Sep 23 2017

L’absence de pensées

Francis Lucille

Sep 23 2017

Burt Harding -La différence entre l’âme et l’esprit


Sep 23 2017

Mouton noir dépêche-toi d’évoluer

Ah!!!!!!!!!! Comme il est bon de se tromper, j’adore me rendre compte qu’à un moment donné je puisse être dans le champ. Quoi de plus ennuyant que de penser que nous avons des certitudes et que nous devons les tenir. Lorsque nous nous trompons et que nous réalisons notre erreur, nous pouvons enfin nous ouvrir à une nouvelle perspective. Ce fut le cas avec Ghis (Ghislaine Lanctôt), je me suis trompé sur le compte de cette femme. Il y a plusieurs années, j’avais vu une entrevue d’elle sur le canal communautaire et je l’avais trouvé inconsistante et incohérente. J’avais déduis que cette femme n’étais pas normale et j’avais fait un trait sur elle. Pourtant j’avais un certain respect pour ses convictions et le fait qu’elle ne reculait pas face à ce qu’elle pouvait affirmer. Les ‘ faites ce que je dis et pas ce que je fais’ sont légions chez ceux qui prennent la parole et ce, toute discipline confondue. On se rappellera que cette femme qui a crier haut et fort qu’elle ne payait pas d’impôt et étais même allée en prison .Je suis tombé sur ces deux vidéos au fil de mes recherches et j’ai réalisé que cette femme est effectivement anormale (dans le sens de hors normes) mais qu’elle a plus de contenue que je l’aurais pensé. Elle est excessivement intéressante dans ses propos qui sont tout de même non-duel. Une non-duel avec des tripes et du courage (car être non-duel, ce n’est pas une excuse pour entretenir ses peurs et sa lâcheté), ça fait du bien en cette époque où les héros ont pris congé.

 

 


Sep 23 2017

Pour se libérer, il faut se savoir esclave !

Pour se libérer, il faut se savoir esclave !

Histoire de reprendre le souffle après une séance de luge, j’ai raconté à mes enfants l’histoire de Gygès et de son anneau magique. « Et vous, que feriez-vous si vous aviez l’anneau ? » « Je volerais un bob », rétorque ma fille tandis que mon garçon renchérit : « Moi, des boîtes de raviolis ! » Question : « Et papa, qu’est-ce qu’il ferait s’il avait l’anneau ? » Les yeux rieurs, ils attendent. Ma fille lâche enfin: « Toi, tout ce que tu fais, ça marche ! Mais tu ne voudrais peut-être pas être handicapé ? »

Voilà que revient LE désir enfoui, jamais aussi clairement formulé.

J ‘avais pourtant fait ma liste et m’étais plu à m’imaginer l’heureux possesseur de l’anneau magique. Que ferais-je donc ? Oh, rien de grave ! D’abord, j’irais épier quelques garçons normaux dans leur vie quotidienne, histoire de les désidéaliser, de voir qu’ils doivent eux aussi faire face à des difficultés. Je m’ autoriserais ensuite un bref saut à la librairie juste pour embarquer à l’œil une pile d’ouvrages et, en passant, je ne résisterais pas à une petite halte à la banque, afin d’assurer mes fins de mois et de jouer au Robin des Bois qui-vole-aux-riches-pour-donner-aux-pauvres-pauvres.

Enfin si, tel Aladin, je croisais un bon génie, il est tout sauf sûr, même en y réfléchissant d’un peu plus près, que je changerais de corps. Après tout, il me constitue. C’est lui qui a aussi façonné mon état d’esprit.

Mon état d’esprit, mon corps… je sens bien qu’un désir servile veut tout posséder, tout s’approprier, ligoter entièrement son objet. Mission impossible, qui ne peut que nous vouer au mal-être ! Quand je loupe un avion, c’est mon avion. Il y a deux cent cinquante places dans l’appareil, mais c’est mon avion. Mon avion, ma femme, mes enfants, mes amis. Cette volonté implacable est permanente : « Je te veux, je te veux pour toujours. »

Dès qu’il y a un « pourvu que ça dure », nous voilà mal barrés ! Pourquoi souhaiterais-je être normal ? L’expérience quotidienne suffit à démontrer que la possession et l’avoir ne rendent pas nécessairement heureux. Familier de cette idée, je dois donc m’interdire d’acheter des livres sur le détachement, ou de me vouloir à la place d’un Apollon. À côté de mon rêve de normalité, je débusque un autre désir, tout aussi violent : mon désir de dépouillement a déjà fait déborder quelques rayons de ma bibliothèque ! Confondant paradoxe. À quoi bon chercher dans l’avoir ce qui ne s’obtient que dans la pratique et l’abandon ? Je le sais, et pourtant…
Si je prends mon désir de dépouillement comme échantillon, qu’il me suffise de convenir qu’il n’est en soi pas mauvais. Ce n’est que faute de l’écouter vraiment que je me fourvoie. Car que me dit-il ? Certainement pas de consommer ni d’amasser des livres, encore moins de m’encombrer de théories nouvelles qui m’éloignent d’une pratique saine et sobre. Au contraire, il me convie à savourer le présent, à y puiser l’essentiel de mes ressources, à bannir ces tenaces inclinaisons à la comparaison qui me poussent à désirer être quelqu’un d’autre. Quant à ma soif de plaisir étanchée sans vigilance, elle ne peut que me mener à la dépendance et à la souffrance. Trop docile à certains de mes désirs, j’en subis les conséquences. C’est le cas évidemment lorsque, souhaitant goûter les fruits de l’amitié, je me ligote à l’autre. Comme un avare, je confonds souvent le moyen et la fin. Or si celui-ci tient tellement à thésauriser, c’est avant tout et ultimement parce qu’il aspire à devenir heureux. Dans sa quête, il s’égare, voilà tout ! Moi aussi… Lire la suite


Sep 23 2017

Qui est Krishnamurti?

«Ami, ne vous préoccupez pas de savoir qui je suis, vous ne le saurez jamais.»

– Krishnamurti

Source: http://www.krishnamurti-france.org

Sep 23 2017

Andrew Cohen – Instants de reconnaissance

http://youtu.be/so1OTAYI5g8 Lire la suite