Oct 13 2017

L’acceptation de soi selon Spinoza et Arnaud Desjardins

SpinozaSpinoza

L’acquiescement intérieur

Je nommerai acquiescement intérieur, la joie, accompagnée de l’idée de soi-même et la tristesse correspondante, repentir. Voici maintenant ce qui peut arriver : comme la joie qu’on s’imagine procurer aux autres peut être une joie purement imaginaire, et comme aussi chacun s’efforce d’imaginer de soi-même tout ce qu’il représente comme une cause de joie, il peut arriver aisément qu’un vaniteux soit orgueilleux et s’imagine qu’il est agréable à tous, tandis qu’il leur est insupportable. L’acquiescement intérieur peut provenir de la raison, et cet acquiescement né de la raison est la paix plus élevée qu’il nous soit donné de connaître. Démonstration : L’acquiescement intérieur, c’est la joie qui naît pour l’homme de la contemplation de soi-même et de sa puissance d’agir. Or, la véritable puissance d’agir de l’homme ou sa vertu, c’est la raison elle-même que l’homme contemple clairement et distinctement ; d’où il suit que l’acquiescement intérieur naît de la raison. De plus, quand il se contemple soi-même, l’homme ne perçoit d’une façon claire et distincte, c’est-à-dire adéquate, rien autre chose que ce qui suit de sa puissance d’agir, en d’autres termes, de sa puissance de comprendre : et par conséquent, le plus haut degré de l’acquiescement intérieur ne peut naître que de cette seule contemplation. C. Q. F. D. Scholie : L’acquiescement intérieur est réellement l’objet le plus élevé de nos espérances ; car personne ne s’efforce de conserver son être pour une autre fin que soi-même ; et comme cette acquiescement intérieur est entretenu et fortifié en nous par les louanges et troublé au contraire par le blâme d’autrui, on s’explique ainsi que la gloire soit le principal mobile de nos actions, et que la vie avec l’opprobre nous devienne presque insupportable. [rig]Éthique, III et IV.

L’amour intellectuel

Spinoza appelle intellect (ou « connaissance du troisième genre », distincte de l’imagination – premier genre – et de la raison – second genre) non pas la faculté de verbaliser nos sentiments et sensations mais au contraire l’intuition de l’unité immédiate de l’infini et du fini, de Dieu et de toutes ses façons d’être que nous sommes (cf. Ethique II, scolie de la prop. 40) – se situant dans un usage étymologique du mot : intelligere = inter legere (saisir le lien, l’unité entre), intus legere (lire l’essence intime).

Proposition 32 – Tout ce que nous connaissons d’une connaissance du troisième genre nous fait éprouver un sentiment de joie accompagné de l’idée de Dieu comme cause de notre joie. Démonstration : De cette espèce de connaissance naît pour l’âme la paix la plus parfaite, c’est-à-dire la plus parfaite joie qu’elle puisse ressentir, et cette joie de l’âme est accompagnée de l’idée de soi-même, et partant de l’idée de Dieu à titre de cause. Corollaire : Cette connaissance du troisième genre produit nécessairement l’amour intellectuel de Dieu ; car elle produit (par la Propos. précéd.) une joie accompagnée de l’idée de Dieu comme cause, c’est-à-dire l’amour de Dieu, non pas en tant que nous imaginons Dieu comme présent, mais en tant que nous le concevons comme éternel. Or cet amour est justement ce que j’appelle l’amour intellectuel de Dieu. Proposition 35 – Dieu s’aime soi-même d’un amour intellectuel infini. Démonstration : Dieu est absolument infini. Par conséquent, la nature de Dieu jouit d’une perfection infinie accompagnée de l’idée de soi-même, à titre de cause. Or, c’est cela même que nous avons appelé amour intellectuel dans le Coroll. de la Propos. 32, part. 5.

Proposition 36 – L’amour intellectuel de l’âme pour Dieu est l’amour même que Dieu éprouve pour soi, non pas en tant qu’infini, mais en tant que sa nature peut s’exprimer par l’essence de l’âme humaine considérée sous le caractère de l’éternité, en d’autres termes, l’amour intellectuel de l’âme pour Dieu est une partie de l’amour infini que Dieu a pour soi-même. Démonstration : Cet amour de l’âme doit être rapporté à l’activité de l’âme même. Cet amour est donc une action par laquelle l’âme se contemple soi-même, et qui est accompagné de l’idée de Dieu, à titre de cause ; en d’autres termes, une action par laquelle Dieu, en tant qu’il peut être exprimé par l’âme humaine, se contemple soi-même, et qui est accompagnée de l’idée de soi-même ; par conséquent, cet amour de l’âme est une partie de l’amour infini que Dieu a pour soi-même. C. Q. F. D. Corollaire : Il résulte de là que Dieu, en tant qu’il s’aime lui-même, aime aussi les hommes, et par conséquent que l’amour de Dieu pour les hommes et l’amour intellectuel des hommes pour Dieu ne sont qu’une seule et même chose. Scolie : Ceci nous fait clairement comprendre en quoi consistent notre salut, notre béatitude, en d’autres termes notre liberté, savoir, dans un amour constant et éternel pour Dieu, ou si l’on veut, dans l’amour de Dieu pour nous. Les saintes Ecritures donnent à cet amour, à cette béatitude, le nom de gloire, et c’est avec raison. Que l’on rapporte en effet cet amour, soit à Dieu, soit à l’âme, c’est toujours cet acquiescement intérieur qui ne se distingue véritablement pas de la gloire. Si vous le rapportez à Dieu, cet amour est en lui une joie (qu’on me permette de me servir encore de ce mot) accompagnée de l’idée de lui-même ; et si vous le rapportez à l’âme, c’est encore la même chose. Éthique V.

Arnaud DesjardinsArnaud Desjardins

Le chemin commence avec l’amour de soi-même et non avec la mutilation ou la destruction de soi-même. Et toute une part du chemin consiste à s’occuper avec amour de l’ego, pour lui permettre de s’effacer, de grandir et de se transformer. ( A la recherche du Soi, L’état sans désir.)

No denial in any form whatsoever.

Aucun déni, sous quelque forme que ce soit. Le denial, c’est tenter d’affirmer que ce qui est n’est pas. Mais ce denial peut aussi se produire de façon semi-consciente ou de façon complètement inconsciente. A ce moment là, ce denial devient ce qu’on appelle en psychologie moderne censure, refoulement (repousser ce qui nous déplaît dans l’inconscient), ce que Swâmiji appelait simplement repression, répression. No denial. Ne jamais nier, dénier, renier, refuser, désavouer ce qui est. Ce denialest la forme la plus terrible du mensonge. Je ne suis plus dans la vérité. Je peux être tout à fait sincère à la surface et être dans le denial en profondeur. Je refuse de voir certaines vérités extérieures à moi ou certains amours, certaines haines, certains désirs, certaines peurs, tout ce qui me gêne. J’essaie de faire comme l’autruche qui, paraît-il, enfouit sa tête dans le sable pour ne pas voir le danger qui la menace. Eh bien, nous, ce n’est pas notre tête que nous enfouissons dans le sable, c’est ce qui nous menace que nous essayons d’enfouir dans le sable du denial pour ne plus le voir. A partir de la naissance, pratiquement, une existence est fondée sur le denial. Vous pouvez accepter cette équation : le mental, c’est le denial, toujours autre chose que ce qui est : ça devrait être, ça ne devrait pas être. (A la recherche du Soi, L’acceptation.) Si vous êtes engagé sur un « chemin », votre idéal fait que vous n’acceptez pas de ne pas être un sage. Mais voulez vous être sage ou avoir l’air d’un sage ? Ce n’est pas le même but, ce n’est pas le même chemin, ce n’est pas le même enseignement. Une part de nous ne veut pas être un sage ; cela nous arrangerait tellement, et à bien meilleur compte, d’avoir l’air d’un sage. Voyez quelle dualité vous fabriquez à l’intérieur de vous ! Comment échapper à cette impasse totale dans laquelle une part de vous veut mettre à la raison une autre part de vous, c’est-à-dire pose déjà une dualité ? En comprenant comment « être un avec », ici, maintenant, dans le relatif. Et, chaque fois que le mental a cessé d’adhérer à la réalité, revenir à ce qui est. (Au-delà du moi, chap. Le yoga de la connaissance.) Non seulement il n’y a rien de mal à « voir » le pire en vous, mais ce qui est réellement « mal », si on veut emploer ce mot, c’est de ne pas avoir le courage de la vérité. C’est une nouvelle morale qui apparaît, celle de la vérité et de l’honnêteté : qu’est-ce qui existe au plus profond de moi ? C’est tout. La plongée dans son monde intérieur doit se faire avec une nouvelle éthique, une éthique scientifique, le respect absolument sacré de la vérité, le désir non moins sacré de ne plus être dans le mensonge. La condamnation de vous-mêmes vous fait vivre dans le conflit et la peur. Vivre dans la peur vous interdit l’amour et vous maintient dans l’égoïsme. Et c’est cette absence d’amour qui est la cause du « mal ». En vous aveuglant à ce que vous croyez mal à l’intérieur de vous, vous vous condamnez à faire le mal dans votre vie courante par ignorance et par aveuglement. (Le Vedanta et l’inconscient, chap. La purification de l’inconscient.)

http://www.non-dualite.fr

Oct 6 2017

Critères pour un couple réussi

D’après Swami Prajnanpad, les critères pour réussir son couple comme voie spirituelle :

« Le sentiment de ne plus être seul(e) », d’être deux compagnons qui partagent leurs existences, leurs différences, leurs goûts communs, leur amitié, leur complicité.

« L’aisance, le bien-être » : pas de drames, pas de tragédie, certains couples : dès qu’on est ensemble, tout se dénoue, tout s’arrange, tout se passe bien. Et il y a comme une malédiction sur d’autres couples : tout est grinçant, ça ne marche jamais, dès qu’ils tentent quelque chose, ça rate; ils ne se comprennent pas, c’est le malentendu tout le temps.

« Deux natures qui ne soient pas trop différentes » : complémentaires oui, mais pas trop différentes.

« Une confiance, une foi complète en l’autre ». Elle ne peut pas me faire de mal, il ne peut pas me faire de mal. Comme un petit enfant qui a une confiance absolue en sa mère. Je ne dis pas que vous devez avoir une attitude infantile vis-à-vis de votre époux ou de votre épouse; mais vous pouvez retrouver un coeur d’enfant confiant. Et après tout, le Christ a bien dit : « Si vous ne redevenez pareils à de petits enfants, vous n’entrerez pas au Royaume des Cieux ». Puissiez-vous ressentir une complète confiance qui n’éprouve aucune nécessité de se méfier, d’avoir peur ou de se protéger.

Enfin, « une intense impulsion à vouloir rendre l’autre heureux »: trouver son bonheur dans le bonheur de l’autre. Si cette impulsion est réciproque, si chacun trouve son bonheur dans le bonheur de l’autre, les deux sont évidemment comblés.

Extrait du livre d’Arnaud Desjardins – Pour une vie réussie, un amour réussi – La table ronde

divers 167
Photo de Roger Sensevy

http://presencedamour.over-blog.fr


Oct 5 2017

Jean Vanier( un québécois), un être discret mais qui fait du bien à connaître…et à entendre :

« Je suis heureux d’exister, je remercie Dieu pour mes années de vie et en même temps je veux être en communion avec tous ceux qui souffrent. Etty Hillesum termine une de ses lettres en disant, « on voudrait être un baume versé sur tant de plaies. »

 

http://spinescent.blogspot.com/


Oct 4 2017

Le giron en Soi

Parce que nous sommes toujours divisés, une part en nous n’est pas accueillie. Comment avoir du cœur, comment aimer les autres, ceux qui nous entourent, si nous n’aimons pas “l’autre” en nous ?

Il est possible de s’adonner à de nombreux exercices spirituels, de pratiquer de longues heures, de développer notre compréhension, malgré tout, la dualité se prolongera du fait de notre divorce intime.

La réconciliation avec soi n’a besoin que d’amour généreux, que de compassion dirigée envers “celui” ou “celle” que nous rejetons intérieurement. C’est l’inverse de la dureté, du mépris, du jugement dont nous l’accablons. Lorsque nous cessons de marquer la différence, il n’y a plus de séparation. Tout comme se rejoignent naturellement les deux côtés d’un bras d’eau que l’on avait divisé.

Ce n’est pas par la force, à coup de mésestime, de soumission, que nous aidons les êtres et les incitons à s’élever. C’est par la confiance, la patience et les encouragements solidaires. Ce rôle incombe au “giron” qui prend sa source dans notre poitrine. L’ayant déjà vécu, nous portons son pouvoir à la fois maternel, paternel et divin. Nous détenons cette bonté réparatrice qui nourrit et qui prend soin. Si nous le laissons se donner en nous, il déploiera une énergie nouvelle. Il consumera notre honte, l’amertume, les doutes qui nous divisent. Il nous rendra aimants.

Mus par la douceur et la bienveillance, nous serons relever l’enfant, “celle” ou “celui” qui tombe, le faible qui échoue. Nous lui viendrons en aide et resterons de son côté, au lieu de le morigéner, de le rabaisser, de le renier, comme le ferait un tyran.

Note : Dans “mystique ordinaire” lire : L’appel de la Source, le sein consolateur

http://www.denismarie.net


Sep 26 2017

Changer d’esprit – La dernière tentation du Christ

Extrait du film : La dernière tentation du Christ


Sep 24 2017

A la recherche de la Vérité… (qui a dit que c’était de tout repos?)

A la recherche de la Vérité

Quand les gens recherchent la Vérité, ils ont souvent des idées préconçues au sujet de cette Vérité. Ils supposent, par exemple que trouver la Vérité leur apportera bonheur, succès et santé. Ils croient souvent que la Vérité entretiendra l’expression et le désir de leur égo. Ils peuvent penser que la Vérité existe pour faciliter leur vie et soutenir leur propre développement personnel, acquisition de pouvoir personnel etc… et les aidera à atteindre l’illumination.Mais de par sa nature même, la Vérité n’est pas la servante de l’égo. La Vérité n’existe pas pour apporter à l’égo bonheur, succès et santé. La Vérité ne peut pas être restreinte par les limites de la conscience de la personnalité. La Vérité reconduit les âmes à Dieu, à la Réalité et à la Divinité par la dissolution du moi égotique. Par conséquent, la Vérité conduit les âmes hors de la conscience égotique vers une conscience transcendantale de non-séparation, alors que la nature même du moi-je est la séparation. La Vérité cherche à s’exprimer dans le monde en appelant le fils prodigue à rentrer à la maison.Beaucoup de gens cherchent la Vérité – ou ce qu’ils conçoivent comme étant la Vérité – mais ils n’envisagent souvent pas qu’elle va remettre en question et finalement briser et démolir les choses mêmes qu’ils cherchent à atteindre en découvrant la Vérité ! Les gens chercheront la Vérité pour devenir plus puissants, pour satisfaire leur personnalité, mais en fait la Vérité neutralise le pouvoir et les plans de l’égo. Beaucoup de gens cherchent la Vérité pour trouver du bonheur, mais la Vérité détruit à la base toutes les satisfactions de la vie personnelle. Les gens cherchent la Vérité pour parvenir à l’illumination pour eux-mêmes, mais la Vérité dissout finalement le moi égotique pour permettre à l’illumination de se faire. 

Beaucoup de gens imaginent ainsi que la Vérité et l’Amour sont leurs servantes, mais quand on trouve la Vérité, on devient inévitablement le serviteur de la Vérité, – un serviteur du Divin, un disciple du Christ. Les gens s’imaginent que quand ils trouveront la Vérité, il sera possible de l’orienter à leurs propres fins, de l’utiliser pour leurs propres desseins. Mais quand on trouve et prend connaissance de la Vérité, sa réalisation est un processus continuel de dissolution et de désintégration de l’égo. Car ce que l’individu, l’égo séparé, veut et désire est l’opposé de la Vérité. Ce que l’égo essaie d’accomplir est l’opposé de la Vérité.

 

La plupart des gens préfèreraient être personnellement heureux et en sécurité dans leur sens d’un moi-je, plutôt que de connaître la Vérité et ainsi d’accueillir dans leur vie son influence qui a pour effet de démolir l’égo. Ils préfèreraient rester assis dans leur autosatisfaction ignorante plutôt que de considérer la nature de la Vérité, qui est toujours effrayante pour l’égo investi en lui-même. Car la Vérité dans son expression signifie la fin du moi égotique, et par conséquent la Vérité signifie aussi la fin du bonheur personnel. Car la Vérité appartient à la Divinité, à Dieu et à l’Esprit divin. Aller vers la Vérité, c’est aller vers Dieu, et aller vers Dieu c’est mourir à la nature personnelle et la laisser derrière soi pour toujours.

 

Ceci est une option qui peut être trop difficile à envisager pour beaucoup de gens. Ils préfèrent s’imaginer qu’ils peuvent aller vers Dieu et obtenir l’illumination tout en conservant beaucoup de tendances, préférences, désirs et habitudes personnelles. Ou, du moins, de garder leur individualité intacte avec ses buts et ses rêves. Beaucoup de gens croient qu’en travaillant dur sur eux-mêmes, ils peuvent mériter la faveur et la grâce de Dieu. Ainsi, alors que les gens disent qu’ils cherchent la Vérité, ils ont constamment des attentes sur ce qu’est cette Vérité et comment elle agit, ce qui à son tour les empêche de parvenir à un rapport humble avec la Vérité. Cependant, puisque la Vérité ne répond pas – et ne pourra jamais répondre – à leurs attentes personnelles, elle n’est pas reconnue en tant que telle quand elle vient et Appelle ; au lieu de cela, ils cherchent et s’en tiennent à un semblant de Vérité, à une apparence de Réalité. Ainsi les gens passent à côté de diamants parce qu’ils préfèrent voir seulement ce qu’ils veulent voir sur la base de leur propres idées et préférences personnelles, par conséquent ils ne reconnaissent pas toujours ce qui est réellement nécessaire sur le chemin qui mène à la Liberté.

 

Pour la plupart des gens la Vérité semble assez négative et « peu aimante » – quand elle les met en face de leurs désirs et plans personnels (ce qu’elle fera toujours). Car la Vérité est un destructeur du moi limité et égoïste, mais les gens veulent renforcer leur vie personnelle. La Vérité envoie le message que la vie personnelle se terminera, mais la plupart des gens ne veulent que s’enfermer et se protéger, ou s’agrandir, se développer en tant que soi, et ils peuvent utiliser la spiritualité justement à cette fin. La Vérité révèle la superficialité et la fausseté de la vie matérielle, mais les gens cherchent à créer quelque chose de nouveau et de meilleur dans leur vie matérielle. La Vérité montre la voie vers Dieu, mais les gens souhaitent seulement vivre une vie de gratification personnelle, de sécurité personnelle et de richesse personnelle. La Vérité révèle l’ inévitabilité de la mort, mais les gens souhaitent prolonger et enrichir leurs vies personnelles. La Vérité révèle un futur qui sera l’ Armaggedon, mais beaucoup de gens ne peuvent pas ou plutôt ne veulent pas voir au-delà des nouvelles du jour. La Vérité révèle un monde dangereux, mais les gens ne veulent considérer que leur sécurité personnelle.

 

Ainsi toute Vérité authentique est taxée de négative pour protéger le soi de l’inévitable. L’ego doit mourir – la Vérité est ainsi une meurtrière, elle est donc hostile. Nos buts personnels doivent être sacrifiés pour la Vérité – la Vérité semble ainsi peu aimable pour la plupart des gens. Cette civilisation ne durera pas – la Vérité est vue ainsi comme une vision négative de la vie. La planète et l’humanité doivent être purifiées de l’erreur et du confort temporel qu’il semble offrir – la Vérité est ainsi considérée avec effroi aussi bien pas les masses matérialistes que par celles intéressées par la spiritualité. Afin de connaître Dieu, nous devons nous abandonner à Dieu – la Vérité nie ainsi le libre arbitre tant prisé par l’humanité. Le monde est une construction temporaire, de même que le soi égotique – donc la Vérité n’offre ainsi aucune signification ou nourriture pour la vie de l’ego. Le « bien » de l’humanité doit être transcendé par le Bien de Dieu – la Vérité s’oppose ainsi au « bien » de l’humanité. Ce monde est un royaume de souffrance – la Vérité détruit ainsi le déni, et révèle le manque de bonheur et la souffrance. De toutes les manières, la signification de la Vérité est déformée et transformée en son contraire par ceux qui voudraient l’atteindre pour le soi.

 

Proportionnellement à la population humaine, il y a excessivement peu d’amis de la Vérité dans le monde aujourd’hui ; si peu en fait, qu’on peut à peine les trouver sur cette planète. Il sont peu nombreux ceux qui peuvent voir à travers les voiles et brumes de cette Terre enténébrée afin de distinguer la valeur et la nécessité absolue de la Vérité eu égard à leur Libération et un véritable et durable Bonheur. Peu nombreux sont ceux qui peuvent accepter la Vérité telle qu’elle est, sans qu’elle soit diluée, déformée et rendue plus acceptable pour les goûts et sensibilités de l’ego. Bien plus nombreux sont ceux qui préfèreraient s’imaginer que Dieu est leur serviteur personnel et que la Vérité est la clé de leur succès personnel.

 

Personne ne peut présenter la Vérité dans le monde aujourd’hui au grand public, telle qu’elle est, et s’attendre à ce qu’elle soit reconnue ou bien reçue. Car la Vérité est considérée comme l’ennemi du soi, et les gens sont dominés par le soi et l’égoïsme. Dans cette sombre ère toute la force du monde s’oppose à la Vérité. La substance même de la planète est imprégnée d’énergies qui s’opposent à la lumière libératrice de la Vérité. L’air même que nous respirons et la poussière sous nos pieds sont en opposition avec la Vérité. Toutes les créations de l’humanité : les bâtiments, voitures, usines, vêtements, fermes, églises, écoles, etc. irradient des énergies qui excluent l’Esprit divin. Toutes ces choses que l’humanité considère comme naturelles ou nécessaires, constituent une barrière obscure qui bloque la Lumière divine et l’Illumination spirituelle. Tel un brouillard envahissant, un voile épais a été jeté sur l’humanité au point que les yeux ne peuvent plus voir la Vérité ni ne veulent la voir, car les gens sont plutôt habitués à considérer leurs propres pieds qu’à lever les yeux vers le haut en direction du Divin. Toutes les créations subjectives des êtres humains : leurs sentiments et également leurs pensées forment un obstacle presque impénétrable pour la reconnaissance de la Vérité vivante. D’énormes nuages de pensées de matérialisme, gouvernement, religion organisée, spiritualité égoïste et science attirent dans leurs filets et conditionnent l’esprit humain de l’enfance à l’âge adulte ; peu sont capables de résister au pouvoir hypnotique de cet amas congelé de formes-pensées de milliards de gens et de leurs maîtres cachés dans les royaumes subtils. Il faut un esprit fort pour résister à la culture humaine, il faut un cœur encore plus fort pour remettre cet esprit entre les mains de la Volonté de Dieu.

 

Ainsi, en grande partie les gens ne cherchent pas réellement la Vérité. Ils n’aiment pas vraiment la Vérité. Car les gens ne veulent pas la Vérité, il ont plutôt peur, exècrent, détestent et rejettent la Vérité ; ils crucifieraient de nouveau le Christ. Cependant, c’est surtout la voix de la Vérité qui chuchote à leur oreille qui est simplement ignorée. Les gens pensent que peut-être s’ils ignorent la Vérité et leur conscience, elles vont finir par s’en aller. Alors ils pourront reprendre leur vie sans être dérangé par les considérations très perturbantes que la Vérité apporte dans la vie.

 

Les gens ne cherchent pas la Vérité. Ils cherchent les mensonges. Ceci est une des vérités que les gens ont de la peine à accepter et à voir en eux-mêmes. Car, avant que nous ne cherchions Dieu, la Réalité est la Vie, ce qui signifie la mort du soi, nous ne cherchons pas vraiment la Vérité. Et nous ne pouvons pas vraiment trouver la Vérité, tant que nous n’avons pas remis notre vie entre les mains de la guidance de l’Esprit dans notre cœur. Car il n’y a pas de Vérité en ce monde si ce n’est dans étincelle divine dans le cœur.

 

Les âmes qui sont lasses de ce monde et qui pleurent dans la souffrance d’être séparées de Dieu ; celles qui veulent être libérées de ce monde et du corps ; celles qui réclament profondément et désespérément la Libération – vont naturellement commencer à inviter la Vérité dans leur vie, parce que ce n’est qu’à ce moment là que l’Esprit divin saura que nous sommes prêts et que le temps est mûr. Alors les portes du Ciel s’ouvriront, la Lumière brillera, et la Vérité pourra commencer son œuvre de transmutation bienfaisante et de dissolution ultime du soi, afin de nous rendre libres.

De nous-les-dieux.org.

 

Où est la vérité ? Peut-être à l’origine, avant sa pollution par l’histoire.
« Il faut avoir beaucoup d’imagination, madame, pour dire la vérité, car on ne la connaît jamais tout entière ! « 
Sacha Guitry (1885-1957) – Toâ
– La beauté n’est pas un critère de vérité.
– Mais si. Est vrai ce qui est beau. Le reste est invention.
– Les critères de beauté sont fluctuants.
– La vérité aussi.
Amélie Nothomb – Péplum

 

B-calendrier-maya-completDav  « 2012un nouveau paradigme »

http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/


Sep 17 2017

Benjamin Smythe – Je me sens malade…

Ce gars là est complètement disjoncté, ça fait du bien d’ en voir un comme lui­.


Sep 15 2017

Comment conciliez-vous votre vie amoureuse avec la non-dualité?

ENTREVUE EXCLUSIVE DES « INVITÉ DE MARC »

AUTRES CAPSULES, TEXTES ET PROCHAINES CONFÉRENCES : PORTRAIT NON-DUALISTE – MATHIEU MARTEL

Sep 8 2017

Neale Walsch – Regardez, souriez, touchez.


Sep 6 2017

Mon chien mon maître

Mon chien Achille qui ouvre un œil l’instant d’une photo. Euhh!?

 

Comme je travaille à la maison, j’ai l’opportunité de voir très souvent mon chien couché sur le sofa profitant de l’instant présent et toujours prêt à bouger au moment opportun. Cela m’est apparu comme étant l’évidence même telle une révélation divine, mon chien est peut-être le seul véritable maître spirituel que je puisse connaître d’ aussi près.Car je retrouve en lui, un calme, un amour,une dévotion,une intégrité ainsi qu’une communion hors du commun.  Alors voilà, aujourd’hui c’ est un spécial chien.