Mar 20 2017

Guérison et conscience

    Plus vous amenez de conscience dans le corps, plus le système immunitaire se renforce.
                                                                                          Eckhart Tolle


    Parmi les nombreux livres que j’ai lu pendant ma maladie (qui me furent offerts par des amies et des membres de ma famille) j’ai été particulièrement touchée par le livre d’Eckhart Tolle, Le pouvoir du moment présent, guide d’éveil spirituel (éditions Ariane, 1999).

    Dans ce livre qui traite de spiritualité, j’ai trouvé des réponses simples et claires sur des notions telles que le moment présent, la conscience, le lâcher-prise. Eckhart Tolle est  lui-même passé par toutes les affres de l’angoisse, du désespoir, de la souffrance. Puis un jour où il touchait le fond de ce désespoir, il eut l’intuition très vive qu’il était autre chose que cette souffrance, comme s’il y avait deux manifestations de lui-même. Cette prise de conscience fut déterminante: elle provoqua un phénomène d’illumination spirituelle qui changea totalement sa vie. Depuis ce temps il partage ses découvertes et connaissances par des conférences et dans ce livre très spécial. Je voudrais ici partager certaines de ces connaissances qui m’ont beaucoup aidée dans mon travail de guérison.

    « Lâcher prise, c’est accepter intérieurement ce qui est sans réserve. Ce dont il est question ici, c’est de votre vie – en cet instant – et non des circonstances ou de ce que j’appelle vos conditions de vie.
La maladie fait partie de vos conditions de vie. Elle a un passé et un futur qui se perpétuent sans fin, sauf si l’instant présent, qui a le pouvoir de racheter, est activé par votre présence consciente. Derrière les diverses  circonstances qui constituent vos conditions de vie, il y a quelque chose de plus profond, de plus essentiel: votre Vie, votre Être même dans l’éternel présent.

    Comme il n’y a aucun problème dans le moment présent, il n’y a pas de maladie non plus. Quand quelqu’un adopte une croyance vis-à-vis de votre état et vous colle ainsi une étiquette sur le dos, celle-ci amène l’état à s’installer pour de bon, lui donne du pouvoir, et fait d’un déséquilibre temporaire une réalité apparemment immuable. La croyance confère non seulement réalité et consistance à la maladie, mais aussi une continuité temporelle qu’elle n’avait pas auparavant. En vous concentrant sur l’instant et en vous retenant de l’étiqueter mentalement, la maladie est réduite à un ou plusieurs facteurs suivants: la douleur physique, la faiblesse, l’inconfort ou l’invalidité. C’est ce face à quoi vous lâchez prise maintenant, et non pas à l’idée de la maladie. Permettez à la souffrance de vous ramener de force dans le « maintenant », dans un état d’intense et consciente présence. Utilisez-là pour arriver à l’Éveil.

    Le lâcher-prise ne transforme pas ce qui est, du moins pas directement. Il vous transforme, vous. Et quand vous êtes transformé, c’et tout votre monde qui l’est. Pourquoi? Parce que le monde n’est qu’un reflet. Si vous regardiez dans un miroir sans aimer ce que vous y voyez, il faudrait que vous soyez fou pour vous attaquer à votre réflexion. Et c’est précisément ce que vous faites quand vous ne vous acceptez pas. Évidemment, si vous attaquez l’image, celle-ci vous le rend coup sur coup. Par contre, si vous l’acceptez quelle qu’elle soit, si vous vous montrez amical envers elle, elle ne peut que l »être envers vous. C’est la façon de changer le monde.

    Le problème, ce n’est pas la maladie, c’est vous, aussi longtemps que le mental contrôle les choses. Lorsque vous êtes malade ou invalide, n’ayez pas le sentiment d’avoir échoué d’une manière ou d’un autre, ne vous sentez pas coupable. Ne reprochez pas à la vie de vous avoir traité injustement et ne vous faites pas non plus de réprimandes. Tout cela, c’est de la résistance. Si vous avez une maladie grave, servez-vous en pour atteindre l’Illumination. Tout ce qui peut arriver de « mal » dans votre vie doit vous amener vers cet état. Dissociez le temps de la maladie. Ne conférez ni passé ni futur à la maladie. Laissez-la vous ramener de force dans l’intense conscience du moment présent et observez ce qui se passe. » 1

    On a un peu peur du mot « lâcher-prise ». Plusieurs y voient un abandon, un renoncement, une résignation devant la maladie et la mort. Mais le lâcher-prise n’est pas une résignation, bien au contraire. C’est le courage de se laisser tomber dans le vide, sans peur. C’est la sagesse de l’eau, qui contourne les obstacles en suivant son court. C’est la sérénité de tout accepter.

    Qu’est-ce que la conscience? C’est être présent, totalement, c’est habiter son corps. D’après Eckhart Tolle, plus on amène de conscience dans le corps et plus on renforce notre système immunitaire, comme si chacune de nos cellules se réveillait.

    « Le corps adore l’attention que vous lui accordez. C’est là une très puissante forme d’auto-guérison. La plupart des maladies s’immiscent quand vous n’êtes pas dans votre corps. Si le maître est
absent de la maison, plusieurs personnages louches viendront y squatter. Si vous habitez votre corps, les invités indésirables auront de la difficulté à y entrer. » Eckhart Tolle

   « Être conscient, c’est accepter de ressentir, même si cela fait mal. C’est aussi accepter de regarder une situation difficile, comme la maladie, même si cela suppose un changement radical de ses attitudes et de ses comportements. Finalement, c’est consentir à repenser sa réalité et à passer à l’action. »  Jeannine de La Fontaine

            On pense qu’il faut se battre, entrer en guerre contre la maladie. Mais se battre contre quoi? Contre soi-même?La maladie est-elle vraiment un ennemi?

« Toute cellule est un embryon d’être qui adopte systématiquement une attitude selon un système logique. Elle a sa propre mémoire, générée, dynamisée par ce principe de vie que l’on appelle prâna et que vous polarisez au rythme de vos états d’âme. Elle est un grain d’amour en devenir dès lors que vous devenez conscient de son potentiel et de sa dignité – tout comme vous – parce qu’elle est un peu de vous, de la même façon que vous êtes un peu de l’humanité, un peu de l’univers. Elle est intégralement divinisable. » 2

        Voici le très beau témoignage de Johanne Ledoux, auteur du livre Guérir sans guerre (éditions Ariane):

    « En parcourant la rubrique nécrologique, on apprend le plus souvent que c’est après une longue bataille ou un courageux combat que meurent les personnes atteintes du cancer. Aussi, lorsque j’ai appris à mon tour que j’avais un cancer du poumon, répandu, incurable, je me suis dit que si c’est dans la colonne des décès que conduisent la bataille et le combat contre la maladie, je ne les mènerai pas. De toute façon, je n’avais plus une once d’énergie pour me battre: je l’avais fait toute ma vie et voilà où cela m’avait menée. J’ai plutôt décidé de recourir à une solution apparemment paradoxale: guérir sans me battre.

    Croire en la guérison dans ces circonstances signifiait braver les pronostics, les statistiques et le ridicule. Et la bravoure n’était pas ma caractéristique dominante. Je connaissais beaucoup mieux la terreur. Toute ma vie, j’avais eu peur. Des autres, du succès, de l’échec, de la vie. Mais finalement, il m’a paru plus facile d’affronter le monstre identifié du cancer que les fantômes anonymes que j’avais pourfendus jusque-là. Et j’ai guéri.« 

Guérir sans se battre, c’est aussi ce que j’ai fait. C’est lâcher prise, se laisser tomber dans le vide sans peur, laisser la Joie et l’Amour émerger, et utiliser cet Amour pour guérir ses cellules malades. J’ai compris que j’étais chacune de mes cellules, et que je devais leur envoyer de l’amour et non pas chercher à les détruire, même s’il s’agissait de métastases. Et j’ai compris que la peur était mon pire ennemi.

L’amour est le remède de tous les maux.

En terminant, voici une méditation d’auto-guérison tirée du livre Le pouvoir du moment présent, d’Ekhart Tolle:

    Quand vous avez quelques minutes libres, particulièrement le soir avant de vous endormir ou le matin au réveil, inondez votre corps de conscience.   Fermez les yeux, choisissez différentes parties de votre corps pour d’abord y centrer brièvement votre attention. Aussi intensément que vous le pouvez, sentez d’abord l’énergie vitale dans ces parties du corps. Puis laissez votre attention parcourir à quelques reprises tout votre corps à la manière d’une vague, des pieds à la tête. Sentez ensuite votre corps énergétique dans sa totalité, comme un champs énergétique unique. Maintenez votre attention sur cette sensation durant quelques minutes. Soyez intensément présent dans chaque cellule de votre corps.

1 –Le pouvoir du moment présent, Eckhart Tolle, Éditions Ariane, 1999
2 – Wésak, Anne et Daniel Meurois-Givaudan, Éditions Amrita. 1992

 

http://pages.infinit.net/guerison/conscience.html

Mar 12 2017

Votre présence essentielle


Eckhart Tolle

 

Soyez les bienvenus à cette nouvelle méditation en direct. Je souhaite une bienvenue particulière à tous mes amis de Facebook qui, m’a-t-on dit, m’écoutent des quatre coins du monde.
Merci de m’inviter dans votre salon ou n’importe où que vous soyez.

Ici, sur la Côte Ouest, il est juste une heure de l’après-midi. L’heure et même le jour sont sans doute différents là où vous êtes, mais une chose est sûre c’est que, où que vous soyez, c’est maintenant ! C’est l’instant présent.
L’heure, les dates, et les choses de ce genre, sont des choses que nous imposons à la réalité mais ils n’ont aucune existence réelle. Ils ne sont qu’une sorte de grille de lecture que nous superposons au réel pour que nous puissions fonctionner dans ce monde. Et il n’y a pas de problème avec ça.
Donc ce que je dis c’est que, d’un côté, il est juste de dire que nous sommes aujourd’hui le 26 juin – qu’il est treize heure cinq et que nous sommes en 2011… à un certain niveau cela est vrai.
‘ il y a seulement le moment présent ‘. En revanche, d’un autre point de vue, ce n’est pas le cas du tout parce qu’il y avait une attraction touristique qui consistait en une ligne marquée sur le sol où l’on indiquait « ça c’est l’équateur ». Les gens y prenaient des photos de « l’équateur » qui n’est rien d’autre qu’une ligne tracée par terre ! Évidemment, il ne s’agit que d’une ligne imaginaire qui représente l’équidistance entre le Pôle Nord et le Pôle Sud, mais il n’existe pas d’équateur en tant que tel.
Et cette méditation d’aujourd’hui nous permet d’approfondir notre connaissance de nous-même afin que nous puissions découvrir que ce niveau plus profond en nous n’est pas relatif, mais une réalité absolue. Tout le reste est alors reconnu comme relatif. Et cela a aussi sa place.
Votre histoire personnelle, votre passé, votre avenir, votre situation extérieure, votre état de santé, votre situation financière, votre vie extérieure, vos problèmes et vos soucis, oui, tout cela est toujours là mais, votre vie peut-elle être réduite à ça ? Mais est-ce seulement cela que vous connaissez de vous-même ? Votre vie extérieure ? Vos circonstances personnelles ? Est-ce que vous êtes conscient d’une autre dimension dans votre vie ? La plupart des personnes n’en sont pas conscient. Ils sont totalement pris par leurs conditions de vie actuelles et ils sont complètement identifiés avec un sens de ‘moi’ qui est basé sur l’activité du mental, le flux de la pensée, rien que cette voix dans la tête qui vous dit qui vous êtes, et tout ça est conditionné, évidemment, par le passé.
La question la plus importante dans la vie de chacun, dans votre vie, c’ est : « Est-ce qu’il y a quelque chose de plus profond en moi ? » ; « Y-a-t-il quelque chose de plus profond que ce que l’on voit avec les yeux, pour ainsi dire ? » ; «  Est-ce qu’il y a quelque chose de plus profonde en moi, quelque chose au-delà de ce que mes sens peuvent percevoir ou savoir sur moi… Quelque chose au-delà des pensées qui me traverse l’esprit ? », « Se peut-t-il qu’il y ait en moi un niveau plus profond, parce que si c’est le cas et je ne m’en suis même pas renseigné, même pas essayé d’approfondir ma connaissance de moi-même, alors là j’ai manqué une opportunité magnifique de savoir mon but le plus profond de ma vie ici sur terre ? »
Je ne vous demande pas de croire quoi que ce soit. Je ne vous demande pas de croire qu’il y a une dimension transcendante en vous, mais je vous invite à garder votre esprit ouvert, ouvert à la possibilité qu’il peut y avoir un niveau plus profond en vous, quelque chose de plus profond que vous, la personne qui existe dans le temps et qui est conditionnée par le temps, les événements qui ont eu lieu, dont les souvenirs sont déjà accumulés tant consciemment qu’inconsciemment. Et cette accumulation de souvenirs est la base de leur identité, leur sens de ‘moi’ et la question est : « Est-ce qu’il y a une dimension plus profonde en moi ? Ou bien, ne suis-je que mon histoire, celle que mon mental me raconte ? N’y a-t-il rien de plus important que ça ? »
Je ne vous dis pas de négliger cet aspect trivial du monde, mais de vous demander s’il y a quelque chose de plus profond que ça. Et tout ce que vous avez à vous dire c’est : « Je suis ouvert à cette éventualité qu’il pourrait y avoir quelque chose de plus profond » ou alors « Il peut y avoir quelque chose de plus profond », mais si vous vous dites dès le début : « Je n’y crois pas. », alors, dans ce cas, vous vous êtes déjà refermés et vous ne voudrez même pas en entendre parler.
Ainsi, dans cette méditation, comme dans n’importe quelle méditation authentique – et, en passant, précisons que ce n’est pas une méditation conventionnelle – nous n’utilisons aucune sorte de technique. C’est une expérience directe. Dans toutes sortes de méditations, vous essayez d’atteindre quelque chose… vous faites tout votre possible pour contacter cette espace plus profond en vous.
Quel est notre point de départ alors ? Notre point de départ doit être, et il l’est toujours, la réalité de ce moment même. Ainsi, si vous voulez aller plus profondément en vous, vous devez toujours commencer par la forme que prend le réel – la simple réalité – de ce moment, de ce moment présent.

Et vous prenez conscience, peut-être, de certains sentiments dans le corps et les pensées qui vous passent par la tête… toujours, ils vont et viennent. Certaines pensées peuvent vouloir capter toute votre attention et vous êtes happés par les mots et cela peut arriver à certains d’entre vous. Quelques pensées apparaissent et vous emportent… et ensuite tout ce que vous devez faire est de ramener votre attention à ce moment présent. Nous appelons ça « être présent à ce moment ». Vous êtes conscient de ce qui se passe dans l’espace en ce moment-ci et vous l’acceptez comme « c’ EST », parce que c’EST déjà… Et c’est un bon portail pour commencer n’importe quelle méditation que vous voulez pratiquer.
Le portail dans l’état méditatif ou de la ‘conscience du moment présent’ est de permettre à la réalité de ce moment d’être ce qu’elle est. Pourquoi ? Parce que c’est déjà ce moment et il est tel qu’il est. Ainsi, à l’intérieur, vous n’exigez pas que ce moment soit différent. Par exemple, vous ne vous dites pas ‘Pourquoi vous n’arrêtez pas de parler ? Nous sommes censés être en méditation !’ ou vous ne vous dites pas « Moi, je n’ai pas fait l’expérience de ce moi plus profond ! Qu’est-ce que vous racontez ? Tout ce que nous avons besoin de faire pour être présent à ce qui est là où nous conduit la méditation… Devenir présent c’est accepter le simple fait que vous êtes et que ce moment est ce qu’il est.

Maintenant, depuis que les philosophes, les anciens sages et certains auteurs ont discuté de la possibilité que ce que nous connaissons comme notre « vie » peut être une sorte de rêve, donc, quoi que vous pensiez connaitre sur ce moment, évidemment vous ne pouvez pas savoir de manière absolue que ce n’est pas un rêve et, à certains égards, ce que nous vivons actuellement a la qualité d’un rêve, quoi que vous expérimentiez, parce que tout cela passe très vite. ‘Où est le dîner d’hier ? Il s’est évaporé tout comme un rêve. Mais, même si c’est un rêve, il doit y avoir quelque chose qui permet à ce rêve de se manifester. Si c’est un rêve, ou cette chose qui ressemble à un rêve, ou encore n’importe quel autre contenu de cet instant, il doit y avoir quelque chose qui permet à ce rêve de se réaliser maintenant, à la réalité de ce moment de se manifester, qui vous permet d’être présent, de connaitre ce moment. Et, évidemment, VOUS ÊTES CELA (ce « quelque chose »).
Donc, en ce moment même, je vous demande de ressentir, de rechercher en vous pour savoir si vous pouvez comprendre le simple fait que vous êtes la réalité fondamentale de ce moment. Quelle que soit la forme de ce moment, la réalité qui est autour de vous. En d’autres termes, pouvez vous saisir le simple fait que vous existez… « Existez » n’est peut-être pas le mot juste mais pouvez vous saisir le simple fait que « Vous Êtes » ?
Votre être ? Votre présence ? « Ce à travers quoi » toutes ces choses sont perçues en ce moment, même ma voix, pouvez-vous le ressentir ? C’est quelque chose de très immédiat. Je vous demande de diriger votre attention au centre de votre attention, loin de perceptions sensorielles, pas même de porter votre attention sur quoi que ce soit, ni sur ma voix, ni même sur l’image de l’écran, oui… qui est encore là ? Vous êtes toujours en train de percevoir cela, mais ce que je vous demande de faire, c’est de mettre toute votre attention sur le fait que vous êtes conscient.
On pourrait dire que la conscience se retourne vers l’attention elle-même. Donc, la conscience, ce qui auparavant était placée sur les perceptions des sens, se retourne maintenant. Et la conscience, qui avant était occupée par toutes sortes de choses, y compris les pensées – qui sont aussi des choses – la conscience se retourne vers elle-même et réalise l’état de présence… Cette présence non-manifestée et éternelle qui est à la base de l’expérience que vous faites actuellement.
Vous le savez déjà – je l’ai déjà mentionné dans “Nouvelle Terre” – que, à Delphes, dans le temple antique d’Apollon en Grèce, on trouve une inscription qui, je crois, est toujours là « Connais-toi toi-même ». Ce qui est beaucoup moins connu c’est que dans ce même temple on trouve une autre inscription qui remonte à deux milles cinq cents ans. On trouve aussi l’inscription «Tu es ». Quoi ? Vous êtes quoi ? Vous êtes. C’est ce qui est inscrit. Alors, quand vous lisez ou entendez ceci, soit vous comprenez, soit vous comprenez pas. Si vous comprenez, ça vous arrête pour un instant et vous vous dites « oh ! », parce que à ce moment-là, ces deux mots conduit votre attention sur l’attention elle-même. Ou on pourrait dire également que ces deux mots dirige votre attention vers la conscience, vers le fait que vous êtes conscient. Autrement dit, vous vous reconnaissez comme la conscience non-manifestée et éternelle. Pas ceci ou cela, mais le fait que vous êtes, tout simplement.

Et c’est ce que les sages anciens ont indiqué il y a deux milles cinq cents ans – et c’est épatant, n’est-ce pas ? N’est-elle pas merveilleuse cette inscription dans le temple « TU ES » ? Vous ne pouvez pas comprendre cette vérité avec le mental de la même façon que vous ne pouvez pas non plus comprendre la vérité de ce que je vous dis avec le mental, parce que le mental, l’esprit conceptuel, cherche à interpréter ce « tu es » : « Qu’est-ce que peut bien vouloir dire ça – tu es – ? » ; « Il doit y avoir un mot ou une phrase qui manque dans cette inscription ! » mais en fait il s’agit seulement de la vérité de ce que vous êtes, la vérité du « JE SUIS ». Parce qu’on le réalise seulement en reconnaissant la vérité de « tu es », c’est à dire de « je suis », et ceci n’est pas un concept du tout. C’est une vérité qui n’a rien à voir avec la pensée. Ceci ne peut être reconnu qu’au delà de la pensée. Donc, ce à quoi je fais allusion ici dans notre méditation, c’est la possibilité de devenir conscient d’un niveau plus profond de « qui vous êtes » qui n’a rien à voir avec votre histoire personnelle ni avec vos pensées. Et lorsque vous réalisez que vous êtes essentiellement cette conscience inconditionnée qui est sans forme, et que vous vous rendez compte que vous êtes essentiellement la lumière de la conscience – ce que Jésus a nommé la lumière du monde -, quand vous vous rendez compte que « vous êtes cela », et pas seulement une fois, pour ensuite passer le restant de votre vie en disant : « oh !  J’ai eu cette grande expérience d’éveil il y a dix ans ! J’ai réalisé qui j’étais mais actuellement je ne m’en souviens plus ! ». Non.

Il est bon d’entendre ou de voir que c’est possible de vivre, d’exister simultanément sur deux niveaux : Le niveau du monde manifesté, là où il y a des choses qui réclament votre attention et dans lequel vous devez agir dans le temps – votre situation de vie – vous devez régler ceci ou cela mais sans en être consumé. Cela est un destin terrible si vous êtes complètement consumé par les circonstances de votre vie actuelle mais c’est un attrait très puissant !
Mais il s’agir d’être capable d’être simultanément conscient de la conscience pure (ou l’état d’être ou le « je suis ») pendant que vous réglez vos affaires quotidiennes de manière permanente…

J’observe les gens, la façon dont ils se perdent si facilement et en permanence dans tout ce qui se manifeste à chaque instant. « Je dois m’occuper de ceci ou je dois m’occuper de cela. Je dois téléphoner… » Bien sûr que vous avez des affaires à régler mais est-ce que vous êtes en train de vous y perdre ? Est-ce que vous vous perdez dans ce monde ? Est-ce que vous vous perdez dans votre mental, car ça revient au même. Car vous éprouvez le monde en tant que votre mental, et c’est de cet état dont vous avez besoin d’être épargné (selon la terminologie chrétienne) parce que les les chrétiens utilisent ce terme « être épargné », « sauvé », « le salut ».
Mais épargné de quoi ? Épargné d’être perdu dans le monde, dans votre mental c’est cela le sens du mot « salut ».
Malheureusement, la plupart des religions ne le comprennent plus et ils ne le comprennent plus depuis des siècles. En fait ils ont mal compris ce qu’est le Salut. Le salut est la vérité qui vous libérera. C’est encore une autre chose que Jésus a dite « la vérité vous libèrera ». Il y a rajouté quelques mots « Sachez la vérité et la vérité vous libérera ». Vous devez connaitre la vérité. Qu’est-ce que c’est la vérité ? La vérité c’est ce que vous êtes ou ce que vous êtes en-deça de la forme. C’est la vérité de « je suis ».

Et alors vous existez dans deux dimensions simultanément et vous êtes toujours dans le domaine du monde, en vous occupant des choses, des événements, en pensant aux choses et en ayant des relations avec d’autres êtres humains – mais à l’arrière-plan de votre vie, pour ainsi dire, vous avez ce niveau de présence consciente, ou nous pourrions dire que vous connaissez votre être véritable en tant que votre essence pure et essentielle, votre « êtreté », votre présence essentielle, en-deça de toutes les choses qui arrivent sans cesse. Alors vous pouvez mener une vie harmonieuse.

Alors, votre vie se réalise complètement mais elle peut seulement se réaliser si vous ne recherchez plus votre accomplissement dans les choses de ce monde – l’emploi, les relations, les finances, la complétude ou quoi que ce soit d’autre, les possessions, l’accomplissement. Aucune choses de ce monde ne dure finalement comme beaucoup d’entre vous le savent déjà, comme beaucoup d’entre vous en ont fait l’expérience.

Ainsi, la vie se réalise lorsque vous êtes conscient de votre être essentiel, du ‘je suis’ – qui n’a rien à faire avec le mental. C’est juste un espace de conscience, qui constitue la base de votre vie – et ensuite vous vous occupez des choses sans vous perdre dans les choses et puis vous vivez dans cet état de conscience, cet état de conscience spacieux ; vous le manifestez dans vos interactions avec d’autres gens.
Cela a une grande importance et ne se réalise seulement si vous arrêterez de vous servir des gens soit comme des sources possibles d’accomplissement, soit comme des menaces – ce qui est très normal dans ce monde. Si vous n’êtes pas aligné sur cette dimension plus profonde en vous, vous considérerez les autres personnes comme une source d’accomplissement.

Autrement dit, vous voulez qu’ils fassent quelque chose pour vous. Ou alors vous regardez les autres personnes comme une menace, ils s’attaquent au sens de ce que vous êtes. Donc, soit vous avez peur des autres, soit vous les désirez. Il y a du désir ou de la peur et évidemment, les relations ne peuvent pas bien fonctionner. Il y a d’inévitables conflits, tant que vous vivez dans cet état de conscience parce que l’autre personne recherche aussi quelque chose en vous, par désir, ou vous perçoit comme une menace.
Alors, seulement, quand vous ne cherchez plus l’accomplissement en autrui et dans les choses de ce monde, les choses de ce monde et les autres personnes, vous pouvez vraiment en ressentir un véritable plaisir, mais vous pouvez seulement le ressentir quand vous êtes aligné sur votre être essentiel plutôt que sur les choses ou les gens.

Ainsi, l’accomplissement se trouve dans… les mots sont très inadéquats pour exprimer ceci, l’accomplissement donc se trouve dans votre « être » essentiel, en ce moment même – peu importe si vous êtes dans un palais ou en prison. L’accomplissement se trouve en vous. L’endroit ou la situation où vous vous trouvez actuellement n’a aucune importance. Peu importe aussi si vous avez échoué complètement dans toutes vos tentatives dans la vie ou si vous avez eu beaucoup de réussite aux yeux de tout le monde. Çà aussi n’a rien à voir avec la conscience vers laquelle je pointe des panneaux indicateurs.

Et quel soulagement, n’est-ce pas ? Et bien, ça vous soulagera davantage si vous avez échoué dans la vie, car si vous avez vraiment réussi, alors il est fort probable que vous ne participerez même pas à cette méditation !
Vous devrez alors attendre encore quelques années jusqu’à ce que tout s’effondre autour de vous, parce qu’il n’y a rien qui dure dans ce monde manifesté. Et puis la vie se réalise, parce que le moment présent est maintenant… nous revenons à ce portail essentiel – que nous appelons « le moment présent » – et c’est essentiellement le sens de « je suis ». Ce sens de « je suis » est le sens plus profond du « Maintenant ». C’est l’espace conscient dans lequel le tout se produit. Ça vient et ça s’en va et ça vient et ça s’en va, et ça vient et ça s’en va. Ainsi de suite. L’accomplissement se reconnait comme ce que vous êtes. L’accomplissement se reconnait comme la présence même qui est à la base de tout ce que vous connaissez dans le domaine de la forme, et en vous en tant que le monde.
C’est ainsi. En Inde, ils appellent ça « la joie d’être conscient ». La joie d’être conscient. Être. ‘Sat’ en Sanskrit. ‘Sat Chit Ananda’.
Cela signifie : la connaissance et joie d’être conscient. Cela signifie : la connaissance de l’accomplissement profond d’être conscient. Et essentiellement, vous êtes cela.
Et de manière secondaire, vous êtes n’importe quelle personne qu’il vous arrive d’interpréter dans votre existence actuelle. Votre existence actuelle sur cette planète. Et qui sait quel rôle vous êtes en train d’interpréter actuellement ? Soit vous interprétez un rôle très tragique, ou soit vous interprétez un rôle comique, ou comme pour la plupart des gens, c’est une combinaison des deux. C’est le rôle que vous interprétez. Votre nom. Vos circonstances. Votre situation de vie. Mais qui êtes vous derrière tout cela, au-delà de tout cela ? Vous connaissez-vous comme le « je suis » ? C’est tout.
Voilà, c’est notre médiation pour aujourd’hui.
Et je vous encouragerais à ne pas vous hâter de vous éloigner de cette forme-ci et à vous lancer tout de suite dans toutes les choses de votre vie dont vous devez vous occuper.

Mais, en même temps que vous vous occupez des choses dans votre vie, restez conscient de votre vrai vous qui est toujours en arrière-plan. Restez conscient d’être conscient. Reconnaissez et ressentez cet état de conscience. C’est un peu comme lorsque je ramasse quelque chose, il y a de l’espace en arrière-plan. Et il y a non seulement l’action qui se produit mais aussi la paix en arrière-plan de votre vie. Et puis, la façon dont vous vous occupez des choses est aussi paisible.

Si vous n’êtes pas aligné avec cet état de conscience en vous, alors la façon dont vous vous occupez des choses ne peut pas être paisible, parce que vous vous faites bouleverser très vite et vous réagissez très vite et du coup, vous contribuez aux problèmes du monde. Même si vous êtes en train de parler de quelque chose de spirituelle.

Si vous ne vous occupez pas des choses paisiblement, vous contribuez aux problèmes du monde. Ainsi, vous ne faites pas partie de la solution, mais vous faites partie du problème. Ainsi, quelle magnifique chose de voir que la façon la plus naturelle de vivre est d’être aligné sur ce que vous êtes et la façon erronée c’est d’être débranchée de vous-même.
Le monde se trouve dans un tel désordre parce que des millions de gens vivent de cet état erroné, cette folie, ou ils se sont séparés d’eux mêmes. Ainsi, c’est pour cette raison que nous sommes ici et avant que je ne vous dise au revoir, partageons un moment de quiétude.

Soyez bien.

Soyez présent et n’oubliez pas que… VOUS ÊTES !


Traduction française de la vidéo d’Eckhart Tolle “Live Meditation Broadcast”, du 26 juin 2011.
Traduction Française de Michael Morris, que nous remercions.

Vu sur FaceBook

http://www.reikido-france.com


Mar 6 2017

Le Basculement de la Conscience

 

Le Tout est fait d’existence et d’être, de manifesté et de non manifesté, de monde et de Dieu. Alors, quand vous vous syntonisez sur le Tout, vous devenez une partie consciente de ce lien dans le Tout ainsi que sa raison d’être, qui est l’avènement de la conscience dans ce monde. Quand vous vous syntonisez sur le Tout, il se produit de plus en plus d’événements divers dans votre vie: circonstances spontanées propices, rencontres fortuites, coïncidences, événements synchrones. Il s’agit plutôt de la manifestation de l’intelligence sous-jacente au monde des apparences et de celle d’un lien profond sous-jacent que le mental ne peut comprendre.

Nous pouvons participer consciemment au déploiement de cette intelligence, à l’avènement de la conscience…Amener une nouvelle dimension dans ce monde en vivant dans une unité consciente avec le Tout et en nous alignant consciemment sur l’intelligence universelle, telles sont notre raison d’être et notre destinée.
Extraits du Livre NOUVELLE TERRE/Eckhart Tolle


Mar 1 2017

Quiétude au quotidien

[Écoutez aussi : La conscience de l’être]

Fév 26 2017

Citation du jour : Les autres (Eckhart Tolle)

« Ne vous préoccupez pas de la façon dont les autres vous définissent. Quand ils le font, ils se limitent eux-mêmes. C’est donc leur problème. »

Eckhart Tolle

Source: http://ludo38.blogspot.com/2010/03/citations-deckhart-tolle.html

Fév 15 2017

La vie se célèbre à chaque instant avec Eckhart Tolle

« Prenez profondément conscience que le moment présent est toujours uniquement ce que vous avez. Faites de l’instant présent le point de mire principal de votre vie. Tandis qu’auparavant vous habitiez le temps et accordiez de petites visites à l’instant présent, faites du « maintenant » votre lieu de résidence principal et accordez de brèves visites au passé et au futur lorsque vous devez affronter les aspects pratiques de votre vie. Dites toujours « oui » au moment présent. Qu’y aurait-il de plus futile, de plus insensé, que de résister intérieurement à ce qui est déjà ? Qu’y a-t-il de plus fou que de s’opposer à la vie même, qui est maintenant, toujours maintenant ? Abandonnez-vous à ce qui est. Dites « oui » à la vie et vous la verrez soudainement se mettre à fonctionner pour vous plutôt que contre vous. »

LE POUVOIR DU MOMENT PRÉSENT, Guide d’éveil spirituel par ECKHART TOLLE chez Ariane
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Fév 13 2017

Vous n’êtes pas votre mental

Le plus grand obstacle à l’illumination

L’illumination, c’est quoi ?

Un mendiant était assis sur le bord d’un chemin depuis plus de trente ans. Un jour, un étranger passa devant lui. « Vous avez quelques pièces de monnaie pour moi ? » marmotta le mendiant en tendant sa vieille casquette de base-ball d’un geste automatique. « Je n’ai rien à vous donner », répondit l’étranger, qui lui demanda par la suite: « Sur quoi êtes-vous assis ? » « Sur rien, répondit le mendiant, juste une vieille caisse. Elle me sert de siège depuis aussi longtemps que je puisse m’en souvenir. » « Avez-vous jamais regardé ce qu’il y avait dedans ? » demanda l’étranger. « Non, répliqua le mendiant, pour quelle raison ? Il n’y a rien. » « Jetez-y donc un coup d’oeil », insista l’étranger. Le mendiant réussit à ouvrir le couvercle en le forçant. Avec étonnement, incrédulité et le coeur rempli d’allégresse, il constata que la caisse était pleine d’or.

Je suis moi-même cet étranger qui n’a rien à vous donner et qui vous dit de regarder à l’intérieur. Non pas à l’intérieur d’une caisse, comme dans cette parabole, mais dans un lieu encore plus proche de vous : en vous-même.

“Mais je ne suis pas un mendiant”, puis-je déjà vous entendre rétorquer.

Ceux qui n’ont pas trouvé leur véritable richesse, c’est-à-dire la joie radieuse de l’Être et la paix profonde et inébranlable qui l’accompagnent, sont des mendiants, même s’ils sont très riches sur le plan matériel. Ils se tournent vers l’extérieur pour récolter quelques miettes de plaisir et de satisfaction, pour se sentir validés, sécurisés ou aimés, alors qu’ils abritent en eux un trésor qui non seulement recèle toutes ces choses, mais qui est aussi infiniment plus grandiose que n’importe quoi que le monde puisse leur offrir.

Le terme “illumination” évoque l’idée d’un accomplissement surhumain, et l’ego aime s’en tenir à cela. Mais l’illumination est tout simplement votre état naturel, la sensation de ne faire qu’un avec l’Être. C’est un état de fusion avec quelque chose de démesuré et d’indestructible. Quelque chose qui, presque paradoxalement, est essentiellement vous mais pourtant beaucoup plus vaste que vous. L’illumination, c’est trouver votre vraie nature au-delà de tout nom et de toute forme. Votre incapacité à ressentir cette fusion fait naître l’illusion de la division, la division face à vous-même et au monde environnant. C’est pour cela que vous vous percevez, consciemment ou non, comme un fragment isolé. La peur survient et le conflit devient la norme, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Lire la suite


Fév 9 2017

Citation du jour : lâcher-prise avec Eckhart Tolle

Le lâcher-prise vient lorsque vous ne demandez plus : « Pourquoi cela m’arrive-t’il? »

– Eckhart Tolle

Source : http://www.eveildelaconscience.ca

Fév 3 2017

L’économie actuelle par Eckhart Tolle

Eckhart Tolle, auteur de deux livres: Le Pouvoir du Moment Présent et Nouvelle Terre, nous partage sa perception de la situation mondiale actuelle et de l’effondrement des structures mises en place par une conscience qui s’effrite. Il serait nécessaire que ces structures s’effondrent une bonne fois pour toutes, pour qu’une nouvelle émerge.


Jan 31 2017

Les Enseignements d’Eckhart Tolle/ La dysfonction humaine ou l’égo, 2eme partie

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Eckart Tolle apparaît comme le plus original et le plus stimulant des maîtres spirituels de notre temps. Il voyage et enseigne dans le monde entier.
Eckhart n’appartient à aucune religion en particulier, mais n’en exclut aucune. Son enseignement profond et pourtant simple a aidé des milliers de gens à trouver la paix intérieure et une existence accomplie. La transformation de l’individu et de la conscience collective se trouve à la source de son enseignement comme un éveil spirituel global…

Eckhart dit:Pour en finir avec l’égo. Au commencement de notre existence, ne sachant pas qui nous sommes, notre esprit influencé par nos proches et nos expériences se crée une identité illusoire qui, à l’âge adulte, est à l’origine de toutes nos souffrances. L’égo ne représente qu’une petite étape dans l’évolution humaine et comme toute étape, nous devons la laisser derrière nous et la dépasser pour continuer à évoluer. Malheureusement, la plupart des humains, stoppent inconsciemment leur évolution en demeurant le reste de leur vie prisonniers dans ce stade intermédiaire, source de tous leurs malheurs. « Le mieux étant l’ennemi du bien » pour la plupart des humains, ceux-ci s’accommodent comme ils peuvent de leur souffrance en faisant souffrir les autres et en entretenant l’illusion que celle-ci est inhérente à la nature humaine. Ce dépassement terrorise l’humanité car cela signifie mourir avant de mourir. Il s’agit bien de liquider sa vieille personnalité fictive et de se jeter corps et âme dans l’inconnu, pour découvrir qui nous sommes réellement…