Déc 14 2017

Nisargadatta Maharaj

Il n’y a rien à pratiquer.
Pour vous connaître, soyez vous-même.
Pour être vous-même, arrêtez d’imaginer que vous êtes ceci ou cela. Soyez simplement.
Laissez émerger votre vraie nature.
Ne dérangez pas votre mental avec la recherche.
Ce n’est pas ce que vous faites qui est important, mais ce que vous arrêtez de faire.
Allez à la rencontre de votre propre soi. Soyez votre propre soi, écoutez le, obéissez lui, chérissez le, gardez le en tête sans cesse. Vous n’avez besoin d’aucun autre guide. Tant que votre besoin de vérité affecte votre vie quotidienne, tout est bien pour vous. Vivez votre vie sans heurter quiconque. Ne pas heurter est une des formes les plus puissantes de yoga et vous mènera rapidement à votre but. C’est ce que j’appelle le yoga nisarga, le yoga naturel. C’est l’art de vivre en paix et en harmonie, en toute amitié et amour. Son fruit est le bonheur, sans cause et sans limite.
Les gens apprennent ce qu’on leur enseigne. Ce qu’ils étaient avant qu’on leur enseigne quoi que ce soit, personne n’y prête attention. Ce que vous pouvez oublier ne peut pas être éternel, ne peut pas être la vérité. C’est pourquoi vous ne pouvez pas oublier votre état véritable, et pourquoi vous ne pouvez pas vous en rappeler. Ce que vous oubliez n’est pas la vérité, rappelez vous toujours de cela.
Comprenez ce premier moment, lorsque nous comprenons que « nous sommes » – le premier moment du corps, lorsqu’il comprend « qu’il est ».
Reconnaissez ce tout premier moment. Une fois que vous le saississez, vous êtes le plus grand des dieux, le moment où tout arrive. À ce moment précis tout aussi disparaît : la source et la fin sont le même point. Une fois que vous avez compris cela, vous êtes libre de ce moment. Personne n’essaye de comprendre cette naissance du soi, du « Je suis ». Une fois compris, Je, l’Absolu n’est pas ce « Je suis ».
 

Déc 13 2017

Rien est ce qu’il y a, tout est ce qui est (apaisement béni)


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« le seul moyen de faire cesser l’égocentrisme est de voir la non-identité du moi, qu’il est juste une image, vide de subjectivité »

Pourtant, là ça se complique. Car si le moi est introuvable, je veux dire ce centre, il n’en demeure pas moins qu’il y a l’impression que tout tourne autour.
Des fois c’est plus lâche, et oui, dans ces moments, l’ego devient un jeu.
Mais parfois ça se contracte, comme ce soir, ou je me sens particulièrement mal à l’aise en présence de gens. Et là il y a souffrance, inconfort.

Donc, nous voyons bien que le moi est introuvable en tant que substance ou essence, en tant que sujet ou objet. Alors de même, « l’autre » n’existe ni en tant que sujet ni en tant qu’objet. Et il en va de même pour la montagne et toute chose. Donc, si rien n’existe en soi-même, rien ne peut exister « par » soi-même, et donc, finalement, rien n’existe. Dans une chose se trouve toutes les choses, dans le moi l’univers entier, (et au fond il n’y a toujours qu’une seule chose, sans cesse renouvelée). Et peux-tu trouver ou localiser l’univers entier? Lui donner une forme, un nom qui le définierait vraiment?

De la même manière, si rien ne peut exister par soi-même, rien ne peut exister non plus à travers l’activité d’une autre existence (car il faudrait qu’une autre existence existe en soi et par soi!…) Bref, « rien » est tout ce qu’il y a, et la nature ultime de tout (tout ce qui est) est la Paix véritable.

Néanmoins, dans le fonctionnement, il y a résurgence de vieux fantômes, et lorsqu’il est vu que tout tourne, il en est conçu l’idée que c’est autour d’un axe: le moi, forcément! Mais en fait, cet axe, c’est la Paix (comme dans la danse des derviches), qui est l’essence des choses. Le moi inconfortable et malheureux est juste une surimposition « subjective » à cette Paix, qui en fait est à la fois l’axe de la roue, la circonférence, l’essence inaltérée. Elle est touchée, quand, à la faveur de certaines circonstances, la roue semble s’arrêter. Ou même, quand elle tourne tellement vite, que la Paix devient finalement la seule solution, par exemple dans la foule dense. La toucher est plus délicat lorsque la Roue tourne de manière à ce que certaines apparences d’existences fassent appel à nous en tant que moi, existence séparée. Alors, il faut vraiment considérer ces moments comme notre véritable pratique, invitation, méditation.

Et j’entrevois ce qu’est la paix absolue, un ego débarrassé du centre si on peut dire ça. Une personnalité sans personne derrière. Parce que, tant qu’il reste quelqu’un, le bonheur ne peut être que transitoire.
C’est quand même fou cette histoire.
Et comment se fait-il qu’à un moment donné cette idée « c’est à moi que ça arrive » s’éteint?

Comme on l’a dit, c’est juste alors l’effet des circonstances. L’idée « c’est à moi que ça arrive » ne peut pas s’éteindre: soit elle est là, soit elle n’y est pas. Dans la vision claire, il n’y ni l’idée que ça arrive à moi ni celle que ça n’arrive pas à moi, car au fond, rien n’arrive. Et rien ne repart. Tout est, apaisement béni.

Maintenant, si tu cherches le bonheur en terme de permanence, tu es foutu. Dans ma vision, il échappe aux concepts de permanence ou de transitoire: il s’actualise, en tant que cette réalité: « rien est ce qu’il y a, tout est ce qui est ». (et la véritable nature de l’être n’échappe pas à l’impermanence en terme spatial et temporel- dans un ailleurs ou un au-delà- mais en la pénétrant à tel point que Impermanence = Paix inaltérée…)

Donc, rien n’est besoin de s’éteindre, parce que ceci voudrait dire qu’il y a là « quelque chose », en trop ou pas assez. En même temps, bien sûr, ce n’est pas comme s’il n’y avait pas « illumination », qui est l’actualisation et l’entrée en plénitude de cela qui voit, la vision et cela qui est vu. Ceci est le sens ultime d’une pratique, par exemple. Non pas qu’une pratique puisse amener cette actualisation, mais dans le sens qu’elle l’est, automatiquement, inconsciemment, naturellement. Et un jour, en présence d’autres gens, seule la paix est là, non localisée, ni personnelle ni impersonnelle. Condition normale, Conscience non-duelle, naturelle, ordinaire.

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Déc 1 2017

Dan Millman à propos de ce qui est réel

 

Dan Millman est un sportif et écrivain américain, né le 22 février 1946. Son autobiographie romancée : Le Guerrier Pacifique a connu un vif succès.


Nov 25 2017

Changer le Mythe FONDATEUR !

Alexandro JODOROWSKY révélateur du concept de Psychomagie, parle des outils pour dévoiler la finalité de l’homme. Selon lui, un individu qui doit être ce qu’il EST, et non ce que les autres veulent qu’il soit !

Un changement profond des Mythes fondateurs de nos sociétés est nécessaire pour élever la CONSCIENCE du Monde.
Alexandro JODOROWSKY

Alexandro JODOROWSKY


Nov 24 2017

NON-PENSEE ET INSOUMISSION

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La vie semble souvent se résumer à un passage d’un état à un autre, de son en silence, de mouvement en immobilité, de pensée en non-pensée, d’agitation en tranquillité; il y a un fort sentiment de discontinuité, d’inharmonie, d’impermanence, d’absence de sens… Et le recherche est incessante: pris dans la pensée, nous voulons la non-pensée; pris dans le mouvement, nous voulons l’immobilité; pris dans le vacarme, nous voulons le silence; pris dans la veille, nous voulons le sommeil; et bien entendu, ça marche aussi en sens inverse. Nous semblons pris sans cesse les pieds dans les fleurs du tapis, pris dans le dualisme, c’est-à-dire dans les extrêmes. Et sitôt que nous entendons cela, eh bien nous cherchons le milieu…

Les extrêmes (vie et mort, veille et sommeil, son et silence, mouvement et immobilité, etc…) ne sont en fait qu’une production de l’esprit, déconnecté du « sentiment » de présence, du moi qui a besoin de se poser sur quelque chose (ou sur UN rien) afin d’être lui-même UN quelque chose ou UN rien. Nous vivons dans les images d’un miroir qui se renvoient sans cesse et se confirment. Et ceci nécessite une quantité énorme d’énergie pour faire illusion.

C’est pourquoi je tentais, pour ceux que ça intéresse, de faire une différence entre la pensée et LE penser. L’expérience commune qui semble régir la pensée, c’est un extrême, ou un couple d’extrême, qui est « production-cessation ». Elle est sans cesse habitée du spectre du penseur, lequel ne peut se maintenir que grâce à l’objet de la pensée, la visée… Alors la pensée finit toujours par se poser, repos apparent du penseur, puis vide angoissant, et retour au dynamisme… Et c’est la simple présence qui est occultée, toujours cherchée à travers un quelque chose ou son corollaire, un rien.

Il faut comprendre intimement, sensitivement et intuitivement que la présence, ou le non-soi, ne saurait être prise dans le jeu des contraires et être liée ou dépendante de la présence de quelque chose ou la présence de rien. Mais ce qui nous coupe de « l’émotion » fondamentale du non-soi, qui est absence de localisation, de demeure, c’est le dynamisme du penseur, qui se cherche dans les choses qu’il fixe à travers une pensée. Il vit dans un monde de pensées-formes, dans un mirage fait d’allées et venues, de production et cessation, de fatigue…

Puisqu’il a été question dans de récents commentaires de l’absence de pensée, je souhaite dire que pour moi, la non-pensée n’a rien à voir avec l’absence de pensER, que l’immobilité n’a rien à voir avec l’absence de mouvement, que le non-soi n’a rien à voir avec l’absence du sentiment intime d’être, du Sens-Je, etc… Le non-soi est juste une libération des extrêmes, de l’acceptance inconditionnelle que dans leur apparence seule réside leur réalité, sans substance. Le non-soi est la fondamentale émotion de l’existence qui hante le flux émotionnel, l’absence de localisation qui permet et hante toutes les localisations, l’absence du penseur qui permet l’harmonie sans interruption DU penser, l’absence de regard qui permet et hante le Voir, les ténèbres du sommeil qui permettent et hantent la luminosité de la veille, et dont chaque instant témoigne la coïncidence, l’actualisation. La non-pensée est donc la libération du penser fondamental, sans début ni fin, présence vivante. Un penser sans sujet ni objet, plus soumis à l’impermanence mais brillant sensitivement comme l’Impermanence même.

(La voie du milieu n’existe pas, puisqu’elle consiste juste en l’évacuation des extrêmes, c’est-à-dire dans leur acceptance en tant que pure apparence).

Cette sensitivité est, si je puis rajouter un mot, votre insoumission à tout disours ou loi, au sein d’une vaste et infinie acceptance; elle est la vie dans le spectre de l’Être. Cette sensitivité est votre trésor, qui sépanouit dans et en tant que ce qui est.

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Nov 5 2017

A Propos de l’éveil…

L’éveil est la reconnaissance de qui nous sommes vraiment. C’est tout. Dit autrement, c’est la radiation du «je».  Que reste-t-il quand il n’y a plus de «je» avec ses concepts, ses goûts, ses intentions, ses peurs et ses plaisirs ? Il ne reste rien, que du vide plein de vie. Quand je ne suis plus rien, alors je peux être un avec tout. S’éveiller ou réaliser le Soi c’est prendre conscience que nous sommes un espace infini. C’est la découverte qu’il n’y a pas d’individualité, pas de séparation, de dualité. Tout ça, ce sont des illusions. Quand toutes ces illusions s’effondrent, il ne reste qu’une Présence silencieuse.

Cette prise de conscience se fait parfois dans la plus grande simplicité, d’autres vivent une expérience plus marquante. L’expérience n’est pas très importante, ce qui compte c’est la découverte de Soi et la libération de l’emprise de l’égo. La personne devient simplement consciente qu’elle est Un. Elle voit que le moi n’existe plus. L’idée du moi et de l’autre est disparue pour faire place à l’Indivisé. Il n’y a pas de chemin pour s’éveiller. Ce serait inutile car vous êtes déjà éveillés. Il n’y a rien à faire pour s’éveiller et rien de ce vous pouvez faire ne va déclencher l’éveil. Puisque le «je» individuel n’existe pas, rien ne vient de vous. C’est la Source qui s’exprime à travers vous. Alors pourquoi méditer, lire des livres ou faire des stages ? Que vous soyez en mesure de reconnaître, ou pas, que l’impulsion ne vient pas de votre individualité, mais de la totalité n’est pas très important. Si «Ça» vous dit de le faire, alors faites-le. Comment pourrait-il en être autrement ? Lire la suite


Oct 29 2017

Notre conditionnement

Le vidéo qui suit explique de brillante façon en 15 minutes, comment au fil de l`histoire et de l`économie nous avons été conditionné à croire que le travail est notre identité première.Que fais-tu dans la vie? est le qui suis-je ? d’antan.Prendre conscience de qui nous sommes commence d`abord par la compréhension que nous sommes très loin d`une relation normale avec le travail.Cette illusion dans laquelle nous vivons est ce que certain appel la matrice ou le conditionné.Pour ma par, je l`appel le piège à con car cette appellation me rappel notre responsabilité à tous face à la main mise qu`a l`illusion sur nous.Certain blâmerons les illuminati ou les reptiliens pour cet état de fait mais se sont nos vices,nos égos et nos envies qui en sont les grands responsables.Qui pourrait nous contrôler si nous étions dans le CE QUI EST?

Ce vidéo, m`apparait très bon pour aider  certain à se recentrer vers leur véritable nature.Nisagardatta disait, afin d`exprimer le vrai Soi:Netti, Netti, ce qui veux dire ni ceci, ni cela.Nous ne sommes ni notre travail, ni notre position dans l`échelle sociale.Voilà une prémisse de départ afin de bien se connaître.

 

 


Oct 25 2017

Comment sortir de la dualité?

illusion

Je voudrais partager avec vous une définition courte qui résume bien, d’après moi, ce qu’est là non-dualité. Toujours dans un esprit philosophique et non de religion ou d’un dogme. Malheureusement, je n’ai pas la source de l’auteur en question. ML

« La dualité se manifeste par des « j’aime / j’aime pas », des « je veux / je ne veux pas » qui sont des expressions de l’ego qui tente de contrôler le monde. L’ego est déterminé par sa prédisposition à expérimenter ce qu’il veut bien expérimenter. Il discrimine en fonction de ses choix personnels. Il rejette les expériences qu’il juge insupportables et multiplie celles qu’il trouve agréables.

Pour sortir de la dualité, il est nécessaire d’aller au-delà de l’expérience, d’accueillir ce qui est. Ce qui est, est. Ce n’est pas négociable. L’ego va se battre farouchement pendant des années en essayant d’échapper à ce qui est. »


Oct 22 2017

Ce qui est.

Bonheur simple et intense  d’un étirement, d’un souffle, d’un reflet,
quand personne n’est là pour se l’accaparer et l’étouffer.
Ce qui est - Oeil


Oct 13 2017

Charles Coutarel – Réalisation de soi – Accueillir

Moments de présence. L’attention consciente. Accueillir ce qui est. Rassembler l’être en soi.