Mar 19 2017

« Tout est parfait dans la vie! » -Gougou

 

Denis Gougeon

« Tout est parfait dans la vie. Ce n’est pas clair et limpide de prime abord, mais lorsque tu observes la vie dans un silence pénétrant et sans effort, tout prend son sens. » -Gougou

Ce texte est un extrait de la dernière correspondance que j’ai eu avec Denis.
 
Merci de ta présence et ta sagesse. -ML

 

 


Mar 13 2017

Comment renoncer ? – par Douglas E. Harding

Quel est cette autre face de l’énergie de vie? De l’autre côté de la lutte, de la résistance, de la tempête? S’il n’y avait qu’énergie sans repos, tout serait assujetti à la puissance du mouvement et la vie ne serait qu’un éternel combat sans souffle ni répit. Qui n’a pas expérimenté qu’au moment même où nous renoncions, déposant les armes et les accessoires de l’action, une situation se dénouait enfin? « S’efforçant de ne pas s’ efforcer » ce principe apparemment contradictoire est au cœur de toute recherche d’équilibre, au point critique de tout changement: dans l’issue d’une bataille, dans l’œuvre d’art, dans le sport de haut niveau, en pédagogie, dans la quête d’un sens à la vie.

Cet article a paru dans le n° 24 du magazine Sources d’octobre/novembre 1989. Il a également paru dans le n° 1 de janvier 1977 de la revue the Mountain Path Tiruvannamalal. Lire la suite


Mar 12 2017

Nisargadatta Maharaj

Il n’y a rien à pratiquer.
Pour vous connaître, soyez vous-même.
Pour être vous-même, arrêtez d’imaginer que vous êtes ceci ou cela. Soyez simplement.
Laissez émerger votre vraie nature.
Ne dérangez pas votre mental avec la recherche.
Ce n’est pas ce que vous faites qui est important, mais ce que vous arrêtez de faire.
Allez à la rencontre de votre propre soi. Soyez votre propre soi, écoutez le, obéissez lui, chérissez le, gardez le en tête sans cesse. Vous n’avez besoin d’aucun autre guide. Tant que votre besoin de vérité affecte votre vie quotidienne, tout est bien pour vous. Vivez votre vie sans heurter quiconque. Ne pas heurter est une des formes les plus puissantes de yoga et vous mènera rapidement à votre but. C’est ce que j’appelle le yoga nisarga, le yoga naturel. C’est l’art de vivre en paix et en harmonie, en toute amitié et amour. Son fruit est le bonheur, sans cause et sans limite.
Les gens apprennent ce qu’on leur enseigne. Ce qu’ils étaient avant qu’on leur enseigne quoi que ce soit, personne n’y prête attention. Ce que vous pouvez oublier ne peut pas être éternel, ne peut pas être la vérité. C’est pourquoi vous ne pouvez pas oublier votre état véritable, et pourquoi vous ne pouvez pas vous en rappeler. Ce que vous oubliez n’est pas la vérité, rappelez vous toujours de cela.
Comprenez ce premier moment, lorsque nous comprenons que « nous sommes » – le premier moment du corps, lorsqu’il comprend « qu’il est ».
Reconnaissez ce tout premier moment. Une fois que vous le saississez, vous êtes le plus grand des dieux, le moment où tout arrive. À ce moment précis tout aussi disparaît : la source et la fin sont le même point. Une fois que vous avez compris cela, vous êtes libre de ce moment. Personne n’essaye de comprendre cette naissance du soi, du « Je suis ». Une fois compris, Je, l’Absolu n’est pas ce « Je suis ».
 

Fév 28 2017

« Ce qui est » et « ce qui devrait être ».

« Il devient nécessaire, s’il doit y avoir un changement profond et vivant, de percevoir la complexité de notre vie sans choix, simplement voir exactement « ce qui est ».

« Ce qui est » est bien plus important que « ce qui devrait être ».
Or, on a seulement « ce qui est » et jamais « ce qui devrait être ».

« Ce qui est » est voué à finir, et ne peut devenir autre chose.
Le fait de finir est bien plus important que ce qui se trouve au-delà de la fin.
Rechercher ce qui est au-delà, c’est cultiver la peur, c’est éviter, fuir « ce qui est ».

Nous courons toujours après ce qui n’est pas, après autre chose que la réalité.

Si nous pouvions le voir et rester avec « ce qui est », aussi désagréable, effrayant ou aussi agréable soit-il, l’observation, qui est attention pure, dissiperait alors « ce qui est ».

Une de nos difficultés, c’est que l’on se dit : « je comprends cela et puis après ? ». Le « après » s’éloigne de « ce qui est ».
« Ce qui est » est le mouvement de la pensée.  Si c’est douloureux, la pensée essaie de l’éviter mais si c’est agréable, elle le retient et le prolonge, c’est là un aspect du conflit.

Il n’y a pas de contraire, mais seulement « ce qui est » réellement.
Comme il n’y a pas de contraire dans le domaine psychologique, l’observation de « ce qui est » n’entraîne pas de conflit…  L’idéal engendre le conflit.

Mais nous sommes conditionnés par des siècles d’idéalisme, l’État idéal, l’homme idéal, le modèle, le dieu.  C’est cette séparation entre le modèle et la réalité qui engendre le conflit».

Dès qu’il y a séparation, division, entre « ici » et « là », entre ce qui est« et »ce qui devrait être », cela implique le temps.
Il me semble significatif que nous maintenions la division entre cette prétendue mort et ce que nous appelons la vie.
C’est à mes yeux un facteur décisif.

La peur surgit lorsqu’il y a une telle séparation.

On fait alors un effort pour surmonter cette peur, en recherchant le confort, la satisfaction, un sentiment de continuité.
Le moi s’est constitué dans le temps, et il est maintenu par la pensée.

Si seulement nous pouvions nous rendre compte de ce que signifient, sur le plan psychologique, le temps et la division, la séparation des hommes, des races, des cultures, opposés les uns aux autres.

Cette séparation provient aussi de la pensée et du temps, comme la division entre vie et mort.
Vivre avec la mort dans la vie impliquerait un profond changement dans notre conception de l’existence.
Mettre fin à l’attachement sans limite, sans motif, et sans faire intervenir le temps, c’est mourir alors qu’on est encore en vie.

http://exdisciplesleblog3.blogspot.com


Fév 28 2017

Dan Millman à propos de ce qui est réel

 

Dan Millman est un sportif et écrivain américain, né le 22 février 1946. Son autobiographie romancée : Le Guerrier Pacifique a connu un vif succès.


Fév 27 2017

AIMER CE QUI EST

 Quelques principes de base

Byron Katie

« Le Travail vous permet de vous tourner vers l’intérieur pour y découvrir votre propre bonheur et goûter ce qui existe déjà en vous, immuable, constant, présent à jamais, qui vous attend éternellement. Il n’y a nul besoin d’un maître ; vous êtes ce maître tant attendu. Vous êtes celui qui peut mettre un terme à votre souffrance.

Je répète souvent: « N’accordez foi à aucune de mes paroles. » Je tiens à ce que vous découvriez ce qui est vrai pour vous, pas pour moi. Plusieurs personnes estiment tout de même que les principes ci-dessous peuvent être utiles pour se lancer dans le Travail .

Observer quand les pensées se querellent avec la réalité

Nous ne souffrons que lorsque nous adhérons à une pensée qui est en conflit avec la situation telle qu’elle est. Lorsque l’esprit est parfaitement clair, ce qui est correspond à ce que vous désirez.

Si vous souhaitez que la réalité soit différente de ce qu’elle est, autant essayer d’enseigner à un chat comment aboyer. Malgré tous vos efforts, vous vous retrouverez à la fin devant un chat qui vous dévisagera en faisant « Miaou ». Vous pouvez passer le reste de votre vie à tenter de le faire, mais vouloir apprendre à un chat à japper est tout simplement futile. Lire la suite


Fév 21 2017

Comprendre « CE QUI EST »

L’illumination est une chose incroyablement simple.
Même si souvent les questions qui s’y rapportent
peuvent être complexes,
la réponse demeure toujours simple :
s’éveiller à l’illumination est la conséquence directe de la disparition de l’illusion d’un moi séparé.
Une profonde compréhension de cette simplicité fondamentale
est tout ce qui est nécessaire pour un éveil à l’illumination.
L’illumination est ce que nous sommes.
Il n’y a rien à obtenir, il faut seulement la « reconnaître ».
La simplicité de l’illumination a été exprimée ainsi :
« Je suis, mais il n’y a pas de « moi »  (Wei Wu Wei)

Vous êtes le percevoir et non le percipient  (Ch’an)

Vous cherchez cela qui cherche  (Saint François d’Assise)

Cela qui cherche est ce qui est cherché  (Texte boudhique)

Libres, nous ne sommes pas le numéro un,
le premier de tous nos objets, mais Zéro :
leur Sujet universel et absolu.  (Wei Wu Wei)

Je vivais au bord de la folie,
Voulant connaître des raisons,
Frappant à une porte. Elle s’est ouverte.
J’avais frappé de l’intérieur !   (Rumi)

Extrait de « D’ICI à ICI » se tourner vers l’illumination
de Gary CROWLEY


Fév 21 2017

Notre conditionnement

Le vidéo qui suit explique de brillante façon en 15 minutes, comment au fil de l`histoire et de l`économie nous avons été conditionné à croire que le travail est notre identité première.Que fais-tu dans la vie? est le qui suis-je ? d’antan.Prendre conscience de qui nous sommes commence d`abord par la compréhension que nous sommes très loin d`une relation normale avec le travail.Cette illusion dans laquelle nous vivons est ce que certain appel la matrice ou le conditionné.Pour ma par, je l`appel le piège à con car cette appellation me rappel notre responsabilité à tous face à la main mise qu`a l`illusion sur nous.Certain blâmerons les illuminati ou les reptiliens pour cet état de fait mais se sont nos vices,nos égos et nos envies qui en sont les grands responsables.Qui pourrait nous contrôler si nous étions dans le CE QUI EST?

Ce vidéo, m`apparait très bon pour aider  certain à se recentrer vers leur véritable nature.Nisagardatta disait, afin d`exprimer le vrai Soi:Netti, Netti, ce qui veux dire ni ceci, ni cela.Nous ne sommes ni notre travail, ni notre position dans l`échelle sociale.Voilà une prémisse de départ afin de bien se connaître.

 

 


Fév 20 2017

Rien est ce qu’il y a, tout est ce qui est (apaisement béni)


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« le seul moyen de faire cesser l’égocentrisme est de voir la non-identité du moi, qu’il est juste une image, vide de subjectivité »

Pourtant, là ça se complique. Car si le moi est introuvable, je veux dire ce centre, il n’en demeure pas moins qu’il y a l’impression que tout tourne autour.
Des fois c’est plus lâche, et oui, dans ces moments, l’ego devient un jeu.
Mais parfois ça se contracte, comme ce soir, ou je me sens particulièrement mal à l’aise en présence de gens. Et là il y a souffrance, inconfort.

Donc, nous voyons bien que le moi est introuvable en tant que substance ou essence, en tant que sujet ou objet. Alors de même, « l’autre » n’existe ni en tant que sujet ni en tant qu’objet. Et il en va de même pour la montagne et toute chose. Donc, si rien n’existe en soi-même, rien ne peut exister « par » soi-même, et donc, finalement, rien n’existe. Dans une chose se trouve toutes les choses, dans le moi l’univers entier, (et au fond il n’y a toujours qu’une seule chose, sans cesse renouvelée). Et peux-tu trouver ou localiser l’univers entier? Lui donner une forme, un nom qui le définierait vraiment?

De la même manière, si rien ne peut exister par soi-même, rien ne peut exister non plus à travers l’activité d’une autre existence (car il faudrait qu’une autre existence existe en soi et par soi!…) Bref, « rien » est tout ce qu’il y a, et la nature ultime de tout (tout ce qui est) est la Paix véritable.

Néanmoins, dans le fonctionnement, il y a résurgence de vieux fantômes, et lorsqu’il est vu que tout tourne, il en est conçu l’idée que c’est autour d’un axe: le moi, forcément! Mais en fait, cet axe, c’est la Paix (comme dans la danse des derviches), qui est l’essence des choses. Le moi inconfortable et malheureux est juste une surimposition « subjective » à cette Paix, qui en fait est à la fois l’axe de la roue, la circonférence, l’essence inaltérée. Elle est touchée, quand, à la faveur de certaines circonstances, la roue semble s’arrêter. Ou même, quand elle tourne tellement vite, que la Paix devient finalement la seule solution, par exemple dans la foule dense. La toucher est plus délicat lorsque la Roue tourne de manière à ce que certaines apparences d’existences fassent appel à nous en tant que moi, existence séparée. Alors, il faut vraiment considérer ces moments comme notre véritable pratique, invitation, méditation.

Et j’entrevois ce qu’est la paix absolue, un ego débarrassé du centre si on peut dire ça. Une personnalité sans personne derrière. Parce que, tant qu’il reste quelqu’un, le bonheur ne peut être que transitoire.
C’est quand même fou cette histoire.
Et comment se fait-il qu’à un moment donné cette idée « c’est à moi que ça arrive » s’éteint?

Comme on l’a dit, c’est juste alors l’effet des circonstances. L’idée « c’est à moi que ça arrive » ne peut pas s’éteindre: soit elle est là, soit elle n’y est pas. Dans la vision claire, il n’y ni l’idée que ça arrive à moi ni celle que ça n’arrive pas à moi, car au fond, rien n’arrive. Et rien ne repart. Tout est, apaisement béni.

Maintenant, si tu cherches le bonheur en terme de permanence, tu es foutu. Dans ma vision, il échappe aux concepts de permanence ou de transitoire: il s’actualise, en tant que cette réalité: « rien est ce qu’il y a, tout est ce qui est ». (et la véritable nature de l’être n’échappe pas à l’impermanence en terme spatial et temporel- dans un ailleurs ou un au-delà- mais en la pénétrant à tel point que Impermanence = Paix inaltérée…)

Donc, rien n’est besoin de s’éteindre, parce que ceci voudrait dire qu’il y a là « quelque chose », en trop ou pas assez. En même temps, bien sûr, ce n’est pas comme s’il n’y avait pas « illumination », qui est l’actualisation et l’entrée en plénitude de cela qui voit, la vision et cela qui est vu. Ceci est le sens ultime d’une pratique, par exemple. Non pas qu’une pratique puisse amener cette actualisation, mais dans le sens qu’elle l’est, automatiquement, inconsciemment, naturellement. Et un jour, en présence d’autres gens, seule la paix est là, non localisée, ni personnelle ni impersonnelle. Condition normale, Conscience non-duelle, naturelle, ordinaire.

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Fév 14 2017

Le désir (Swami Prajnanpad)

Les désirs naissent de la double croyance que l’on peut obtenir quelque chose d’un autre et que l’on peut le garder de façon permanente. Ces deux croyances sont fausses. Personne ne donne jamais rien. L’autre ne donne que s’il obtient lui-même ce qu’il veut. Aussi vous faut-il donner d’abord. Et ce faisant, nous ne sommes pas sûrs que l’autre a reçu réellement; cela peut le laisser indifférent. Ensuite, croire que nous pourrons garder quoi que ce soit, c’est faire fi de l’impermanence de tout ce qui est. Alors, voyant cela, nous ne sommes plus emportés par le désir. Mais tant qu’ils sont là, ces désirs, nous devons les accueillir. Nous ne devons surtout pas les refouler, mais les réaliser consciemment et voir où ils nous mènent. Si le résultat est positif, nous pouvons les garder. S’ils entraînent de la souffrance, alors ils doivent disparaître.

Swami Prajnanpad

Source : http://nondualite.free.fr/c_prajnanpad.htm
Photo : Photos Libres