Jan 11 2018

« Le Bonheur désespérément »

« Le plaisir est le bonheur des fous. Le bonheur est le plaisir des sages » ( Barbey d’Aurevilly )

Tous les hommes recherchent d’être heureux. Pascal a dit par boutade dans ses Pensées :  » C’est le motif de toutes les actions de tous les hommes, jusqu’ à ceux qui vont se pendre « .

Pour cette raison, le bonheur est l’un des thèmes privilégiés de la philosophie, depuis les Grecs (Socrate, Platon , Epicure, Aristote) jusqu’à Kant, Spinoza, Diderot, Descartes, Montaigne ou Alain…

Plus récemment, André Comte-Sponville, a renoué avec cette vieille notion philosophique, jugée obsolète vers la fin du 20e siècle, et a publié un petit opuscule intitulé  » Le bonheur, désespérément  » (Ed. Pleins Feux 2000), texte d’une conférence-débat qu’il a prononcée en 1999.

Son idée principale est qu’il ne faut pas vivre ou plutôt espérer mieux vivre dans l’avenir, mais que la sagesse consiste à vivre pour de bon, avec les plaisirs et les joies du présent, en ne désirant que ce que l’on a au moment présent.

C’est ce qu’il appelle le bonheur en acte, un bonheur qui n’espère rien.

Pour André Comte-Sponville, c’est la philosophie qui peut nous mettre sur la voie du bonheur, car son but est la sagesse. Mais le bonheur que les grecs appelaient sagesse doit être un bonheur vrai, un bonheur dans la vérité ; il ne doit pas être obtenu par des artifices ( comme par exemple la pilule du bonheur), des illusions ou des divertissements au sens pascalien du terme.

Saint Augustin, pour définir la béatitude, la vie vraiment heureuse, par opposition aux petits bonheurs plus ou moins factices ou illusoires, parlait de  » la joie qui naît de la vérité « .

Cette sagesse reste un idéal que peu d’hommes peuvent atteindre ; mais elle indique une direction :  » Celle du maximum de bonheur dans un maximum de lucidité « . Lire la suite


Jan 10 2018

Faut-il accepter les souffrances?

Ces temps-ci, on dit beaucoup que, pour avoir de la joie, du bonheur, il faut savoir accepter les souffrances.

Le cri - SkrikPersonne ici ne veut accepter la souffrance. Pourquoi? Parce que la souffrance n’est pas dans notre nature. Notre nature est la joie et nous n’allons jamais accepter la souffrance. Il ne s’agit pas d’accepter la souffrance, mais plutôt ce qui est là, la réalité. La souffrance vient justement de la non-acceptation de ce qui est là. Chaque fois qu’on souffre, c’est qu’on a des problèmes avec la réalité. Tant qu’on aura des problèmes avec la réalité, on va souffrir. Souffrir consiste à prétendre que la réalité n’aurait pas dû être comme elle était. Alors, on souffre et on n’y peut rien. Espoir
Accepter veut dire accepter le fait qu’il y a de la souffrance; cela ne veut pas dire de rester dedans.

Accepter veut dire accepter les transformations de l’existence qui sont intervenues jusqu’à maintenant et aussi celles qui vont intervenir à partir de maintenant. Ce n’est donc pas une résignation bête devant la fatalité de la souffrance. De toute façon, on n’a même pas le choix. On ne voudra jamais demeurer dans la souffrance. Pourquoi dit-on que pour être heureux il faut accepter la souffrance, sinon parce qu’on ne veut pas souffrir? Tout ce qu’on fait, y compris « accepter la souffrance », c’est pour ne pas souffrir. N’est-ce pas clair? Il ne s’agit donc pas d’accepter la souffrance, mais plutôt la réalité. Or, la réalité n’est pas souffrante; elle est joyeuse. Tant qu’on ne comprend pas le mécanisme de la souffrance, qui est refus de ce qui est au nom de ce qu’on n’est pas, on essaie de la combattre : on use de violence dans sa vie et cela ne fait que générer davantage de détresse.

Jean Bouchart D’Orval
Site web : www.jeanbouchartdorval.com
 
Source : Extrait du livre « Au coeur de l’instant – Soudain la joie », Jean Bouchart D’Orval, Édition du Roseau 2002. (p.27-28).
 
ISBN 2-89466-070-7
Au coeur de l'instant - soudain la joie
 

Jan 7 2018

LE BONHEUR



Le bonheur ne se trouve pas
avec beaucoup d’effort et de volonté
mais réside là, tout près,
dans la détente et l’abandon.
Ne t’inquiète pas, il n’y a rien à faire.
Tout ce qui s’élève dans l’esprit
n’a aucune importance
parce que n’a aucune réalité.
Ne t’y attache pas.
Ne te juge pas.
Laisse le jeu se faire tout seul,
s’ élever et retomber, sans rien changer,
et tout s’évanouit et recommence à nouveau, sans cesse.
Seule cette recherche du bonheur nous empêche de le voir.
C’est comme un arc-en-ciel
qu’on poursuit, sans jamais le rattraper
Parce qu’il n’existe pas, qu’il a toujours été là
et t’accompagne à chaque instant.
Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou mauvaises,
elles sont comme des arc-en-ciel.
A vouloir l’insaisissable, on s’épuise en vain.
Dès lors qu’on relâche cette saisie,
l’espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.
Alors profites-en. Tout est à toi, déjà. Ne cherches plus.
Ne va pas chercher dans la jungle inextricable l’éléphant
qui est tranquillement à la maison.
Rien à faire
Rien à forcer
Rien à vouloir,
Et tout se fait tout seul.


Guendune Rinpoché

http://www.reikido-france.com

 


Jan 3 2018

Tout va pour le mieux dans le métro Parisien

J’adore ce genre d’intervention dans le métro,ça nous fait sortir de nos petites illusions, le gars qui fit ça est un véritable éveilleur de conscience.Vous avez remarqué la joie et le bonheur qui se lit sur le visage des gens lorsqu,il s’ installent dans ce nouvel état de conscience?

 


Déc 24 2017

Grosse épidémie dans les métros du monde

Tout va pour le mieux dans le métro de New York

 Love Police-Paris

 « All you need is love » dans le Métro de Montréal

 Comment calmer un p’tit con qui agresse les gens dans le métro !


Déc 16 2017

La légende de l’âne et du puits

Rappelez-vous ces cinq règles simples pour être heureux :

1. Libérez votre coeur de la haine.
2. Libérez votre esprit des inquiétudes.
3. Vivez simplement.
4. Donnez plus.
5. Attendez moins.

Déc 14 2017

Le bonheur avec Spinoza de Bruno Giuliani

Le bonheur avec SpinozaSpinoza est peut-être le plus grand philosophe de l’Occident, mais il est si difficile à lire que très peu arrivent à le comprendre. Voici son Éthique rendue enfin accessible à tous dans une version simplifiée et modernisée enrichie de précieuses explications et de nombreux exemples. Reformulant l’Éthique dans le sens des sagesses non-duelles, Bruno Giuliani met en lumière l’intuition la plus évolutionnaire de l’oeuvre, souvent incomprise de ses lecteurs, à savoir que le véritable sens de Dieu – c’est-à-dire la nature – est en réalité la Vie.

Accompagnant le lecteur tout au long de l’ascension spirituelle qui va de la souffrance de l’ignorant à la liberté du sage, il montre comment se libérer des illusions de la morale et s’éveiller à la grâce de l’amour par la seule compréhension de la vérité. L’Éthique apparaît alors clairement pour ce qu’elle est : une extraordinaire pédagogie du bonheur dont la méthode est la thérapie de l’affectivité par l’éveil de notre intuition. Plus nous comprenons nos affects comme des expressions nécessaires de la Vie, plus nos passions se transforment en vertus et plus nous devenons libres, aimants et heureux, jusqu’à la plus haute béatitude.

Une invitation magistrale à éveiller notre coeur à l’unique source du bonheur – et au sens même de l’existence : la culture de la joie.


 

Le bonheur avec Spinoza  – L’Éthique reformulée pour notre temps de Bruno Giuliani
ISBN : 9782351180693
 
Site de l’auteur : www.brunogiuliani.com
Blog de l’auteur : brunogiuliani.blogspot.ca

Déc 11 2017

Les mille visages du bonheur de Byron Katie

Byron Katie

 SUGGESTION DE LIVRE

300 pages, plus de 80 chapitres. Le livre de chevet parfait à lire un chapitre à la fois pendant plus de deux mois. Question de laisser durer le plaisir, prenez le temps de bien absorber chaque lecture afin de comprendre les questionnements et transposer ceux-ci à votre propre expérience de vie. Si vous appréciez déjà la philosophie d’Eckhart Tolle, et bien vous allez adorer aussi la simplicité de Byron Katie. Voici un échantillon, question de vous mettre l’eau à la bouche :

« La vie est simple. Tout arrive pour vous et non pas à vous. Tout se produit exactement au bon moment, ni trop tôt ni trop tard. Vous n’êtes pas obligé d’aimer cela, mais ce serait plus simple. Si vous avez un problème, il ne peut résulter que de vos pensées non questionnées. Comment réagissez-vous, que ressentez-vous quand vous croyez que le passé aurait dû être différent? Vous prenez peur et vous vous bloquez, car ce à quoi vous résistez persiste. Vous conservez votre monde stressant, monde qui n’existe nulle part ailleurs que dans votre imagination; vous entretenez votre cauchemar. Cela fait mal de s’opposer à la réalité, parce que, en le faisant, on s’oppose à soi-même… » Les Mille Visage du Bonheur de Byron Katie, chapitre 60, p.222

Ce nomillevisagesuvel ouvrage de Byron Katie, nous encourage à découvrir la liberté qui existe au-delà du questionnement. Elle nous invite à explorer un monde merveilleux, plein de poésie, le sien, mais également le nôtre. Grâce à son extraordinaire vision de la vie, elle insuffle un nouveau vent de liberté qui nous porte au-delà de toutes nos souffrances.

« Le travail de Byron Katie agît comme une épée aussi tranchante qu’un rasoir qui vient mettre fin à l’illusion et qui vous permet de connaître par vous-même l’essence atemporelle de votre être. » Eckart Tolle, auteur du livre Le Pouvoir du moment présent


Les Mille Visages du Bonheur par Byron Katie aux éditions Guy Trédaniel – ISBN 978-2-8132-0706-7


Nov 27 2017

« Vous projetez votre effort vers la réalisation d’un personnage que vous n’êtes pas. » -U. G. Krishnamurti

U. G. Krishnamurti

« Qu’est-ce qui vous empêche d’être dans votre état naturel ? Vous vous éloignez constamment de vous-même. Vous voulez être heureux soit en Permanence soit au moins pour tel instant précis. Vous n’êtes pas satisfait de vos expériences quotidiennes : il vous en faut de nouvelles. Vous voulez vous « perfectionner », vous changer. Vous projetez votre effort vers la réalisation d’un personnage que vous n’êtes pas. Voilà ce qui vous éloigne de vous-même… » -U. G. Krishnamurti


Nov 23 2017

Placide Gaboury répond aux questions sur le bonheur

Placide Gaboury

1- Qu’est-ce que signifie le bonheur pour vous ?

Le bonheur n’est pas un sujet que je traite beaucoup dans mes livres, cependant c’est peut-être le seul sujet qui intéresse vraiment les gens : comment être heureux, comment fuir le malheur. Le bonheur, est-ce que c’est quelque chose, est-ce que c’est comme le plaisir ou la satisfaction ?. Si on interroge les gens heureux, ils ne savent pas habituellement pas quoi dire, ils ne savent pas pourquoi ils sont heureux. C’est peut-être ça un indice du bonheur. Les gens sont portés à voir le bonheur comme un plaisir tout d’abord, et que dès qu’ils ont eus du plaisir, ils diront qu’ils ont été heureux alors que ce n’était qu’un bien-être émotif. Quand on a eu du plaisir, du «fun», comme on dit au Québec, on associe cela au bonheur. Il y a le petit bonheur de Félix Leclerc, puis il y a les grands bonheurs avec un grand B, cela veut dire une vie heureuse, ce qui est bien différent du plaisir, d’une série de plaisirs ou d’un moment de plaisir. Alors, on peut se poser des questions et se demander si le bonheur vient d’ailleurs ou de quelqu’un d’autre, est-ce qu’il vient de la possession d’une chose ou d’un événement qui pourrait arriver dans l’avenir ?. Les objets qu’on a obtenu nous ont rendu heureux aussi longtemps qu’on les regarde, car ils représentent des valeurs sentimentales. Mais ce n’est pas ces objets qui nous rendent heureux, c’est qu’ils représentent pour nous des moments de bonheur. Le bonheur, ce n’est pas ces objets, c’est nous qui le donnons à ces objets, c’est nous qui les rendons heureux. Ce n’est qu’un symbole de bonheur. Le bonheur n’est pas dans les objets apparemment, car autrement, il faudrait être entouré d’objets agréables que l’on aime pour être toujours heureux. Mais on a tous eu ces objets agréables qui, pour un moment, nous ont rendu heureux, et après, on s’est ennuyé. Ce n’est peut-être pas ça le bonheur.

 

2- Est-ce que quelqu’un peut me rendre heureux ?

Souvent, on pense qu’une personne peut nous donner le bonheur. Le bonheur, ce n’est pas quelque chose qui court les rues, mais il y a beaucoup de gens qui courent les rues pour le trouver. C’est souvent vu comme quelque chose qui vient d’ailleurs : quand j’aurai fait telle chose, quand je serai divorcé, quand mes enfants seront partis, je serai heureux. Évidemment, ce n’est jamais le cas. Le bonheur n’est pas un objet, c’est peut-être ça qui est une grave erreur, de le voir comme une chose, un bien de consommation, alors que ce n’est pas du tout cela. Est-ce que l’on peut forcer quelqu’un à nous aimer ou a-t’on essayé de demander au ciel ou à des saints un coup de foudre, une personne qui nous rendrait heureux. Beaucoup de gens s’ennuient à mort, ils voudraient avoir quelqu’un qui partage leur vie ou qui les accompagne. On ne peut pas obtenir cela.

Un astrologue qui vous prédit une rencontre heureuse pour ce mois ou cette année, ne fera que vous faire vivre une période d’attente qui justement, bloquera le processus. C’est peut-être là un indice du bonheur. L’attente d’une chose, d’une situation, d’une personne ou d’une faveur quelconque de la vie. Mais quand on est dans l’attente, on souffre. On ne peut pas obtenir tout cela comme on ne peut obtenir l’amour de quelqu’un, ni obtenir la vie, car elle est donnée. Ce n’est même pas la mère qui donne la vie, c’est son corps qui donne la vie à un autre corps mais elle-même ne sait pas comment faire ça. La vie n’est pas obtenue, on ne la possède pas car ce n’est pas un bien qu’on a acquis, on ne peut pas l’acheter. On ne peut pas acheter l’amour comme on ne peut pas obtenir la guérison. On ne peut même pas obtenir le sommeil car il ne se commande pas.

On ne peut pas obtenir l’inspiration par la force, ni un coup de foudre. Lire la suite