Avr 27 2017

La crise n’est pas dans le monde extérieur, elle est dans notre conscience elle-même

Si nous examinons nos rapports actuels les uns avec les autres, qu’ils soient intimes ou superficiels, profonds ou passagers, nous voyons qu’il y a toujours fragmentation.  La femme ou le mari, le jeune homme ou la jeune fille, chacun vit sa propre ambition, ses buts personnels et égoïstes, enfermé dans son propre cocon.  Tous ces éléments contribuent à la construction d’une image en soi-même, tous nos rapports avec autrui passent à travers cette image et, par conséquent, il n’y a aucune relation réelle directe. Je ne sais pas si vous avez conscience de la structure de la nature de cette image que chacun construit autour de soi et en lui-même.  Cela se fait à chaque instant, et comment peut-il y avoir des relations avec autrui quand existent cet élan personnel, cette envie, cette esprit de compétition, cette avidité, et toutes ces forces qui sont entretenues et exagérées dans notre société moderne ?

Comment pourrait-il y avoir des relations avec un autre si chacun de nous est lancé à la poursuite de sa propre réussite personnelle, de son propre succès ? Je ne sais pas si nous avons conscience de tout ceci. Nous sommes ainsi conditionnés que nous l’acceptons comme étant chose normale, le modèle de la vie, chacun de nous devant poursuivre ses propres particularités, ses propres tendances, et néanmoins s’efforcer d’établir des relations avec autrui. N’est-ce pas là ce que nous faisons tous ?  Vous êtes peut-être marié, et vous allez au bureau ou à l’usine ; quoique que vous fassiez pendant la durée de la journée, c’est cela que vous poursuivez. Et votre femme est chez elle, ayant ses propres ennuis, en proie à ses propres vanités, avec tout ce qui se passe autour d’elle. Et qu’elles sont alors les relations existant entre ces deux être humains ? Au lit, dans leur vie sexuelle ? Des relations tellement superficielles, limitées et circonscrites ne sont-elles pas en elles-mêmes l’essence de la corruption ? Lire la suite

Avr 22 2017

André Moreau : sur le bonheur

André Moreau sera mon prochain invité : L’effort est le signe de l’erreur le jeudi 23 février 2012 @ 19h30. C’est un rendez-vous!

André MoreauEn conférence, ses thématiques et son langage coloré se rapprochent de U.G. Krishnamurti et de Nisargadatta Maharaj. André Moreau est un hédoniste avec de la profondeur. Étant un moniste dans la tradition de la non-dualité, il ne se sent pas séparé.

L’effort est le signe de l’erreur

La confiance va rarement du côté de l’effort mais vers la facilité organisée. Le naturel ou le vrai s’accomplit sans effort. Contrairement à une certaine mentalité populaire, les grandes choses se font toujours facilement. La créativité est une énergie sauvage qu’il faut apprendre à reconnaitre. Il faudrait pouvoir la mobiliser en temps voulu. L’infini ne se laisse saisir que par les audacieux.

Docteur en philosophie de la Sorbonne (1966), auteur de plusieurs traités, André Moreau a été progressivement écarté des milieux universitaires à cause de l’originalité troublante de sa pensée. Son érudition, son sens de l’humour et sa capacité à surprendre ne laissent pas indifférent, d’autant plus que son oeuvre écrite de 47 ouvrages intrigue et séduit à la fois.

En conférence, ses thématiques et son langage coloré se rapprochent de U.G. Krishnamurti et de Nisargadatta Maharaj. André Moreau est un hédoniste avec de la profondeur. étant un moniste dans la tradition de la non-dualité, il ne se sent pas séparé.

Article paru dans l’Originel Magazine du 10 octobre 2007 par Claire Mercier

André Moreau sera mon prochain invité : L’effort est le signe de l’erreur le jeudi 23 février 2012 @ 19h30. C’est un rendez-vous!


Avr 20 2017

Entrevue avec Charles Antoni, fondateur de la maison d’édition L’Originel

Je vous invites à visionner cette magnifique entrevue réalisé par Paul-André Jetté de Réseau Vox Populi. De nombreux thèmes sont abordés dans les livres de Charles Antoni, tels que le développement personnel, la non-dualité, les philosophies de l’éveil, la Corse, l’enseignement soufi, Gurdjieff, la littérature, le yoga, la santé et le bien-être.


Avr 18 2017

Un dialogue avec soi-même – Krishnamurti

Je me rends compte qu’il ne peut y avoir amour quand il y a jalousie, qu’il ne peut y avoir amour quand il y a attachement. Mais peut-on être libre de jalousie et d’attachement ?

Je m’aperçois que je n’aime pas. C’est là un fait. Pourquoi me moquer de moi-même ; pourquoi prétendre à ma femme que je l’aime. Je ne sais pas ce qu’est l’amour.

En revanche je sais fort bien que je suis jaloux, et je sais que je lui suis terriblement attaché et que, dans l’attachement, il y a de la crainte, il y a de la jalousie, de l’angoisse ; il y a un sentiment de dépendance. Je n’aime pas être dépendant, mais je le suis parce que je me sens solitaire. On me bouscule au bureau, à l’usine et, quand je reviens chez moi, je veux trouver du réconfort, une présence, je veux échapper à moi-même. Alors je me de­mande : comment puis-je être libre de cet attachement ? Je parle d’attachement à titre d’illustration, comme je pourrais parler d’autre chose. Lire la suite


Avr 14 2017

Krishnamurti L’intérêt de la méditation : une société juste

Le miracle de l’attention. C’est le premier des propos de Krishnamurti dans cet ouvrage paru chez Stock qui s’intitule : Cette lumière en nous : la vraie méditation. J’ai eu la tentation de vous dire avant de commencer : un autre qui ne sera pas facile à suivre. Il faut avouer que Krishnamurti constitue un cas très particulier.

Le cheminement de Krishnamurti et son message

Krishnamurti
Quand il était jeune homme, il a été adopté par la Société Théosophique, en Inde. C’était un jeune homme très brillant, très beau aussi, qui était appelé à devenir le leader de ce mouvement dans le monde. C’était un peu comme le Messie, à un moment. Ce qui est étonnant, c’est que malgré sa formation théosophique, ses études à Londres, occidentalisées en même temps que conservant ses racines orientales, il ait eu la force, à un moment, de renoncer officiellement à son rôle de messie, de se détacher de ses tuteurs et de la théosophie.  » La vérité est un pays sans chemins, dit-il. Il n’existe pas de sentier qui y conduise, ni de religion ni de secte. Tel est mon point de vue que je défends absolument et inconditionnellement. La vérité ne connaît pas de limites, elle ne peut être conditionnée. Elle ne peut être atteinte par des voies prédéfinies et ne peut donc pas non plus être organisée. C’est pourquoi il ne faudrait pas fonder des organisations qui conduisent les humains sur un chemin particulier ou les obligent à l’emprunter. Si seulement cinq personnes veulent écouter, vivre, tourner leur visage vers l’éternité, cela suffit. Comme je l’ai dit, je n’ai qu’un seul but : libérer l’homme, lui donner l’impulsion pour qu’il se libère lui-même.  »

Voilà en gros le message de Krishnamurti : il va falloir que vous le fassiez vous-même. Vous êtes votre propre gourou mais encore faut-il que vous en preniez conscience, que vous soyez à l’écoute, etc.
L’attention totale

KRISHNAMURTI.
Cette lumière en nous :
la vraie méditation,
Éd. Stock,
1999

Par opposition à la distraction, puis au vacarme du mental qui parle tout le temps comme un imbécile dans notre tête (la mienne en tous les cas), l’attention totale constitue le moyen d’en venir à bout .  » Êtes-vous attentif à ce que dit l’orateur en ce moment même?, demande Krishnamurti lors d’une conférence. Ou écoutez-vous en ayant l’esprit prompt à la comparaison […]? L’attention, c’est autre chose, n’est-ce pas? Mais si votre attention implique votre être tout entier – votre corps, vos nerfs, vos yeux, vos oreilles et votre esprit – il n’existe plus alors de centre à partir duquel rayonne l’attention – il n’y a plus que l’attention pure. Et cette attention est silence absolu. Écoutez-moi bien! dit-il. Car personne d’autre ne vous tiendra de tels propos, malheureusement, alors de grâce soyez pleinement attentif […]  »

 » La vertu, c’est l’ordre, dit-il plus loin, et l’ordre ne peut être compris que lorsqu’on a exploré à fond le désordre qui règne en soi. Nous menons, il est vrai, des vies désordonnées : c’est un fait. Le désordre, ce sont les contradictions, la confusion, la diversité des désirs péremptoires, les actes démentant les paroles, les idéaux auxquels on s’accroche, et le clivage entre soi-même et ses idéaux. Le désordre, c’est tout cela, et lorsque vous en prenez conscience et que vous y accordez votre attention pleine et entière, cette attention fait éclore l’ordre, c’est-à-dire la vertu – qui est quelque chose de vivant, que nul artifice, nulle pratique n’ont jamais défigurée.
 » La méditation est nécessaire à la compréhension même de notre existence quotidienne.  »
 » La méditation vécue au quotidien n’est autre que la transformation de l’esprit, c’est une révolution psychologique qui fait que l’existence quotidienne telle que nous la vivons […] est pleine de compassion, d’amour, et de l’énergie nécessaire pour transcender toute forme de médiocrité, de petitesse, de superficialité. Quand l’esprit se tait – qu’il est réellement silencieux, mais pas de manière forcée, sous la contrainte d’un désir, d’un vouloir – il naît alors un mouvement d’un tout autre genre qui n’est pas de l’ordre du temps. […] » La méditation est nécessaire à la compréhension même de notre existence quotidienne. Cela veut dire qu’il vous faut être totalement attentif à ce que vous faites, à votre façon de vous adresser aux autres, à votre façon de marcher  Méditer en marchant, de penser, à ce qui fait l’objet de vos pensées : prêtez attention à tout cela fait partie intégrante de la méditation « , écrit Krishnamurti.
Pour une société juste
 » La condition indispensable est la méditation « , nous dit Krishnamurti.      » Pourquoi l’homme n’a-t-il pas su changer? Car il change très peu, de façon marginale, tout en exigeant par ailleurs une société meilleure. Il veut que l’ordre règne, non seulement en lui-même et dans ses relations – intimes ou autres –, mais il veut aussi voir régner dans le monde une certaine paix, il veut avoir le loisir de s’épanouir, d’accéder à une certaine forme de félicité. […]

 » Notre planète n’a jamais connu d’époque exempte de guerres, de tueries, d’anéantissement réciproque – une religion en détruisant une autre, une institution en dominant une autre pour mieux l’éliminer […]. Conscients comme vous l’êtes de ce conflit sans fin, ne vous demandez-vous jamais s’il est possible de vivre dans cet univers sans chercher à fuir au sein d’une communauté, sans se faire moine ou ermite, mais d’y vivre d’une manière saine, heureuse, intelligente, sans le moindre conflit intérieur ou extérieur? Si vous vous posez la question – et vous le faites, j’espère en ce moment même, car nous menons ensemble cette réflexion –, alors que vous êtes en droit d’exiger l’avènement d’une société juste « , dit-il.  » Cet immense chaos, cet immense désordre qui règne dans le monde entier, met en danger toute forme de vie. Il gagne du terrain de toutes parts. C’est pourquoi tout être qui se livre à une observation sérieuse de lui-même et du monde se pose nécessairement ces questions. Les scientifiques, les hommes politiques, les philosophes, les psychanalystes, les gourous – qu’ils soient originaires de l’Inde, du Tibet ou de chez vous – n’ont pas résolu les problèmes qui nous assaillent en tant qu’être humain; ils ont émis toutes sortes de théories mais n’ont pas résolu les problèmes. Personne ne le fera à notre place : c’est à nous qu’il incombe de résoudre nous-mêmes ces problèmes, parce que c’est nous qui en sommes la cause. Mais malheureusement nous n’avons pas envie de regarder de près nos propres problèmes, de les creuser, et de découvrir pourquoi nous vivons en égoïstes obnubilés par notre propre ego. […]
 » Sur le plan psychologique, vous êtes le monde et le monde c’est vous.  »     » Sommes-nous prêts à approfondir le problème de la connaissance de soi? Car chacun d’entre nous est le monde? Les êtres humains, partout dans le monde, et quelle que soit leur couleur, leur religion, leur nationalité, leurs croyances, souffrent psychologiquement au plus profond d’eux-mêmes. Ils passent par des angoisses terribles et une solitude extrême, par d’immenses désespoirs, par des dépressions profondes, et ils ont l’impression que la vie qu’ils mènent n’a pas de sens. Psychologiquement parlant, les hommes sont les mêmes aux quatre coins du monde. C’est une réalité, une vérité, un fait avéré. Donc, sur le plan psychologique, vous êtes le monde et le monde c’est vous. Et lorsque vous comprenez ce que vous êtes, c’est l’ensemble de la structure humaine que vous comprenez. Il ne s’agit pas d’une simple investigation nombriliste, car lorsque vous vous connaissez vous-même et que vous vous transcendez, une nouvelle dimension voit le jour.

 » Qu’est-ce qui pourrait nous faire changer? D’autres chocs? D’autres catastrophes? Des formes de gouvernement différentes? Des images différentes? D’autres idéaux? Tout cela, vous l’avez largement expérimenté et pourtant vous n’avez pas changé. Plus notre éducation devient sophistiquée, plus nous devenons ‘ civilisés ’ – c’est-à-dire de plus en plus éloignés de la nature – plus nous devenons humains. Que faut-il faire dans ce cas? Puisque rien d’extérieur à nous-mêmes ne viendra à notre secours – pas même les dieux –, il devient alors évident que je dois compter sur moi seul pour me connaître moi-même. Je dois avoir une vision lucide de ce que je suis et me transformer radicalement. De cette mutation jaillit alors le bien. Et une société juste peut alors se créer. «  » La condition indispensable est la méditation, nous dit Krishnamurti. – Dans le sens où il l’entend, c’est une attitude beaucoup plus qu’une technique qui nous permettrait de créer cette société juste. – Ce terme de méditation – comme celui d’amour – a été galvaudé, traîné dans la boue. Ce mot est pourtant si beau, si chargé de sens. Il a tant de beauté – pas dans le mot en soi mais dans le sens dont il est porteur. Nous allons vérifier nous-mêmes s’il nous est possible d’accéder à cet état où l’esprit est en perpétuelle méditation. Mais pour donner à cet esprit des bases solides, il faut comprendre ce que signifie l’existence – ce qu’il en est de la vie et de la mort. Comprendre la vie et la portée extraordinaire de la mort : c’est cela, la méditation, et non la quête de quelque expérience mystique intense, ni la répétition constante d’un chapelet de mots – si saints, si anciens ces mots-là soient-ils.  »

Assez étonnant ces propos de Krishnamurti.

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Par 4 chemins/ Le 4 février  2001/3e heure
Micro : Jacques Languirand/ Transcription : Noëllise Turgeon/
Édition : Stéphanie Adam Le Roch/ Révision : Nicole Dumais
Documentation : Rosalie Dumontier /Infographie : Pascal Languirand
© 2000 Productions Minos Ltée./ Tous droits réservés pour tous pays.
    http://www.radio-canada.ca


Avr 10 2017

Des yeux pour voir

L’art de voir est la seule vérité. (J.Krishnamurti)

Je ne désire pas ajouter aux nombreux systèmes existants de nouvelles théories, de nouvelles formules, ou de savantes explications.

Toutes les formules «toutes faites», les «explications», les «théories» ne sont que des moyens habiles pour vous évader de vos propres conflits.

La plupart des esprits désirent imiter, suivre, copier parce qu’ils ne savent plus penser fondamentalement par eux-mêmes.

Pour la plupart la douleur, le conflit est si intense, qu’ils préfèrent plutôt s’évader dans les religions, les systèmes, les théories, ces cristallisations de la pensée humaine. Lire la suite


Avr 8 2017

Le sens du bonheur par Krishnamurti – la différence entre la réforme et la vraie révolte

Extrait de Le sens du bonheur par Krishnamurti – la différence entre la réforme et la vraie révolte
Dès votre naissance, dès les premières impressions que vous recevez, votre père et votre mère ne cessent de vous dire ce qu’il faut faire et ne pas faire, ce qu’il faut croire et ne pas croire, on vous dit que Dieu existe, ou qu’il n’y a pas de Dieu, mais que l’Etat existe et qu’un certain dictateur en est le prophète. Dès l’enfance, on vous abreuve de ces notions, ce qui signifie que votre esprit, qui est très jeune, impressionnable, curieux, avide de connaissances et de découvertes, est petit à petit enfermé, conditionné, façonné de telle sorte que vous allez vous conformer aux schémas d’une société particulière, au lieu d’être un révolutionnaire. Et comme cette habitude d’une pensée formatée s’est déjà ancrée en vous, même si vous vous « révoltez » effectivement, c’est sans sortir du cadre des schémas établis. A l’image de ces prisonniers qui se révoltent pour être mieux nourris, avoir plus de confort mais en étant toujours dans l’enceinte de la prison. Lorsque vous cherchez Dieu, ou que vous voulez découvrir ce qu’est un gouvernement équitable, vous restez toujours dans le cadre des schémas de la société qui dit : « Telle chose est vraie, telle autre est fausse, ceci est bien et cela est mal, voici le leader à suivre, et voilà les saints à prier ». Ainsi votre révolte, comme la prétendue révolution suscitée par des gens ambitieux ou très habiles, reste toujours limitée par le passé. Ce n’est pas cela, la révolte ; ce n’est pas cela, la révolution : il s’agit là simplement d’une forme exacerbée d’action, d’un combat plus courageux que d’ordinaire mais toujours dans le cadre des schémas établis.

La vraie révolte, la vraie révolution consiste à rompre avec ces schémas et à explorer en dehors d’eux. Tous les réformateurs, peu importe qui ils sont, ne s’intéressent qu’à l’amélioration des conditions dans l’enceinte de la prison. Jamais ils ne vous incitent au refus du conformisme, jamais ils ne vous disent : « Abattez les murs de la tradition et de l’autorité, franchissez-les, dépouillez-vous du conditionnement qui emprisonne l’esprit. » Or la véritable éducation consiste à ne pas simplement exiger de vous la réussite aux examens en vue desquels on vous a bourré le crâne, ou la retranscription de choses apprises par cœur, mais vous aider à voir les murs de cette prison dans laquelle votre esprit est enfermé. La société nous influence tous, elle façonne notre pensée, et cette pression extérieure de la société se traduit peu à peu sur la plan intérieur ; mais aussi profond qu’elle pénètre, elle agit toujours de l’extérieur, et l’intérieur n’existe pas pour vous tant que vous n’avez pas brisé l’emprise de ce conditionnement. Vous devez savoir ce que vous pensez, et savoir si c’est en tant qu’hindou, musulman ou chrétien que vous pensez, c’est-à-dire en fonction de la religion à laquelle vous vous trouvez appartenir. Vous devez être conscients de ce que vous croyez ou ne croyez pas. C’est de tout cela que sont faits les schémas de la société, et si vous n’en prenez pas conscience, vous en êtes prisonniers, même si vous croyez être libres. Mais dans la plupart des cas, nous ne nous préoccupons que d’une révolte circonscrite à l’enceinte de la prison ; nous voulons de meilleurs repas, un peu plus de lumière, une plus grande fenêtre pour voir un plus grand pan de ciel. »

http://cequiest.blogg.org


Avr 5 2017

L’intelligence – Krishnamurti

« Qu’adviendra t`il de nous tous une fois atteint l’age d’homme ou de femme ? Vous êtes-vous jamais demandé ce que vous alliez faire quand vous serez adultes ? Selon toute probabilité, vous allez vous marier, et, avant même de comprendre ce qu’il vous arrive, vous serez devenus parents ; vous serez alors ligotés à votre bureau ou à votre cuisine, où vous allez peu à peu dépérir. Votre vie va-t-elle se résumer à cela ? Vous êtes-vous déjà posé la question ? Cette question n’est-elle pas légitime ? Si vous êtes issus d’une famille riche, une belle situation, votre père peut vous assurer un emploi rémunérateur ; ou vous pouvez faire un beau mariage ; mais là encore, vous allez vous abîmer, vous détériorer. Vous saisissez ? Lire la suite


Mar 31 2017

« Tout est là. » -Jiddu Krishnamurti

Libérer l'esprit« Se libérer de la société suppose de n’être ni ambitieux, ni cupide, ni en proie à la compétition. Cela signifie n’être rien en regard d’une société, elle-même en proie à l’ambition d’être quelque chose. Mais ceci, voyez-vous, est extrêmement difficile à accepter car vous risquez d’être piétiné ou laissé de côté, vous n’aurez rien. Et c’est précisément dans ce rien que réside la santé mentale.
 
Tant que nous voulons faire partie de cette société, nous perpétuons un modèle qui n’engendre que guerres, destruction, misère et folie. Mais se libérer de cette société – La société de la violence, de la fortune, de la situation, du succès – requiert patience, questionnement et découvertes et non de lire des livres, de se mettre en quête de maîtres, ou de psychologues, etc. » – Jiddu Krishnamurti Lire la suite

Mar 29 2017

Le silence-Krishnamurti

Le silence, ce n’est pas la cessation du bruit

Le silence, ce n’est pas l’arrêt du
vacarme incessant de l’esprit et du cœur : ce n’est pas le produit ni le résultat du désir, pas plus qu’un effet de la volonté.

La conscience, dans sa globalité, est un mouvement incessant et bruyant, évoluant dans des limites qu’elle s’impose elle-même. Dans ce cadre-là, tout silence ou immobilité est la cessation momentanée du bavardage, mais c’est un silence touché par le temps.

Le temps, c’est la mémoire, et pour cette dernière, le silence est de plus ou moins longue durée; le temps et la mémoire peuvent le mesurer, lui offrir un espace, lui donner une continuité – il devient alors un jouet de plus. Mais le silence, ce n’est pas cela. Lire la suite