Avr 16 2017

Principes de Sagesse et de folie (André Moreau)


Mar 24 2017

Le Parcours immobile (André Moreau)


Mar 23 2017

Capsule Jovialiste #37 :) la liberté


Mar 15 2017

Chroniques de l’éternité – André Moreau

« J’ai décidé de parler de l’invisible où je passe plus de temps que dans le visible sur cette terre. Le fait d’avoir consacré tant de temps à l’immatérialisme m’a amené à déconstruire les limites que le mental dresse facilement devant nous pour nous empêcher de ressentir la profonde continuité qui nous unit à toutes choses. J’ai réussi à retrouver le temps absolu de l’enfance où les jours n’avaient pas de fin et où demain semblait une abstraction incompréhensible. Demain n’existe plus pour moi. De même que l’absolu est immanent au relatif, l’éternité que j’éprouve et constitue est immanente à ce temps sans fin que j’associe au parcours immobile de l’existence. Cette compréhension explicite infinie imprègne mes rapports à mon corps, aux autres, à la vie, aux choses de l’esprit. Si je mets l’accent sur mon corps, je sens sa chaleur, je vois sa beauté. Si je déplace le foyer de mon attention sur l’éther qui enveloppe les choses qui ne périssent pas, je sens l’infini. Mon être est des deux côtés. » André Moreau, philosophe

BIOGRAPHIE – André Moreau est un philosophe et un écrivain québécois né le 8 février 1941 à Montréal. Docteur en philosophie de la Sorbonne, il a écrit une oeuvre monumentale de plus de cent titres dont cinquante-cinq sont publiés à ce jour. Il a développé une philosophie classique possédant une épistémologie, une métaphysique et une éthique fondées sur une critique systématique de la matière.
 
La démarche d’André Moreau est multidirectionelle : académique par ses traités, accessible aux intellectuels par ses essais et populaire par ses aphorismes et ses nombreuses apparitions à la télévision. Personnage controversé, dont le sérieux a souvent été mis en doute à cause de son vocabulaire inhabituel, il a tenté de rendre la philosophie accessible aux profanes, non sans développer une pensée profonde pouvant servir d’amorce à une réflexion mondiale. Ses ouvrages, souvent fort volumineux, ne sont pas destinés à tout le monde. Penseur privé, il poursuit la diffusion du jovialisme (l’éloge de la joie) à travers différentes rencontres publiques animées tant au Québec qu’en Europe. Il a créé le Marathon Philosophique de Montréal au cours duquel il a parlé pendant plus de 24 heures consécutives (1983) et fondé le Mouvement Jovialiste pour regrouper le public épris de sa pensée.  
 
Site Web : AndreMoreau.ca

Prochaine conférence « Invité de Marc » : Clés pour sortir de l’hypnose collective le jeudi 8 septembre 2011 @ 19h30


Mar 3 2017

Nourrir son crocodile (André Moreau)


Jan 30 2017

Citation du jour : La fuite

« L’évolution est une fuite en avant, l’hérédité une fuite en arrière, Dieu une fuite par en haut, l’inconscient une fuite par en dedans, la matière une fuite par en dehors. »

– André Moreau, philosophe et jovaliste

Source : http://andremoreau.ca/

Déc 31 2016

Crois-tu donc que tu vis? (André Moreau)


Juin 4 2016

André Moreau : Vision intégrale de l’Homme et de l’Univers (article inédit)

Pas d’éveil possible et durable sans une structure de consolidation spirituelle appropriée aux démarches faites en ce sens. J’ai remarqué que la plupart de ceux qui se consacrent à la pensée spirituelle sont d’une déplorable confusion mentale, comme si la spiritualité s’opposait à l’intellectualité. Il n’en est rien. Il est temps que l’on réagisse contre ces spéculations vagues qui donnent à penser que le spirituel n’a besoin ni de structure, ni de discipline, ni d’organisation. Il est trop facile de dire que l’homme en quête de son être doit pro-gresser, évoluer, s’améliorer. Une telle évolution n’existe pas. C’est un fantasme qu’entretiennent ceux qui ne sont pas pressés d’arriver au but visé qui consiste à être parfait. J’ai constaté le parti pris général dans le domaine de la spiritualité contre tout esprit de système. C’est une grave lacune et même une erreur coûteuse. Un système est ce qui permet à un individu qui brigue l’éveil de ne pas sombrer dans le flou des vaticinations creuses. Les touristes de la connaissance qui se réclament de l’Inde ou de la Chine ne parviendront jamais à installer leur être profond au cœur de leur vie, car la réalisation consiste à devenir ce que l’on est et ne souffre aucun délai. Pour pouvoir s’avancer dans le domaine de la connaissance, il faut un système de référence qui nous empêche de dire n’importe quoi comme c’est trop souvent le cas. Une éthique est nécessaire pour pouvoir adopter une attitude cohérente dans la démarche qui consiste à se sentir Dieu. Il est contre-indiqué de s’en remettre à un principe transcendant déjà existant qui guide nos pas. Cheminer, c’est se perdre, s’imposer des délais, remettre à plus tard le soin d’« être » tout de suite.

LA MATIÈRE N’EXISTE PAS

Mes études en épistémologie m’ont appris que c’est à tort que l’on évoque des forces « arhimaniennes » qui viennent contrer l’élan de la personne engagée dans la conversion de ce qu’elle représente en ce qu’elle a à être. De telles forces n’existent pas et, si on se les imagine, ce n’est que dans la perspective où l’on comprend que le mal (la limite) n’est rien d’autre que le fumier dont le bien a besoin pour devenir le mieux.

Une observation attentive de mon expérience m’a montré qu’on ne perçoit jamais la matière, qu’il s’agit là d’une forme de mensonge substantiel qui sert de soutien à tous les obstacles que notre propre « nolonté » dresse devant nous, la « nolonté » n’étant que l’impossibilité qu’éprouve la volonté de s’affirmer elle-même sans chercher à s’annuler.

Ce que j’ai constaté se résume à ceci : nous ne percevons que ce que nous nous donnons à connaître. Imaginer derrière nos perceptions un monde en retrait – en-soi, matière, grand « X » indéterminé, noumène, Dieu transcendant ou Grand Autre absolu – relève de la fantaisie. Il n’y a que nous face à nous-même. Penser qu’une longue évolution nous a permis d’être, c’est revenir à l’époque où l’on soutenait que l’homme descend du singe, alors qu’il n’est qu’une représentation dans notre esprit. Tout est un programme. Et ce programme est constitué par nous comme une limite à laquelle nous avons à nous heurter pour pouvoir nous illimiter. Rien n’est dans la matière, tout est dans la manière. Et le véritable travail spirituel consiste à comprendre que nous sommes seuls avec nous-mêmes face à l’idéal que nous nous proposons.

L’ABSOLU EST IMMANENT AU RELATIF

Un jour, je m’interrogeai à propos de ce « Dieu d’amour » qu’on me proposait et je me dis : « Voilà une mauvaise formulation. Il faut plutôt penser : l’absolu est immanent au relatif ». Que voulais-je dire alors ? Je crois bien que je m’étais aperçu que les profondeurs sont dans les surfaces et qu’il n’y a rien de si vaste, de si étranger à quoi je ne puisse avoir accès spontanément sans me torturer l’esprit avec une herméneutique. Pour pouvoir être dans la vérité, au lieu d’aller s’imaginer quelque transcendance la plupart du temps impénétrable, il fallait identifier et répertorier ce que j’appellerai « les morceaux de Dieu » dans la réalité. Bien sûr, une telle expression exprime de façon commode ce que je pense des objets idéaux éternels que je nomme parfois aussi des immatériaux. En effet, dès mon plus jeune âge, j’ai été frappé par des surgissements de beauté, d’harmonie, qui constituaient autant de formes plastiques se référant à ce que j’avais à devenir. Je recherchais avidement ces forces disséminées dans mon expé-rience de tous les jours, refusant d’admettre que ce qui dominait ma vie était un inconnaissable.

On m’objectera que c’était là une critique adressée à toute connaissance substantielle. Je n’en disconviens pas. S’il fallait que je sois tout pour moi, que je sois ce qui compte à mes yeux, je ne pouvais pas admettre que je puisse me conduire envers moi com-me si j’étais quelque substance secrète à connaître. Je découvris vite l’imposture de la connaissance de soi qui implique invariable-ment l’idée d’une fouille archéologique dans ses tréfonds comme si nous étions des étrangers à nous-mêmes. Or, ce n’était pas le cas : j’avais à m’inventer moi-même, à m’augmenter de ce que je suis, à me choisir moi-même comme absolu. Il n’en fallait pas plus pour que je décline toute invitation à la prière, tout idéal visant à regarder l’horizon les yeux humides, et que j’entreprenne de me délier intérieurement en reconnaissant que je suis cet état fondamental que recherchent les saints, les sâdhus, les rishis, les mystiques. Je me rappelle qu’à 18 ans, je m’étreignais moi-même, tout content d’apercevoir en moi le tissu cosmique de la félicité. Lire la suite


Mai 22 2016

Le salut par les catastrophes

André Moreau adore les catastrophes parce qu’elles nous tiennent éveillés. Il voit en elles une source d’informations enrichissantes pour l’humanité. Chaque fois qu’il est confronté à un grave problème, son intelligence tressaille de joie. Il voit dans tous nos maux le fumier dont le bien a besoin pour devenir le mieux. Bien sûr nos gouvernements ne partagent pas son enthousiasme pour les catastrophes. Ils voudraient les citoyens paisibles et soumis, car toute rébellion de leur part remettrait en cause leur autorité. Mais s’éveiller, c’est refuser de se soumettre, c’est obliger son système nerveux à s’enrichir des chocs qu’il reçoit. Les humains ne se sont pas programmé un bel avenir. Ils attendent l’Apocalypse avec ferveur. Plusieurs sont déjà déçus de ne pas la voir se produire aussi rapidement qu’ils le souhaiteraient. Le monde s’en va chez le diable, mais il reste sur terre des hommes et des femmes qui ont le goût de l’infini, qui veulent se sentir Dieu. Vivre ainsi, c’est tout se permettre. Comprenez-moi bien ici, il ne s’agit pas de finir ses jours en taule. Comme le dit Cocteau, il faut savoir jusqu’où aller trop loin. Le contrôle de soi est destructeur et maladif. L’individu réalisé ne se maîtrise jamais. Il se laisse être, il s’autorise à être sans restriction d’aucune sorte, il s’exprime totalement. Il vit sur les cimes. C’est un être pur qui n’hésite pas à balayer les vingt siècles de malheur chrétien que nous venons de traverser pour les remplacer par l’expérience tout embrassante de l’être.

Source: http://jovialiste.ca/jovial/moreau.htm

 

Prochaine conférence « Invité de Marc » : Clés pour sortir de l’hypnose collective le jeudi 8 septembre 2011 @ 19h30 


Fév 19 2012

Conférence : L’effort est le signe de l’erreur – André Moreau


Il reste encore quelques billets pour la prochaine conférence d’André Moreau : « L’effort est le signe de l’erreur« . Cette conférence aura lieu jeudi prochain le 23 février @ 19h30 à Prévost au « Centre l’Éveil ».

Vous pouvez vous procurer vos billets aux points de ventes suivants :

– DÉPANNEUR DU LAC RENAUD ◊ 1100 CHEMIN DES QUATORZE-ILES À PRÉVOST ;
– LIBRAIRIE QUINTESSENCE  ◊ 275 PRINCIPALE À ST-SAUVEUR.

« Contrairement à une certaine mentalité populaire, les grandes choses se font toujours facilement. » – André Moreau, philosophe et jovialiste