Août 19 2017

L’anarchie spirituelle par Iwan Khowsky

 

Robert Linssen avait 24 ans lorsqu’il écrivit cet article sous le nom d’Iwan Khowsky, pseudonyme qu’il utilisera souvent, surtout à ses débuts…

 

(Revue Être Libre. No 1. Janvier 1936)

 

Nul ne le contestera, nous vivons une époque particulièrement troublée, et ce n’est pas être pessimiste que d’affirmer qu’elle ne constitue que le prélude d’une période riche en éventualités de tout genre.

 

Nous vivons une de ces époques critiques de l’histoire, nous sommes dans une ère de transition.

 

Jamais les événements n’ont pris un tel caractère de précipitation, d’affolement. On peut dire que chaque heure est grave et décisive.

 

Quelle période riche d’enseignements, pour ceux qui veulent bien se donner la peine de les comprendre!…

« Aux fruits on reconnaît l’arbre. »

Dans le domaine social, économique, c’est la famine, la misère, la toute-puissance du capitalisme oppresseur.

 

Mais déjà naissent les premiers symptômes d’un effondrement de la puissance capitaliste.

 

Dans le domaine moral, c’est l’asphyxie des masses par la religion, cette industrialisation de la vérité, cet « opium des peuples » comme le disait Lénine.

 

Mais déjà naissent les premiers indices grandissants d’un désir profond de liberté, d’individualisme.

 

Dans le domaine politique, le « fascisme », la terreur dictatoriale, le nationalisme conduisent à la guerre, aux massacres intérieurs, à l’écrasement complet de l’individu.

 

C’est l’aboutissement le plus invraisemblable de l’aveuglement le plus absolu, dans un automatisme cruel et une obéissance servile, indigne, misérable!

 

Mais de toutes parts surgit aussi le sens de la dignité individuelle, la révolte contre l’autorité politique, sociale, religieuse, et tous les préjugés stupides qui en découlent.

 

Les événements proclament d’eux-mêmes, avec plus d’éloquence que les beaux discours…, la faillite de tous les systèmes sociaux, économiques, politiques et religieux.

 

D’innombrables économistes, sociologues, moralistes, politiciens de toutes tendances, s’évertuent à trouver des remèdes, des plans…. et des plans, mais le malaise mondial ne fait qu’empirer.

 

Ils oublient que ces malaises constituent des symptômes, des effets d’une effrayante  complexité, issus d’une même cause : l’homme a quitté la nature, il vit en dehors de ses lois biologiques les plus élémentaires, loin de ses lois d’équilibre et d’harmonie, il est devenu un monstre de rapacité et d’égoïsme.

 

Le malaise mondial, dans l’universalité des activités humaines, est l’expression d’un malaise individuel.

 

Je conçois évidemment que tout ceci doit être bien indigeste à tout brave bourgeois bien pensant….. et immédiatement serais-je baptisé « d’infâme révolutionnaire »…

 

Mais lorsque l’on vit dans un monde où l’on ne voit autour de soi que de la souffrance, la misère, la guerre presque perpétuelle qui existe et qui couve toujours partout, lorsque l’on voit les exploiteurs et les exploités physiquement et moralement, lorsque l’on se rend compte que ceux-là mêmes qui se croient heureux sont si vides, si creux dans leur bonheur, on devient révolutionnaire.

 

Et tout être intelligent, équilibré, s’il est vraiment homme, s’il n’est pas le misérable esclave de la routine, doit être un révolutionnaire.

 

Ne prenons donc pas comme « bon » à priori, ce qu’une tradition sociale ou religieuse, qu’elle soit séculaire ou millénaire, a fait supporter à plusieurs générations.

 

On a créé un modèle « standard » de ce qui est « bon » et de ce qui ne l’est pas, et même certains, non contents de l’automatisme mental de la foule, veulent lui imprimer l’automatisme, le machinisme dans les gestes.

 

Au plus l’automatisme s’infiltre dans le cœur de l’individu au plus il deviendra stupide, et de mieux en mieux, l’État quel qu’il soit pourra l’exploiter.

 

Que faire alors devant cet état de chose lamentable ?

 

Une révolution complète doit s’opérer dans le cœur de tout homme conscient de ses responsabilités.

 

Mais il y a révolutionnaires et révolutionnaires.

 

Je ne parle pas du briseur de vitres, ni du lanceur de bombes. A quoi servent les révolutions, si elles n’étaient qu’un bouleversement superficiel des choses, sans changer le cœur des hommes?

 

Peut-être il y a-t-il eu dans l’histoire, certaines révolutions qui se sont faites, parce que les circonstances étaient d’une horrible et brûlante réalité, mais si les nouvelles circonstances ne donnent pas aux individus une parfaite possibilité d’épanouissement, et si les cœurs restent vides, ces révolutions n’auront pas servi à grand-chose.

 

Malgré l’évidence caractéristique des événements, il existe encore des esprits assez pervertis, assez déviés, pour déclarer que la « crise de l’autorité » actuelle, est la cause de la confusion générale.

 

Il suffit certainement de jeter un regard sur les brillants résultats des régimes autoritaires,  le réarmement effréné, la famine, la misère, et la guerre dans toute son horreur.

On me demandera : « Mais vous, que préconisez-vous ? l’anarchie ? donc le chaos complet ? »

 

L’anarchiste qui détruit tout, pour le plaisir de détruire, est un être néfaste, mais il existe une Anarchie intelligente, suprêmement constructive.

 

L’anarchie spirituelle est harmonieuse et constructive, parce que si d’un côté, nous ne prétendons être l’esclave d’aucune autorité religieuse, politique ou traditionnelle quelconque, d’un autre côté, nos actes seront l’expression d’une et même chose intensément vivante, créatrice.

 

L’océan d’énergie universelle, auquel se résout toutes choses, la science le démontre, voilà la source immortelle, intarissable, d’où procèdent les manifestations humaines, en une sublime communion.

 

C’est ici que se révèle la grande richesse, et la grande simplicité de la pensée de Krishnamurti.

« Le problème du monde est le problème individuel. »

 

II y a une Réalité Éternelle, en continuel mouvement, elle est un Éternel Présent.

« Si toute action est réellement l’expression de ce mouvement, elle produira une société nouvelle. »

« La vie devient alors, non une école où l’on apprend à lutter, à rivaliser, mais une vie vécue intelligemment, suprêmement heureuse. »

Iwan KHOWSKY

 http://www.revue3emillenaire.com/


Août 14 2017

Des yeux pour voir

L’art de voir est la seule vérité. (J.Krishnamurti)

Je ne désire pas ajouter aux nombreux systèmes existants de nouvelles théories, de nouvelles formules, ou de savantes explications.

Toutes les formules «toutes faites», les «explications», les «théories» ne sont que des moyens habiles pour vous évader de vos propres conflits.

La plupart des esprits désirent imiter, suivre, copier parce qu’ils ne savent plus penser fondamentalement par eux-mêmes.

Pour la plupart la douleur, le conflit est si intense, qu’ils préfèrent plutôt s’évader dans les religions, les systèmes, les théories, ces cristallisations de la pensée humaine. Lire la suite


Août 7 2017

Retrouver la joie et la spontanéité de l’enfant pour être heureux

Message des anges de la joie :

Spontanéité et joie

Allégez, allégez vos pensées, vos actions, vos croyances, libérez tous ces carcans qui vous empêchent de vivre heureux.

Pour vivre la joie, appelez et épousez l’énergie christique. Epousez cette énergie de lumière, de légèreté, de bonheur.

Un état qui peut vous apporter cette joie est la spontanéité.

La spontanéité est toute naturelle et est ouverte à tout ce qui peut justement activer le meilleur dans tout ce que vous faites.

En étant spontané vous n’êtes pas dans l’attente, vous n’êtes pas dans une attente de choses prévisibles, prévues que vous aimeriez avoir. En étant dans cette spontanéité vous accueillez toujours le meilleur, vous accueillez ce qui vient et vous élevez vibratoirement ce qui se fait. Lire la suite


Août 7 2017

Désobéissance civile

Un excellent travail d’une internaute …à lire….!

Je vous livre « sa charte personnelle  » car cela lui a demandé beaucoup de temps pour comprendre ce qu’il lui fallait pour être en phase avec son éthique sur cette Terre.

1) Je refuse la compétition qui est la base de l’ancien système, car j’ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants. Chacun avance à la mesure de ses possibilités et de ses prises de conscience. Le plus faible dans un domaine est le plus fort d’un autre domaine. L’échange d’expérience entre nous permet à chacun de s’exprimer tel qu’il est et de faire son chemin à son rythme. Nous sommes tous en phase constante d’apprentissage. C’est ainsi…


2) Je refuse l’humiliation et l’exploitation. Je me traite avec tendresse, je traite les autres avec tendresse et je n’accepte pas que l’on me traite autrement. Par extension, tout ce qui est matière est conscience et appartient à ma Source qui le met à ma disposition sans condition. Aussi, je traite tout ce qui m’entoure, tout ce qui est avec tendresse, gratitude et respect, car ce qui m’est donné peut être amené à servir à d’autres et je me dois d’en respecter l’essence et l’aspect afin que tous puissent en profiter de la même manière que moi. 
 
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Août 5 2017

« Le choix n’existe pas. » -Éric Baret (audio)

 choix« Et si le choix n’existait pas. Et s’il s’agissait d’une invention? D’une illusion? Le fait de ne pas avoir de choix peut être perçu comme une chose terrible, comme un manque de liberté, mais en en fait, il s’agit peut-être d’une extrême liberté, car si vous n’avez pas de choix, tout va bien. Dans la vie, il n’y a rien à acquérir, il n’y aucun objectif, vous n’avez aucun choix, il n’y a aucune nécessité ne serait-ce que la nécessité d’être. Comment serait votre existence si vous n’aviez pas toutes ces préoccupations? Il n’y a pas de préoccupation, il n’y a que la conscience. Je vous recommande d’écouter cet extrait audio tiré d’une conférence d’Éric Baret qui partage avec nous, simplement; sa pensée, sa philosophie et sa présence. » -Marc Lajoie, co-fondateur des Invité de Marc

 

En complément à cet extrait audio, je vous recommande de lire ON NE DÉCIDE DE RIEN un extrait du chapitre 15 du livre « Le Seul Désir » d’Éric Baret. (cliquez ici pour lire le texte)

 
Article en lien avec cette écoute : « La résistance est futile. » -Proverbe Borg

Éric BaretQui est Éric Baret

Sans études ni culture, Éric Baret ne possède aucune compétence particulière. Ayant été touché par la tradition non duelle à travers l’enseignement de Jean Klein, il propose de se mettre à l’écoute, sans but d’aucun profit. Rien à enseigner, pas d’enseignant.

Des rencontres pour la joie de ne rien être.

Site web d’Éric Baret : www.bhairava.ws


Août 2 2017

André Moreau – Le mouvement de l’être


Août 2 2017

Faire un pas dans le vide – Richard Lang


Juil 26 2017

Edouard Salim Michael : Connaitre son être Celeste


L’être humain cherche à connaitre son Être Suprême, son Être Céleste, mais il croit qu’il doit l’ajouter à ce qu’il est. Mais il n’est pas question d’ajouter quelque chose à ce qu’on est, de devenir mieux. Il s’agit de changer.

 

 

 

 

 

 

 

http://blogfr.meditation-presence.com

 


Juil 22 2017

Eckhart Tolle, le piège de la pensée conceptuelle


Juil 19 2017

Qui est Gangaji?