Nov 7 2017

Consciences

 

 

 


Nov 7 2017

Méditation – Le lâcher prise au quotidien (muet) et (La santé et la connaissance de soi)

Le lâcher prise au quotidien

 

http://youtu.be/_31n9sA8OfQ

Lâcher-prise ? C’est cesser de se battre contre soi.

Le lâcher prise (La santé et la connaissance de soi)

http://youtu.be/aO7adN7c2do


Nov 7 2017

L’attention et la manifestation

Avant le mental il n’y a aucune histoire et l’idée de placer l’attention sur quelque chose n’a pas de sens. L’attention se présente dans le film. Si vous suivez le mouvement de l’attention jusqu’à sa source, vous arriverez à la limite de ce qu’on peut appeler « prior »(avant). Vous pouvez aller aussi loin que cela. Pour que le film se présente comme réel, l’attention doit apparaître et aller vers les idées et la manifestation. Lorsque l’attention est placée sur une pensée, nous avons les graines de la dualité : le sujet-objet apparaît. Plus la distance est importante pour que ce morceau d’énergie (se présentant comme votre attention) se lève et sorte, plus l’identification est forte, dense. Lorsqu’elle apparaît, l’attention va d’abord dans le « je » pur en tant qu’existence, puis dans le « je suis », l’observateur, le je impersonnel, le je personnel, « moi – tout tourne autour moi », et la souffrance que l’histoire de « je » présente. C’est donc le mouvement de l’attention, qui en naissant ou en sortant de la source fait apparaître le monde comme réel. Vous voyez ?

Il est utile de voir que l’attention est cette énergie qui fait apparaître comme réelle la manifestation. En suivant l’attention jusqu’à sa source, vous trouverez le calme et vous sentirez que mettre l’attention sur le monde nécessite un effort. Quand il ne se passe rien, il n’y a pas d’attention, pas d’engagement dans quoi que ce soit. L’attention qui coule vers l’extérieur présentera l’idée que quelque chose se passe. La réalité est, qu’il n’y a jamais rien qui se passe, jamais… Et lorsqu’il n’y a pas de « je » en jeu, il est vu que l’attention n’est qu’un mouvement d’énergie. Il ne peut exister de « je » sans attention sur lui. Il n’y a pas de « je ». Un certain niveau d’attention est nécessaire pour que la pensée « je » apparaisse.
C’est l’appropriation de l’attention qui la fait apparaître comme vôtre. « Je travaille sur ce point. Je regarde mes pensées. J’observe … Je, je, je … ». C’est pourquoi nous n’arrêtons pas de dire : recule, va derrière… Laisse l’attention chez elle, là où elle naît. Laisse l’attention se reposer à la source de l’attention. Alors vous pourrez peut-être sentir le mouvement de l’attention qui va vers l’illusion. Ne le suivez pas et il disparaît. Restez derrière tout cela, avant tout mouvement d’attention et tôt ou tard, une fissure dans le film ne manquera pas de se produire. 



http://jacokeffe.blogspot.com


Nov 7 2017

NAN YAR

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« Nan Yar » est la question traditionnelle indienne du chercheur, traduite en occident par « qui suis-je ». Mais comme nous l’avons souligné ici, « Nan yar » est plus proche de « Moi? Quoi? », et il est évident qu’à plus d’un titre, la résonance est fort différente. Voyons:

Tout d’abord, la traduction littérale « Moi? Quoi »? ne sonne pas comme une question « foncière » mais comme un étonnement. Par conséquent, première remarque, il s’agit tout autant d’une réponse que d’une question, sans être ni l’une ni l’autre, ne venant pas du « ressort » seul du chercheur mais d’une proposition extérieure.

A celui qui pointe « moi », l’éveillé répond: « Moi? », qui comprend l’étonnement d’être considéré ainsi, le doute à propos de la vérité de cette pensée. Cet étonnement est intéressant car il ne saurait nier ni ne réifier la possibilité d’un tel « moi ». Puis il rajoute « Quoi? » Et là il faut comprendre trois « mouvements » en un: d’une part l’appui de l’étonnement, d’autre part l’extrême restriction de l’intérêt à propos de la présence ou de l’absence de ce « moi » et enfin, et là ça devient intéressant, le fait que « Quoi? » soit en réalité le véritable nom de « moi ».

Ce « quoi? » en tant que véritable nom de « moi » implique, donc, ni l’existence ni la non-existence de « moi » mais sa vacuité, c’est-à-dire Rien. Non pas le « rien » de l’alternative « rien et/ou quelque chose », mais le Rien de la Vacuité universelle, qui n’a nulle contrepartie car elle est à la fois la manière d’être des choses et vide d’elle-même.

Autrement dit, « Moi? Quoi? » est une Réponse non conclusive, une Question sans ressort, sans tension ni interne ni externe, sans appel à un « deuxième moment ». C’est le silence joyeux du sage…

Nous voyons que la question « qui suis-je » est totalement différente, déjà fort orientée, beaucoup moins spacieuse, si je puis dire, disant à la fois trop et pas assez. « Moi?Quoi » n’implique pas l’idée qu’il y aurait quelque chose (ou rien) à être, notre traduction est moins claire à ce propos.

D’autre part, ce « Quoi-nom véritable de Moi » est également le nom véritable de « ceci et cela »: Dogen dit qu’à la question zen « Qu’est-ce qui vient ainsi », la réponse est « Quoi est ce qui vient ainsi ». Quoi a la même charge vide et infinie que précédemment, l’étonnement, vide de mémoire et de schémas, et l’affleurement de ce Rien sans contrepartie.

En tant que Rien, ce « Quoi?! » est Total, un « il y a » total (et par conséquent, pas le « il y a » de l’alternative, mais un « il y a » totalitaire), qui est, ici et maintenant, l’esprit indivisé, la conscience sans objet.

Etudier ce « quoi », ce « Moi? Quoi? », et devenir intime avec jusqu’à ce que le corps devienne le « lieu » de cette vacuité vivante, de l’éternel renouvellement, de l’évanouissement de l’alternative…

http://nondualite.canalblog.com


Nov 7 2017

Le zen, chemin du « oui »

Le laboratoire philosophique des HUG. Extrait de la conférence d’Alexandre Jollien du 9 décembre 2010
« Le zen, chemin du « oui »
Alexandre Jollien se nourrit des philosophes et cite les textes avec une interprétation possible de leur pensée.


Nov 7 2017

L’Éducation – J. Krishnamurti

« L’éducation ne peut pas consister à donner une méthode pour trouver la vérité… Mais elle doit aider chacun à prendre conscience de sa nature par l’action et la réflexion. »

de l'éducation

L’éducation devrait avoir pour but de cultiver l’intelligence, c’est-à-dire la capacité de faire face à la vie.

L’intelligence n’existe que lorsqu’on n’a pas peur. La peur est omniprésente. On a peur lorsqu’on pense au jugement qu’on fera de nous, lorsqu’on s’inquiète de l’avenir, on a peur de ne pas réussir, de la maladie, de la mort. L’éducation doit libérer de la peur.

Lorsqu’on a peur, plutôt que de comprendre sa cause, on la fuit en recherchant la sécurité. On la trouve dans l’imitation d’autrui, dans la soumission à l’autorité (parents, états, institutions). Ainsi s’édifient des systèmes. Tant qu’on aspire à devenir quelqu’un, on veut être plus, on est nourri par l’ambition et la peur existe. On trouve la sécurité dans les possessions, le savoir, les croyances. On s’enferme dans des idées rassurantes. L’esprit n’est plus libre, mais pris dans les filets du MOI. L’image qu’on se fait du monde n’est que la projection de ses désirs et cache la vérité.

Pour ne plus avoir peur, il ne faut pas la fuir par des lectures, des loisirs, mais la comprendre. Apprendre à se connaitre. Prendre conscience du pourquoi de ses désirs, du conditionnement de la famille, de la tradition, de la société, de la religion. Pour découvrir la vérité, on ne doit pas se laisser influencer par qui que ce soit.

Lorsqu’on aura compris la peur, on verra la vérité et non une image filtrée et déformée par les croyances, les idéologies, l’ambition. Alors naitra un monde nouveau, sans guerre, sans violence, avec l’amour. Lire la suite