nouvelle expérimentation s’installe qui se substitue à celle en cours. Si nous avons choisi de la vivre, nous la vivrons, avec plus ou moins de confort dans le passage d’un monde à l’autre selon que nous aurons jeté plus ou moins de sacs de sable par-dessus bord. A l’échelle de nos sacs de sable, la bulle que nous croyons représenter notre intégrité physique et subtile est celle qui compresse l’enveloppe et empêche la montgolfière de s’élever. L’amour est le souffle chaud qui la gonflera.

Fraternellement,

© Le Passeur – 26 Juillet 2011 – http://www.urantia-gaia.info Cet article est autorisé à la copie à la seule condition de respecter l’intégralité du texte et de citer la source.


Sep 12 2017

Hommage à la racine

La racine ne peut pas être vue par l’esprit ordinaire ; la racine ne peut pas être perçue par les sens communs.

La réalisation de la nature de la racine n’est pas la conséquence d’une pratique, d’un comportement particulier, ni d’un acte de dévotion.

La réalisation de la nature de la racine n’est pas la conséquence d’une pensée, d’une compréhension, d’une perception, ni d’un enseignement.

La racine n’est pas située dans l’espace ni dans le temps ; mais le temps et l’espace, tous les phénomènes, ainsi que tous les êtres, sont ses fruits.

La réalisation de la nature de la racine ne peut pas être obtenue en lisant ce texte ; elle ne peut pas être obtenue en faisant autre chose non plus.

La réalisation de la nature de la racine ne peut pas être obtenue ni perdue. La réalisation de la nature de la racine ne peut se faire que par la racine elle-même. Elle seule peut se sentir être la racine. Lire la suite


Sep 12 2017

N’être plus personne (« Nobody Home »)

N’être plus personne En tant qu’enfant, on te disait que tu étais quelqu’un. En tant que lecteur de ce livre, tu présumes probablement que tu es quelqu’un qui tient ce livre dans ses mains. Peut-être même tu t’imagines être un chercheur sur une voie spirituelle. Probablement, tes dirigeants spirituels t’ont dit aussi qu’il y a quelque chose qui cloche chez toi. Il se peut que tu crois ça toujours. Qu’il faut suivre leurs règles pour atteindre le paradis céleste. Qu’il faut faire de ton mieux pour le mériter. Qu’il faut répondre à certaines normes si tu veux achever ta quête spirituelle. Il se peut que tu continues à croire tout cela aussi.

Cependant, il est possible qu’entretemps tu as commencé à t’interroger sur toutes ces histoires qu’autrefois tu acceptais comme vraies. Est-ce vrai tout ce qu’on t’a racconté? Il est possible que tu aies déjà découvert qu’il y quelque chose qui cloche dans toutes ces histoires. Et si le temps n’était rien d’autre qu’une construction mentale? Et si la personne n’était rien d’autre qu’une pensée différente? Quand aussi bien l’axe du temps linéaire que la croyance d’une personne distinguée ne sont que des concepts, alors que reste-t-il des tes objectifs spirituels? Et si la voie spirituelle n’existait point? Et si la voie vers la libération n’existait point? Et si la personne qui se sent enfermée, n’est rien d’autre qu’une construction mentale? Et si la libération spirituelle n’est rien d’autre qu’un mythe?

Quand tu es convaincu d’être emprisonné et que tu me demande comment faire pour échapper, que puis-je dire s’il est clair que les murs de cette prison ne sont que de l’air? Et si d’abord tous ces murs n’étaient que de l’imagination? Tu te plains de porter une corde autour du cou et que cette corde t’empêche d’être libre. Et tu me demandes comment faire pour te débarrasser de cette corde. Ou tu espères que je peux couper la corde autour de ton cou. Que puis-je dire s’il est clair qu’il ne s’agit que d’une corde imaginaire? Tu attends que je t’explique une technique pour pouvoir dénouer la corde autour de ton cou, quand il s’agit d’une corde imaginaire? Tu attends que je te montrerai la voie spirituelle pour résoudre tes problèmes quand la voie n’est qu’imagination? Est-ce possible que je te promets un avenir meilleur si l’avenir n’est qu’une illusion? Peux-tu attendre de moi que je t’aborde comme étant un individu s’il est clair que l’individu n’est qu’une illusion? Aussi bien ‘tu que la corde autour de ton cou sont de l’imagination.

Jan Kersschot

Sep 12 2017

Steven Harrison – La fin du vouloir

Steven Harrison est écrivain et conférencier américain reconnu sur les thèmes de l’éveil de la conscience et des relations humaines.

Le dépendant regarde l’objet et pense, «je veux» et « je ne devrais pas». La tension de ce monde divisé ne peut se résoudre que temporairement en se laissant aller à l’objet du désir. Mais le dépendant se retrouve à nouveau devant le « je veux» et « je ne devrais pas». Et encore et encore, il se laisse aller.

Faisons-lui suivre un programme de réhabilitation. À présent il entend uniquement « je ne devrais pas», si fort, que le «je veux» en est étouffé. Il est libre de la dépendance, mais le prix en est une éternelle négation du «je veux», la suppression de l’élan à faire l’expérience. Le dépendant est libre de l’habitude destructrice, mais il est dans la non-expression, la non-manifestation et il n’est pas comblé. À présent la dépendance est au «je ne devrais pas», et il doit s’y laisser aller aussi fréquemment qu’autrefois il se laissait aller à ses désirs.

Et si nous faisons disparaître le conflit, si nous retirons le «je ne devrais pas» ? Tout ce qui reste est le «je veux». Le «je veux» est conduit à acquérir, à posséder, à faire l’expérience des choses. Le «je veux» est centré sur le moi, il ne se soucie pas du monde environnant car il n’y a plus de «je ne devrais pas». Le «je veux» prend et prend sans relâche. Il se nourrit sans fin de l’objet de sa convoitise sans jamais être rassasié. Il consomme, jusqu’à ce que dilaté, et surchargé, il s’effondre sous ses propres excès.

À présent, retirons le «je» du «je veux». Ôtons le centre de la perspective, l’identité de l’impulsion. Le vouloir sans le «je» qui lui est attaché ne peut trouver de direction. Il est sans l’intelligence de savoir quoi dévorer. Il n’y a pas de «je ne devrais pas» pour lui fournir des indices car il n’y a plus de «je». Le vouloir ne retire aucune joie de l’abandon à ses désirs car sa nature est de vouloir, pas d’avoir. Sa nature est de vouloir, pas de faire l’expérience des choses. Vouloir n’a ni passé ni futur. Il ne peut se souvenir de ce qu’il cherche, ni pourquoi il cherche. Ce n’est pas le vide en quête de plénitude, la dépression en quête de bonheur. Ce n’est pas la solitude en quête d’une relation. C’est vouloir. Simplement vouloir. Continûment vouloir.

Il n’y a rien à faire pour ou avec vouloir. Il existe de façon inhérente dans sa propre nature.

Nous avons écarté «je ne devrais pas» du «je veux – je ne devrais pas» du dépendant et avons trouvé laisser-aller et destruction. Mais nous avons continué par le retrait du «je». Et là, nous sommes parvenus à un espace où le vouloir existe mais n’a pas d’activité, pas d’expression, pas de pouvoir et il ne cause aucun mal.

Nous découvrons que l’addiction n’est pas une addiction à nos désirs, mais une addiction à nous-mêmes. Le désir n’est pas le problème. « Nous-mêmes »est le problème.

Le désir sans identification, sans «moi» n’a aucune force. La dépendance, sans le dépendant, n’a aucune expression et donc n’appelle aucune suppression.

Si le centre, le «moi», quitte l’arène de la dépendance, il n’y a pas de combat. «Devrait» et «ne devrait pas» demeurent mais il n’y a rien pour leur fournir de l’énergie. C’est l’épuisement de la dépendance et l’épuisement de «moi».

Steven Harrison – Etre Un, se trouver dans la relation – Editions Accarias L’originel

 http://decouvertetcheminement.blogspot.com


Sep 12 2017

Changer son regard !