Oct 21 2017

Manuel Pratique de Réalisation du Soi-Chantal Hubert

 

 

Court extrait de :

LIBÉREZ-VOUS
de ce qui vous empêche d’être vous-même
Chantal HUBERT
Manuel Pratique de Réalisation du Soi
Pour l’avant et l’après : http://www.psycho-ressources.com/chanta … z-vous.pdf

http://bretzell.free.fr/blog/images/billets/amour.jpg
LE VRAI TRAVAIL SUR SOI
Il se fait en fonction de ce qui est vécu dans le moment.
C’est personnel, unique.
C’est pragmatique et dépouillé de superflu.
Rien à comprendre, rien à penser (pas de temps à perdre à philosopher).
Il faut pouvoir aller jusqu’au bout de la démarche.
Ce n’est pas un acharnement.
C’est une vigilance, sans mentalisation, sans réflexion.
Constater, observer, appliquer la procédure.
Et faire ce qu’il y a à faire dans la vie de tous les jours…
C’est un processus dépouillant.

C’est l’inverse du processus de l’identité qui accumule les connaissances, le pouvoir etc…
• demi-tour vers ‘je ne sais rien’, ‘je ne suis rien’
• élaguer, enlever, poser les valises, mettre petit à petit à la poubelle tout ce qu’on croit savoir
• se concentrer sur le moment présent, juste le fonctionnel
• et observer pour comprendre & «voir le Réel»
• pour mieux découvrir ce qui est déjà là…

Il faut être capable de tout perdre pour tout gagner.
Éric Baret

L’ Être a cette possibilité extraordinaire de devenir ce à quoi il s’identifie par l’intermédiaire de la conscience. L’identification au corps/mental est le piège dans lequel la majorité reste toute sa vie engluée. Mais celui qui n’a pas cherché jusqu’au bout ne peut pas lâcher-prise.
Ce n’est qu’une fois sûr qu’il n’y a rien à trouver à l’extérieur que le faux-moi peut comprendre que ce sont ses croyances qui créent ses problèmes.

Tant qu’il n’est pas au bout du rouleau, le faux-moi ne veut pas renoncer à se réaliser.
La conscience est à la fois le piège et le moyen.
Si cela n’est pas bien compris et intégré, vous ne pourrez jamais vous libérer.

Vous êtes la Présence consciente qui permet au corps d’être «vivant».
C’est cette conscience qui doit se déployer et se libérer.
En tant que Présence consciente, de quoi d’autre pouvez-vous vous libérer que du contenu de votre conscience ?…

Ne plus vous définir élargit la focale :

• Si je m’identifie à un corps/mental, le monde perçu semble réel & extérieur à moi.
• Si je m’identifie à la conscience elle-même, le corps/mental auquel je suis lié(e) et l’univers sont en moi. L’illusion apparaît pour ce qu’elle est.
• Juste des cristallisations mentales, des formes pensées.
Quand je vois la globalité de l‘illusion, je suis ce qui perçoit l’illusion (la conscience et son contenu). Je suis au-delà, j’ai toujours été au-delà.


LE PROCESSUS DE LIBÉRATION
La libération n’est pas pour les faibles.
L’éveil n’est pas automatique. Le potentiel est là, mais il faut le développer.
Il faut devenir conscient(e) de votre présence et la renforcer. Sans cela, «vous» n’existez pas, il n’y a personne à libérer…
Et il faut vous libérer pendant que vous possédez la conscience de vous, car après la séparation d’avec le corps «Vous» ne serez plus là pour le faire.

Retour à la case départ. La libération se fait en une seule Vie.
 vous allez vous concentrer sur votre propre illusion pour mieux la transcender
L’adaptation de l’être au monde humain a causé des souffrances qui ont entraîné un rétrécissement du système nerveux. Retraverser ce processus en sens inverse va renforcer votre Présence consciente et vous permettre de faire face à l’ouverture de la conscience.

Chaque souffrance acceptée (chaque illusion transcendée) élargit le système nerveux libérant ainsi de l’énergie qui élargit la Présence consciente.

C’est ce que l’on nomme l’éveil de la «kundalini», à ceci près que le processus n’est pas brutal comme quand l’énergie est éveillée par des techniques, il est progressivement maîtrisé, ce qui évite les effets secondaires dangereux.

Cela va vous amener à constater que la souffrance, la peur, le sentiment de tristesse ou de solitude, les tensions ne sont que des expressions de votre séparation d’avec vous-même.
En vous identifiant au corps/mental vous avez tout mis à l’envers.

La Croyance en la séparation a généré la pire chose qui soit : le sentiment de nullité, de non-existence… et tout ce qui va avec (peur, solitude, mort).
Le faux ne cesse de se manifester à vous, tout le temps.
Vous passez votre vie à éviter la souffrance que représente la vision de votre non-existence en tant que corps/mental.

C’est le processus mental qui vous aide à amortir cette souffrance.
Vous fuyez, alors que c’est LA PORTE pour sortir de ce cauchemar.
Apprivoisés, ces éléments vous permettent de découvrir un monde où le quotidien est magie, parole, expression de la Réalité éternelle & infinie que « Je suis ».
C’est la ré-Union (yoga) dans laquelle le corps et le monde deviennent la manifestation du Divin, de l’ ÊTRE.

Quand vous réalisez la connaissance du Soi, alors le Soi est libéré.
Nisargadatta

C’est seulement là que tout commence…
Connaître les règles du « je » est seulement le début d’une quête dont l’approfondissement est sans limites.

LA FOLIE ORDINAIRE
Vous ne pouvez pas mettre à votre compte les moments de bonheur et rejeter la
responsabilité de votre malheur sur les autres ou les circonstances.
Soit vous êtes responsable de tout, soit vous n’êtes responsable de rien.
Vous ne pouvez pas non plus avoir dans votre propre esprit des pensées qui sont «vous»  et d’autres dont vous n’arrivez pas à vous débarrasser (parasites).

Soit tout est vous, soit rien ne l’est.

• En tant que corps/mental, tout est automatique, vous n’êtes pas responsable de
vos pensées ni de vos actes : vous êtes 100% conditionné(e)
• En tant qu’être conscient, rien ne peut exister dans votre vie si vous ne donnez pas votre assentiment : vous êtes 100% libre.

La folie est de reproduire continuellement les mêmes comportements
et de s’attendre à des résultats différents.
Neale Donald Walsch

Vous êtes la Présence consciente et votre SEUL POUVOIR est de choisir ce que vous voulez alimenter. Toute autre vision est un manque de perspective.

Quand, par ignorance, vous résistez aux situations que vous créez vous-même, vous faîtes des nœuds. Tout se coince, à commencer par le cerveau, centre de commande du système nerveux (Elsheimer ou Parkinson / Théorie Dr Hamer ).

Quand vous cessez de résister, les cristallisations mentales se dissolvent. Il reste une forme au service de la Conscience, et la conscience globale prend tout en charge.           La vie est facile.

C’est la totalité de votre conception de vous, de la vie, du monde qui doit changer
N’oubliez pas que vous allez du moins vers le plus.
Vous avez déjà tout perdu en oubliant qui vous êtes.
Le monde se crée d’instant en instant, en fonction de ce que vous acceptez de mettre dans votre conscience. Expérimentez.

L’attachement, la complaisance envers les résistances (acrobaties) du faux-moi vous «coince» dans vos propres créations et vous perdez un temps précieux.
Tout ce qui dépasse la simple observation/constatation de ce qui est, relève de
l’interprétation, donc de l’identité, du faux.

Si le lâcher-prise n’est pas total, vous restez prisonnier de l’illusion.
Le ‘vrai’ est toujours là, maintenant, tout-de-suite… hors mental.
Tout ce qui vient du mental (hors fonctionnel) : neti neti (je ne suis pas cela)

La vraie connaissance n’a rien à voir avec l’intellect.

Il s’agit d’aller à la case Zéro concept.

Soyez votre propre lumière.
Bouddha
 


L’infini c’est long… surtout vers la fin. … http://forum.choix-realite.org


Oct 19 2017

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?


Oct 18 2017

Le Pouvoir du moment présent, Etre soi-même tout de suite

 

Eckhart Tolle


Oct 16 2017

Vous n’êtes pas votre mental

Le plus grand obstacle à l’illumination

L’illumination, c’est quoi ?

Un mendiant était assis sur le bord d’un chemin depuis plus de trente ans. Un jour, un étranger passa devant lui. « Vous avez quelques pièces de monnaie pour moi ? » marmotta le mendiant en tendant sa vieille casquette de base-ball d’un geste automatique. « Je n’ai rien à vous donner », répondit l’étranger, qui lui demanda par la suite: « Sur quoi êtes-vous assis ? » « Sur rien, répondit le mendiant, juste une vieille caisse. Elle me sert de siège depuis aussi longtemps que je puisse m’en souvenir. » « Avez-vous jamais regardé ce qu’il y avait dedans ? » demanda l’étranger. « Non, répliqua le mendiant, pour quelle raison ? Il n’y a rien. » « Jetez-y donc un coup d’oeil », insista l’étranger. Le mendiant réussit à ouvrir le couvercle en le forçant. Avec étonnement, incrédulité et le coeur rempli d’allégresse, il constata que la caisse était pleine d’or.

Je suis moi-même cet étranger qui n’a rien à vous donner et qui vous dit de regarder à l’intérieur. Non pas à l’intérieur d’une caisse, comme dans cette parabole, mais dans un lieu encore plus proche de vous : en vous-même.

“Mais je ne suis pas un mendiant”, puis-je déjà vous entendre rétorquer.

Ceux qui n’ont pas trouvé leur véritable richesse, c’est-à-dire la joie radieuse de l’Être et la paix profonde et inébranlable qui l’accompagnent, sont des mendiants, même s’ils sont très riches sur le plan matériel. Ils se tournent vers l’extérieur pour récolter quelques miettes de plaisir et de satisfaction, pour se sentir validés, sécurisés ou aimés, alors qu’ils abritent en eux un trésor qui non seulement recèle toutes ces choses, mais qui est aussi infiniment plus grandiose que n’importe quoi que le monde puisse leur offrir.

Le terme “illumination” évoque l’idée d’un accomplissement surhumain, et l’ego aime s’en tenir à cela. Mais l’illumination est tout simplement votre état naturel, la sensation de ne faire qu’un avec l’Être. C’est un état de fusion avec quelque chose de démesuré et d’indestructible. Quelque chose qui, presque paradoxalement, est essentiellement vous mais pourtant beaucoup plus vaste que vous. L’illumination, c’est trouver votre vraie nature au-delà de tout nom et de toute forme. Votre incapacité à ressentir cette fusion fait naître l’illusion de la division, la division face à vous-même et au monde environnant. C’est pour cela que vous vous percevez, consciemment ou non, comme un fragment isolé. La peur survient et le conflit devient la norme, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Lire la suite


Oct 13 2017

Charles Coutarel – Réalisation de soi – Accueillir

Moments de présence. L’attention consciente. Accueillir ce qui est. Rassembler l’être en soi.

 

 

 

 


Oct 12 2017

LA RÉALISATION DE SOI


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La lecture de ce texte requiert un esprit et un coeur ouvert. Votre raison est invitée à rester en retrait, le temps que l’Être reconnaisse ce qu’il sait déjà au fond de lui.
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Avez-vous réalisé que ce que vous êtes n’a rien à voir avec vos talents, vos limites ou votre état de santé physique et psychologique ?
Avez-vous réalisé que vous vivez votre vie selon les croyances que les autres et vous-même vous ont inculquées à propos de la vie ? Que ces croyances vous font rechercher certaines expériences et en éviter d’autres?
Avez-vous réalisé que le nectar d’amour, le substrat universel qui sous-tend, contient et transcende tout ce qui existe est si puissant que si vous y êtes exposé un seul instant, votre vie transpirera ce doux parfum pour toujours.
La puissance de l’amour est inimaginable par l’esprit. Ceux qui osent s’ouvrir au nectar de l’amour divin en ressortent transformés à jamais.
L’amour dissout la souffrance pour laisser la place à la radieuse beauté de l’Être. Ce joyau d’une pureté cristalline et d’une insoutenable splendeur, est ce que vous êtes, au-delà de vos croyances.
Êtes-vous prêts à vous laisser toucher par la grâce de l’amour qui s’offre à vous en cet instant ?
Si vous dites oui, le nectar divin commencera à irriguer votre corps, à transformer chacune de vos cellules, à vous éclairer et à vous nourrir de l’intérieur. Ce processus est irréversible. Si vous laissez l’amour entrer dans votre vie, il n’en sortira plus. Vos difficultés auront un goût d’acceptation, vos limites s’estomperont peu à peu et vous retrouverez votre nature véritable, Être.
Se réaliser, c’est réaliser que « je suis tout ce qui est ». C’est reconnaître que ma nature profonde est spirituelle, que ce que je suis est impersonnel et indivisé. Je suis UN. Toute notion de séparation est une construction de l’esprit qui voile la radieuse beauté de l’Être.
Tout est Être. Rien n’y échappe, rien en est exclus : ni la souffrance, ni la guerre, ni le mensonge, ni l’échec, ni la trahison.
Réaliser la grandeur de l’amour est une grâce. Êtes-vous prêts à vous ouvrir à cette grâce ?
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Dans la grâce de l’amour,
Claudette

http://www.eveilspirituel.net/blog/


Oct 9 2017

De la foi à la joie

Par Richard Moss.

Si le but de la transformation est de devenir un être humain, une question évidente se pose : Comment peut se communiquer cette humanité vraie et authentique ? Ma réponse est la suivante : le plus grand cadeau que nous puissions nous faire les uns aux autres est la qualité de notre attention. Quand notre attention est enracinée dans la tranquillité universelle, au cœur de notre vraie nature, nous voyons les autres comme des parts de l’infini, participant au mystère. Cette qualité d’attention ouvre à une toute nouvelle vitalité qui n’est plus un transfert de nous vers l’autre mais un appel dans l’autre créé par le seul fait d’être disponible à cette attention plus profonde. Chaque fois que l’un d’entre nous va plus en profondeur, il y invite tous ceux qui l’entourent. C’est la grande voie par laquelle la vraie transformation est contagieuse […] Il naît avec cette attention grandissante un sens que le spirituel n’est pas dans les phénomènes paranormaux, ou dans ce qui se passe dans les lieux de culte, sur le Machu Pichu, les pyramides ou un quelconque lieu de pèlerinage New Âge. Le Sacré est partout. Tout est sacré. Et chacun de nous est une part de ce processus du sacré.

Pour comprendre la notion de plus grande énergie, nous devons considérer que ce que nous appelons ego humain, qui nous donne l’impression d’être un « moi » séparé, est en réalité un moyen de filtrer et même de réprimer une immense vitalité. L’éveil est le processus par lequel la structure de l’ego ordinaire est progressivement dissoute dans une relation avec un plus vaste niveau de conscience, dont nous sommes issus et auquel nous retournerons. C’est à la fois un processus de régression et d’affaiblissement des structures de l’ego définissant le soi séparé, un lâcher-prise et un état permettant de devenir transparent à la Source Universelle.

Dans un premier temps, vivre ce processus est un défi, avec des pics extrêmes dans les hauts et les bas. Mais avec le temps, il s’intègre et se stabilise et nous voyons une vie humaine qui a beaucoup plus de sens qu’auparavant. Quelque chose irradie, une présence plus vivante, une vitalité, une énergie, un calme et une joie tranquille.

Nos vies sont très brèves. Mais vivre en nous engageant à plus de profondeur, c’est reconnaître que nous avons écouté ce que la vie nous demande vraiment. Devenir le disciple de cette immense opportunité est le plus grand cadeau que la vie peut nous faire et notre plus grand privilège.

Richard Moss.

Source originale (article complet). Vu sur Du Tout et du Rien.

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source)

Photo en illustration avec l’aimable autorisation de Michel Corboz.


Oct 8 2017

Il n’y a que ÊTRE – Albert Einstein

Albert Einstein

« Il y a des moments où l’on se sent libéré de ses propres limites et imperfections humaines.

Dans de tels instant on se voit là, dans un tout petit coin d’une petite planète, le regard fixé en émerveillement sur la beauté froide et pourtant profonde et émouvante de ce qui est éternel, de ce qui est insaisissable.

La vie et la mort se fondent ensemble et il n’y a pas d’évolution ni de destination, il n’y a que ÊTRE. »

Albert Einstein

 http://eveilimpersonnel.blogspot.com


Oct 4 2017

L’histoire Ramana Maharshi (Nathan Gill)

En cet instant même vous êtes le Soi .



Votre nature véritable est l’absolu de l’Être, apparaissant sous toutes les formes relatives de la vie ordinaire et de la recherche spirituelle.

Comment se fait-il que Ramana Maharshi recommande le questionnement de soi alors que vous et d’autres tels que vous avancent que rien n’a besoin d’être fait ?


Ici, nous nous occupons de ce qui est là, tangible, et Ramana Maharshi est simplement une histoire, aussi inspirante soit-elle, apparaissant à présent sous la forme d’un livre ou d’une vidéo. Toutefois ayant reconnu que nous parlons d’une histoire, l’histoire Ramana Maharshi donne lieue à des observations intéressantes.
Si vous épluchez un livre de Ramana, son enseignement semble impliquer qu’il y a un karma à surmonter, des nœuds à défaire, des actions à engager, un questionnement de soi à entreprendre, etc. Et au beau milieu de ce faisceau d’idées, de concepts et de choses devant être faites, il peut être trouvé ici et là – représentant un petit pourcentage du texte entier – des affirmations telles que « Le Soi est déjà atteint » ou « En cet instant même vous êtes le Soi ».
Ces affirmations ne signifient pas : « En cet instant vous êtes le Soi, mais vous êtes obligé de vous livrer au questionnement de soi pour le réaliser » ! Elles veulent dire précisément ce qu’elles disent. Si leur sens direct est instantanément évident, tout « accroche » sous forme d’instruction qui pourrait les accompagner est totalement sans effet, impuissante à engager l’attention dans l’histoire « moi » en tant qu’entité séparée. Ce n’est, cependant, pas toujours le cas.

L’  Être apparaît en tant que chaque personnage de la pièce, et au sein de ce grand théâtre de la vie, les rôles de chacun sont joués à ce qui paraît être différent niveaux d’une voie d’évolution.
Chaque fois qu’il est présumé dans une histoire donnée que « je » suis une entité distincte et séparée qui à besoin d’aplanir son karma, s’adonner au questionnement de soi, à la méditation ou quoi que ce soit d’autre semblant approprié, cette thématique apparaît comme la réalité.
Un manque de clarté là-dessus donne lieu à d’interminables arguties à propos de comment cette façon de faire est meilleure que cette autre, et sur combien il est trompeur d’affirmer qu’il n’est rien besoin de faire pour réaliser ce que l’on est déjà, quand « il est bien connu que l’on doive s’y atteler sans faiblir. » L’argument étant que ceux qui auraient seulement une compréhension intellectuelle qu’il n’est rien à faire pourraient devenir fous furieux, faisant tout ce qui leur passerait par la tête, habités par le malentendu qu’ils sont au-delà de tous châtiments.
Ceci, bien sûr, est entièrement basé sur l’idée « moi » en tant qu’entité séparée, aussi subtile et ténue que cette notion de séparation puisse être. Les « enseignants » qui pourraient faire des recommandations visant à se débarrasser ou à transcender la séparation, l’individualité, l’ego, etc., sont également vus comme des entités séparées.

Chaque fois qu’est présente l’idée qu’il y a des entités quelles qu’elles soient, devant méditer, questionner, comprendre ou faire quoi que ce soit d’autre pour transcender le sens de la séparation, cette idée de l’existence d’une entité séparée pouvant ou devant faire quelque chose, renforce en fait – dans l’histoire – le sentiment même de séparation qu’elle cherche à éradiquer.
Il y a aussi la présomption fondamentale au sein de l’histoire que paraître être une entité séparée est intrinsèquement mal, et que tout malaise doit être – ou sera – surmonté en transcendant ce sens de la séparation par l’illumination.
Mais tout survient entièrement spontanément. Personne n’est aux commandes de tout cela. Être apparaît de façon immanente en tant que tout ce qui est, en tant que chaque personnage, en tant que toutes ces histoires de séparation.
Tout effort, toute lutte, et toute paix ou félicité se produit au sein de l’Être, en tant qu’Être. Ceci peut ou non devenir évident, mais le voir ou le savoir n’est pas une condition préalable à Être. Rien n’est requis pour être ; confusion et séparation font tout aussi bien l’affaire !

Si un personnage lit un livre sur les enseignements de Ramana Maharshi (ou de n’importe quel autre personnage du théâtre de la vie apparaissant sous les traits d’un enseignant, d’un maître ou d’un gourou) et que surgit l’idée qu’il est nécessaire de s’engager dans le questionnement de soi, dans la méditation ou même de se rendre à Tiruvannāmalai c’est alors entièrement approprié au déroulement de l’histoire concernant ce personnage particulier. Un autre pourrait lire : « En cet instant même vous êtes le Soi », et dès lors vivre de façon naturelle dans cette reconnaissance, avec très peu ou aucun changement apparent dans sa vie.
Tout cela survient en l’Être et n’a pas d’importance relativement à Votre nature en tant qu’Être. Il n’est qu’Être, alors il n’est d’importance que dans le cadre de l’histoire de cette formidable pièce de la vie.

Les « enseignements » de Ramana seront interprétés selon le point de vue d’où ils sont perçus. Ils peuvent ou non être interprétés comme une instante recommandation du questionnement de soi comme voie royale vers l’émancipation. Les enseignements de Ramana Maharshi contiennent nombre de possibilités pouvant donner naissance à une variété incalculable d’histoires. Rien de tout cela ne conduit quelque part, bien qu’il puisse le sembler. Votre nature véritable est l’absolu de l’Être, apparaissant sous toutes les formes relatives de la vie ordinaire et de la recherche spirituelle.
Ce qu’affirme Ramana au plus haut niveau ne ressemble ni à une instruction ni à une prescription. Il s’agit plutôt d’une description de Votre nature véritable telle qu’elle est déjà. Si des affirmations dans le fil de : « En cet instant même vous êtes le Soi » ou « le Soi est déjà atteint » résonnent en vous, alors aucune prescription pour le questionnement de soi ou quoi que ce soit d’autre ne sera prise au sérieux. Par contre en l’absence de résonnance avec ces affirmations, le contexte dans lequel elles apparaissent pourrait être pris au sérieux, et il y aura croyance que le karma a besoin d’être aplani, ou que le questionnement de soi doit être mis en œuvre ou toute autre chose semblant appropriée pour une réalisation « authentique ».

Et tout cela est perfection. Quoi qu’il se passe, il n’est qu’Être. Vous ne pouvez faire un pas de travers, car rien ni personne ne vas nulle part. « Vous » n’êtes pas un personnage en route pour un voyage vers la réalisation de soi. C’est entièrement une jeu d’apparences – y compris l’apparence, à présent en mot et en image, d’un personnage historique présumé appelé Ramana Maharshi.

 Mais pourquoi, s’il y a un réel savoir que ces personnages de chercheurs ne sont pas essentiellement réels, l’instructeur spirituel s’adresse-t-il à eux comme s’ils étaient vrais, et comme si les actions qu’ils entreprennent pouvaient avoir un impact sur « la voie vers l’illumination » ? Cela indique-t-il le manque d’une pleine compréhension de la part de Ramana ou d’autres que « En cet instant même vous êtes le Soi » ?

Dès lors qu’il y a identification en tant que « moi » en tant qu’entité séparée, assujettie au temps et en route pour la réalisation de soi, il y a la présomption que Ramana Maharshi était une personne réelle vivant à une époque connue comme étant le vingtième siècle. C’est à partir de cette perspective que survient le besoin d’évaluer, de défendre ou de critiquer ce qu’a dit Ramana et de le relier à « mon » histoire.
Suivant (entre autres facteurs) votre degré d’allégeance à sa personne, différentes conclusions sur le fait que sa compréhension était complète ou non apparaîtraient alors.
L’une des conclusions pourrait être qu’il a dû y avoir un manque de compréhension complète chez lui pour qu’il ait répondu à certaines questions de la façon dont il l’a fait, et même peut-être qu’il faisait preuve de condescendance en opérant une distinction entre ceux qui comprennent et ceux qui se trouvent en maternelle et en son encore à avoir besoin de suivre des instructions.

Lorsqu’il y a identifications en tant que « moi » et qu’une histoire quelconque apparaît comme étant vraie, comme étant quelque chose qui est réellement arrivée à un moment ou à un autre, à une époque ou à une autre, il y a alors toutes les chances qu’il y autant d’explications au « pourquoi » du scénario qu’il est de personnages s’intéressant à la question et y portant un jugement. Chaque opinion peut sembler comporter une certaine validité et – si une controverse devait naître – a toutes les chances d’être farouchement défendue par son tenant.

Comme je l’ai spécifié au début de notre conversation, nous sommes ici intéressé par ce qui est, et non par la justification de positions particulières relatives à une histoire.
En l’absence d’identification en tant que « ‘moi ‘ engagé sur une voie vers l’illumination », il devient tout à fait évident que le contenu de quelque histoire que ce soit est un simple divertissement et pas quelque chose qui puisse être considéré sérieusement comme offrant un moyen d’influer d’une façon quelconque sur ce qui est.

Il n’est que présence, ce qui estCeci est tout ce qui est. La présence demeure totalement non affectée par les histoires qui apparaissent en elle. Donner sérieusement une réponse au pourquoi Ramana Maharshi a dit certaines choses, c’est raffermir l’idée du temps et de l’ « autre », l’idée qu’il y a une réalité au-delà ou hors de la présence, hors de ce qui est.
S’il n’est aucune identification et qu’il y a la vision que réellement ceci est tout ce qui est, des conversations distrayantes restent possibles. Des opinions peuvent être échangées sur la raison pour laquelle Ramana a dit certaines choses, ou pourquoi le Prince a embrassé la Belle au Bois Dormant ou pourquoi les dinosaures se sont éteints, et cela sans le prendre le moins du monde au sérieux.
Alors qu’en présence d’une identification de la conscience en tant que « moi » et de la croyance que de telles histoires sont en fait la réalité, il est possible que les opinions finissent en querelles explosives.
Et, en fait, cela aussi serait parfaitement OK !

 

 


Oct 1 2017

Un autre niveau