Jan 11 2018

La mort

Eh oui! Encore la mort! On n’en parlera jamais assez. La mort, c’est la vie et la vie c’est la mort. Nous vivons malheureusement dans un monde où l’on nous enseigne la peur de vivre. En effet, en tentant de nous surprotéger de tout par des ‘ Tu aurais pu te tuer, fait attention’, par la recherche systématique d’un coupable lors d’un accident etc… Nous finissons par avoir peur de la mort. Donc, avoir peur de la mort, c’est avoir peur de vivre. La mort est partie intrinsèque de la vie et personne n’y échappe. Il ne s’agit pas ici de banaliser la mort mais plutôt d’y faire face en acceptant que la mort et la vie ne font qu’Un. Il y a quelque chose de grandement libérateur en acceptant la mort comme étant partie prenante de nos vies car nous assistons alors par ce lâcher-prise, la dissolution éventuelle de notre moi. -Gougou

 


Jan 11 2018

Est-ce là le but de l’Éducation, de vous obliger volontairement ou non à vous adapter à cette structure démente qu’on appelle la société?

krishnamurti« Voyez-vous, vous vivez dans une des plus belles vallées que j’aie jamais vue. Il s’y attache une atmosphère particulière. Avez-vous remarqué, surtout au crépuscule et aussi au point du jour, une certaine qualité de silence qui pénètre, qui imprègne toute la vallée ? Je crois qu’il y a autour de nous des collines parmi les plus anciennes du monde et l’homme ne les a pas encore abîmées. Partout où l’on va, dans les villes et ailleurs, l’homme détruit la nature, abat les arbres pour construire de plus en plus de maisons, polluant l’air avec ses automobiles et ses industries ; il détruit les animaux – comme le tigre qui a presque disparu. Il détruit tout parce qu’il naît de plus en plus d’enfants et qu’ils ont besoin de plus en plus d’espace. L’homme répand graduellement la destruction dans le monde entier. Quand on arrive dans une vallée comme celle-ci – où la population est peu nombreuse, où la nature n’est pas profanée, où règnent le silence, le calme, la beauté – on en est tout étonné. Chaque fois que l’on vient ici, on ressent l’étrange particularité de cette terre, mais il est probable que vous vous y êtes habitués. Vous ne contemplez plus les collines, vous n’écoutez plus les oiseaux, vous n’entendez plus le vent dans les feuilles. Petit à petit, vous êtes devenus indifférents.

L’éducation ne consiste pas à apprendre dans des livres, à confier certains faits à la mémoire, mais à apprendre comment regarder, comment écouter toutes ces choses que racontent les livres, que ce qu’ils racontent soit vrai ou faux. Tout cela fait partie de l’éducation. Elle ne consiste pas simplement à passer des examens, à obtenir un diplôme et une situation, à se marier et à s’installer, mais encore à savoir comment écouter les oiseaux, comment voir le ciel, l’étonnante beauté d’un arbre, le dessin des collines, comment les sentir, comment être vraiment en contact avec toutes ces choses. Tandis que vous allez vieillir, ce sentiment d’écouter, de regarder, disparaîtra malheureusement, parce que vous aurez des soucis, parce qu’il vous faudra plus d’argent, une plus belle automobile, plus ou moins d’enfants. On devient jaloux, ambitieux, avide, envieux ; et ainsi on perd ce sentiment de la beauté de la terre. Vous savez ce qui se passe dans le monde. Vous êtes forcément au courant de l’actualité. Il y a des guerres, des émeutes, une nation se dressant contre une autre. Dans ce pays également, il y a des divisions, des séparations, et il y a un taux de natalité croissant, une misère, des conditions sordides, une dureté grandissante. L’homme est indifférent à tout ce qui peut arriver à son prochain, pourvu qu’il soit, lui, bien en sécurité. Lire la suite


Jan 11 2018

« Le Bonheur désespérément »

« Le plaisir est le bonheur des fous. Le bonheur est le plaisir des sages » ( Barbey d’Aurevilly )

Tous les hommes recherchent d’être heureux. Pascal a dit par boutade dans ses Pensées :  » C’est le motif de toutes les actions de tous les hommes, jusqu’ à ceux qui vont se pendre « .

Pour cette raison, le bonheur est l’un des thèmes privilégiés de la philosophie, depuis les Grecs (Socrate, Platon , Epicure, Aristote) jusqu’à Kant, Spinoza, Diderot, Descartes, Montaigne ou Alain…

Plus récemment, André Comte-Sponville, a renoué avec cette vieille notion philosophique, jugée obsolète vers la fin du 20e siècle, et a publié un petit opuscule intitulé  » Le bonheur, désespérément  » (Ed. Pleins Feux 2000), texte d’une conférence-débat qu’il a prononcée en 1999.

Son idée principale est qu’il ne faut pas vivre ou plutôt espérer mieux vivre dans l’avenir, mais que la sagesse consiste à vivre pour de bon, avec les plaisirs et les joies du présent, en ne désirant que ce que l’on a au moment présent.

C’est ce qu’il appelle le bonheur en acte, un bonheur qui n’espère rien.

Pour André Comte-Sponville, c’est la philosophie qui peut nous mettre sur la voie du bonheur, car son but est la sagesse. Mais le bonheur que les grecs appelaient sagesse doit être un bonheur vrai, un bonheur dans la vérité ; il ne doit pas être obtenu par des artifices ( comme par exemple la pilule du bonheur), des illusions ou des divertissements au sens pascalien du terme.

Saint Augustin, pour définir la béatitude, la vie vraiment heureuse, par opposition aux petits bonheurs plus ou moins factices ou illusoires, parlait de  » la joie qui naît de la vérité « .

Cette sagesse reste un idéal que peu d’hommes peuvent atteindre ; mais elle indique une direction :  » Celle du maximum de bonheur dans un maximum de lucidité « . Lire la suite


Jan 11 2018

« Je ne recherche pas la perfection. Cela étant dit. Tout est parfait. » -ML

 

Tout est parfait!

Une citation de mon cru. Mon inspiration pour cette citation est un mélange de mes lectures de Spinoza et de la philosophie non-dualiste. -ML

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Jan 11 2018

QUALITES POUR LA VOIE SPIRITUELLE ou LA COURONNE DES VERTUS.

« Quelles sont les qualités nécessaires pour la voie spirituelle ?
Douglas Harding en énonçait quelques unes :
-la capacité à être sa propre autorité, ce que je pourrais nommer l’indépendance d’esprit. Cela implique une capacité de douter et de remettre en cause ce qui est dit pour vérifier si cela est vrai pour soi.
L’ouverture de l’esprit, c’est-à-dire une capacité à aller vers des espaces nouveaux. Une curiosité de soi et des choses. Il faut ici savoir écouter.
L’objectivité, c’est-à-dire la volonté de voir les choses telles qu’elles sont et non pas comme on voudrait qu’elles soient. Il s’agit de revenir aux faits, non pas de les fuir dans la rêverie ou les croyances.
la naïveté, c’est-à-dire une certaine jeunesse de l’esprit, prête à jouer et aussi à tenter de nouvelles choses. Cette naïveté ne consiste pas à prendre des vessies pour des lanternes mais c’est une capacité à s’abstraire de la mémoire, des habitudes et des préjugés. Il s’agit de retrouver un regard d’enfant, neuf et frais sur le monde. Lire la suite