Sep 22 2017

L’univers de Douglas Harding


Sep 22 2017

Quel est l’avenir de l’humanité ?

Publié par Saby

On peut se demander quel est l’avenir de l’humanité, l’avenir de tous ces enfants que vous voyez criant, jouant, si heureux, doux, aux jolis minois – quel est leur avenir ?

L’avenir est ce que nous sommes maintenant. Cela a été ainsi historiquement depuis des milliers d’années – la vie et la mort, et tout le labeur de nos vies. Il ne semble pas que nous ayons beaucoup prêté attention à l’avenir. Vous regardez à la télévision des divertissements sans fin du matin jusque tard dans la nuit, mais à l’exception d’un ou deux canaux, ils sont très brefs et pas très sérieux.

Les enfants sont divertis. Toutes les publicités soutiennent le sentiment que vous êtes en train de vous divertir. Et ceci se passe pratiquement partout dans le monde. Quel sera l’avenir de ces enfants ?

Il y a le divertissement du sport – trente, quarante mille personnes observant quelques personnes dans l’arène en criant et en s’égosillant.

Et vous aussi allez voir des cérémonies produites dans une grande cathédrale, des rituels, et cela aussi est une forme de divertissement, seulement vous dites que cela est saint, religieux, mais cela reste un divertissement – une expérience sentimentale, romantique, une sensation de religiosité.
En observant tout ceci dans les différentes parties du monde, en regardant l’esprit occupé avec de l’amusement, du divertissement, du sport, on doit inévitablement demander, si l’on est d’une quelconque manière concerné : quel est l’avenir ? Plus de la même chose sous différentes formes ? Une variété d’amusements ?

Il vous faut donc envisager, si vous êtes un tant soit peu conscients de ce qui vous arrive, comment les mondes du divertissement et du sport capturent votre esprit, formatent votre vie. Où tout cela conduit-il ?

Ou peut-être n’êtes-vous pas concerné du tout ? Vous ne vous occupez probablement pas de demain.
Vous n’y avez probablement pas réfléchi, ou, si vous l’avez fait, vous pouvez dire que c’est trop complexe, trop effrayant, trop dangereux de penser aux années à venir – pas à votre âge en particulier, mais au destin, si nous pouvons utiliser ce mot, au résultat de notre mode de vie actuel, rempli de toutes sortes de sentiments romantiques, et de poursuites émotionnelles, et à tout le monde du divertissement qui empiète sur votre esprit. Si vous êtes un tant soi peu conscient de tout cela, quel est l’avenir de l’humanité ?

Comme nous l’avons dit plus tôt, l’avenir est ce que vous êtes maintenant.

S’il n’y a pas de changement – non pas des adaptations superficielles, des ajustements superficiels à n’importe quel modèle, politique, religieux ou social, mais un changement qui est beaucoup plus profond, qui demande votre attention, vos soins, votre affection – s’il n’y a pas un changement fondamental, alors l’avenir est ce que nous faisons tous les jours de notre vie dans le présent.
Le changement est un mot relativement difficile. Changer pour quoi ? Changer pour un autre motif ? Pour un autre concept ? Pour un autre système politique ou religieux ? Changer de ceci à cela ? C’est encore à l’intérieur du royaume, ou du domaine de « ce qui est ». Changer vers ce qui est projeté par la pensée, formulé par la pensée, matériellement déterminé.
Donc, on doit explorer avec précaution dans ce mot « changement ».
Y a-t-il un changement s’il y a un motif ?
Y a-t-il un changement s’il y a une direction particulière, une fin particulière, une conclusion qui semble saine, rationnelle ? Ou peut-être une meilleure expression serait-elle « la fin de ce qui est ». La fin, pas le mouvement de « ce qui est » vers « ce qui devrait être ». Ceci n’est pas un changement. Mais la fin, la cessation, le – quel est le mot juste ? – Je pense que « fin » est un bon mot, tenons-nous en donc à celui-ci.
La fin. Mais si la fin a un motif, un but, c’est une question de décision, alors c’est simplement un changement de ceci en cela. Le mot « décision » implique l’action de la volonté. « Je vais le faire », « Je ne vais pas le faire ». Quand le désir entre dans l’acte d’en finir, ce désir devient la cause de la fin. Là où il y a une cause, il y a un motif et ainsi il n’y a pas du tout de fin réelle.
Extrait « Krishnamurti For Beginners » page. 201, publié par la Fondation Krishnamurti en Inde

Sep 22 2017

SILENCE… (suite)

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Tous les sujets, tous les concepts que nous traitons, ici ou ailleurs, sont faux, pour la première et suffisante raison que nous les traitons, qu’une telle chose soit possible. La réalité ultime ne saurait entrer dans le jeu de traités et de discussions, mais nous pouvons mettre en lumière la sublime qualité de la fausseté des choses, de leur mensonge intime, en quelque sorte. Dans cette approche, rien, absolument rien ne saurait être exonéré de cette « critique ». Tout devrait être laissé à son sublime plaisir de nous révéler sa fausseté: que le samsara se dévoile en tant que pure illusion est infiniment joyeux. C’est une démarche impitoyable, effrayante et sublime, d’un grand amour, d’une grande intensité…

Ce qui peut être traité est donc un point d’appui nécessaire pour laisser affleurer le parfum de la vue suprême. Le rien n’étant pas une existence ultime mais, étant donc une vérité ultime non positive, car dépendante, il est nécessaire de s’appuyer sur le « quelque chose ». Le rien n’existant pas de son côté, le quelque chose, apparent, a … quelque chose à nous en dire. Et, par l’analyse, l’investigation, nous en convenons que toute chose, en tant qu’existence ontologique, est impossible. Il se trouve donc que ce n’était pas la chose qui était « fausse » mais notre perception-appréhension qui était obstruée, qui réifiait ou niait. Lorsque la vue se frotte intimement et viscéralement à l’impossibilité d’établir quoi que ce soit (y compris ce qui voit) « en lui-même », la perception devient vide d’objet, vide de sujet. Disparition. Nous avons une vue presque objective de la vacuité, qui devient le seul objet de notre perception, de la conscience. Lire la suite