Juin 10 2017

« Tout ce qui est » – Tony Parsons

Ce moment-ci, ici même, est tout ce qui est. Dans ces corps/mental,

une vue claire s’opère à chaque instant: il y a simplement un voir.
Mais quelque part dans l’esprit il y a cette idée – et c’est tout le
drame – qu’il y a quelqu’un opérant cette vision. C’est toute la
subtilité et l’évidence de la chose.

Lorsque se produit l’éveil (comme cela arrive maintenant très
souvent), ce que les gens disent plus que toute autre chose est que ce
qui est vu à présent est absolument évident. Tellement évident. C’est
étroitement accolé à ce que vous vous imaginez qui se passe en ce
moment. Vous pensez que vous me voyez – en fait tout ce qui se produit
en réalité est qu’il y a un voir, vision de moi qui survient, ou de
quoique ce puisse être. La différence entre éveil et pas d’éveil –
entre voir et ne pas voir- est simplement la reconnaissance qu’il
n’est personne là. Il n’y a aucun « moi ».

Si vous voulez, vous pouvez fermer les yeux et vous mettre en quête du
« moi ». Ce qui surgit à la conscience sont des sensations. Il peut y
avoir des sensations dans le corps, des pensées … Peu importe ce qui
surgit – un « moi » ne peut être trouvé là-dedans. Cherchez donc « moi »,
il n’est pas possible de trouver une localisation fixe, un point fixe
qui soit « moi ». Où est votre « moi » ? Continuez à chercher « moi » et
tout ce que vous trouverez en fait, sont des sensations, sensations
corporelles, conscience du corps, conscience de la pensée « je ne peux
trouver ‘moi’ « …

Et la chose étrange est que ce qui cherche « moi » est ce que vous êtes.
Vous êtes celui qui cherche. Ce que vous êtes est unicité. L’unicité
est ce qui voit, ce qui voit toute chose. L’unité est tout et voit
tout comme étant elle-même. Tout ce qu’il y a, c’est que d’une façon
ou d’une autre nous nous sommes mis en quête de quelque chose d’autre,
quelque chose de personnalisé, un objet nommé illumination. Quelque
chose qui se trouve là-bas au loin et qui devrait nous tomber du ciel
et nous emplir d’une énergie nouvelle ; quelque chose qui surgit et
s’ajoute à nous.

En fait, ce que nous cherchons, c’est la perte de l’idée d’un « moi ».
Il s’agit simplement de la perte de l’identité personnelle -qui ne
fut, de toute façon, jamais une réalité. Nous sommes en quête de la
perte d’une irréalité. Tout tombe et dans un sens le « moi » est tout.
Nous sommes des riches essayant de trouver le royaume des cieux. Tout
le temps où il y a un « moi  » qui chérit des concepts sur lui-même, sur
l’importance de la vie et l’importance d’atteindre l’illumination,
nous sommes des gens riches.

Et tout cela tombe et il ne reste plus rien outre la vision de ceci :
simplement une claire vision des sensations, de la vie apparemment en
marche. Cette claire vision de vient de nulle part. C’est comme s’il
n’y avait personne là pour voir la vie se dérouler. Sans aucun
sentiment que ce qui se passe a besoin d’être changé, pour le meilleur
ou pour le pire. Sans aucun jugement, ou une quelconque idée que tout
cela va quelque part. Et au delà de la vision claire réside l’unicité.

Tony Parsons « Tout ce qui est » (Ed Accarias, L’Originel) Extraits


Juin 2 2017

accepter

Disons qu’au lieu de chercher à aller
bien: accepter d’aller mal.
Au lieu de chercher la béatitude:
accueillir la réalité telle qu’elle est,
aussi négative qu’elle puisse paraître.
Accepter ce que l’on ressent
au lieu de refouler.
C’est cela le point d’appui.
A partir du moment où
l’on voit à quel point
l’acceptation libère,
on ne peut plus s’en passer.
Daniel Roumanoff

Mai 26 2017

Hommage à la racine

La racine ne peut pas être vue par l’esprit ordinaire ; la racine ne peut pas être perçue par les sens communs.

La réalisation de la nature de la racine n’est pas la conséquence d’une pratique, d’un comportement particulier, ni d’un acte de dévotion.

La réalisation de la nature de la racine n’est pas la conséquence d’une pensée, d’une compréhension, d’une perception, ni d’un enseignement.

La racine n’est pas située dans l’espace ni dans le temps ; mais le temps et l’espace, tous les phénomènes, ainsi que tous les êtres, sont ses fruits.

La réalisation de la nature de la racine ne peut pas être obtenue en lisant ce texte ; elle ne peut pas être obtenue en faisant autre chose non plus.

La réalisation de la nature de la racine ne peut pas être obtenue ni perdue. La réalisation de la nature de la racine ne peut se faire que par la racine elle-même. Elle seule peut se sentir être la racine. Lire la suite


Mai 25 2017

« Tout est parfait dans la vie! » -Gougou

 

Denis Gougeon

« Tout est parfait dans la vie. Ce n’est pas clair et limpide de prime abord, mais lorsque tu observes la vie dans un silence pénétrant et sans effort, tout prend son sens. » -Gougou

Ce texte est un extrait de la dernière correspondance que j’ai eu avec Denis.
 
Merci de ta présence et ta sagesse. -ML

 

 


Mai 23 2017

Consciences #6

Voici un très jolie vidéo nous parlant du cheminement spirituel. C’est un alchimiste qui parle, ça peut paraître ésotérique comme vidéo mais il faut surtout se concentrer sur l’essence du message. L’interview provient de RIM Radio Ici et Maintenant. Comme pour tout le reste du site, on essaie de diversifier quant au niveau de la forme mais pour ce qui est au niveau du fond cela c’est à vous de l’approfondir, c’est votre responsabilité. Aiguisez son doute tout en s’ouvrant à la sagesse profonde de CE QUI EST, voilà la tâche de tout bon chercheur spirituel. Notre seul objectif sur ce site c’est d’ouvrir des portes, c’est tout. Gougou.

 

 


Mai 23 2017

Je SUIS-qui-est

Ken Wilber

 

Remarquez votre attention présente

Remarquez les objets qui apparaissent au sein de votre at tention – les images et les pensées qui se présentent à votre mental, les sentiments et les sensations qui émer gent à l’intérieur de votre corps, la myriade d’objets qui apparaissent autour de vous dans la pièce ou l’environnement. Tous ceux-ci sont des objets qui deviennent présents à votre attention.

Pensez maintenant à ce qui était présent à votre attention 5 minutes plus tôt. La plupart de vos pensées ont changé, la plupart de vos sensations corporelles ont changé, et probablement la majorité de l’environnement a changé. Quelque chose en vous est le même maintenant que 5 minutes plus tôt. Qu’est-ce qui est présent maintenant qui était également présent 5 minutes plus tôt ?

« Je SUIS-qui-est ». Le sentiment-attention de « Je SUIS-qui-est » est encore présent. Je suis ce « Je SUIS-qui-est » à tout instant. Ce « Je SUIS-qui-est » est présent mainte nant. Il était présent un moment plus tôt, il était présent une minute plus tôt, il était présent 5 minutes plus tôt.
Qu’est-ce qui était présent 5 heures plus tôt ?

Tout ce qui est de tout instant est « Je SUIS-qui-est ». Chaque personne sent ce même « Je SUIS-qui-est » – parce que ce n’est pas un corps, ce n’est pas une pensée, ce n’est pas un objet, ce n’est pas l’environnement, ce n’est pas n’importe quoi qui pourrait être vu, mais c’est plutôt le Prophète de tout instant, le Témoin continuellement ou vert et vide de tout ce qui apparaît, en n’importe quelle personne, en n’importe quel monde, en n’importe quel en droit, en n’importe quel temps, dans tous les mondes jusqu’à la fin des temps, il y a seulement et toujours ce «Je SUIS-qui-est » évident et immédiat. Que pourriez-vous éventuellement savoir de plus ? Qu’est-ce que n’importe qui pourrait éventuellement savoir d’autre ? Il y a seulement et toujours ce « Je SUIS-qui-est » rayonnant, auto-connaissant, auto-ressentant, auto-transcendant, et continuellement présent, que ce soit maintenant, 5 minutes, 5 heures, 5 siècles plus tôt.

5 millénaires plus tôt ?

Avant qu’Abraham ne fût, JE SUIS. Avant que l’univers ne fût, JE SUIS. Ceci est mon Visage original, le Visage que j’avais avant que mes parents soient nés, le Visage que j’avais avant que l’univers soit né, le Visage que j’avais depuis toute éternité avant que je ne décide de jouer ce tour de cache-cache, et de me perdre dans les objets de ma propre création.

Je ne prétendrai plus JAMAIS ne pas connaître ou ne pas ressentir mon propre « Je SUIS-qui-est ».

Et avec cela, le tour est déjoué. Un million de pensées sont allées et venues, un million de sentiments sont allés et venus, un million d’objets sont allés et venus. Mais une chose n’est pas allée, et une chose n’est pas venue : le grand Non-Né et le grand Non-Mourant qui n’entrent ni ne quittent jamais le flux insaisissable du temps, une Présence pure au-delà du temps qui flottent dans l’éternité. Je suis ce grand « Je SUIS-qui-est », évident, auto-connaissant, auto-approuvant, auto-libérant.

Avant qu’Abraham ne fût, JE SUIS.

JE SUIS n’est rien d’autre que l’Esprit à la 1ère personne, l’ultime, le sublime, le rayonnant Soi du Kosmos entier et créateur de toute chose, présent en moi et en vous et en lui et en elle et en eux – en tant que « Je SUIS-qui-est » que tous et chacun de nous ressentons.
Parce que dans tous les univers connus, le nombre total des JE SUIS n’est rien d’autre que « un ».

Reposez-vous toujours en « Je SUIS-qui-est », l’exact « Je SUIS-qui-est » que vous ressentez en cet instant même, qui est Lui-même l’Esprit Non-Né rayonnant en vous et à travers vous. Assumez également votre identité person nelle – en tant que cet objet-ci ou cet objet-là, ou ce soi-ci ou soi- là, ou cette chose-ci ou cette chose-là – en vous reposant toujours sur le Terrain qui est le Fondement du Tout, en ce grand et absolument évident « JE SUIS-qui est », puis levez-vous et continuez votre journée, dans l’univers créé par JE SUIS.

C’est un nouveau jour, c’est une nouvelle aurore, c’est un nouvel homme, c’est une nouvelle femme. Le nouvel humain est intégral, et ainsi en est-il du nouveau monde. »

Extraits de Le Livre de la vision intégrale, paru chez Intereditions


Source : eveilphilosophie.canalblog.com
http://www.reikido-france.com

Mai 17 2017

déterminisme

Schopenhauer dans son Essai sur le libre arbitre veut démontrer que le libre-arbitre n’existe pas.

L’homme se croit libre, en réalité, dit Schopenhauer, il est déterminé nécessairement par sa nature et les motifs qui le poussent dans un sens ou un autre.

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« Il est à présent six heures du soir, ma journée de travail est finie. Je peux maintenant faire une promenade ou bien je peux aller au club je peux aussi monter sur la tour, pour voir le coucher du soleil; je peux aussi aller au théâtre, je peux faire une visite à tel ami ou à tel autre je peux même m’échapper par la porte de la ville m’élancer au milieu du vaste univers, et ne jamais revenir. Tout cela ne dépend que de moi, j’ai la pleine liberté d’agir à ma guise et cependant je n’en ferai rien, mais je vais rentrer non moins volontairement au logis, auprès de ma femme. »

C’est exactement comme si l’eau disait « Je peux m’élever bruyamment en hautes vagues (oui certes, lorsque la mer est agitée par une tempête !) je peux descendre d’un cours précipité en emportant tout sur mon passage (oui, dans le lit d’un torrent), je peux tomber en écumant et en bouillonnant (oui, dans une cascade), je peux m’élever dans l’air, libre comme un rayon (oui, dans une fontaine), je peux enfin m’évaporer et disparaitre (oui, à 100 degrés de chaleur) et cependant je ne fais rien de tout cela, mais je reste de mon plein gré, tranquille et limpide, dans le miroir du lac. »

Comme l’eau ne peut se transformer ainsi que lorsque des causes déterminantes l’amènent à l’un ou à l’autre de ces états de même l’homme ne peut faire ce qu’il se persuade être en son pouvoir, que lorsque des motifs particuliers l’y déterminent. Jusqu’à ce que les causes interviennent, tout acte lui est impossible mais une fois qu’elles agissent sur lui, il doit, aussi bien que l’eau, agir comme l’exigent les circonstances correspondant à chaque cas.  » Schopenhauer

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Mai 15 2017

Dan Millman à propos de ce qui est réel

 

Dan Millman est un sportif et écrivain américain, né le 22 février 1946. Son autobiographie romancée : Le Guerrier Pacifique a connu un vif succès.


Mai 7 2017

Ce qui est.

Bonheur simple et intense  d’un étirement, d’un souffle, d’un reflet,
quand personne n’est là pour se l’accaparer et l’étouffer.
Ce qui est - Oeil


Avr 27 2017

Accepter ce qui est – Svâmi Prajnânpad

Maître de vie : Svâmi Prajnânpad
 

« Celui qui est libre du jeu de la dualité, de la dualité de l’action, devient le témoin de ce qui se passe. Il est pure conscience lucide (awarreness) devant laquelle défile le changement. A tout ce qui arrive, tout ce qui se produit, il dit « oui ». Et cette conscience du changement est absolue. Ce « oui » éternel est constant : c’est la Perfection »

Comment ai-je découvert Svâmi Prajnânpad ? Par des lettres de lecteurs qui s’étonnaient que je ne parle pas de lui, dont j’étais, disaient-ils, si proche… Cela piqua ma curiosité : je lus sa correspondance, ses entretiens… Ce fut comme si je rencontrais – mais incarnée, mais vivante – la vérité que j’avais tenté de penser.

Celui-là dit la vie comme elle est, difficile, douloureuse, inconsolable. Et c’est la seule consolation qui vaille. Un philosophe ? Bien mieux : un sage – aussi grand que ceux de l’Antiquité, tout en étant pleinement de son temps.

Né en Inde, dans une famille de brahmanes, il est l’un des premiers lecteurs orientaux de Freud, dont il adapte l’enseignement. Il invente, entre « vedânta » (qui affirme l’identité de la conscience individuelle et de la conscience universelle) et psychanalyse, un style de psychothérapie qui devient une aventure spirituelle. Rien de religieux pourtant chez lui : il ne célèbre aucun Dieu, n’impose aucun rite, ne promet aucun paradis.

La spiritualité, dit-il, n’est qu’un autre nom pour l’indépendance. Pas d’autre prière que l’attention. Pas d’autre salut que l’amour et l’action. Il m’apprend à voir la vie telle qu’elle est, et à l’accepter toute. C’est mon maître de sagesse et de lucidité.

1 – Vivre au présent

Ce qui fut n’est plus, ce qui sera n’est pas encore. « Qui crée alors le passé ou le futur ? Seulement le mental. » Nous sommes prisonniers du passé, par l’inconscient, et de l’avenir, par l’attente. « Le passé insatisfait enserre le présent dans ses griffes », et nous voue à l’espérance, donc à une nouvelle insatisfaction. L’espoir et la peur sont les plus grands ennemis de l’homme : parce qu’ils nous séparent du présent, du réel, de tout, parce qu’ils nous enferment dans l’avenir et l’ego. On ne peut y échapper qu’en se libérant du passé. Ainsi la liberté et l’éternité vont ensemble.

2 – Différence et changement

Tout est différent toujours : il n’y a pas deux grains de sable identiques, ni deux mentals semblables. C’est ce qui nous voue à la solitude : « Personne ne peut agir suivant le désir de quelqu’un d’autre ; chacun est différent et séparé. » C’est aussi ce qui nous voue au changement, qui n’est que la différence dans le temps. Deux instants successifs ne sont jamais identiques : « Tout change à chaque instant. Ce n’est qu’un courant qui s’écoule. » Il n’y a pas d’êtres ; il n’y a que du devenir. C’est ce que l’ego refuse : il voudrait « rester intact » et ne le peut ; il s’interdit de vivre, pour ne pas mourir.

3 – Le refus et l’émotion

Qu’est-ce que le mental ? Toute pensée en nous qui souhaite autre chose que le réel. C’est le contraire de la vérité. C’est « mâyâ » (« l’illusion »). Comment savoir alors si l’on est dans la vérité ou dans le mental ? Par la présence ou l’absence d’émotion. L’émotion est le critère : si je suis ému, c’est que je superpose au réel autre chose que ce qu’il est (mon désir, mon refus, mon attente), qui m’en sépare et m’enferme dans le mental. Il faut donc accepter l’émotion, pour s’en libérer.

4 – Voir, accepter, agir

Le contraire de l’illusion, c’est la vérité. Le contraire du mental, c’est voir. Ne pas penser, ne pas interpréter, ne pas juger, ne pas comparer, mais voir ce qui est comme cela est. Aucun jugement de valeur. Aucun refus. Aucune émotion (il n’y a plus que des sentiments). Accepter ce qui est. C’est la seule façon de le transformer. « Restez dans le présent : agissez, agissez, agissez ! » Et lorsque l’on n’arrive pas à accepter ce qui est ? Alors l’émotion est là, qu’il faut donc accepter. Ni refus ni dénégation. Ni espérance ni regret. Cela passe par la connaissance de soi, et par l’acceptation de soi : « Accept yourself and be happy » (« Accepte-toi et sois heureux »).

5 – Être un avec tout

L’expérience spirituelle la plus haute est celle de l’unité. Nous ne sommes séparés de tout que par le mental – que par nous-même. La vérité, au contraire, nous unit : parce qu’elle est une, parce qu’elle est universelle, et parce qu’elle est infinie. Il ne s’agit pas de brimer l’ego, mais de l’ouvrir : devenir comme « un cercle devenu si large qu’il ne peut plus rien entourer, un cercle d’un rayon infini : une ligne droite ! ». Alors seulement le bonheur peut advenir. Il n’y a pas d’ego heureux, ni de bonheur égoïste. Il faut donc se libérer du moi, pour s’ouvrir à tout. C’est le chemin de la sagesse. C’est le chemin du bonheur. « Pour aller où ? Là où vous êtes. Tout est ici et maintenant. »

BIBLIOGRAPHIESVÂMI PRAJÑÂNPAD
de Daniel Roumanoff – Éditions La Table ronde – Tome 1 & 2SVÂMI PRAJÑÂNPAD – L’ART DE VOIR
Lettres de ses disciples – Editions L’OriginelPORTRAIT D’UN HOMME REMARQUABLE
de Frédérick Leboyer – Editions Criterion

SVÂMI PRAJÑÂNPAD – BIOGRAPHIE
de Daniel Roumanoff – Editions La Table ronde

ENTRETIENS AVEC SVÂMI PRAJÑÂNPAD
de Srinivasan – Editions L’Originel

SVÂMI PRAJÑÂNPAD ET LES LYINGS
de Eric Edelmann et Olivier Humbert – Editions La Table ronde

http://eveilimpersonnel.blogspot.com