Juin 22 2017

L’APPEL DE L’ÊTRE de Mathieu Martel

Mathieu Martel est né à Montréal, le 22 juillet 1972. Professeur de philosophie au collégial, auteur et conférencier, il est engagé dans une pratique corporelle depuis plus de 15 ans et se consacre à la vie consciente. Il est sympathique à l’approche de la non-dualité, notamment à la tradition de l’advaïta-vedanta. Il a publié Présence (2005) et publiera prochainement La Puissance de l’instant (2012) aux Éditions Metanoïa.
 

Le choc radical de l’acceptation

L’inacceptable est souvent le fruit de notre aptitude à vivre trop souvent à partir de la perspective de la mémoire ou encore, de notre inaptitude à vivre, selon une perspective ouverte et accueillante, ce qui se présente à nous au moment présent.

Conséquemment, nous pouvons nous placer dans un mode de résistance à ce qui nous entoure ou à ce qui nous arrive, bref à tout ce qui se manifeste dans l’instant. Et plus encore, nous pouvons nous laisser prendre au jeu de la comparaison et du jugement plus souvent qu’à notre tour. C’est que nous croyons avec conviction que tout ce que nous voulons, pensons ou espérons devrait constituer la réalité. Trop souvent, nous vivons en pleine identification à nos plans, attentes et espoirs. Et très rarement, nous entrevoyons, la possibilité que quelque chose puisse être plus grand que nous même, au sens ou Emerson disait : « mon être parle davantage que ce que je dis ». Cela témoigne bien du fait qu’il y a quelque chose au plus profond de nous-même dont la source se situe bien au-delà de la persona, du masque. Cet espace où surgit des intuitions, de l’inspiration et de la créativité.  Est-ce parce que nous craignons l’imprévisible ? Est-ce parce que ce qui n’est pas en notre contrôle nous effraie ? Ou encore, est-ce parce que nous vivons selon une perspective, ou un champ de conscience restreint et davantage localisé plutôt qu’ouvert et global, que nous ne nous permettons pas de vivre en contact avec cette source ?  Ultimement, le sens de la vie se situe-t-il au-delà d’un simple volontarisme vitaliste que Nietzsche affirmait dans Le Crépuscule des Idoles : « Formule de mon bonheur : un « oui », un « non », une ligne droite, un but… » ?

« S’accepter soi-même relève d’un grand défi. »

L’inacceptable serait possiblement lié à la résistance que nous offrons à ce qui se présente à notre conscience. Cette résistance ne serait qu’en fin de compte qu’une résistance à la vie elle-même et à notre incapacité d’être à son écoute, de « prendre la vie pour guide » pour citer Pyrrhon d’Elis, philosophe grec ancien, père du scepticisme grec. Le manque d’écoute, de ressenti et d’attention est peut-être l’angle mort de notre vie moderne. Il nous est parfois difficile de revenir à l’essentiel et cela entraîne une distanciation d’avec notre être profond. Dès lors, nous sommes plutôt enclin à dire « non » à ce qui se présente bravant ainsi l’ écoute, le ressenti et l’attention. Notre plus grande difficulté est certainement d’être capable de reconnaître ce qui est et ensuite de l’accepter par surcroît. Dès lors,  une séparation s’impose entre nous et les événements, mais encore, surgit une difficulté à donner sens à ce que nous vivons et à ce qui nous arrive. Lire la suite


Juin 20 2017

Message de paix


Juin 14 2017

Croire en son rôle ou bien «Être»

par LilaLuz

La première étape de toute réussite consiste à croire en l’objectif, en le visualisant, en lui donnant de l’énergie afin de façonner cette possibilité que l’on désire réaliser.

On peut donc dire que « croire en son rôle » est tout aussi courageux que réaliser ce à quoi notre existence divine est destinée.

Il existe pourtant une profonde différence entre les deux niveaux.

Croire que l’on a une mission pour la Terre n’est pas « avoir » cette mission réellement, la rayonner comme étant Soi. Le Soi en question dépasse la notion personnelle et devient simplement  une conscience d’ Être « cela », et il arrive que l’ Être fasse son travail divin à l’insu de la conscience humaine : un être spirituel, un « Je suis » n’est pas une personnalité humaine et ne le sera jamais à moins d’être un avatar.

Croire, fait référence à une idée, à un objectif à atteindre, une image à honorer. Il s’agit de domestiquer sa pensée, de la concentrer pour « obtenir » ce que l’on désire par la force du mental. Concentré, le mental est très puissant et peut réussir à attirer des circonstances favorables, permettre d’utiliser ses sens avec acuité en tenant compte des détails visuels, auditifs dont on dispose. Les capacités psychiques sont utilisées dans de nombreux métiers et les mentalistes utilisent ce type de talent d’illusionniste pour séduire et obtenir des résultats, ils devinent ce que vous aimeriez entendre pour vous convaincre de leur bonne foi. Lire la suite


Juin 13 2017

Des yeux pour voir

L’art de voir est la seule vérité. (J.Krishnamurti)

Je ne désire pas ajouter aux nombreux systèmes existants de nouvelles théories, de nouvelles formules, ou de savantes explications.

Toutes les formules «toutes faites», les «explications», les «théories» ne sont que des moyens habiles pour vous évader de vos propres conflits.

La plupart des esprits désirent imiter, suivre, copier parce qu’ils ne savent plus penser fondamentalement par eux-mêmes.

Pour la plupart la douleur, le conflit est si intense, qu’ils préfèrent plutôt s’évader dans les religions, les systèmes, les théories, ces cristallisations de la pensée humaine. Lire la suite


Juin 6 2017

Vous n’êtes pas votre mental

Le plus grand obstacle à l’illumination

L’illumination, c’est quoi ?

Un mendiant était assis sur le bord d’un chemin depuis plus de trente ans. Un jour, un étranger passa devant lui. « Vous avez quelques pièces de monnaie pour moi ? » marmotta le mendiant en tendant sa vieille casquette de base-ball d’un geste automatique. « Je n’ai rien à vous donner », répondit l’étranger, qui lui demanda par la suite: « Sur quoi êtes-vous assis ? » « Sur rien, répondit le mendiant, juste une vieille caisse. Elle me sert de siège depuis aussi longtemps que je puisse m’en souvenir. » « Avez-vous jamais regardé ce qu’il y avait dedans ? » demanda l’étranger. « Non, répliqua le mendiant, pour quelle raison ? Il n’y a rien. » « Jetez-y donc un coup d’oeil », insista l’étranger. Le mendiant réussit à ouvrir le couvercle en le forçant. Avec étonnement, incrédulité et le coeur rempli d’allégresse, il constata que la caisse était pleine d’or.

Je suis moi-même cet étranger qui n’a rien à vous donner et qui vous dit de regarder à l’intérieur. Non pas à l’intérieur d’une caisse, comme dans cette parabole, mais dans un lieu encore plus proche de vous : en vous-même.

“Mais je ne suis pas un mendiant”, puis-je déjà vous entendre rétorquer.

Ceux qui n’ont pas trouvé leur véritable richesse, c’est-à-dire la joie radieuse de l’Être et la paix profonde et inébranlable qui l’accompagnent, sont des mendiants, même s’ils sont très riches sur le plan matériel. Ils se tournent vers l’extérieur pour récolter quelques miettes de plaisir et de satisfaction, pour se sentir validés, sécurisés ou aimés, alors qu’ils abritent en eux un trésor qui non seulement recèle toutes ces choses, mais qui est aussi infiniment plus grandiose que n’importe quoi que le monde puisse leur offrir.

Le terme “illumination” évoque l’idée d’un accomplissement surhumain, et l’ego aime s’en tenir à cela. Mais l’illumination est tout simplement votre état naturel, la sensation de ne faire qu’un avec l’Être. C’est un état de fusion avec quelque chose de démesuré et d’indestructible. Quelque chose qui, presque paradoxalement, est essentiellement vous mais pourtant beaucoup plus vaste que vous. L’illumination, c’est trouver votre vraie nature au-delà de tout nom et de toute forme. Votre incapacité à ressentir cette fusion fait naître l’illusion de la division, la division face à vous-même et au monde environnant. C’est pour cela que vous vous percevez, consciemment ou non, comme un fragment isolé. La peur survient et le conflit devient la norme, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Lire la suite


Juin 3 2017

Désobéissance civile

Un excellent travail d’une internaute …à lire….!

Je vous livre « sa charte personnelle  » car cela lui a demandé beaucoup de temps pour comprendre ce qu’il lui fallait pour être en phase avec son éthique sur cette Terre.

1) Je refuse la compétition qui est la base de l’ancien système, car j’ai conscience que ce fonctionnement engendre frustration et colère pour l’immense majorité des perdants. Chacun avance à la mesure de ses possibilités et de ses prises de conscience. Le plus faible dans un domaine est le plus fort d’un autre domaine. L’échange d’expérience entre nous permet à chacun de s’exprimer tel qu’il est et de faire son chemin à son rythme. Nous sommes tous en phase constante d’apprentissage. C’est ainsi…


2) Je refuse l’humiliation et l’exploitation. Je me traite avec tendresse, je traite les autres avec tendresse et je n’accepte pas que l’on me traite autrement. Par extension, tout ce qui est matière est conscience et appartient à ma Source qui le met à ma disposition sans condition. Aussi, je traite tout ce qui m’entoure, tout ce qui est avec tendresse, gratitude et respect, car ce qui m’est donné peut être amené à servir à d’autres et je me dois d’en respecter l’essence et l’aspect afin que tous puissent en profiter de la même manière que moi. 
 
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Juin 3 2017

Placide Gaboury – Inviter la grâce

 


Juin 2 2017

LE SILENCE GUÉRIT.

Printemps 2008 : deux femmes se rencontrent. L’une, Yolande, vit depuis cinq années une expérience indicible, basculement soudain, éternellement répété, de tout son être au tréfonds de l’Être. cet état – ce non état – se manifeste par un silence intense, un vide, une plénitude à la fois si extraordinaires et si simples qu’elle n’a longtemps pas eu de mots pour le dire. Étonnée d’abord, puis de plus en plus amoureuse de « cette chose » en elle qui a pris le pouvoir sur tout, Yolande se laisse guider, enseigner par elle. Et ressent de plus en plus le gout de partager ce Silence, cette manière d’être au monde empreinte de légèreté et de simplicité. L’autre, Laurence, autrefois journaliste, se consacre à l’écriture, à la pratique du yoga et à la fréquentation des textes inspirés, qu’ils soient de métaphysique non duelle ou de mystique chrétienne et soufie.
Entre Yolande et Laurence, l’idée d’un livre germe. Elles ont du temps toutes deux, s’abandonnent au hasard providentiel de leurs conversations et de leur amitié naissante. Les mois passent…bientôt une année…LE SILENCE GUÉRIT en est le fruit. A la fois tentative de dire cet indicible qu’on appelle l’Éveil et regard du témoin, Laurence, qui donne à voir Yolande dans sa vie de tous les jours et se trouve elle-même gagnée par des espaces de présence silencieuse, ce livre à quatre mains fait se tenir cote à cote une vie touchée par la grâce, une autre par l’espérance. Hors de tout courant spirituel ou religieux, puisque né d’une libération intérieure spontanée, il témoigne du saisissement par l’ultime Réalité de soi-même et de tout. Saisissement, Silence qui est  » l’ultime guérison, puisqu’il guérit de l’idée d’être une personne ».

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Mai 29 2017

Le réel et l’illusoire

 

Qu’est-ce qui est réel et qu’est-ce qui est illusoire? Pour la plupart d’entre nous, la question ne se pose même pas. Nous vivons avec la certitude que la manifestation, c’est-à-dire la multiplicité de tout ce qui nous entoure, constitue le réel. Pourtant, les sages affirment que le monde n’est qu’une illusion. Mais en quoi consiste exactement cette « illusion » à laquelle ils font référence?Est illusoire, selon eux, tout ce qui apparaît et disparaît, autrement dit tout ce qui se manifeste sous forme de phénomène ou de création. Ce qui est illusoire est réputé transitoire, de par sa nature. Tout ce qui se manifeste est éphémère, soit ayant un début et une fin. Ajoutons aussi que ces manifestations ou toutes choses qui font leur apparition ne peuvent avoir une existence indépendante en ce sens qu’elles dépendent de « quelque chose » pour apparaître.Et quel est ce « quelque chose » ? Autrement dit, que faut-il, outre le mécanisme de l’espace-temps, pour qu’une manifestation puisse prendre forme? Il faut un « fond », une « substance », un substrat, une sorte de dimension éternelle et infinie sur laquelle prennent forme toutes les apparences. Cela qui Est, ce « fond », c’est l’Être, ou encore l’ Êtreté. Ce sentiment d’Être, d’exister, présent et inhérent dans tout ce qui existe, y compris notre organisme corps-esprit, est exactement ce que nous sommes essentiellement. En d’autres mots, c’est là notre véritable nature. Lorsque cela est vu clairement, se révèle alors le réel.

Mai 26 2017

Le Mandala de l’Être

« Si l’on se connaît suffisamment, cela devient évident que si l’esprit quitte le moment présent il ne peut aller que dans quatre directions essentielles. Le Mandala de l’Être est un outil que j’ai développé qui permet de prendre conscience de là où nous allons lorsque nous quittons le moment présent et, à travers cette prise de conscience, de revenir dans le Maintenant. Un Mandala est dessin symbolique du Soi.

À la base, il y a un cercle avec quatre directions et avec une forte orientation vers le centre. Le centre représente le Maintenant de nous-mêmes, et les quatre directions indiquent là où nous allons quand nous ne sommes plus dans le présent. Je me vis là comme étant toujours assis au bord de ce vide qui est au centre. J’appelle ceci le « Mandala de l’Être », parce que le centre c’est le Maintenant. La condition de ce Maintenant, c’est que le corps et l’esprit soient au même endroit.

[Schéma extrait de Vivre au Présent par Faye Mandell (Guy Trédaniel Editeur)] Lire la suite