Mai 27 2017

Je suis la Vie même !

«La Vie est. Il n’y a personne qui la vit. Ce n’est pas « ma vie ». Il n’y a pas de « moi » qui vit. Mais je suis la Vie. Ce « je » n’est pas un « moi » personnalisé. Ce n’est pas une prétendue personne séparée. Il n’y a pas de séparation sous-entendue entre l’écrivain et le lecteur. Ce « je » est « vous ». Ce « je » est tout ce qui est. Je suis la Vie même.»

«Ces mots ne décrivent rien de nouveau. En fait, ce qui est exprimé ici est intemporel. Cela a toujours été connu et reconnu. C’est la chose la plus familière et la plus ordinaire. C’est ce que je suis.»

«Je suis donc allée la voir.

Alors même qu’elle parlait, je luttais contre tout ce qu’elle disait. J’essayais de tout organiser. J’essayais de comprendre et de relier ce qu’elle disait avec ce que je pensais connaître. Les pensées tournoyaient et travaillaient très dur pour trouver la solution. C’est à ce moment-là, qu’il y a eu soudain une reconnaissance de ce que je suis. Maintenant c’est vu comme ce qu’on appelle « l’Éveil ». Je ne peux pas dire que c’était quelque chose de vraiment spécial car il n’y avait rien, ni personne pour le décrire. Après ce non-évènement, les pensées ont essayé de rapporter, d’expliquer que c’était arrivé à cause de ceci ou cela. Mais en fait c’était arrivé, tout simplement ! Ou plus précisément rien n’était arrivé. C’était en fait, la reconnaissance du caractère tout à fait ordinaire du non savoir, mais avec elle, il y avait une relaxation et un tel soulagement par opposition au désespoir de la recherche. Il était évident que ce qui était montré, était vraiment ce que je suis. Je l’avais toujours su, mais j’avais toujours prétendu ne pas le savoir. Je m’étais tellement habituée à ne pas le voir, car c’est toujours là, en arrière-plan du jeu de la vie. Je m’étais tellement habituée à ce que les gens fassent semblant et parlent de tout ce qui apparaît dans le jeu, que je n’avais jamais compris que le jeu pouvait être utilisé pour exprimer cela même, qui connaît le jeu. Une fois « vu », ce n’était plus que rires. « Regardez, nous ne faisons que faire semblant. Ha ! Ha ! » C’est ce qu’on appelle « l’Éveil ». En fait on aurait pu presque dire qu’il y avait fusion avec ce qui était déjà connu, mais seulement négligé. Il y eut des larmes de gratitude envers la Vie. Enfin, enfin trouvé. Enfin reflété dans l’apparence. Enfin le voile pouvait tomber, il n’y avait que la détente dans le non-savoir.»

Les premières lignes :

«Je ne sais rien. Je suis complètement perdue. La seule chose que j’ai toujours sue, c’est que je ne sais pas. Toutes les fois où je pensais que je savais, ou que je devais savoir, ou que tout le monde semblait savoir, la chose la plus importante qui soit apparue, la seule constante, c’est que «je ne sais pas». Tout au long de l’histoire de «ma vie», il y a toujours eu un sentiment d’égarement et de non-savoir. Puis il y a eu la prétention du savoir, de la croyance et de l’espoir qui l’ont, semble-t-il, recouvert. Tout cela c’est le jeu de la Vie.

La reconnaissance de la Vie telle qu’elle est, est la reconnaissance de ce qui est déjà et a toujours été : le non-savoir. C’est ce que je suis. L’absolu innocent non-savoir. Dans le non-savoir, il n’y a pas de doute. Dans le non-savoir, il y a une clarté absolue. La reconnaissance directe, simple, de ce qui est. C’est ce que je suis. Je suis la Vie même.»

Je suis la Vie meme « Je suis la Vie même », Unmani Liza Hyde – Éditions L’OrigineL

L’auteur pointe vers l’illusion de croire en une personne qui aurait un quelconque libre arbitre en sa vie. S’attribuer un « moi », une personnalité, une caractéristique, est un leurre, mais c’est le leurre originel. Depuis la tendre enfance où elle reconnaissait de façon intuitive le jeu de se prendre pour quelqu’un, jusqu’au moment de la reconnaissance de sa nature fondamentale, il fallut à l’auteur « épuiser l’effort de comprendre ». Mais, la reconnaissance est « la fin de l’histoire ». Plus personne n’est là pour s’approprier quoi que ce soit. Tel est le sens de cet ouvrage : mettre en lumière la supercherie du « je ». En réalité, « je suis ce qui connaît l’apparence du corps et du monde. Ce que je suis ne peut être cerné, ce que je suis est sans limite. C’est le silence qui connaît tout ce qui arrive. Si le froid est ressenti, il n’est pas ressenti dans la corps, il est juste ressenti. Cette sensation est simplement connue dans le non-savoir. » Il n’y a donc rien à chercher, mais en même temps la recherche spirituelle est le jeu de la vie dans lequel nous sommes pris. La reconnaissance de cela, c’est reconnaître la simplicité de la vie. Et le regard devient alors simple. Ce qui est, est.

Visiter son site (en Anglais) : http://www.not-knowing.com/

Mai 4 2017

« Il n’y a personne qui puisse vivre le moment présent » -Éric Baret

Éric Baret« Quand le moment présent est là, c’est qu’il n’y a personne pour le vivre. Quand vous êtes là en tant que personne, vous ne pouvez vivre que dans le futur ou le passé. Vous ne pouvez pas être présent à la sensation, vous pouvez uniquement être une avec la sensation. Donc vivre le présent cela veut dire que l’idée d’être une personne n’est pas là. Dans l’instant, il n’y a pas de problème, le problème intervient quand on se réfère à l’image d’un soi-même. Apprendre à aborder la vie d’une manière neuve. Il y a des gens qui ne regardent pas. Des gens passent devant Notre-Dame sans la regarder parce qu’ils l’ont déjà vue, d’autres ne regardent pas la pleine lune pour la même raison, d’autres ne regardent pas leur mari parce qu’ils l’ont déjà vu. Tôt ou tard vous n’avez plus besoin d’une mémoire du futur. » Lire la suite


Avr 23 2017

Mental – Interprète des faits

Svami PrajnapradNe pas voir les choses comme elles sont, mais les interpréter en fonction des expériences du passé, le mental ne fait rien d’autre.

Les émotions non digérées du passé, voilà le mental.

Le mental pense, c’est-à-dire, suppose ou imagine quelque chose au lieu de voir ce qui est. De là, naît le désir.

« Je » a deux aspects : l’un est réel, l’autre faux et mensonger. Le vrai « je » est celui qui n’est pas en conflit avec ce qui l’entoure. Le « je » qui entre en conflit est faux. C’est cela même qu’on appelle le mental. Le mental est uniquement cela. Cela revient au même que vous l’appeliez « mental » ou « faux je ».

Svâmi Prajñânpad
Extrait tiré du livre « ABC d’une sagesse » aux Édition Albin Michel
 
Site Web : www.svami-prajnanpad.org
 
Svami Prajnaprad

Avr 20 2017

Les mille visages du bonheur de Byron Katie

Byron Katie

 SUGGESTION DE LIVRE

300 pages, plus de 80 chapitres. Le livre de chevet parfait à lire un chapitre à la fois pendant plus de deux mois. Question de laisser durer le plaisir, prenez le temps de bien absorber chaque lecture afin de comprendre les questionnements et transposer ceux-ci à votre propre expérience de vie. Si vous appréciez déjà la philosophie d’Eckhart Tolle, et bien vous allez adorer aussi la simplicité de Byron Katie. Voici un échantillon, question de vous mettre l’eau à la bouche :

« La vie est simple. Tout arrive pour vous et non pas à vous. Tout se produit exactement au bon moment, ni trop tôt ni trop tard. Vous n’êtes pas obligé d’aimer cela, mais ce serait plus simple. Si vous avez un problème, il ne peut résulter que de vos pensées non questionnées. Comment réagissez-vous, que ressentez-vous quand vous croyez que le passé aurait dû être différent? Vous prenez peur et vous vous bloquez, car ce à quoi vous résistez persiste. Vous conservez votre monde stressant, monde qui n’existe nulle part ailleurs que dans votre imagination; vous entretenez votre cauchemar. Cela fait mal de s’opposer à la réalité, parce que, en le faisant, on s’oppose à soi-même… » Les Mille Visage du Bonheur de Byron Katie, chapitre 60, p.222

Ce nomillevisagesuvel ouvrage de Byron Katie, nous encourage à découvrir la liberté qui existe au-delà du questionnement. Elle nous invite à explorer un monde merveilleux, plein de poésie, le sien, mais également le nôtre. Grâce à son extraordinaire vision de la vie, elle insuffle un nouveau vent de liberté qui nous porte au-delà de toutes nos souffrances.

« Le travail de Byron Katie agît comme une épée aussi tranchante qu’un rasoir qui vient mettre fin à l’illusion et qui vous permet de connaître par vous-même l’essence atemporelle de votre être. » Eckart Tolle, auteur du livre Le Pouvoir du moment présent


Les Mille Visages du Bonheur par Byron Katie aux éditions Guy Trédaniel – ISBN 978-2-8132-0706-7


Avr 20 2017

Entrevue avec Charles Antoni, fondateur de la maison d’édition L’Originel

Je vous invites à visionner cette magnifique entrevue réalisé par Paul-André Jetté de Réseau Vox Populi. De nombreux thèmes sont abordés dans les livres de Charles Antoni, tels que le développement personnel, la non-dualité, les philosophies de l’éveil, la Corse, l’enseignement soufi, Gurdjieff, la littérature, le yoga, la santé et le bien-être.


Avr 12 2017

C’est ici! par Virgil

VirgilEntretien entre Virgil et Jean Bouchart D’Orval qui s’est déroulé à Montréal, le 11 janvier 2001.

Virgil, comment pourriez-vous résumer votre expérience d’ouverture ?

Ce n’était pas une expérience ; c’est venu comme cela. Pour moi, ce n’était pas une expérience. Je ne m’attendais à rien. C’est arrivé spontanément, le matin. Je ne savais pas ce que c’était, mais c’était quelque chose de très grand, d’immense. Je n’avais jamais entendu parler d’une telle chose. C’était beau, très beau. C’était une joie. C’était quelque chose d’autre, quelque chose de formidable.

Y a-t-il eu des peurs qui ont surgi à ce moment-là ?

Non, non, absolument pas. C’était plutôt la joie : une joie énorme. Je me sentais partout à travers l’espace. Je pouvais sentir tout ce qui pouvait m’entourer, en dehors de la pièce, dans l’univers. C’était immense, beau. On ne peut pas le décrire, il faut le vivre. C’est difficile à exprimer.

Cela a duré plusieurs heures ?

Oui. Cela a duré de 5h45 jusqu’à environ 13h00.

Étiez-vous toujours seul durant ce temps ?

Au début j’étais seul, mais après un certain temps ma femme est venue. Mais j’étais toujours dans cet état, dans cette vibration très forte. Est-ce qu’il faut décrire toute cette chose ? Parce qu’il y avait beaucoup d’éléments ! Je ne peux pas décrire tous les phénomènes et ils ne sont pas importants. On ne peut pas vivre dans cet état dans la vie quotidienne habituelle ; c’est quelque chose d’extraordinaire.

Avez-vous ressenti quelque chose de différent dans votre corps ? Lire la suite


Avr 9 2017

Va boire du thé (Mathieu Martel) [2015]

VA BOIRE DU THÉ

 

Va boire du thé

Tu n’y étais pas
Tu y es
ici et maintenant

Savoure l’existence
et ce qui s’offre à toi
goûte ce thé
à même cette tasse
que tu déposes sur tes lèvres

Savoure l’existence
goûte ce nectar divin
à même l’instant
par cette attention, cet présence
à l’existence…

 

Va boire du thé est le quatrième ouvrage de Mathieu Martel. Il fut rédigé au cours du mois de février 2015. Il s’agit d’un recueil de 48 poèmes. Chaque poème portant sur un thème précis a été écrit d’un seul jet spontané. Ces poèmes sont en quelque sorte des instants d’éveil ou des prises de conscience inspirées et soudaines rédigées dans le métro de Montréal et au salon de thé Camellia Sinensis où l’auteur aime bien boire le thé et vivre le moment présent depuis plusieurs années. L’expression Va boire du thé est tirée d’un koan, d’un illustre maître de la tradition chan, soit Zhaozhou (778-897).

MARTEL Mathieu, Va boire du thé, Métanoïa (2015) 62 pages, ISBN 2923409051 (disponible en ligne à la Librairie Nouvel Âge Nouvelle Conscience)


Mathieu Martel

Pour en apprendre davantage sur Mathieu Martel : Portrait non-dualiste.

Prochaine conférence : Vivre Sans Tête – Mardi le 8 décembre 2015 @ 19h (cliquez ici pour les détails et les prochaines conférences)


Mar 31 2017

« Tout est là. » -Jiddu Krishnamurti

Libérer l'esprit« Se libérer de la société suppose de n’être ni ambitieux, ni cupide, ni en proie à la compétition. Cela signifie n’être rien en regard d’une société, elle-même en proie à l’ambition d’être quelque chose. Mais ceci, voyez-vous, est extrêmement difficile à accepter car vous risquez d’être piétiné ou laissé de côté, vous n’aurez rien. Et c’est précisément dans ce rien que réside la santé mentale.
 
Tant que nous voulons faire partie de cette société, nous perpétuons un modèle qui n’engendre que guerres, destruction, misère et folie. Mais se libérer de cette société – La société de la violence, de la fortune, de la situation, du succès – requiert patience, questionnement et découvertes et non de lire des livres, de se mettre en quête de maîtres, ou de psychologues, etc. » – Jiddu Krishnamurti Lire la suite

Mar 27 2017

L’illumination par la non-action – Wei Wu Wei

Wei Wu WeiToute soi-disant volonté est une manifestation du je-concept. Qui recherche l’illumination ? Dans la mesure où cette dernière est recherchée sous la contrainte du je-concept, comment pourrait-elle être atteinte ?

D’autre part, aussitôt que disparaît le je-concept, on la sent comme ayant toujours été présente.

Mais le je-concept ne désire qu’une pseudo-illumination, par laquelle il peut prétendre être sage ; l’accomplissement, impliquant son propre anéantissement, n’apparaît pas désirable du tout, et il placera sur sa route tous les obstacles possibles.

Ceci est la raison pour laquelle toute « méthode », « discipline », etc… assujétie au je-concept est nécessairement un chemin qui nous éloigne de chez nous. Etant donné que toute action qui n’est pas une non-action, et ne peut être spontanée, se trouve accomplie sous la contrainte du je-concept –car il n’y a pas d’autre « acteur », j’entends d’autre acteur véritable — l’illumination ou satori ne peut être que la conséquence de la non-action.

Extrait de « La Voie Négative » Ed. « La Différence » 1977.

Wei Wu Wei

date de parution : 15 septembre 2011


Mar 15 2017

Chroniques de l’éternité – André Moreau

« J’ai décidé de parler de l’invisible où je passe plus de temps que dans le visible sur cette terre. Le fait d’avoir consacré tant de temps à l’immatérialisme m’a amené à déconstruire les limites que le mental dresse facilement devant nous pour nous empêcher de ressentir la profonde continuité qui nous unit à toutes choses. J’ai réussi à retrouver le temps absolu de l’enfance où les jours n’avaient pas de fin et où demain semblait une abstraction incompréhensible. Demain n’existe plus pour moi. De même que l’absolu est immanent au relatif, l’éternité que j’éprouve et constitue est immanente à ce temps sans fin que j’associe au parcours immobile de l’existence. Cette compréhension explicite infinie imprègne mes rapports à mon corps, aux autres, à la vie, aux choses de l’esprit. Si je mets l’accent sur mon corps, je sens sa chaleur, je vois sa beauté. Si je déplace le foyer de mon attention sur l’éther qui enveloppe les choses qui ne périssent pas, je sens l’infini. Mon être est des deux côtés. » André Moreau, philosophe

BIOGRAPHIE – André Moreau est un philosophe et un écrivain québécois né le 8 février 1941 à Montréal. Docteur en philosophie de la Sorbonne, il a écrit une oeuvre monumentale de plus de cent titres dont cinquante-cinq sont publiés à ce jour. Il a développé une philosophie classique possédant une épistémologie, une métaphysique et une éthique fondées sur une critique systématique de la matière.
 
La démarche d’André Moreau est multidirectionelle : académique par ses traités, accessible aux intellectuels par ses essais et populaire par ses aphorismes et ses nombreuses apparitions à la télévision. Personnage controversé, dont le sérieux a souvent été mis en doute à cause de son vocabulaire inhabituel, il a tenté de rendre la philosophie accessible aux profanes, non sans développer une pensée profonde pouvant servir d’amorce à une réflexion mondiale. Ses ouvrages, souvent fort volumineux, ne sont pas destinés à tout le monde. Penseur privé, il poursuit la diffusion du jovialisme (l’éloge de la joie) à travers différentes rencontres publiques animées tant au Québec qu’en Europe. Il a créé le Marathon Philosophique de Montréal au cours duquel il a parlé pendant plus de 24 heures consécutives (1983) et fondé le Mouvement Jovialiste pour regrouper le public épris de sa pensée.  
 
Site Web : AndreMoreau.ca

Prochaine conférence « Invité de Marc » : Clés pour sortir de l’hypnose collective le jeudi 8 septembre 2011 @ 19h30