Août 15 2017

Le Peuple des Chiens

Par Caro

47.jpgNous voilà enfin! C’est à notre tour de vous parler! Nous sommes si heureux de partager notre joie avec vous. Pourquoi sommes-nous si heureux? Mais parce que la vie est un grand jeu, voyons donc! Voulez-vous venir dehors avec nous? Il y a tant d’odeurs à humer, de courses folles à faire, de balles bondissantes à attraper, de gazon frais à fouler, d’amis canins qui nous attendent, et quoi dire de l’air frais, du vent qui nous chatouille, nous pousse, nous freine et joue avec nous…
Qu’attendez-vous donc, l’air renfrogné? Il n’y a pas un instant à perdre. Il nous faut aller de l’avant dans la redécouverte constante du moment présent qui nous appelle. Il n’y a jamais un moment pareil à l’autre, il n’y a qu’une suite d’instants remplis de sensations affriolantes. Venez jouer, chers amis humains. Sortez de votre inquiétude et vous découvrirez un nouveau monde. C’est là que nous vivons, nous les chiens, et c’est là que nous tentons de vous amener le plus souvent possible! Au diable les soucis, allons faire un tour. La vie n’est pas soucis, elle est. Point. Pour la capter dans sa plus grande beauté, il vous faut jouer. Les enfants l’ont bien compris, et c’est pourquoi nous aimons bien leur compagnie! Tous deux – chiens et enfant – nous savons partager la magie du moment présent. Ceux d’entre vous qui avez eu la compagnie d’un Être canin dans l’enfance savent bien qu’il n’est pas facile de retrouver une telle complicité!

Nous les chiens, nous nous ancrons dans le jeu, la joie du moment présent, la conscience du corps et l’amour inconditionnel ou, si vous préférez, l’acceptation. Nous sommes incapables de juger les humains qui se présentent à nous car nous n’avons pas de barème de jugement du bien ou du mal. Nous vivons à l’extérieur de cette conscience qui est d’abord sociale. Lorsque nous voyons un humain, la seule chose que nous voyons, c’est l’amour. Chez certains, il brille très fort; chez d’autres, il est presque complètement étouffé, mais il est toujours là! Peu importe les circonstances de vie, l’apparence physique, les qualités, les défauts, l’âge, le sexe, la race, c’est toujours l’amour qui vous remplit, vous fait vivre et vous nourrit. C’est tout ce que nous voyons et c’est tout ce qui nous intéresse. L’amour est expansion, espace, chaleur, unicité, vérité, douceur… L’amour est activé par le jeu et l’abandon à l’état de joie. Le saviez-vous, frères humains? Nous aimons voir vibrer l’amour en vous et c’est pourquoi nous vous invitons sans cesse à venir jouer!

Vous dites de nous que nous sommes des Êtres fidèles et c’est vrai! Nous sommes fidèles à l’Amour qui vibre en vous! Car pour nous, lorsque l’Amour rempli votre être, vous touchez à l’état le plus élevé que vous pouvez ressentir sur terre. C’est un tourbillon de couleurs, d’énergie, de sons et de parfums qui se dégagent d’un Être qui vibre l’Amour.

Laissez-nous vous raconter l’histoire du peuple des chiens, fiers descendants des Êtres de Sirius. Il fut un temps, il y a très longtemps, où les Êtres humains côtoyaient les animaux de façon fort différente car le respect, la communication et l’entraide formaient la base des relations entre les espèces. Avant de faire le plongeon dans l’expérience de la séparation et de l’oubli, les Êtres humains ont demandé aux animaux de rester connectés à la source et d’incarner les attributs divins qu’ils s’apprêtaient à oublier. C’est alors que vous vous êtes tournés vers le peuple des chiens et que vous avez dit : «Maître canidé, tu seras le plus fidèle compagnon de l’homme, car en toi est placé le plus important de tous les attributs : l’Amour dans toute sa pureté! Tu seras le gardien infaillible de cet Amour inconditionnel et ce, même si tu dois aller à l’encontre de ma volonté car dans mon voyage au pays de l’oubli, un voile sera placé sur mon âme et mon esprit. À cause de ce voile, je ne serai plus directement nourri à la source de vie, à l’Amour. Il se pourrait donc que je succombe à la violence ». Que de sagesse vous aviez à cette époque! Sans une certitude absolue, vous vous doutiez que votre descente dans l’ombre et l’oubli serait, par moment, très dure pour la force d’Amour qui brûle en vous.

De ce merveilleux contrat, tantôt lourd, tantôt léger, nous nous sommes acquittés avec force et fidélité au cours des siècles écoulés. Les temps approchent cependant, où vous devrez en reprendre la responsabilité; où vous devrez re-conscientiser dans votre Être tout entier cette incontournable vérité : l’Amour inconditionnel est la plus grande de toutes les clés! Malheureusement, certains êtres égarés, submergés de colère et de ressentiment font violence aux chiens parce qu’ils ne peuvent supporter le miroir de cet Amour inconditionnel que nous incarnons. Dans notre pacte de fidélité et parce que nous avons espoir d’activer l’état d’Amour qui réside en eux, nous retournons souvent vers ces êtres qui nous battent et nous négligent. Nous, du peuple des chiens, voyons bien que ces êtres souffrent énormément dans la déconnexion de l’état d’Amour et même s’ils nous battent très fort pour oublier, nous restons toujours connectés à cet état d’amour. Notre souffrance physique ne nous déconnecte pas de l’état d’Amour inconditionnel! Nous pleurons plus souvent l’ignorance et la déconnexion de nos frères humains que notre propre souffrance physique, miroir de votre incapacité à vous aimer! La déconnexion de l’Amour inconditionnel est ce que vous surnommez « l’enfer ».

Sachez cependant que malgré notre connexion, nous détestons nous faire battre, humilier et négliger. Vous nous utilisez pour vos expériences et vos tests cruels, la plupart du temps inutiles. Vous n’avez pas encore compris ce qui amène la santé et le bien-être réel. La situation est telle pour nous dans certains pays qu’une sortie en masse est prévue, via une terrible maladie. Cette maladie sera transmise par les puces et autres insectes qui s’attaquent à nous lorsque nous ne sommes plus assez forts pour émettre l’état d’Amour. Saviez-vous que la force de votre système immunitaire est un reflet de votre capacité à vivre et rayonner l’état d’Amour en vous? Même si nous ne sommes que rarement complètement déconnectés de l’état d’Amour, les vaccins et les drogues en trop grandes quantités, la souffrance physique et la négligence que nous subissons diminuent notre capacité à émettre le rayonnement de cet état vibratoire et c’est à ce moment que nous devenons vulnérables aux insectes et aux virus. La maladie qui risque d’emporter beaucoup de chiens sera connue comme une fièvre canine et elle affectera très négativement les êtres qui consomment notre chair. Contrairement à d’autres de nos frères animaux, le peuple des chiens n’a jamais eu pour mandat de nourrir l’humanité. Les pays d’Asie où notre chair est consommée seront particulièrement affectés par ce virus. Nous ne partageons pas ces informations pour vous effrayer mais bien pour vous réveiller!

Les chiens sont vos meilleurs amis et les gardiens de l’Amour inconditionnel qui brûle dans votre âme. Nos yeux tentent quotidiennement de vous rappeler cette réalité. Notre place n’est pas dans vos laboratoires mais à vos côtés. Lorsque nous vous invitons à jouer, c’est pour réactiver cet état d’Amour et vous amener dans le moment présent. Nous aimons vous charmer, vous plaire, vous rendre service et vous protéger pour que vous puissiez toucher la réalité que nous voyons en vous. Que pouvez-vous demander de plus, frères humains? Votre déconnexion, jadis consciente, aujourd’hui inconsciente, est source de tous les problèmes que vous expérimentez sur cette planète. Lorsqu’un des nôtres se retourne contre vous, mord ou tue un enfant, c’est un acte très grave qui est malheureusement enclenché par la violence que vous acceptez de perpétuer sur cette planète; c’est un miroir de votre fermeture à l’état d’Amour. Cette fermeture, vos choix de vie et vos actions, souvent à l’encontre des lois de l’Amour, rendent fous certains maîtres canins. Certains de nos comportements expriment le grand déséquilibre qui règne et annonce la fin de l’illusion dans laquelle vous vivez.

Avez-vous remarqué que de tous les animaux qui peuplent la terre, le chien est celui qui offre la plus grande variété de races à l’intérieur d’une même espèce? Il y a une raison bien précise à cela. Étant donné l’importance de notre mandat, il est devenu essentiel de plaire un peu à tout le monde! Des petits, des moyens, des grands, servant à toutes sortes de tâches, mais sachant très bien, au plus profond d’eux, que ce qui compte, c’est d’être aux côtés des frères humains afin de jouer et d’éveiller l’état d’amour. Le nombre et la diversité des races canines ont suivi les explosions démographiques et la diversité raciale humaine au cours des siècles derniers. Avant, les chiens étaient plus primitifs, beaucoup moins diversifiés et plus proches de leurs cousins les loups qui sont responsables de d’autres énergies sur cette terre.

Nous, du peuple des chiens, sommes des descendants de Sirius et notre présence à vos côtés a été décidée avant que vous entrepreniez votre descente dans la noirceur de l’oubli, il y a de ça plusieurs milliers d’années! Il a été décidé que comme les humains allaient expérimenter l’illusion de la séparation, les attributs divins seraient placés dans le peuple animal afin de protéger cette mémoire et afin d’y accéder par la voie de l’amour et de la sagesse. Il a été décidé que les animaux vous accompagneraient dans cette aventure et restitueraient la mémoire de vos attributs divins lorsque serait terminé le voyage dans l’illusion de la séparation. Ce temps est venu. Les maîtres chiens sont maintenant prêts à vous remettre les clés de l’état d’amour qui réside déjà en vous. Ceux qui choisiront de continuer à nous percevoir comme idiots, serviles et dépourvus de conscience passeront à côté de ce cadeau indispensable.

Le jeu, tel que mentionné plus tôt, est une première clé puissante parce qu’elle ouvre la porte au moment présent. Le temps n’existe pas en dehors du moment présent. Redevenez maître du moment présent et vous serez maître de vos choix, de votre destinée. Le jeu est aussi un outil extraordinaire pour vous conduire vers la légèreté et la fluidité. Ces deux états sont précurseurs de l’état d’amour : la légèreté et la fluidité amènent l’amour, créent un réceptacle à l’amour. Il n’y a pas de place pour l’état d’amour chez une personne lourde et tendue. Malheureusement, tellement de gens vivent dans la lourdeur et la tension qu’ils sont inconfortables et craintifs lorsque leur vie devient plus douce et fluide. C’est pourquoi nous sommes si nombreux à partager vos vies! Et ce, malgré le lent écroulement de vos systèmes immunitaires qui développent des allergies et qui vous éloignent de nous. Système immunitaire faible = Déconnexion de l’état d’amour!

Contrairement à d’autres espèces, nous ne quitterons pas complètement cette planète lorsque vous aurez repris conscience de l’état d’amour et en assumerez la responsabilité. Nous resterons à vos côtés, certes moins nombreux, mais prêts à vous suivre dans de nouvelles aventures. Nous serons alors sur un pied d’égalité avec vous et pourrons vous communiquer toutes nos pensées, nos émotions, nos perceptions, si différentes soient-elles, par la télépathie. Nous vous accompagnerons dans de nouveaux lieux, de nouvelles dimensions et nous vous présenterons les Êtres de Syrius, un des grands peuples fondateurs de votre planète. Ce sont des Êtres très grands physiquement, possédant de grandes capacités mentales et une grande sagesse. Ils ont aussi des corps qui ressemblent aux vôtres et des têtes semblables aux nôtres! Cela vous étonne, n’est-ce pas? Pourtant, ces images sont gravées dans les pierres d’un de vos plus anciens peuples : les Égyptiens. Vous pensiez sans doute que ces images étaient fictives, mais je vous le dis aujourd’hui : les images gravées dans la pierre des temples égyptiens renferment plus de vérité que ce que vous n’avez osé imaginer jusqu’ici!

Il est temps pour nous de vous quitter, question de vous laisser assimiler toutes les notions que nous venons de vous exposer. Toutes ces choses étaient, jadis, fort communes et il n’y avait pas matière à s’en étonner.

Aujourd’hui, la vérité de l’état d’amour est d’autant plus actuelle qu’elle est nécessaire. Notre présence auprès de vous dans la dynamique que vous connaissez – maître propriétaire de SON chien – tire à sa fin et c’est maintenant que nous devons réactiver le souvenir de l’état d’amour qui n’a jamais cessé de brûler en vous. Toute notre planète aspire à cela! Notre rôle est accru par la proximité que nous partageons avec vous et le pacte que nous avons accepté il y a plusieurs milliers d’années. Oui, nous sommes les meilleurs amis de tous les humains mais la prochaine fois que vous nous rencontrerez, plongez votre regard dans le nôtre et souvenez vous ce que nous sommes venus vous rappeler : que vous êtes amour inconditionnel dans toute sa splendeur. Le jeu est votre outil pour vivre le moment présent, le lieu ou habite l’Amour. Le reste n’est que distractions.

Merci de votre ouverture


Août 14 2017

Karl Renz


Août 13 2017

L’acceptation de soi selon Spinoza et Arnaud Desjardins

SpinozaSpinoza

L’acquiescement intérieur

Je nommerai acquiescement intérieur, la joie, accompagnée de l’idée de soi-même et la tristesse correspondante, repentir. Voici maintenant ce qui peut arriver : comme la joie qu’on s’imagine procurer aux autres peut être une joie purement imaginaire, et comme aussi chacun s’efforce d’imaginer de soi-même tout ce qu’il représente comme une cause de joie, il peut arriver aisément qu’un vaniteux soit orgueilleux et s’imagine qu’il est agréable à tous, tandis qu’il leur est insupportable. L’acquiescement intérieur peut provenir de la raison, et cet acquiescement né de la raison est la paix plus élevée qu’il nous soit donné de connaître. Démonstration : L’acquiescement intérieur, c’est la joie qui naît pour l’homme de la contemplation de soi-même et de sa puissance d’agir. Or, la véritable puissance d’agir de l’homme ou sa vertu, c’est la raison elle-même que l’homme contemple clairement et distinctement ; d’où il suit que l’acquiescement intérieur naît de la raison. De plus, quand il se contemple soi-même, l’homme ne perçoit d’une façon claire et distincte, c’est-à-dire adéquate, rien autre chose que ce qui suit de sa puissance d’agir, en d’autres termes, de sa puissance de comprendre : et par conséquent, le plus haut degré de l’acquiescement intérieur ne peut naître que de cette seule contemplation. C. Q. F. D. Scholie : L’acquiescement intérieur est réellement l’objet le plus élevé de nos espérances ; car personne ne s’efforce de conserver son être pour une autre fin que soi-même ; et comme cette acquiescement intérieur est entretenu et fortifié en nous par les louanges et troublé au contraire par le blâme d’autrui, on s’explique ainsi que la gloire soit le principal mobile de nos actions, et que la vie avec l’opprobre nous devienne presque insupportable. [rig]Éthique, III et IV.

L’amour intellectuel

Spinoza appelle intellect (ou « connaissance du troisième genre », distincte de l’imagination – premier genre – et de la raison – second genre) non pas la faculté de verbaliser nos sentiments et sensations mais au contraire l’intuition de l’unité immédiate de l’infini et du fini, de Dieu et de toutes ses façons d’être que nous sommes (cf. Ethique II, scolie de la prop. 40) – se situant dans un usage étymologique du mot : intelligere = inter legere (saisir le lien, l’unité entre), intus legere (lire l’essence intime).

Proposition 32 – Tout ce que nous connaissons d’une connaissance du troisième genre nous fait éprouver un sentiment de joie accompagné de l’idée de Dieu comme cause de notre joie. Démonstration : De cette espèce de connaissance naît pour l’âme la paix la plus parfaite, c’est-à-dire la plus parfaite joie qu’elle puisse ressentir, et cette joie de l’âme est accompagnée de l’idée de soi-même, et partant de l’idée de Dieu à titre de cause. Corollaire : Cette connaissance du troisième genre produit nécessairement l’amour intellectuel de Dieu ; car elle produit (par la Propos. précéd.) une joie accompagnée de l’idée de Dieu comme cause, c’est-à-dire l’amour de Dieu, non pas en tant que nous imaginons Dieu comme présent, mais en tant que nous le concevons comme éternel. Or cet amour est justement ce que j’appelle l’amour intellectuel de Dieu. Proposition 35 – Dieu s’aime soi-même d’un amour intellectuel infini. Démonstration : Dieu est absolument infini. Par conséquent, la nature de Dieu jouit d’une perfection infinie accompagnée de l’idée de soi-même, à titre de cause. Or, c’est cela même que nous avons appelé amour intellectuel dans le Coroll. de la Propos. 32, part. 5.

Proposition 36 – L’amour intellectuel de l’âme pour Dieu est l’amour même que Dieu éprouve pour soi, non pas en tant qu’infini, mais en tant que sa nature peut s’exprimer par l’essence de l’âme humaine considérée sous le caractère de l’éternité, en d’autres termes, l’amour intellectuel de l’âme pour Dieu est une partie de l’amour infini que Dieu a pour soi-même. Démonstration : Cet amour de l’âme doit être rapporté à l’activité de l’âme même. Cet amour est donc une action par laquelle l’âme se contemple soi-même, et qui est accompagné de l’idée de Dieu, à titre de cause ; en d’autres termes, une action par laquelle Dieu, en tant qu’il peut être exprimé par l’âme humaine, se contemple soi-même, et qui est accompagnée de l’idée de soi-même ; par conséquent, cet amour de l’âme est une partie de l’amour infini que Dieu a pour soi-même. C. Q. F. D. Corollaire : Il résulte de là que Dieu, en tant qu’il s’aime lui-même, aime aussi les hommes, et par conséquent que l’amour de Dieu pour les hommes et l’amour intellectuel des hommes pour Dieu ne sont qu’une seule et même chose. Scolie : Ceci nous fait clairement comprendre en quoi consistent notre salut, notre béatitude, en d’autres termes notre liberté, savoir, dans un amour constant et éternel pour Dieu, ou si l’on veut, dans l’amour de Dieu pour nous. Les saintes Ecritures donnent à cet amour, à cette béatitude, le nom de gloire, et c’est avec raison. Que l’on rapporte en effet cet amour, soit à Dieu, soit à l’âme, c’est toujours cet acquiescement intérieur qui ne se distingue véritablement pas de la gloire. Si vous le rapportez à Dieu, cet amour est en lui une joie (qu’on me permette de me servir encore de ce mot) accompagnée de l’idée de lui-même ; et si vous le rapportez à l’âme, c’est encore la même chose. Éthique V.

Arnaud DesjardinsArnaud Desjardins

Le chemin commence avec l’amour de soi-même et non avec la mutilation ou la destruction de soi-même. Et toute une part du chemin consiste à s’occuper avec amour de l’ego, pour lui permettre de s’effacer, de grandir et de se transformer. ( A la recherche du Soi, L’état sans désir.)

No denial in any form whatsoever.

Aucun déni, sous quelque forme que ce soit. Le denial, c’est tenter d’affirmer que ce qui est n’est pas. Mais ce denial peut aussi se produire de façon semi-consciente ou de façon complètement inconsciente. A ce moment là, ce denial devient ce qu’on appelle en psychologie moderne censure, refoulement (repousser ce qui nous déplaît dans l’inconscient), ce que Swâmiji appelait simplement repression, répression. No denial. Ne jamais nier, dénier, renier, refuser, désavouer ce qui est. Ce denialest la forme la plus terrible du mensonge. Je ne suis plus dans la vérité. Je peux être tout à fait sincère à la surface et être dans le denial en profondeur. Je refuse de voir certaines vérités extérieures à moi ou certains amours, certaines haines, certains désirs, certaines peurs, tout ce qui me gêne. J’essaie de faire comme l’autruche qui, paraît-il, enfouit sa tête dans le sable pour ne pas voir le danger qui la menace. Eh bien, nous, ce n’est pas notre tête que nous enfouissons dans le sable, c’est ce qui nous menace que nous essayons d’enfouir dans le sable du denial pour ne plus le voir. A partir de la naissance, pratiquement, une existence est fondée sur le denial. Vous pouvez accepter cette équation : le mental, c’est le denial, toujours autre chose que ce qui est : ça devrait être, ça ne devrait pas être. (A la recherche du Soi, L’acceptation.) Si vous êtes engagé sur un « chemin », votre idéal fait que vous n’acceptez pas de ne pas être un sage. Mais voulez vous être sage ou avoir l’air d’un sage ? Ce n’est pas le même but, ce n’est pas le même chemin, ce n’est pas le même enseignement. Une part de nous ne veut pas être un sage ; cela nous arrangerait tellement, et à bien meilleur compte, d’avoir l’air d’un sage. Voyez quelle dualité vous fabriquez à l’intérieur de vous ! Comment échapper à cette impasse totale dans laquelle une part de vous veut mettre à la raison une autre part de vous, c’est-à-dire pose déjà une dualité ? En comprenant comment « être un avec », ici, maintenant, dans le relatif. Et, chaque fois que le mental a cessé d’adhérer à la réalité, revenir à ce qui est. (Au-delà du moi, chap. Le yoga de la connaissance.) Non seulement il n’y a rien de mal à « voir » le pire en vous, mais ce qui est réellement « mal », si on veut emploer ce mot, c’est de ne pas avoir le courage de la vérité. C’est une nouvelle morale qui apparaît, celle de la vérité et de l’honnêteté : qu’est-ce qui existe au plus profond de moi ? C’est tout. La plongée dans son monde intérieur doit se faire avec une nouvelle éthique, une éthique scientifique, le respect absolument sacré de la vérité, le désir non moins sacré de ne plus être dans le mensonge. La condamnation de vous-mêmes vous fait vivre dans le conflit et la peur. Vivre dans la peur vous interdit l’amour et vous maintient dans l’égoïsme. Et c’est cette absence d’amour qui est la cause du « mal ». En vous aveuglant à ce que vous croyez mal à l’intérieur de vous, vous vous condamnez à faire le mal dans votre vie courante par ignorance et par aveuglement. (Le Vedanta et l’inconscient, chap. La purification de l’inconscient.)

http://www.non-dualite.fr

Août 9 2017

Faites vivre l’Amour et la Joie, simplement…

Documentaire sur Marc Vella, exceptionnel être vibrant d’amour et de lumière, à l’origine de la « Caravane amoureuse » qui lui offre la possibilité d’exprimer son humanité et sa joie de la rencontre.


Août 6 2017

Les 5 critères d’un amour réussi

Swâmiji m’avait un jour énoncé cinq critères grâce auxquels on peut reconnaître la valeur profonde d’un couple. Ces cinq critères sont en fonction d’une durée, d’un chemin à suivre ensemble : to grow together, croître, grandir, s’épanouir ensemble, progresser sur la voie de la maturité, de la plénitude.

Feeling of companionship.

Le sentiment d’être des compagnons.
Le premier de ces critères est le sentiment d’être deux compagnons. Avoir un compagnon, c’est ne plus se sentir seul(e). Il y a quelqu’un à mes côtés qui me comprend, avec qui j’aime échanger, avec qui j’aime partager, avec qui j’aime agir, faire les choses ensemble.
Le mari ou la femme doit être aussi notre meilleur ami. L’épouse doit pouvoir jouer pour le mari tous les rôles qu’une femme peut jouer pour un homme ; et le mari doit pouvoir jouer pour sa femme tous les rôles qu’un homme peut jouer pour une femme. L’homme — ou la femme — se sent comblé et n’éprouve plus la nostalgie de trouver ailleurs ce qui ne lui manque plus.

Si ce sentiment d’avoir trouvé un véritable compagnon existe, il s’enrichit avec les années, avec les expériences partagées, avec les souvenirs, contrairement à la passion amoureuse ordinaire condamnée à perdre son intensité comme un feu qui se consume et s’éteint.

At easeness.

Être à l’aise.
Le deuxième critère est encore plus simple. Aisance : le fait que les choses soient faciles, aisées. On se sent bien. C’est une relation qui ne nous amène pas à gaspiller une grande quantité d’énergie en émotions. Or, trop souvent, dans la fascination amoureuse, il y a émerveillement, il y a des moments intenses, mais il n’y a ni aisance ni facilité ; ou encore une certaine facilité de relation s’établit mais dans la routine, dans la monotonie et il reste au cœur un manque.

Two natures which are not too différent.

Deux natures qui ne soient pas trop différentes.
Il est normal qu’il y ait une différence et une complémentarité entre un homme et une femme. Nous ne trouverons jamais notre alter ego : un autre nous-même qui, à chaque instant, soit uniquement l’incarnation de notre projection du moment. Nous ne trouverons jamais une femme qui sera toujours exactement ce que nous voulons, aura toujours exactement l’humeur ou l’état d’âme que nous souhaitons, l’expression ou le timbre de voix que nous espérons et prononcera les mots que nous attendons — jamais. Et cela, il faut le savoir. C’est une demande infantile, indigne d’un adulte, destructrice de toute tentative de couple, de vouloir que l’autre soit uni¬quement le support de mes projections et réponde à chaque instant à ce que mécaniquement je demande. C’est une illusion que vous devez réussir à extirper. L’autre est un autre. Et, même si une communion s’établit, l’autre n’aura jamais notre inconscient, notre hérédité. Il y aura toujours une différence.

Mais si les natures sont trop différentes, aucune vie commune n’est possible et cet amour sera battu en brèche par la réalité. Les cas extrêmes vous paraîtront évidents. Si un homme est plutôt solitaire, aime les longues marches dans la campagne, la vie dans la nature, et qu’une femme ne rêve que de mondanités et de réceptions, il est certain que les natures sont trop différentes. Malheureusement, cela n’empêche pas de tomber amoureux.

Deux natures qui ne sont pas différentes, cela n’existe pas. «Deux natures qui ne soient pas trop différentes», sinon l’entente est au-dessus de nos capacités respectives. Il faudrait être bien plus avancé sur le chemin de la liberté intérieure pour pouvoir former un couple paisible avec un partenaire dont la nature est radicalement différente de la nôtre. La fascination amoureuse ignore superbement l’incompatibilité de deux natures. On croit de bonne foi pouvoir s’aimer mais il n’y a pas de possibilité d’une véritable entente. La complémentarité de l’homme et de la femme repose sur la différence mais elle repose aussi sur la possibilité d’association, d’imbrication, de complicité.

Complete trust and confidence.

Une foi et une confiance totales.
Bien sûr, beaucoup d’hommes et de femmes aujourd’hui sont blessés jusqu’au fond de l’inconscient par des trahisons passées vécues dans l’enfance ou la petite enfance. Ce genre de blessure ne facilite pas la communion, l’approche ouverte, le don mutuel de soi dans l’amour.

Est-ce que cette personne a su m’inspirer une réelle confiance ? Du fond de moi monte ce sentiment : elle peut faire des erreurs, elle peut se tromper, elle peut même accomplir une action qui me créera une difficulté momentanée mais elle ne peut pas me faire du mal. Fondamentalement, ce qui domine, c’est cette certitude.

Le mariage ne peut pas être une voie spirituelle vers la sagesse si cette confiance et cette foi n’existent pas, si vous vivez dans la peur. Vous avez à être plus forts que votre infantilisme et à ne pas détruire vous-mêmes une relation précieuse par une méfiance qui n’est en rien justifiée. Il faut que les partenaires ne soient plus totalement infantiles, aient une certaine compréhension de leurs propres mécanismes et décident de les dépasser, d’être plus adultes.

Seule cette confiance complète élimine le poison de l’amour, la jalousie. Je ne dis pas que c’est un vice ou un péché, c’est une émotion particulièrement infantile dans laquelle le mental invente ce dont il n’a aucune preuve. Rien n’est plus destructeur de l’amour que cette jalousie.

Strong impulse to make the other happy.

Une forte impulsion à rendre l’autre heureux.
Ce critère exige une approche adulte du couple. La demande d’être heureux grâce à un autre est naturelle, normale, légitime chez un homme ou une femme qui n’a pas encore atteint le bout du chemin et qui se sent encore incomplet. Mais il y a une manière tout à fait égoïste de vouloir rendre l’autre heureux, dans laquelle l’autre n’est pas vraiment en question. C’est l’autre tel que je le vois à travers mes projections, mes demandes à moi, que je cherche à rendre heureux en lui offrant ce que j’ai envie de lui offrir, en faisant pour lui ce que j’ai envie de faire, et sans tenir compte de ses véritables demandes. On ne peut sentir ce dont L’autre a vraiment besoin que si l’intelligence du cœur est éveillée.

Ce bonheur est aussi une réalité simple, quotidienne, faite d’une accumulation de petits détails, et pas seulement de s’entendre dire «je t’aime ». Un être a besoin de respirer à chaque minute, et il a besoin de respirer l’amour tous les jours. Cette envie de rendre L’autre heureux ne se fabrique pas artificiellement, elle est là ou elle n’est pas là.

« Une forte impulsion à rendre L’autre heureux » est un sentiment permanent: « J’existe pour lui, que puis-je faire pour lui ? » Cette intelligence du cœur s’éveillerait très naturellement si les émotions ne venaient pas corrompre la possibilité d’un véritable sentiment.

Ces critères sont simples. Mais, s’ils sont réunis, tous les autres en découlent, y compris l’entente sexuelle.

Extrait de « Pour une vie réussie, un amour réussi »
d’Arnaud Desjardins
http://kerisahel.blogspot.com

Août 3 2017

Jean Vanier( un québécois), un être discret mais qui fait du bien à connaître…et à entendre :

« Je suis heureux d’exister, je remercie Dieu pour mes années de vie et en même temps je veux être en communion avec tous ceux qui souffrent. Etty Hillesum termine une de ses lettres en disant, « on voudrait être un baume versé sur tant de plaies. »

 

http://spinescent.blogspot.com/


Juil 20 2017

Unmani Liza Hyde: L’innocence absolue

 

Je suis pure innocence. Je suis comme l’enfant. Je suis pur amour. Je suis vide. Je suis la complétude absolue. Je suis la douceur dans tout ce qui apparaît et n’apparaît pas. Je ne sais rien, mais il y a la connaissance de tout. L’amour est l’essence innocente de tout ce qui est. Tout ce qui apparaît, crie son existence avec une simplicité désarmante. La chaise crie sans vergogne: « je suis une chaise! » Les moutons dans le pré s’immobilisent et me regardent passer, dans leurs yeux, ils proclament: « je suis un mouton ». C’est aussi simple que cela. Tout est juste tel qu’il est. Les nuages dans le ciel ne sont pas honteux d’être nus. Ils crient: « je suis un nuage! » Ils sont pareils à une femme nue, qui se tiendrait sans honte, au beau milieu d’un terrain de football, et crierait « je suis ce que je suis! ».

Les pensées semblent cacher et contrôler. Les mots protègent et défendent. Que devons-nous donc cacher? Le fait de ne pas savoir, de ne jamais trouver la réponse? Mais quelle envie aussi de se tenir au milieu du terrain de football de la Vie. Cela arrive déjà. C’est le rugissement de la Vie! Ce rugissement franchit toute cachette et protection. C’est la puissance absolue de l’innocence. Tout crie. Chaque chose crie la vie. Chaque chose crie que c’est cela – la Vie et la Mort, tout en un.

http://aucoeurdeletrejesuis.blogspot.com


Juil 14 2017

Rapprochez-vous


Juil 7 2017

La vie


Juil 4 2017

A la recherche de la Vérité… (qui a dit que c’était de tout repos?)

A la recherche de la Vérité

Quand les gens recherchent la Vérité, ils ont souvent des idées préconçues au sujet de cette Vérité. Ils supposent, par exemple que trouver la Vérité leur apportera bonheur, succès et santé. Ils croient souvent que la Vérité entretiendra l’expression et le désir de leur égo. Ils peuvent penser que la Vérité existe pour faciliter leur vie et soutenir leur propre développement personnel, acquisition de pouvoir personnel etc… et les aidera à atteindre l’illumination.Mais de par sa nature même, la Vérité n’est pas la servante de l’égo. La Vérité n’existe pas pour apporter à l’égo bonheur, succès et santé. La Vérité ne peut pas être restreinte par les limites de la conscience de la personnalité. La Vérité reconduit les âmes à Dieu, à la Réalité et à la Divinité par la dissolution du moi égotique. Par conséquent, la Vérité conduit les âmes hors de la conscience égotique vers une conscience transcendantale de non-séparation, alors que la nature même du moi-je est la séparation. La Vérité cherche à s’exprimer dans le monde en appelant le fils prodigue à rentrer à la maison.Beaucoup de gens cherchent la Vérité – ou ce qu’ils conçoivent comme étant la Vérité – mais ils n’envisagent souvent pas qu’elle va remettre en question et finalement briser et démolir les choses mêmes qu’ils cherchent à atteindre en découvrant la Vérité ! Les gens chercheront la Vérité pour devenir plus puissants, pour satisfaire leur personnalité, mais en fait la Vérité neutralise le pouvoir et les plans de l’égo. Beaucoup de gens cherchent la Vérité pour trouver du bonheur, mais la Vérité détruit à la base toutes les satisfactions de la vie personnelle. Les gens cherchent la Vérité pour parvenir à l’illumination pour eux-mêmes, mais la Vérité dissout finalement le moi égotique pour permettre à l’illumination de se faire. 

Beaucoup de gens imaginent ainsi que la Vérité et l’Amour sont leurs servantes, mais quand on trouve la Vérité, on devient inévitablement le serviteur de la Vérité, – un serviteur du Divin, un disciple du Christ. Les gens s’imaginent que quand ils trouveront la Vérité, il sera possible de l’orienter à leurs propres fins, de l’utiliser pour leurs propres desseins. Mais quand on trouve et prend connaissance de la Vérité, sa réalisation est un processus continuel de dissolution et de désintégration de l’égo. Car ce que l’individu, l’égo séparé, veut et désire est l’opposé de la Vérité. Ce que l’égo essaie d’accomplir est l’opposé de la Vérité.

 

La plupart des gens préfèreraient être personnellement heureux et en sécurité dans leur sens d’un moi-je, plutôt que de connaître la Vérité et ainsi d’accueillir dans leur vie son influence qui a pour effet de démolir l’égo. Ils préfèreraient rester assis dans leur autosatisfaction ignorante plutôt que de considérer la nature de la Vérité, qui est toujours effrayante pour l’égo investi en lui-même. Car la Vérité dans son expression signifie la fin du moi égotique, et par conséquent la Vérité signifie aussi la fin du bonheur personnel. Car la Vérité appartient à la Divinité, à Dieu et à l’Esprit divin. Aller vers la Vérité, c’est aller vers Dieu, et aller vers Dieu c’est mourir à la nature personnelle et la laisser derrière soi pour toujours.

 

Ceci est une option qui peut être trop difficile à envisager pour beaucoup de gens. Ils préfèrent s’imaginer qu’ils peuvent aller vers Dieu et obtenir l’illumination tout en conservant beaucoup de tendances, préférences, désirs et habitudes personnelles. Ou, du moins, de garder leur individualité intacte avec ses buts et ses rêves. Beaucoup de gens croient qu’en travaillant dur sur eux-mêmes, ils peuvent mériter la faveur et la grâce de Dieu. Ainsi, alors que les gens disent qu’ils cherchent la Vérité, ils ont constamment des attentes sur ce qu’est cette Vérité et comment elle agit, ce qui à son tour les empêche de parvenir à un rapport humble avec la Vérité. Cependant, puisque la Vérité ne répond pas – et ne pourra jamais répondre – à leurs attentes personnelles, elle n’est pas reconnue en tant que telle quand elle vient et Appelle ; au lieu de cela, ils cherchent et s’en tiennent à un semblant de Vérité, à une apparence de Réalité. Ainsi les gens passent à côté de diamants parce qu’ils préfèrent voir seulement ce qu’ils veulent voir sur la base de leur propres idées et préférences personnelles, par conséquent ils ne reconnaissent pas toujours ce qui est réellement nécessaire sur le chemin qui mène à la Liberté.

 

Pour la plupart des gens la Vérité semble assez négative et « peu aimante » – quand elle les met en face de leurs désirs et plans personnels (ce qu’elle fera toujours). Car la Vérité est un destructeur du moi limité et égoïste, mais les gens veulent renforcer leur vie personnelle. La Vérité envoie le message que la vie personnelle se terminera, mais la plupart des gens ne veulent que s’enfermer et se protéger, ou s’agrandir, se développer en tant que soi, et ils peuvent utiliser la spiritualité justement à cette fin. La Vérité révèle la superficialité et la fausseté de la vie matérielle, mais les gens cherchent à créer quelque chose de nouveau et de meilleur dans leur vie matérielle. La Vérité montre la voie vers Dieu, mais les gens souhaitent seulement vivre une vie de gratification personnelle, de sécurité personnelle et de richesse personnelle. La Vérité révèle l’ inévitabilité de la mort, mais les gens souhaitent prolonger et enrichir leurs vies personnelles. La Vérité révèle un futur qui sera l’ Armaggedon, mais beaucoup de gens ne peuvent pas ou plutôt ne veulent pas voir au-delà des nouvelles du jour. La Vérité révèle un monde dangereux, mais les gens ne veulent considérer que leur sécurité personnelle.

 

Ainsi toute Vérité authentique est taxée de négative pour protéger le soi de l’inévitable. L’ego doit mourir – la Vérité est ainsi une meurtrière, elle est donc hostile. Nos buts personnels doivent être sacrifiés pour la Vérité – la Vérité semble ainsi peu aimable pour la plupart des gens. Cette civilisation ne durera pas – la Vérité est vue ainsi comme une vision négative de la vie. La planète et l’humanité doivent être purifiées de l’erreur et du confort temporel qu’il semble offrir – la Vérité est ainsi considérée avec effroi aussi bien pas les masses matérialistes que par celles intéressées par la spiritualité. Afin de connaître Dieu, nous devons nous abandonner à Dieu – la Vérité nie ainsi le libre arbitre tant prisé par l’humanité. Le monde est une construction temporaire, de même que le soi égotique – donc la Vérité n’offre ainsi aucune signification ou nourriture pour la vie de l’ego. Le « bien » de l’humanité doit être transcendé par le Bien de Dieu – la Vérité s’oppose ainsi au « bien » de l’humanité. Ce monde est un royaume de souffrance – la Vérité détruit ainsi le déni, et révèle le manque de bonheur et la souffrance. De toutes les manières, la signification de la Vérité est déformée et transformée en son contraire par ceux qui voudraient l’atteindre pour le soi.

 

Proportionnellement à la population humaine, il y a excessivement peu d’amis de la Vérité dans le monde aujourd’hui ; si peu en fait, qu’on peut à peine les trouver sur cette planète. Il sont peu nombreux ceux qui peuvent voir à travers les voiles et brumes de cette Terre enténébrée afin de distinguer la valeur et la nécessité absolue de la Vérité eu égard à leur Libération et un véritable et durable Bonheur. Peu nombreux sont ceux qui peuvent accepter la Vérité telle qu’elle est, sans qu’elle soit diluée, déformée et rendue plus acceptable pour les goûts et sensibilités de l’ego. Bien plus nombreux sont ceux qui préfèreraient s’imaginer que Dieu est leur serviteur personnel et que la Vérité est la clé de leur succès personnel.

 

Personne ne peut présenter la Vérité dans le monde aujourd’hui au grand public, telle qu’elle est, et s’attendre à ce qu’elle soit reconnue ou bien reçue. Car la Vérité est considérée comme l’ennemi du soi, et les gens sont dominés par le soi et l’égoïsme. Dans cette sombre ère toute la force du monde s’oppose à la Vérité. La substance même de la planète est imprégnée d’énergies qui s’opposent à la lumière libératrice de la Vérité. L’air même que nous respirons et la poussière sous nos pieds sont en opposition avec la Vérité. Toutes les créations de l’humanité : les bâtiments, voitures, usines, vêtements, fermes, églises, écoles, etc. irradient des énergies qui excluent l’Esprit divin. Toutes ces choses que l’humanité considère comme naturelles ou nécessaires, constituent une barrière obscure qui bloque la Lumière divine et l’Illumination spirituelle. Tel un brouillard envahissant, un voile épais a été jeté sur l’humanité au point que les yeux ne peuvent plus voir la Vérité ni ne veulent la voir, car les gens sont plutôt habitués à considérer leurs propres pieds qu’à lever les yeux vers le haut en direction du Divin. Toutes les créations subjectives des êtres humains : leurs sentiments et également leurs pensées forment un obstacle presque impénétrable pour la reconnaissance de la Vérité vivante. D’énormes nuages de pensées de matérialisme, gouvernement, religion organisée, spiritualité égoïste et science attirent dans leurs filets et conditionnent l’esprit humain de l’enfance à l’âge adulte ; peu sont capables de résister au pouvoir hypnotique de cet amas congelé de formes-pensées de milliards de gens et de leurs maîtres cachés dans les royaumes subtils. Il faut un esprit fort pour résister à la culture humaine, il faut un cœur encore plus fort pour remettre cet esprit entre les mains de la Volonté de Dieu.

 

Ainsi, en grande partie les gens ne cherchent pas réellement la Vérité. Ils n’aiment pas vraiment la Vérité. Car les gens ne veulent pas la Vérité, il ont plutôt peur, exècrent, détestent et rejettent la Vérité ; ils crucifieraient de nouveau le Christ. Cependant, c’est surtout la voix de la Vérité qui chuchote à leur oreille qui est simplement ignorée. Les gens pensent que peut-être s’ils ignorent la Vérité et leur conscience, elles vont finir par s’en aller. Alors ils pourront reprendre leur vie sans être dérangé par les considérations très perturbantes que la Vérité apporte dans la vie.

 

Les gens ne cherchent pas la Vérité. Ils cherchent les mensonges. Ceci est une des vérités que les gens ont de la peine à accepter et à voir en eux-mêmes. Car, avant que nous ne cherchions Dieu, la Réalité est la Vie, ce qui signifie la mort du soi, nous ne cherchons pas vraiment la Vérité. Et nous ne pouvons pas vraiment trouver la Vérité, tant que nous n’avons pas remis notre vie entre les mains de la guidance de l’Esprit dans notre cœur. Car il n’y a pas de Vérité en ce monde si ce n’est dans étincelle divine dans le cœur.

 

Les âmes qui sont lasses de ce monde et qui pleurent dans la souffrance d’être séparées de Dieu ; celles qui veulent être libérées de ce monde et du corps ; celles qui réclament profondément et désespérément la Libération – vont naturellement commencer à inviter la Vérité dans leur vie, parce que ce n’est qu’à ce moment là que l’Esprit divin saura que nous sommes prêts et que le temps est mûr. Alors les portes du Ciel s’ouvriront, la Lumière brillera, et la Vérité pourra commencer son œuvre de transmutation bienfaisante et de dissolution ultime du soi, afin de nous rendre libres.

De nous-les-dieux.org.

 

Où est la vérité ? Peut-être à l’origine, avant sa pollution par l’histoire.
« Il faut avoir beaucoup d’imagination, madame, pour dire la vérité, car on ne la connaît jamais tout entière ! « 
Sacha Guitry (1885-1957) – Toâ
– La beauté n’est pas un critère de vérité.
– Mais si. Est vrai ce qui est beau. Le reste est invention.
– Les critères de beauté sont fluctuants.
– La vérité aussi.
Amélie Nothomb – Péplum

 

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