Oct 23 2017

Pardonner

Article paru dans le n°222 de la revue Recto-Verseau
Pourquoi pardonner ?
Ne pas pardonner consiste à vivre dans les remords, les inquiétudes, le besoin de se venger. Cela affaiblit nos défenses immunitaires et nous isole socialement, spirituellement et universellement. Un humain qui a retrouvé le chemin de son cœur ne se sent plus coupable. Il n’ étudie pas son ombre pour s’aimer. Il aime ce qui est, lui inclus dans le spectacle du monde apparaissant. « Il aime à en perdre la réaction ». Il agit dans le quotidien par trop plein d’amour. Il pratique le « lâcher prise » par l’amour naissant du miracle de l’enfance. Son intelligence est établie dans la vision universelle de la vie, il est le héros de sa propre aventure terrestre. Créativité, intrépidité, curiosité, joie affectueuse et puissance de la vérité jalonnent l’esprit de sa découverte. Où qu’il aille, quoi qu’il fasse, il participe pleinement à sa vie « pollénisant » et enrichissant le sentiment d’exister.  Pouvons-nous pardonner, est-ce à la portée de tout le monde ? 
Notre responsabilité est d’être « clairvoyant » sur ce qui se passe dans notre monde intérieur. Notre capacité à faire la paix dépend du degré de conscience à reconnaître notre système de fortification intérieure. Beaucoup de personnes vivent dans une intelligence relationnelle faite de scenarii et de petits calculs mesquins qui visent à l’inaction ou à l’activisme, histoire de remplir les manques à Etre. L‘intelligence du pardon n’est pas ce que l’on croit ; généralement elle est associée au raisonnement et aux lois sociales ou religieuses…. mais pardonner est une expérience, elle n’est pas un espoir ou une croyance. Pardonner par le trop plein d’amour, c’est apprendre à tisser le lien avec l’intelligence universelle qui nous constitue, avant la pensée mentale qui gère le quotidien et cherche dans l’immédiat la solution à ses insécurités. L’intelligence du pardon s’apprend, elle est disponible pour tous, elle est dans le monde qui se fabrique devant nos yeux immédiatement comme résultat de notre passé dans un avenir non écrit.

Pardonner consiste-t-il finalement à tout accepter ?

Pardonner n’est jamais une démission ou une concession face aux événements et aux personnes. Pardonner c’est dépasser la réaction en étant parfaitement lucide des qualités et des défauts des autres, cela signifie que l’on a tout accepté et reconnu en soi. Une nouvelle qualité d’intelligence relationnelle se découvre alors dans des rapports plus vrais avec les autres ; l’on devient capable de sortir des autoroutes neuronales du déjà vu et entendu pour apporter une réponse nouvelle dans la lucidité et la tolérance. Se mettre à la bonne distance, comprendre les autres sans nourrir la différence, c’est accepter les processus pédagogiques qui leur appartiennent sans le déni de soi.

Pardonner est un acte que l’on réalise pour soi ou pour l’autre ?
Vivre dans la rancœur est un poison pour l’âme. Nous sommes fondamentalement « faits » pour vivre en paix dans le partage et l’harmonie. Pardonner c’est pour soi, pour l’autre, pour nourrir le principe du lien qui anime l’espace entre deux êtres. Renforcer ce lien c’est vivre l’extraordinaire aventure d’exister ensemble. Apprendre la valeur d’être le tout ensemble donne le lien d’être l’ADN universelle, infinie et illimitée, voyageant les yeux écarquillés dans les beautés resplendissantes de l’univers des différents « moi ».

Le pardon est un geste indispensable pour notre paix intérieure et la paix dans le monde ? 
La seule paix sur laquelle nous pouvons avoir une influence réelle immédiate, est la nôtre, celle que nous sommes capables de générer à l’intérieur de notre propre esprit. Penser que nous pouvons, en tant qu’individu, changer le monde extérieur sans nous clarifier intérieurement, est un « doux leurre » et gérer la paix en dehors de nous, alors qu’à l’intérieur c’est la tempête, une utopie romantique. Cela ne nous laissera qu’un sentiment de culpabilité et d’impuissance de ne pouvoir rien faire dans la REALITE. La Paix ce n’est pas un état, un objet à découvrir, c’est une intention du cœur à se réconcilier. C’est une intention active, joyeuse, gaie, simplifiante. Cela se trouve dans l’intervalle entre moi et le monde, dans l’instant présent.

Pouvons-nous entendre que nous sommes tous «un» et que le pardon est synonyme de paix dans le langage de l’âme ?

Publié par Isabelle Padovani à l’adresse http://kerisahel.blogspot.com/


Oct 19 2017

Adyashanti : la conscience…

Le simple fait que la conscience soit consciente d’elle-même, c’est fantastique ! Rien d’autre ne peut faire cela !


Oct 17 2017

Quelle est la réponse ?

Extrait du livre « La Voie de la Mystique»
d’Osho

 

Résoudre vos problèmes signifie vous donner une réponse qui vous satisfait intellectuellement ; dissoudre votre problème c’est vous donner une méthode qui vous rend conscient qu’il n’y a aucun problème du tout.Les problèmes sont tous issus de nos créations personnelles et il n’y a besoin d’aucune réponse.La conscience illuminée n’a aucune réponse.
Sa beauté est qu’elle n’a aucune question.
Toutes ses questions ont été dissoutes, ont disparues.
Les gens pensent différemment ; ils pensent que la personne éveillée doit avoir la réponse à tout.
La réalité est qu’elle n’a aucune réponse du tout.
Elle n’a aucune question ; sans questions comment peut-elle avoir une réponse ?Gertrude Stein, une grand poétesse, mourait entourée de ses amis, lorsque soudain elle ouvrit ses yeux et demanda: « Quelle est la réponse ? »
Quelqu’un dit: « Mais nous ne connaissons pas la question, comment pouvons-nous connaître la réponse ? »
Elle ouvrit ses yeux une dernière fois et répondit: « Bien, alors quelle est la question ? »
Et elle mourut. Une bien étrange dernière déclaration… Lire la suite

Oct 15 2017

Gregg Braden « Sentiments, Energie & Conscience »

La science, nous dit Gregg Braden dans cette vidéo, permet dorénavant de vérifier la véracité d’une hypothèse soutenue depuis la nuit des temps par diverses traditions et cultures : à savoir que les humains sont tous liés les uns aux autres par un champ magnétique et qu’ils font partie intégrante de la terre et de ses changements. Et du fait même de ce lien, l’être humain, consciemment ou inconsciemment, agit aussi sur le champ magnétique terrestre par les pensées qu’il entretient et les émotions qu’il ressent comme cela a été démontré, par exemple, par les relevés satellites juste avant la catastrophe du 11 septembre.

A propos de Gregg Braden

Auteur à succès et guide de sites sacrés à travers le monde, Gregg Braden a participé, en tant qu’invité d’honneur, à plusieurs conférences et événements médiatiques portant sur les changements personnels et planétaires. Auparavant chercheur en sciences de la nature et concepteur senior de systèmes informatiques dans l’industrie aérospatiale , Braden est maintenant reconnu dans le monde entier dans les domaines de la philosophie spirituelle et des traditions anciennes et indigènes. Grâce à ses voyages dans des villages de montagnes reculés, dans des monastères et des temples des temps anciens, il réussit à faire le pont entre la sagesse passée et la science moderne, assimilant les bénéfices des traditions perdues à notre vie de tous les jours.

 http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/


Oct 15 2017

Le Basculement de la Conscience

 

Le Tout est fait d’existence et d’être, de manifesté et de non manifesté, de monde et de Dieu. Alors, quand vous vous syntonisez sur le Tout, vous devenez une partie consciente de ce lien dans le Tout ainsi que sa raison d’être, qui est l’avènement de la conscience dans ce monde. Quand vous vous syntonisez sur le Tout, il se produit de plus en plus d’événements divers dans votre vie: circonstances spontanées propices, rencontres fortuites, coïncidences, événements synchrones. Il s’agit plutôt de la manifestation de l’intelligence sous-jacente au monde des apparences et de celle d’un lien profond sous-jacent que le mental ne peut comprendre.

Nous pouvons participer consciemment au déploiement de cette intelligence, à l’avènement de la conscience…Amener une nouvelle dimension dans ce monde en vivant dans une unité consciente avec le Tout et en nous alignant consciemment sur l’intelligence universelle, telles sont notre raison d’être et notre destinée.
Extraits du Livre NOUVELLE TERRE/Eckhart Tolle


Oct 9 2017

Charles Coutarel – Ce monde

Ce Monde! 

Ce Monde est étonnant!… Et même inexplicable!

Ce Monde n’est que la perception que l’on en a. Rien d’autre.
Et tout ce monde de perception n’est que l’interprétation de la Psyché…
Et la Psyché n’est qu’un jeu de miroir jouant, se réfléchissant, se déployant dans la Conscience.

 
Ce Monde n’est que la perception que l’on en a. Rien d’autre.
Et tout ce monde de perception n’est que l’interprétation de la Psyché…
Et la Psyché n’est qu’un jeu de miroir jouant, se réfléchissant, se déployant dans la Conscience.

Au plan de la Conscience, rien. Pure Perceptivité, Pure Vacuité…
Ce qui veut dire Pure Liberté, Pure Virtualité…
Innocence, Immaculée Conception, Pure Potentialité. Pure Etreté.
La Conscience ne se crée pas, c’est l’Incréé même. Lire la suite


Oct 7 2017

NON DUALITE, MORALE POLITIQUE ET EVOLUTION DE LA CONSCIENCE.

Le thème de la non-dualité est un thème fondamental de la recherche spirituelle. Sur un plan métaphysique, il s’agit de savoir si la réalité est telle que le combat est père de toute chose ou si il existe un point de vue où tout ce qui est est profondément en paix. L’enjeu pratique est de savoir si la lutte, le conflit et donc les souffrances et les douleurs sont le dernier mot de l’existence individuelle ou s’il existe, d’un point de vue transcendant ces dualités, un état de paix où il n’y a qu’ UN, harmonie, etc.

Le point de vue scientifique sur l’évolution des espèces qui s’inscrit pour l’essentiel à la suite des conceptions de Darwin a souvent mis en valeur un principe de lutte pour la vie. Bien sûr certains néo-darwiniens soulignent l’avantage de la coopération voire du sacrifice du point de vue de la survie d’une espèce. Mais le titre suggestif du livre de Richard Dawkins, Le gène égoïste nous conduit de nouveau vers la lutte pour la vie : la morale animale n’est qu’au service du gène et de l’espèce…On peut s’interroger à vrai dire sur ce néodarwinisme qui manque de voir que le gène lui-même ne saurait être égoïste dans la meure où tout gène d’une espèce s’inscrit au sein d’un écosystème et plus largement au sein d’une biosphère. La lutte pour la vie s’inscrit au sein même d’un tout de la vie. Quand le commentateur animalier projette sa bestialité sur l’animalité, ne fait-il pas preuve d’anthropocentrisme ? Le lion qui mange la gazelle fait-il preuve de cruauté ? Il n’y a de bestialité que parce que nos pulsions ne sont plus régulées par des instincts ou par des sentiments centrés sur le sentiment d’incarner ici le tout de la vie…Arnaud Desjardins défendant la non-dualité écrit dans la onzième lettre de ses Lettres à une jeune disciple : »Chacun s’arroge le droit de décider ce qui est « juste » ou « injuste », qui sont les bons et qui sont les méchants, mais aucun jugement n’a jamais fait l’unanimité et l’hostilité, le mépris, la haine continuent à déchirer les humains entre eux – toujours au nom du Bien contre le Mal. Lire la suite

Oct 5 2017

La Réincarnation, Le Cycle de la Vie

Notre ami,Introcrate nous à sortie cette excellente vidéo sur la réincarnation.Longtemps perçu comme une croyance orientale,la réincarnation nous apparaît maintenant comme étant une vérité universelle sur la condition et l’existence humaine.Très instructif et fait avec rigueur et intelligence,ce documentaire ne tombe pas dans la facilité et ne peut qu’élargir votre compréhension et votre conscience.

Gougou

 

 

 

 


Oct 4 2017

L’histoire Ramana Maharshi (Nathan Gill)

En cet instant même vous êtes le Soi .



Votre nature véritable est l’absolu de l’Être, apparaissant sous toutes les formes relatives de la vie ordinaire et de la recherche spirituelle.

Comment se fait-il que Ramana Maharshi recommande le questionnement de soi alors que vous et d’autres tels que vous avancent que rien n’a besoin d’être fait ?


Ici, nous nous occupons de ce qui est là, tangible, et Ramana Maharshi est simplement une histoire, aussi inspirante soit-elle, apparaissant à présent sous la forme d’un livre ou d’une vidéo. Toutefois ayant reconnu que nous parlons d’une histoire, l’histoire Ramana Maharshi donne lieue à des observations intéressantes.
Si vous épluchez un livre de Ramana, son enseignement semble impliquer qu’il y a un karma à surmonter, des nœuds à défaire, des actions à engager, un questionnement de soi à entreprendre, etc. Et au beau milieu de ce faisceau d’idées, de concepts et de choses devant être faites, il peut être trouvé ici et là – représentant un petit pourcentage du texte entier – des affirmations telles que « Le Soi est déjà atteint » ou « En cet instant même vous êtes le Soi ».
Ces affirmations ne signifient pas : « En cet instant vous êtes le Soi, mais vous êtes obligé de vous livrer au questionnement de soi pour le réaliser » ! Elles veulent dire précisément ce qu’elles disent. Si leur sens direct est instantanément évident, tout « accroche » sous forme d’instruction qui pourrait les accompagner est totalement sans effet, impuissante à engager l’attention dans l’histoire « moi » en tant qu’entité séparée. Ce n’est, cependant, pas toujours le cas.

L’  Être apparaît en tant que chaque personnage de la pièce, et au sein de ce grand théâtre de la vie, les rôles de chacun sont joués à ce qui paraît être différent niveaux d’une voie d’évolution.
Chaque fois qu’il est présumé dans une histoire donnée que « je » suis une entité distincte et séparée qui à besoin d’aplanir son karma, s’adonner au questionnement de soi, à la méditation ou quoi que ce soit d’autre semblant approprié, cette thématique apparaît comme la réalité.
Un manque de clarté là-dessus donne lieu à d’interminables arguties à propos de comment cette façon de faire est meilleure que cette autre, et sur combien il est trompeur d’affirmer qu’il n’est rien besoin de faire pour réaliser ce que l’on est déjà, quand « il est bien connu que l’on doive s’y atteler sans faiblir. » L’argument étant que ceux qui auraient seulement une compréhension intellectuelle qu’il n’est rien à faire pourraient devenir fous furieux, faisant tout ce qui leur passerait par la tête, habités par le malentendu qu’ils sont au-delà de tous châtiments.
Ceci, bien sûr, est entièrement basé sur l’idée « moi » en tant qu’entité séparée, aussi subtile et ténue que cette notion de séparation puisse être. Les « enseignants » qui pourraient faire des recommandations visant à se débarrasser ou à transcender la séparation, l’individualité, l’ego, etc., sont également vus comme des entités séparées.

Chaque fois qu’est présente l’idée qu’il y a des entités quelles qu’elles soient, devant méditer, questionner, comprendre ou faire quoi que ce soit d’autre pour transcender le sens de la séparation, cette idée de l’existence d’une entité séparée pouvant ou devant faire quelque chose, renforce en fait – dans l’histoire – le sentiment même de séparation qu’elle cherche à éradiquer.
Il y a aussi la présomption fondamentale au sein de l’histoire que paraître être une entité séparée est intrinsèquement mal, et que tout malaise doit être – ou sera – surmonté en transcendant ce sens de la séparation par l’illumination.
Mais tout survient entièrement spontanément. Personne n’est aux commandes de tout cela. Être apparaît de façon immanente en tant que tout ce qui est, en tant que chaque personnage, en tant que toutes ces histoires de séparation.
Tout effort, toute lutte, et toute paix ou félicité se produit au sein de l’Être, en tant qu’Être. Ceci peut ou non devenir évident, mais le voir ou le savoir n’est pas une condition préalable à Être. Rien n’est requis pour être ; confusion et séparation font tout aussi bien l’affaire !

Si un personnage lit un livre sur les enseignements de Ramana Maharshi (ou de n’importe quel autre personnage du théâtre de la vie apparaissant sous les traits d’un enseignant, d’un maître ou d’un gourou) et que surgit l’idée qu’il est nécessaire de s’engager dans le questionnement de soi, dans la méditation ou même de se rendre à Tiruvannāmalai c’est alors entièrement approprié au déroulement de l’histoire concernant ce personnage particulier. Un autre pourrait lire : « En cet instant même vous êtes le Soi », et dès lors vivre de façon naturelle dans cette reconnaissance, avec très peu ou aucun changement apparent dans sa vie.
Tout cela survient en l’Être et n’a pas d’importance relativement à Votre nature en tant qu’Être. Il n’est qu’Être, alors il n’est d’importance que dans le cadre de l’histoire de cette formidable pièce de la vie.

Les « enseignements » de Ramana seront interprétés selon le point de vue d’où ils sont perçus. Ils peuvent ou non être interprétés comme une instante recommandation du questionnement de soi comme voie royale vers l’émancipation. Les enseignements de Ramana Maharshi contiennent nombre de possibilités pouvant donner naissance à une variété incalculable d’histoires. Rien de tout cela ne conduit quelque part, bien qu’il puisse le sembler. Votre nature véritable est l’absolu de l’Être, apparaissant sous toutes les formes relatives de la vie ordinaire et de la recherche spirituelle.
Ce qu’affirme Ramana au plus haut niveau ne ressemble ni à une instruction ni à une prescription. Il s’agit plutôt d’une description de Votre nature véritable telle qu’elle est déjà. Si des affirmations dans le fil de : « En cet instant même vous êtes le Soi » ou « le Soi est déjà atteint » résonnent en vous, alors aucune prescription pour le questionnement de soi ou quoi que ce soit d’autre ne sera prise au sérieux. Par contre en l’absence de résonnance avec ces affirmations, le contexte dans lequel elles apparaissent pourrait être pris au sérieux, et il y aura croyance que le karma a besoin d’être aplani, ou que le questionnement de soi doit être mis en œuvre ou toute autre chose semblant appropriée pour une réalisation « authentique ».

Et tout cela est perfection. Quoi qu’il se passe, il n’est qu’Être. Vous ne pouvez faire un pas de travers, car rien ni personne ne vas nulle part. « Vous » n’êtes pas un personnage en route pour un voyage vers la réalisation de soi. C’est entièrement une jeu d’apparences – y compris l’apparence, à présent en mot et en image, d’un personnage historique présumé appelé Ramana Maharshi.

 Mais pourquoi, s’il y a un réel savoir que ces personnages de chercheurs ne sont pas essentiellement réels, l’instructeur spirituel s’adresse-t-il à eux comme s’ils étaient vrais, et comme si les actions qu’ils entreprennent pouvaient avoir un impact sur « la voie vers l’illumination » ? Cela indique-t-il le manque d’une pleine compréhension de la part de Ramana ou d’autres que « En cet instant même vous êtes le Soi » ?

Dès lors qu’il y a identification en tant que « moi » en tant qu’entité séparée, assujettie au temps et en route pour la réalisation de soi, il y a la présomption que Ramana Maharshi était une personne réelle vivant à une époque connue comme étant le vingtième siècle. C’est à partir de cette perspective que survient le besoin d’évaluer, de défendre ou de critiquer ce qu’a dit Ramana et de le relier à « mon » histoire.
Suivant (entre autres facteurs) votre degré d’allégeance à sa personne, différentes conclusions sur le fait que sa compréhension était complète ou non apparaîtraient alors.
L’une des conclusions pourrait être qu’il a dû y avoir un manque de compréhension complète chez lui pour qu’il ait répondu à certaines questions de la façon dont il l’a fait, et même peut-être qu’il faisait preuve de condescendance en opérant une distinction entre ceux qui comprennent et ceux qui se trouvent en maternelle et en son encore à avoir besoin de suivre des instructions.

Lorsqu’il y a identifications en tant que « moi » et qu’une histoire quelconque apparaît comme étant vraie, comme étant quelque chose qui est réellement arrivée à un moment ou à un autre, à une époque ou à une autre, il y a alors toutes les chances qu’il y autant d’explications au « pourquoi » du scénario qu’il est de personnages s’intéressant à la question et y portant un jugement. Chaque opinion peut sembler comporter une certaine validité et – si une controverse devait naître – a toutes les chances d’être farouchement défendue par son tenant.

Comme je l’ai spécifié au début de notre conversation, nous sommes ici intéressé par ce qui est, et non par la justification de positions particulières relatives à une histoire.
En l’absence d’identification en tant que « ‘moi ‘ engagé sur une voie vers l’illumination », il devient tout à fait évident que le contenu de quelque histoire que ce soit est un simple divertissement et pas quelque chose qui puisse être considéré sérieusement comme offrant un moyen d’influer d’une façon quelconque sur ce qui est.

Il n’est que présence, ce qui estCeci est tout ce qui est. La présence demeure totalement non affectée par les histoires qui apparaissent en elle. Donner sérieusement une réponse au pourquoi Ramana Maharshi a dit certaines choses, c’est raffermir l’idée du temps et de l’ « autre », l’idée qu’il y a une réalité au-delà ou hors de la présence, hors de ce qui est.
S’il n’est aucune identification et qu’il y a la vision que réellement ceci est tout ce qui est, des conversations distrayantes restent possibles. Des opinions peuvent être échangées sur la raison pour laquelle Ramana a dit certaines choses, ou pourquoi le Prince a embrassé la Belle au Bois Dormant ou pourquoi les dinosaures se sont éteints, et cela sans le prendre le moins du monde au sérieux.
Alors qu’en présence d’une identification de la conscience en tant que « moi » et de la croyance que de telles histoires sont en fait la réalité, il est possible que les opinions finissent en querelles explosives.
Et, en fait, cela aussi serait parfaitement OK !

 

 


Oct 3 2017

Rupert Spira : La Conscience…

La Conscience n’est pas seulement le témoin mais aussi la substance de chaque objet qui apparaît en elle.

Chaque objet est fait de Conscience et est une expression de la Conscience.

Pour commencer nous comprenons les objets comme apparaissant à la Conscience.

Puis nous comprenons qu’ils apparaissent dans la Conscience.

Et ensuite nous comprenons qu’ils apparaissent en tant que Conscience.

De cette façon, la Conscience réabsorbe le corps, le mental et le monde en elle-même.

Et cette formulation n’est pas tout-à-fait exacte, car elle suggère qu’un objet est venu d’une certaine manière, de l’extérieur et est apparu dans la Conscience, et que cette Conscience prend l’objet en elle-même. Lire la suite