Avr 27 2017

La crise n’est pas dans le monde extérieur, elle est dans notre conscience elle-même

Si nous examinons nos rapports actuels les uns avec les autres, qu’ils soient intimes ou superficiels, profonds ou passagers, nous voyons qu’il y a toujours fragmentation.  La femme ou le mari, le jeune homme ou la jeune fille, chacun vit sa propre ambition, ses buts personnels et égoïstes, enfermé dans son propre cocon.  Tous ces éléments contribuent à la construction d’une image en soi-même, tous nos rapports avec autrui passent à travers cette image et, par conséquent, il n’y a aucune relation réelle directe. Je ne sais pas si vous avez conscience de la structure de la nature de cette image que chacun construit autour de soi et en lui-même.  Cela se fait à chaque instant, et comment peut-il y avoir des relations avec autrui quand existent cet élan personnel, cette envie, cette esprit de compétition, cette avidité, et toutes ces forces qui sont entretenues et exagérées dans notre société moderne ?

Comment pourrait-il y avoir des relations avec un autre si chacun de nous est lancé à la poursuite de sa propre réussite personnelle, de son propre succès ? Je ne sais pas si nous avons conscience de tout ceci. Nous sommes ainsi conditionnés que nous l’acceptons comme étant chose normale, le modèle de la vie, chacun de nous devant poursuivre ses propres particularités, ses propres tendances, et néanmoins s’efforcer d’établir des relations avec autrui. N’est-ce pas là ce que nous faisons tous ?  Vous êtes peut-être marié, et vous allez au bureau ou à l’usine ; quoique que vous fassiez pendant la durée de la journée, c’est cela que vous poursuivez. Et votre femme est chez elle, ayant ses propres ennuis, en proie à ses propres vanités, avec tout ce qui se passe autour d’elle. Et qu’elles sont alors les relations existant entre ces deux être humains ? Au lit, dans leur vie sexuelle ? Des relations tellement superficielles, limitées et circonscrites ne sont-elles pas en elles-mêmes l’essence de la corruption ? Lire la suite

Avr 21 2017

UNE TORNADE DE LIBERTÉ

 


Dialogue avec Francis Lucille

Après des études scientifiques à l’École Polytechnique et à l’École Nationale Supérieure de l’Aéronautique et de l’Espace,  Francis Lucille découvre en 1973 la sagesse orientale à travers les textes védantiques et bouddhistes. Cette découverte déclenche une profonde quête d’identité qui trouve sa résolution peu de temps après sa rencontre avec son maître spirituel qui a lieu en 1975. Pendant plus de quinze ans, à Bordeaux puis à San Francisco,des groupes se réunissent pour dialoguer avec lui et méditer. Ayant cessé ses activités professionnelles, il voyage désormais de par le monde, partageant son expérience avec les chercheurs de vérité qui viennent le rencontrer.

Que pouvons-nous attendre de nos rencontres?

Apprendre à ne pas attendre. Ne pas attendre est un grand art. Quand vous ne vivez plus dans l’attente, vous vivez dans une nouvelle dimension. Vous êtes libre. Votre mental est libre. Votre corps est libre. Comprendre intellectuellemnt que nous ne sommes pas une entité psycho-physique tendue vers le devenir est une première étape nécessaire, mais cette compréhension n’est pas suffisante. Le fait que nous ne sommes pas le corps doit devenir une expérience réelle qui pénètre et libère nos muscles, nos organes internes et même nos cellules. Une compréhension intellectuelle qui correspond à une re-connaissance subite et fugace de notre vraie nature  nous apporte déjà un éclair de joie pure, mais, lorsque nous avons pleine connaissance que nous ne sommes pas le corps, nous sommes cette joie. Lire la suite


Avr 15 2017

Bernard Montaud – Dans le sacré de l’ordinaire…

A la découverte du meilleur de soi même dans le sacré de l’ordinaire…

On appelle développement intérieur, épanouissement personnel ou croissance personnelle un ensemble de pratiques ayant pour finalité la découverte de soi et de son fonctionnement intérieur pour mieux vivre.

Par la présence et la conscience, s’épanouir dans les différents domaines de l’existence et réaliser son potentiel individuel. Il n’existe pas de méthode unique de développement intérieur mais elle doit comporter un dépassement de soi. Lire la suite


Avr 6 2017

Pardonner

Article paru dans le n°222 de la revue Recto-Verseau
Pourquoi pardonner ?
Ne pas pardonner consiste à vivre dans les remords, les inquiétudes, le besoin de se venger. Cela affaiblit nos défenses immunitaires et nous isole socialement, spirituellement et universellement. Un humain qui a retrouvé le chemin de son cœur ne se sent plus coupable. Il n’ étudie pas son ombre pour s’aimer. Il aime ce qui est, lui inclus dans le spectacle du monde apparaissant. « Il aime à en perdre la réaction ». Il agit dans le quotidien par trop plein d’amour. Il pratique le « lâcher prise » par l’amour naissant du miracle de l’enfance. Son intelligence est établie dans la vision universelle de la vie, il est le héros de sa propre aventure terrestre. Créativité, intrépidité, curiosité, joie affectueuse et puissance de la vérité jalonnent l’esprit de sa découverte. Où qu’il aille, quoi qu’il fasse, il participe pleinement à sa vie « pollénisant » et enrichissant le sentiment d’exister.  Pouvons-nous pardonner, est-ce à la portée de tout le monde ? 
Notre responsabilité est d’être « clairvoyant » sur ce qui se passe dans notre monde intérieur. Notre capacité à faire la paix dépend du degré de conscience à reconnaître notre système de fortification intérieure. Beaucoup de personnes vivent dans une intelligence relationnelle faite de scenarii et de petits calculs mesquins qui visent à l’inaction ou à l’activisme, histoire de remplir les manques à Etre. L‘intelligence du pardon n’est pas ce que l’on croit ; généralement elle est associée au raisonnement et aux lois sociales ou religieuses…. mais pardonner est une expérience, elle n’est pas un espoir ou une croyance. Pardonner par le trop plein d’amour, c’est apprendre à tisser le lien avec l’intelligence universelle qui nous constitue, avant la pensée mentale qui gère le quotidien et cherche dans l’immédiat la solution à ses insécurités. L’intelligence du pardon s’apprend, elle est disponible pour tous, elle est dans le monde qui se fabrique devant nos yeux immédiatement comme résultat de notre passé dans un avenir non écrit.

Pardonner consiste-t-il finalement à tout accepter ?

Pardonner n’est jamais une démission ou une concession face aux événements et aux personnes. Pardonner c’est dépasser la réaction en étant parfaitement lucide des qualités et des défauts des autres, cela signifie que l’on a tout accepté et reconnu en soi. Une nouvelle qualité d’intelligence relationnelle se découvre alors dans des rapports plus vrais avec les autres ; l’on devient capable de sortir des autoroutes neuronales du déjà vu et entendu pour apporter une réponse nouvelle dans la lucidité et la tolérance. Se mettre à la bonne distance, comprendre les autres sans nourrir la différence, c’est accepter les processus pédagogiques qui leur appartiennent sans le déni de soi.

Pardonner est un acte que l’on réalise pour soi ou pour l’autre ?
Vivre dans la rancœur est un poison pour l’âme. Nous sommes fondamentalement « faits » pour vivre en paix dans le partage et l’harmonie. Pardonner c’est pour soi, pour l’autre, pour nourrir le principe du lien qui anime l’espace entre deux êtres. Renforcer ce lien c’est vivre l’extraordinaire aventure d’exister ensemble. Apprendre la valeur d’être le tout ensemble donne le lien d’être l’ADN universelle, infinie et illimitée, voyageant les yeux écarquillés dans les beautés resplendissantes de l’univers des différents « moi ».

Le pardon est un geste indispensable pour notre paix intérieure et la paix dans le monde ? 
La seule paix sur laquelle nous pouvons avoir une influence réelle immédiate, est la nôtre, celle que nous sommes capables de générer à l’intérieur de notre propre esprit. Penser que nous pouvons, en tant qu’individu, changer le monde extérieur sans nous clarifier intérieurement, est un « doux leurre » et gérer la paix en dehors de nous, alors qu’à l’intérieur c’est la tempête, une utopie romantique. Cela ne nous laissera qu’un sentiment de culpabilité et d’impuissance de ne pouvoir rien faire dans la REALITE. La Paix ce n’est pas un état, un objet à découvrir, c’est une intention du cœur à se réconcilier. C’est une intention active, joyeuse, gaie, simplifiante. Cela se trouve dans l’intervalle entre moi et le monde, dans l’instant présent.

Pouvons-nous entendre que nous sommes tous «un» et que le pardon est synonyme de paix dans le langage de l’âme ?

Publié par Isabelle Padovani à l’adresse http://kerisahel.blogspot.com/


Avr 1 2017

Le temps en éducation et la non-dualité

Ajoutée par

Réflexions sur les rapports entre le temps, l’instant, la durée et la présence en éducation en fonction d’une philosophie de la non-dualité

 

Prenez le temps d’écouter cette vidéo,ça deviens de pus en plus  intéressant  au fil de l’écoute

Gougou

 


Avr 1 2017

Rupert Spira : La Conscience…

La Conscience n’est pas seulement le témoin mais aussi la substance de chaque objet qui apparaît en elle.

Chaque objet est fait de Conscience et est une expression de la Conscience.

Pour commencer nous comprenons les objets comme apparaissant à la Conscience.

Puis nous comprenons qu’ils apparaissent dans la Conscience.

Et ensuite nous comprenons qu’ils apparaissent en tant que Conscience.

De cette façon, la Conscience réabsorbe le corps, le mental et le monde en elle-même.

Et cette formulation n’est pas tout-à-fait exacte, car elle suggère qu’un objet est venu d’une certaine manière, de l’extérieur et est apparu dans la Conscience, et que cette Conscience prend l’objet en elle-même. Lire la suite

Mar 22 2017

La crise n’est pas seulement dans le monde extérieur, elle est d’abord dans votre conscience elle-même.

Si nous examinons nos rapports actuels les uns avec les autres, qu’ils soient intimes ou superficiels, profonds ou passagers, nous voyons qu’il y a toujours fragmentation.  La femme ou le mari, le jeune homme ou la jeune fille, chacun vit sa propre ambition, ses buts personnels et égoïstes, enfermé dans son propre cocon.  Tous ces éléments contribuent à la construction d’une image en soi-même, tous nos rapports avec autrui passent à travers cette image et, par conséquent, il n’y a aucune relation réelle directe.

Je ne sais pas si vous avez conscience de la structure de la nature de cette image que chacun construit autour de soi et en lui-même.  Cela se fait à chaque instant, et comment peut-il y avoir des relations avec autrui quand existent cet élan personnel, cette envie, cette esprit de compétition, cette avidité, et toutes ces forces qui sont entretenues et exagérées dans notre société moderne ?  Comment pourrait-il y avoir des relations avec un autre si chacun de nous est lancé à la poursuite de sa propre réussite personnelle, de son propre succès ? Je ne sais pas si nous avons conscience de tout ceci. Lire la suite

Mar 20 2017

Guérison et conscience

    Plus vous amenez de conscience dans le corps, plus le système immunitaire se renforce.
                                                                                          Eckhart Tolle


    Parmi les nombreux livres que j’ai lu pendant ma maladie (qui me furent offerts par des amies et des membres de ma famille) j’ai été particulièrement touchée par le livre d’Eckhart Tolle, Le pouvoir du moment présent, guide d’éveil spirituel (éditions Ariane, 1999).

    Dans ce livre qui traite de spiritualité, j’ai trouvé des réponses simples et claires sur des notions telles que le moment présent, la conscience, le lâcher-prise. Eckhart Tolle est  lui-même passé par toutes les affres de l’angoisse, du désespoir, de la souffrance. Puis un jour où il touchait le fond de ce désespoir, il eut l’intuition très vive qu’il était autre chose que cette souffrance, comme s’il y avait deux manifestations de lui-même. Cette prise de conscience fut déterminante: elle provoqua un phénomène d’illumination spirituelle qui changea totalement sa vie. Depuis ce temps il partage ses découvertes et connaissances par des conférences et dans ce livre très spécial. Je voudrais ici partager certaines de ces connaissances qui m’ont beaucoup aidée dans mon travail de guérison.

    « Lâcher prise, c’est accepter intérieurement ce qui est sans réserve. Ce dont il est question ici, c’est de votre vie – en cet instant – et non des circonstances ou de ce que j’appelle vos conditions de vie.
La maladie fait partie de vos conditions de vie. Elle a un passé et un futur qui se perpétuent sans fin, sauf si l’instant présent, qui a le pouvoir de racheter, est activé par votre présence consciente. Derrière les diverses  circonstances qui constituent vos conditions de vie, il y a quelque chose de plus profond, de plus essentiel: votre Vie, votre Être même dans l’éternel présent.

    Comme il n’y a aucun problème dans le moment présent, il n’y a pas de maladie non plus. Quand quelqu’un adopte une croyance vis-à-vis de votre état et vous colle ainsi une étiquette sur le dos, celle-ci amène l’état à s’installer pour de bon, lui donne du pouvoir, et fait d’un déséquilibre temporaire une réalité apparemment immuable. La croyance confère non seulement réalité et consistance à la maladie, mais aussi une continuité temporelle qu’elle n’avait pas auparavant. En vous concentrant sur l’instant et en vous retenant de l’étiqueter mentalement, la maladie est réduite à un ou plusieurs facteurs suivants: la douleur physique, la faiblesse, l’inconfort ou l’invalidité. C’est ce face à quoi vous lâchez prise maintenant, et non pas à l’idée de la maladie. Permettez à la souffrance de vous ramener de force dans le « maintenant », dans un état d’intense et consciente présence. Utilisez-là pour arriver à l’Éveil.

    Le lâcher-prise ne transforme pas ce qui est, du moins pas directement. Il vous transforme, vous. Et quand vous êtes transformé, c’et tout votre monde qui l’est. Pourquoi? Parce que le monde n’est qu’un reflet. Si vous regardiez dans un miroir sans aimer ce que vous y voyez, il faudrait que vous soyez fou pour vous attaquer à votre réflexion. Et c’est précisément ce que vous faites quand vous ne vous acceptez pas. Évidemment, si vous attaquez l’image, celle-ci vous le rend coup sur coup. Par contre, si vous l’acceptez quelle qu’elle soit, si vous vous montrez amical envers elle, elle ne peut que l »être envers vous. C’est la façon de changer le monde.

    Le problème, ce n’est pas la maladie, c’est vous, aussi longtemps que le mental contrôle les choses. Lorsque vous êtes malade ou invalide, n’ayez pas le sentiment d’avoir échoué d’une manière ou d’un autre, ne vous sentez pas coupable. Ne reprochez pas à la vie de vous avoir traité injustement et ne vous faites pas non plus de réprimandes. Tout cela, c’est de la résistance. Si vous avez une maladie grave, servez-vous en pour atteindre l’Illumination. Tout ce qui peut arriver de « mal » dans votre vie doit vous amener vers cet état. Dissociez le temps de la maladie. Ne conférez ni passé ni futur à la maladie. Laissez-la vous ramener de force dans l’intense conscience du moment présent et observez ce qui se passe. » 1

    On a un peu peur du mot « lâcher-prise ». Plusieurs y voient un abandon, un renoncement, une résignation devant la maladie et la mort. Mais le lâcher-prise n’est pas une résignation, bien au contraire. C’est le courage de se laisser tomber dans le vide, sans peur. C’est la sagesse de l’eau, qui contourne les obstacles en suivant son court. C’est la sérénité de tout accepter.

    Qu’est-ce que la conscience? C’est être présent, totalement, c’est habiter son corps. D’après Eckhart Tolle, plus on amène de conscience dans le corps et plus on renforce notre système immunitaire, comme si chacune de nos cellules se réveillait.

    « Le corps adore l’attention que vous lui accordez. C’est là une très puissante forme d’auto-guérison. La plupart des maladies s’immiscent quand vous n’êtes pas dans votre corps. Si le maître est
absent de la maison, plusieurs personnages louches viendront y squatter. Si vous habitez votre corps, les invités indésirables auront de la difficulté à y entrer. » Eckhart Tolle

   « Être conscient, c’est accepter de ressentir, même si cela fait mal. C’est aussi accepter de regarder une situation difficile, comme la maladie, même si cela suppose un changement radical de ses attitudes et de ses comportements. Finalement, c’est consentir à repenser sa réalité et à passer à l’action. »  Jeannine de La Fontaine

            On pense qu’il faut se battre, entrer en guerre contre la maladie. Mais se battre contre quoi? Contre soi-même?La maladie est-elle vraiment un ennemi?

« Toute cellule est un embryon d’être qui adopte systématiquement une attitude selon un système logique. Elle a sa propre mémoire, générée, dynamisée par ce principe de vie que l’on appelle prâna et que vous polarisez au rythme de vos états d’âme. Elle est un grain d’amour en devenir dès lors que vous devenez conscient de son potentiel et de sa dignité – tout comme vous – parce qu’elle est un peu de vous, de la même façon que vous êtes un peu de l’humanité, un peu de l’univers. Elle est intégralement divinisable. » 2

        Voici le très beau témoignage de Johanne Ledoux, auteur du livre Guérir sans guerre (éditions Ariane):

    « En parcourant la rubrique nécrologique, on apprend le plus souvent que c’est après une longue bataille ou un courageux combat que meurent les personnes atteintes du cancer. Aussi, lorsque j’ai appris à mon tour que j’avais un cancer du poumon, répandu, incurable, je me suis dit que si c’est dans la colonne des décès que conduisent la bataille et le combat contre la maladie, je ne les mènerai pas. De toute façon, je n’avais plus une once d’énergie pour me battre: je l’avais fait toute ma vie et voilà où cela m’avait menée. J’ai plutôt décidé de recourir à une solution apparemment paradoxale: guérir sans me battre.

    Croire en la guérison dans ces circonstances signifiait braver les pronostics, les statistiques et le ridicule. Et la bravoure n’était pas ma caractéristique dominante. Je connaissais beaucoup mieux la terreur. Toute ma vie, j’avais eu peur. Des autres, du succès, de l’échec, de la vie. Mais finalement, il m’a paru plus facile d’affronter le monstre identifié du cancer que les fantômes anonymes que j’avais pourfendus jusque-là. Et j’ai guéri.« 

Guérir sans se battre, c’est aussi ce que j’ai fait. C’est lâcher prise, se laisser tomber dans le vide sans peur, laisser la Joie et l’Amour émerger, et utiliser cet Amour pour guérir ses cellules malades. J’ai compris que j’étais chacune de mes cellules, et que je devais leur envoyer de l’amour et non pas chercher à les détruire, même s’il s’agissait de métastases. Et j’ai compris que la peur était mon pire ennemi.

L’amour est le remède de tous les maux.

En terminant, voici une méditation d’auto-guérison tirée du livre Le pouvoir du moment présent, d’Ekhart Tolle:

    Quand vous avez quelques minutes libres, particulièrement le soir avant de vous endormir ou le matin au réveil, inondez votre corps de conscience.   Fermez les yeux, choisissez différentes parties de votre corps pour d’abord y centrer brièvement votre attention. Aussi intensément que vous le pouvez, sentez d’abord l’énergie vitale dans ces parties du corps. Puis laissez votre attention parcourir à quelques reprises tout votre corps à la manière d’une vague, des pieds à la tête. Sentez ensuite votre corps énergétique dans sa totalité, comme un champs énergétique unique. Maintenez votre attention sur cette sensation durant quelques minutes. Soyez intensément présent dans chaque cellule de votre corps.

1 –Le pouvoir du moment présent, Eckhart Tolle, Éditions Ariane, 1999
2 – Wésak, Anne et Daniel Meurois-Givaudan, Éditions Amrita. 1992

 

http://pages.infinit.net/guerison/conscience.html

Mar 18 2017

révolution de la conscience et réveil de l’humanité

Voila une vidéo qui n’est pas non-duel au sens stricte du terme mais elle a l’ avantage de nous brasser un peu et de nous sortir de notre zone de confort.C’ est un retour à l’ essence même de ce que nous sommes.La non-dualité, ce n’est pas une morale ou une philosophie sur laquelle on se repose pour mieux se rendormir.Posons nous a tout moment cette question; Qui suis-je?

 


Mar 11 2017

1,2,3… Présence !!!

 

Au cœur de toutes les voies, il a toujours été question de la nécessité absolue de la vigilance, présence à soi, présence à Dieu. Des générations de religieux de toutes confessions s’y sont consacrés. D’ailleurs, Prajnanpad nous dit clairement « il n’est pas question de savoir si la vigilance est importante sur le chemin , la vigilance C’EST le chemin »
Voilà qui mérite que l’on s’y considère cette question avec un intérêt tout particulier.
Voici une description de ce que peut être la vigilance qui à le mérite d’être extrêmement puissante et comment cela est applicable instantanément dans nos vies.

Il existe 3 modalité de conscience possible au cours de la journée : mode 1, mode 2, mode 3
Et nous découvrirons que durant toute notre vie, nous glissons continuellement d’un mode à l’autre.

Mode 1
C’est la conscience sociale minimum , c’est le niveau de conscience que nous connaissons bien qui fait que chez le boulanger, on demande une baguette et pas du poisson. Il peut se passer quelque chose autour de nous, nous n’en n’avons pas conscience. La boulangère peut être triste ce jour là, nous ne nous en rendrons pas compte et nous rentrons chez nous sans vraiment faire attention à notre itinéraire. Bref une forme de sommeil éveillé que nous « pratiquons » allègrement. A ce stade, il n’est évidemment pas question d’un Chemin spirituel et de mise en pratique d’un enseignement quel qu’il soit. Dixit Swamiji « vous êtes nulle part , vous n’êtes même pas une entité,»

Mode 2
Si des circonstances favorables le permettent,( j’ai décidé que je serais conscient, je fais une retraite, un danger me menace… ) nous pouvons passer en mode 2 et alors j’ai conscience de moi, c’est à dire de ma réalité physique, des sensations, de la situation dans laquelle je suis, des pensées et peut être des émotions. Je peux ainsi être attentif au fait de parler, d’écouter ou d’être engagé dans une action. Avec la mode 1, la différence est considérable : il y a « quelqu’un » qui expérimente et ce quelqu’un c’est MOI. Et là une forme de pratique devient possible. Le mode 2 c’est l’attitude du chercheur qui découvre la nécessité de la Présence, de l’attention. et de sa difficulté aussi ne serait ce que pour revenir le plus souvent possible à cet état de veille sans même parler de s’y installer.
Ce mode 2 c’est aussi l’attitude intérieure de gens qui n’ont jamais pratiqué de chemin, qui n’ont jamais entendu parler de spiritualité mais qui sont tout simplement sains, psychologiquement sains.
Il faut être très clair, ce mode 2 nous prépare au Chemin mais n’est pas le Chemin lui-même c’est la pratique consciente de notre bonne vielle dualité, moi et le monde, mais ce n’est pas la vigilance, pas du tout ! Et pourtant c’est le jour et la nuit avec le mode 1 : une lampe s’est allumé  « JE veille » Mais ce Je reste mon postulat de base. Alors comment faire l’expérience du Un avec, de la Non-dualité. Certainement pas en mode 2. Même non-égoïste, même aimant, même détendu, je reste toujours Moi en face de l’Autre. Il ne peut y avoir de véritable accueil.

Mode 3
Alors que le mode deux  est une attention dans Une direction, de moi vers le monde, le mode 3 est une attention simultanée dans Deux directions diamétralement opposées : la direction vers ce qui est regardé,(vers l’avant) et la direction vers Ce qui regarde (vers l’arrière)  et oui la Conscience à cet immense pouvoir de ce diriger vers le VU et vers CE qui voit.

« Quelle idiotie » rétorque n’importe quel mental parfaitement constitué « Ce qui voit en moi, c’est  MOI évidemment !!! » Vérifions quand  même, Swamiji répétait assez souvent « Qui agit, qui voit ? moi ou……ou qui, ou quoi ? ?

Et là pour Voir (et non comprendre ou ressentir)  notre brillante intelligence ne nous sera d’aucun appui. Vous regardez cette page et je vous propose simplement de vérifier le « voyant ». Qui regarde cet écran ou ces caractères d’imprimerie en ce moment ? pour le savoir, sans idées préconçues, sans utiliser votre mémoire ou votre imagination, tournez votre attention vers l’arrière en direction de l’origine de la vision et que voyez-vous ? que découvrez-vous ? Vous êtes LA Seule et Unique autorité sur votre expérience.

En ce qui me concerne, en ce moment si je retourne à 180° mon attention de cet écran et clavier , ce que je vois , c’est….rien, rien du tout, un immense espace d’accueil pour la scène qui est là, un vide plein mais un vide tout de même, une absence disponible, accueillante et le miracle c’est que cette absence VOIT, ce vide VOIT. Je vous en prie, vérifiez si c’est votre expérience. Si j’ose retourner mon attention vers CE qui voit en moi, je réalise qu’au centre, au cœur même, il n’y a rien !!! c’est CE QUE JE SUIS et c’est CE QUI REGARDE. Ce n’est pas une chose, c’est Rien et Tout en même temps ; Juste la Conscience, la Présence, l’Unique Conscience qui voit en chaque être. Pas de couleur, pas de forme, pas de mouvement, je ne comprend pas, je ne ressens pas pourtant je vois. J’insistes, ne faîtes pas semblant, mais si c’est votre expérience, alors Bienvenue au club, vous êtes en Mode3 et par la même, vous mettez un pied sur le Chemin. Avant cette découverte tout n’était que préparation, acceptez que la pratique fondamentale, c’est la pratique du mode 3 ; Pourquoi, parce que c’est la pratique de la non-symétrie, la pratique du non-deux. L’objet vu reste l’objet vu, le monde reste le monde mais à partir du véritable sujet, de ma véritable nature.

Comment être UN AVEC ? il faut s’effacer, disparaître,. Comment ? en voyant qu’ici, au centre, au cœur, je suis l’Ouvert, l’Accueil, je suis OUI.le moi que je croyais être n’est pas au centre, n’a pas accès au centre. « Le salaire du péché, c’est mort »disent certains mystiques chrétiens. Que cette phrase devient lumineuse lorsque je vois qu’ici, à distance zéro de moi-même réside ce merveilleux Vide-Plein. Le moi que je croyais être n’est qu’en Banlieue, dans le monde du changement, des choses et de la mort…

Si je suis totalement identifié à ce moi, séparé de ce vide plein de cette Conscience sans nom.
voilà mon péché et oui alors ma certitude est la mort .

Le mode 3, c’est la pratique de l’immortalité, de la vigilance, du retour de l’attention vers ce Vide-Plein fondateur et par la même c’est la pratique de l’effacement du moi, de la mort à soi-même. Pour citer Arnaud DESJARDINS dans le chapitre ATMA de « A la recherche du Soi »
La seule véritable vision est la vision simultanée des formes et du sans forme, autrement vous êtes dans le mensonge et l’illusion »

Maintenant le but du jeu, sera de revenir le plus souvent possible en mode 3, avec les inévitables glisssements en mode 1 et 2. Mais quand la lumière de la vigilance sera de nouveau allumée, vous ne pourrez plus vous prendre pour cette petite forme limitée, fragile  et séparée.

Et pour finir, un conseil ; Le meilleur point d’appui pour pratiquer et revenir en mode 3, c’est lorsque vous êtes en relation avec quelqu’un. Osez faire cette chose audacieuse qui consiste à disparaître consciemment en faveur de l’autre et de en même temps de retrouver son humanité en l’autre et par l’autre.

Alors peut être que, dès le début de cette pratique fondamentale vous ne ferez pas l’expérience d’Ananda, de l’amour qui coule à flot. Sans doute pas, mais vous réaliserez vite, très vite que cette Lumineuse Béance , de cette Glorieuse Absence, Ici en mode 3 qu’IL va venir.    Confiance, en mode 3
Alain BAYOD

http://www.francis-sigrist.org