Jan 14 2018

SILENCE

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-Le passé n’existe plus et le futur n’existe pas encore, seul le présent, le maintenant est réel.

-Si le passé et le futur ne sont qu’illusion, comment imaginer que maintenant soit réel? Si maintenant était déjà contenu dans le passé, pourquoi s’en émanciperait-il? S’il n’était pas du tout contenu dans le passé, comment pourrait-il apparaître? Si maintenant était le produit de lui-même, il aurait une véritable réalité, et même double!: alors comment pourrait-il disparaître? Comment une chose qui ne peut être produite ni d’elle-même ni d’autre chose peut-elle réellement exister? D’autre part, que veut dire « le passé et le futur ne sont qu’illusion »? Cela veut dire qu’ils ne sont qu’apparence vide de nature, qu’ils sont comme un rêve. Par quel miracle un maintenant pourrait-il être le dépositaire d’une nature réelle? Par n’importe quel bout que vous preniez ce « maintenant », divisible à l’infini en parties, il demeure à jamais introuvable. Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas, cela veut dire que son existence est uniquement conventionnelle, une pure apparence, une abstraction accréditée par le sens commun. Donc, il est impossible de le trouver et, par conséquent, de le nier: aucun maintenant n’est possible, et cette impossibilité, ce vide est ce qui habite son apparition, une négation qui seule peut le définir, qui constitue son existence. Et pourtant, tout semble « coller » avec ce maintenant: le corps ne peut être ailleurs, la conscience non plus, la pensée, les perceptions, les sensations, tout. Et comment? Parce qu’à leur tour, tout cela n’est qu’illusion magique, apparence. Par n’importe quel bout que vous preniez les choses, il n’y a rien de réel, en soi. Je est une simple convention, le monde est une convention, la conscience, les objets, les sensations, les pensées, toute chose, et leur manière d’être est l’interdépendance, l’actualisation, le contact, qui, à leur tour, ne sont qu’apparence, vides d’existence. Lire la suite


Jan 14 2018

Le monde ‘tel quel’-Douglas Harding


Jan 14 2018

La vision de la corde dissout le serpent.

« Lorsque vous sentez une tension, vous n’avez pas le choix. Quand vous vous mordez la langue, vous ne pouvez pas revenir en arrière, sentir la réaction dans toute la structure du visage, ou plus. Savoir s’il était justifié de se mordre la langue, si c’était une erreur, si vous méritiez de vous mordre, est un questionnement qui a son intérêt, mais il vaut pour les gens qui n’ont pas mal à la langue.

Avec la douleur, vous n’avez pas le temps de réfléchir au pourquoi. Vous restez avec la sensation de la langue… Que se passe-t-il ? La langue mordue n’est pas quelque chose de statique ; c’est une vibration, une masse électrique, des éclairs qui jaillissent dans tous les sens… Votre système physiologique est fait de telle manière que vous n’avez rien à faire pour ressentir cette réaction. Vous n’avez pas à vous concentrer sur la langue pour sentir ce qui s’y passe.

Vous remarquez également que, lorsque vous vous mordez la langue, le goût des aliments dans la bouche, la musique que vous écoutez, le film que vous regardez perdent pendant quelques instants de leur substance. Ils deviennent sensoriellement secondaires par rapport à votre sensation de la langue. Vous n’avez donc pas à choisir d’arrêter ceci ou d’arrêter cela. C’est la langue qui choisit, c’est la langue qui devient votre objet de contemplation, de ressenti.

La langue vibre, elle saigne, elle élance… Tout cela apparaît dans votre organisme. Il y a d’abord eu cet éclatement, cette sensation très forte. Par la nature même de votre organisme, de tout le système immunitaire, de la structure de la cellule, petit à petit le traumatisme va se réduire, le sang va s’arrêter de couler, la douleur va s’étaler dans le très grand espace du visage et, graduellement, se vider. Il n’y avait aucun choix, aucun dilemme, il n’y a eu aucune réflexion.

Quand on vous suggère d’écouter la situation, c’est de cela que l’on parle. Il n’y a de place ni pour un choix ni pour une volonté ; la langue elle-même, par sa propre qualité, va résoudre le problème. La situation qui paraît conflictuelle ne l’est que parce qu’on la voit coupée de son environnement. Vous laissez la situation, comme la langue, devenir sensible, et l’élément conflictuel va également disparaître. Il va rester ce qui est là : un événement qui peut amener un désordre physiologique dans votre organisme, mais qui sera ressenti sans conflit psychologique.

Dans un moment de disponibilité sensorielle, il n’y a pas de place pour un conflit psychologique. Mais généralement, quand on se mord la langue ou quand un conflit apparaît dans la vie, on recouvre la sensation de douleur de la langue, la sensation propre du conflit, par un imaginaire, c’est-à-dire par une réflexion sur le pourquoi et le comment. Ce que nous suggérons ici, c’est de se rendre compte de ce mécanisme qui existe en nous. Par la magie des choses, quand on se rend compte profondément de quelque chose, la chose cesse sans qu’on le veuille. Quand vous constatez que ce que vous preniez pour un serpent est une corde, vous n’avez aucun effort à faire pour ne plus croire que c’est un serpent. La vision de la corde dissout le serpent. Vous ne voyez pas la corde pour supprimer le serpent, mais, du fait que vous avez laissé la vision de ce qui était là s’imposer en vous, l’élément imaginaire a magiquement disparu.

Tout élément problématique disparaît de la même manière. Il n’y a aucune activité là-dedans ; ce n’est pas quelque chose que vous faites, c’est quelque chose que vous enregistrez. Vous enregistrez le fait que vous êtes disponible à un conflit et que ce conflit se résorbe.Vous enregistrez le fait que vous résistez à un conflit et qu’il demeure en tant que conflit. Vous n’avez aucun choix. Plus vous vous en rendez compte, plus vous constatez que vous laissez les conflits être de plus en plus libres en vous et que vous les percevez de moins en moins comme conflictuels. Il y aura toujours des événements qui vous sembleront plus ou moins harmonieux, mais cette apparente disharmonie ne vous fera pas quitter le ressenti de l’harmonie. »

Eric Baret

http://revolutiondusilence.blogspot.com


Jan 14 2018

La force intérieure

 


Jan 14 2018

Le Tout est Esprit, l’Univers est mental

 

Le Premier Principe du Kybalion : « Le Tout est Esprit ; l’Univers est mental » induit que si le (T)out est Esprit, (t)out est également esprit. (t)out qui correspond aux manifestations et apparences extérieures que nous connaissons sous le nom « d’univers matériel », « phénomènes de la vie », « matière », « énergie », en un mot, tout ce qui est apparent à nos sens physiques.

Ce monde ou cet univers « phénoménal » n’est qu’une simple création mentale sujette aux Lois des Choses Créées. Une simple création mentale du Tout, de nous mêmes en réalité qui sommes, consciemment ou non, d’être « en » et « pénétré par » le Tout.

Cette difficulté que certains rencontrent à envisager que seul le Tout existe réside entre autres dans le fait, nous l’avons déjà évoqué, que la plupart des traditions humaines récentes, entre autres religieuses, plutôt que de s’en tenir à l’esprit de la lettre, ont plongé tête baissée dans une tentative de personnification à outrance du Principe Créateur, séparé de ses Créatures, empêchant par là même l’accès à une autre possibilité de compréhension non seulement beaucoup plus vaste mais surtout beaucoup plus vraie de ce dernier. Lire la suite