Oct 23 2017

Virgil – C’est Vivre !

 
Récemment l’évangile de Judas a fait sensation. Il paraît que ce dernier n’était pas un traître. Pour pouvoir produire ce document, la science a dû rassembler les morceaux de papiers, les mettre ensemble, les rafistoler et y ajouter… Aujourd’hui on peut être un traître sans nécessairement être exécuté. Il semble que la vérité ne cesse de changer.
Tu me disais que ce que qui est intéressant dans la science et l’épistémologie c’est qu’elles nous apprennent à mieux penser et à distinguer un fait, une chose de son interprétation.
J’ai bien saisi ce que tu as dit, mais ça ne marchera pas. Vous n’y arriverez pas ! Si tu connais la raison d’un acte, comme, par exemple, pourquoi avoir commis un crime ; et si de plus, tu sais que le crime n’est pas permis : Alors, tu pourras, te demander comment et quoi faire pour mettre ce cerveau en ordre et respecter la loi. Mais qui a commis le crime et qui se pose ces questions ? C’est ce même cerveau en désordre. Et le fait que le cerveau dit : « ah oui, j’ai mal agi », ne sera pour lui que de la tolérance ajoutée. Et le désordre continuera. Le cerveau n’arrive pas à voir ce fait. Et ce n’est pas uniquement avec les lois de la société ou du respect de la nature, c’est avec tout.
Lorsque vous regardez une feuille d’arbre, par exemple, le cerveau se met directement à chercher. Que ferez-vous avec la science et l’épistémologie ? Vous allez chercher d’où vient cette feuille, comment elle est constituée etc. C’est donc de l’analyse. Mais si vous ne sentez pas avec votre corps, avec votre cœur vous ne serez pas libre de cela. C’est impossible. La feuille sera sentie alors comme faisant partie de toi. Il n’y a pas de mots. Ils doivent être inventés. Mais même après avoir compris ce qui a été énoncé on continuera encore à analyser et à analyser. Et après toutes ces analyses de la feuille ou de l’animal, on dira « ah oui! ». Et nous serons dans l’obligation de donner un nom à la découverte. Lire la suite

Oct 17 2017

Krishnamurti – Cette Lumière en Nous (extrait audio)

Seul celui qui est anonyme est en état de non-violence, ignore la violence. Il faut donc mourir chaque jour. (Krishnamurti)

http://youtu.be/F4-LSevz_bU


Oct 16 2017

Un dialogue avec soi-même – Krishnamurti

Je me rends compte qu’il ne peut y avoir amour quand il y a jalousie, qu’il ne peut y avoir amour quand il y a attachement. Mais peut-on être libre de jalousie et d’attachement ?

Je m’aperçois que je n’aime pas. C’est là un fait. Pourquoi me moquer de moi-même ; pourquoi prétendre à ma femme que je l’aime. Je ne sais pas ce qu’est l’amour.

En revanche je sais fort bien que je suis jaloux, et je sais que je lui suis terriblement attaché et que, dans l’attachement, il y a de la crainte, il y a de la jalousie, de l’angoisse ; il y a un sentiment de dépendance. Je n’aime pas être dépendant, mais je le suis parce que je me sens solitaire. On me bouscule au bureau, à l’usine et, quand je reviens chez moi, je veux trouver du réconfort, une présence, je veux échapper à moi-même. Alors je me de­mande : comment puis-je être libre de cet attachement ? Je parle d’attachement à titre d’illustration, comme je pourrais parler d’autre chose. Lire la suite


Oct 14 2017

Krishnamurti – Voir : nature et beauté de l’observation et de la vision.

Les mots voir et vision chez Krishnamurti sont équivalents. Écouter, observer, comprendre, prendre conscience de, percevoir ont également le sens de voir, voir complètement et totalement
Pour Krishnamurti voir est essentiel. Voir est une affaire d’attention. Seule l’inattention donne naissance à un problème. Il est important de comprendre la nature et la beauté de l’observation, de la vision.

Tant que l’esprit est déformé par des impressions, des sentiments frôlant des névroses, par la peur, la tristesse, le souci, la santé, l’ambition, le snobisme, la recherche de puissance, il est incapable d’écouter, d’observer, de voir. C’est un point de connaissance qu’il nous faudrait approfondir. Non seulement verbalement mais intérieurement et profondément.

C’est le programme que préconise Krishnamurti: « Toujours nous voyons les choses partiellement, dit-il. D’abord parce que nous sommes inattentifs, secondement parce que nous les regardons à partir de nos préjugés, d’images verbales et psychologiques accompagnant ce que nous voyons. Jamais nous n’observons quoique ce soit d’une façon complète.

C’est chose ardue que de regarder objectivement même la nature. Regarder une fleur sans qu’il n’y ait aucune image, aucune notion botanique, simplement l’observer. Cela devient assez difficile parce que notre esprit vagabonde et ne s’intéresse à rien. Et même s’il s’intéresse, il contemple la fleur avec certaines appréciations, certaines descriptions verbales qui donnent à l’observateur le sentiment d’avoir vraiment regardé. Regarder de propos délibéré, c’est ne pas regarder. Donc jamais nous ne voyons la fleur, nous la voyons seulement à travers son image. »

Cependant il nous est plus facile d’observer quelque chose qui ne nous touche pas profondément. Quant à nous observer nous-mêmes sans l’image, l’image qui est le passé, qui est faite de notre expérience et de notre savoir accumulé, cela ne nous arrive que bien rarement. Nous avons de nous-mêmes une image. Nous nous figurons devoir faire ceci et non cela. Nous avons construit de nous-mêmes une image préconçue et c’est à travers elle que nous nous contemplons. Cette façon de voir les choses n’est pas bien sûr constante.
Krishnamurti nous dit: « Le triomphe du passé, le triomphe du modèle : alors voir devient devoir ou vouloir. N’est-ce pas? ».

Extrait d’un texte sur Krishnamurti – Inconnu – Internet –

http://decouvertetcheminement.blogspot.com/


Sep 30 2017

Nous avons fait de la sexualité un problème

Extrait d’une conférence de Krishnamurti donnée à Bombay, le 12 mars 1950

Pourquoi transformons-nous en problème tout ce que nous touchons? Nous avons fait de Dieu un problème, nous avons fait de l’amour un problème, nous avons fait un problème de la relation, de la vie, et de la sexualité aussi. Pourquoi? Pourquoi tout ce que nous faisons pose-t-il problème? Pourquoi acceptons-nous d’être écrasés par les problèmes? Pourquoi n’y mettons-nous pas fin? Pourquoi ne savons-nous pas mourir à nos problèmes, au lieu de les perpétuer jour après jour, année après année? La sexualité soulève de toute évidence une question pertinente, mais il en est une autre plus fondamentale: pourquoi faisons-nous de la vie un problème? Le travail, le sexe, l’argent qu’il faut gagner, les pensées, les sentiments, les expériences – bref, tout ce qui constitue la vie – pourquoi tout cela est-il aussi problématique? Ne serait-ce pas essentiellement parce que notre pensée part toujours d’un point de vue donné, d’un point de vue fixe? Notre pensée procède toujours en partant du centre pour aller vers la périphérie, mais chez la plupart d’entre nous, la périphérie nous tient lieu de centre, de sorte que tout ce que nous touchons est superficiel. Or la vie n’est pas superficielle, elle exige d’être vécue dans son intégralité. Et parce que nous ne vivons que superficiellement, nous ne connaissons que réactions superficielles. Quoi que nous fassions au niveau périphérique, cela suscite inéluctablement un problème, et c’est ainsi que va notre vie – nous vivons dans le superficiel, et nous nous contentons de vivre à ce niveau, avec tous les problèmes liés au superficiel. Lire la suite

Sep 28 2017

Une manière d’agir totalement différente

Krishnamurti - portrait

Krishnamurti

Il ne s’agit pas ici d’une propagande idéologique, ni d’une forme de croyance, ni de conclusions d’ordre philosophique, ni d’une religion dans l’acception communément admise du terme. Nous observons ce qui se passe dans le monde. Il ne s’agit pas d’un point de vue personnel mis en avant par l’orateur ; c’est ensemble que nous observons lucidement — sans aucun préjugé, sans nous identifier à une portion spécifique de l’univers, ni à aucune croyance, à aucun dogme religieux — nous observons donc l’extrême violence à l’oeuvre dans le monde : les guerres, la menace de la bombe atomique, les dissensions religieuses, les divisions nationalistes avec leur panoplie d’armements. L’univers dans lequel nous vivons est un univers dangereux, et la plupart des gens ne se rendent pas compte, je le crains, de l’immense dégradation, de l’immense dégénérescence en marche dans le monde entier. Et nous nous efforçons d’appliquer à ces problèmes des solutions politiques, économiques, sociales ou évangéliques — ce qui, bien entendu, ne fait qu’accroître encore la confusion, la séparation, la division et donc le confit.

Ce ne sont ni la politique, ni les religions en place, ni l’accumulation de connaissances scientifiques qui vont résoudre nos problèmes — pas plus que les psychologues, les prêtres, les spécialistes. La crise, elle est dans notre conscience, c’est-à-dire dans notre esprit, dans la manière que nous avons de considérer le monde sous un angle étriqué et limité. C’est là qu’est la crise. L’esprit humain a évolué sur des millions et des millions d’années, il est conditionné par le temps et l’évolution. Un esprit conditionné de la sorte, avec la conscience étroite, limitée, exclusive qui est la sienne — considérant la crise qu’il traverse dans le monde actuel — peut-il jamais être changé ? Peut-il amener un changement radical au sein de ce conditionnement ? Lire la suite


Sep 27 2017

Convergences du Ch’an & de la pensée de Krishnamurti

Le Ch’an et Krishnamurti conseillent de s’affranchir de la tyrannie des besoins matériels et des attentes spirituelles.

« Nous sommes, dit Krishnamurti, pour la plupart, riches de tout ce que produit la société, de tout ce qu’elle a créé en nous et de ce que nous avons créé en nous-mêmes : riches en avidité, envie, colère, haine, jalousie, angoisse. En cela nous sommes très riches. Des religions, à travers le monde, ont prêché la pauvreté. Le moine revêt sa robe, change de nom, se rase la tête, entre dans une cellule et fait vœu de pauvreté et de chasteté. En Orient il ne dispose que d’un pagne, d’une robe, d’un repas par jour, et nous respectons cette pauvreté. Mais ceux qui l’ont assumée sont encore, intérieurement, riches de tous les produits de la société, car ils recherchent une situation, un prestige. Appartenant à tel ou tel ordre, à telle ou telle religion, ils vivent toujours dans ce qui divise et sépare les cultures et les traditions. Ce n’est pas cela la pauvreté, car elle consiste à être totalement libre par rapport à la société, encore que l’on puisse avoir quelques vêtements de plus et consommer quelques repas de plus. Grand Dieu, qui en fait cas ? Mais, malheureusement, beaucoup de personnes sont avides de ce genre d’exhibitionnisme.

La pauvreté devient une chose merveilleuse quand on s’est libéré psychologiquement de la société. On devient pauvre intérieurement car on n’a plus rien du tout dans l’esprit, ni recherches, ni exigences, ni désirs : rien. Ce n’est que cette pauvreté intérieure qui peut percevoir la vérité d’une vie en laquelle n’existe aucun conflit. Une telle vie est une bénédiction qu’aucune église, qu’aucun temple ne peuvent donner. »

Le Ch’an et Krishnamurti s’élèvent contre l’autorité spirituelle (« Ne met pas de tête au-dessus de la tienne », disait le troisième patriarche du Ch’an, Seng-T’san.) et dénoncent l’attachement aux textes (Un maître Ch’an recommande : « Si vous êtes bouleversé par le soutra, bouleversez plutôt le soutra vous-même »).

Le Ch’an et la pensée krishnamurtienne ne peuvent être considérés comme des systèmes d’idées, ni comme des métaphysiques.

Tous deux n’ont ni dogmes, ni croyances, ni symboles grossiers ou subtils, ni rituels, ni temples, ni disciplines, ni principes.

Tous deux sont non-traditionalistes, non-conformistes. Il n’y a pour le Ch’an et pour Krishnamurti, aucun intermédiaire entre l’homme et l’Univers, ni mérites à acquérir.

Il n’y a pour l’un comme pour l’autre aucune « voie ». (Il n’y a pas de voie puisque nous sommes nous-mêmes la Réalité, nous dit le Ch’an). Krishnamurti développe exactement le même point de vue dans un ouvrage au titre significatif « La Réalité sans Voie ».

Krisnamurti et le Ch’an insistent tout deux sur le fait fondamental que nous n’avons rien à faire, nous n’avons pas d’édifice spirituel à construire.

Nous n’avons pas à « devenir » quelque chose d’autre mais à prendre conscience de ce que nous sommes.

S’affranchir de l’autorité et trouver en soi la docte Inconnaissance

« En vue de rejeter l’autorité (je parle de l’autorité psychologique, pas celle de la loi), en vue de dénier toute autorité aux organisations religieuses, aux traditions, à l’expérience, on doit voir pourquoi l’on a une tendance habituelle à obéir, et l’on doit étudier ce penchant. Pour ce faire, on doit se libérer de tout ce qui est condamnation, opinion, acceptation. Il est impossible d’accepter l’autorité tout en l’étudiant. Pour étudier en nous-mêmes toute la structure psychologique de l’autorité, nous devons en être dégagés. Cette étude comporte une négation de toute cette structure, et lorsque nous la nions, cette action est la lumière de l’esprit qui s’est libérée de l’autorité. Nier, dans ce domaine, tout ce à quoi on a attribué de la valeur, la discipline imposée, les maîtres, l’idéalisme, c’est les étudier, et cette action n’est pas seulement discipline, mais sa négation, qui est un acte positif. Nous nions ainsi tout ce qui a été considéré important en vue de provoquer ce silence de la pensée.

Nous voyons donc que dominer la pensée ne la rend pas calme et paisible. Avoir l’esprit tellement absorbé par son sujet qu’il s’y perd, n’est pas non plus un état de silence. L’enfant à qui on donne un jouet qui l’intéresse s’y absorbe et devient très calme. Mais lorsqu’on lui retire le jouet, il redevient turbulent. Nous tous avons nos jouets qui nous absorbent et nous nous imaginons être très tranquilles, mais on peut se dédier à une activité, scientifique, littéraire ou autre, sans pour autant, être du tout dans un état de silence.

Le seul silence que nous connaissions est celui qui se produit lorsqu’un bruit s’arrête. Ce n’est pas cela, le silence. C’est comme la beauté, comme l’amour, quelque chose de tout différent. Ce n’est pas le produit d’un esprit au repos. Ce n’est pas l’effet d’un arrêt de certaines cellules cérébrales, lorsque ayant compris tout le processus de l’agitation, elles en ont assez et veulent qu’il se taise, car alors ce sont elles, les cellules, qui produisent un silence. Ce n’est pas la conséquence d’un état d’attention où l’observateur est observé : là, il n’y a plus de frottements, mais ce n’est pas le silence.

Vous attendez que je vous dise ce qu’est ce silence, afin de le comparer à ce que vous pouvez en penser, de le traduire, de l’emporter et de l’enterrer. Il ne peut pas être décrit. Ce qui peut se décrire n’est jamais que du connu, et l’on ne peut se délivrer du connu qu’en mourant chaque jour à lui, aux blessures, aux flatteries, à toutes les images que l’on avait formées, à toute l’expérience ; qu’en mourant chaque jour, afin que les cellules du cerveau redeviennent fraîches, jeunes, innocentes. Mais cette innocence, cette fraîcheur, cette qualité de gentillesse et de tendresse n’engendrent pas l’amour. Cette qualité n’est pas celle de la beauté ou du silence.

Ce silence-là, qui n’est pas celui où s’arrête un bruit, n’est encore qu’un petit début, comme si l’on passait par un petit trou vers l’énorme, l’immense étendue de l’océan, vers un état immesurable, intemporel. Mais cela, vous ne pouvez pas le comprendre verbalement si vous n’avez pas compris toute la structure de la conscience, la signification du plaisir, de la douleur, du désespoir et si vos cellules cérébrales ne se sont pas mises d’elles-mêmes au repos. Alors, peut-être, rencontrerez-vous le mystère que personne ne peut vous révéler et que rien ne peut détruire. Un esprit vivant est un esprit silencieux qui n’a pas de centre et, par conséquent, ni espace ni temps. Un tel esprit est sans limites, et c’est la seule vérité, la seule réalité. »

Krishnamurti

Sources :
« Se libérer du connu », Krishnamurti, éditions Stock.
« Bouddhisme, taoïsme et zen », Robert Linssen, Le Courrier du Livre.
http://bouddhanar.blogspot.com

Sep 27 2017

Qu’est-ce que le néant?


Sep 23 2017

Qui est Krishnamurti?

«Ami, ne vous préoccupez pas de savoir qui je suis, vous ne le saurez jamais.»

– Krishnamurti

Source: http://www.krishnamurti-france.org

Sep 22 2017

Quel est l’avenir de l’humanité ?

Publié par Saby

On peut se demander quel est l’avenir de l’humanité, l’avenir de tous ces enfants que vous voyez criant, jouant, si heureux, doux, aux jolis minois – quel est leur avenir ?

L’avenir est ce que nous sommes maintenant. Cela a été ainsi historiquement depuis des milliers d’années – la vie et la mort, et tout le labeur de nos vies. Il ne semble pas que nous ayons beaucoup prêté attention à l’avenir. Vous regardez à la télévision des divertissements sans fin du matin jusque tard dans la nuit, mais à l’exception d’un ou deux canaux, ils sont très brefs et pas très sérieux.

Les enfants sont divertis. Toutes les publicités soutiennent le sentiment que vous êtes en train de vous divertir. Et ceci se passe pratiquement partout dans le monde. Quel sera l’avenir de ces enfants ?

Il y a le divertissement du sport – trente, quarante mille personnes observant quelques personnes dans l’arène en criant et en s’égosillant.

Et vous aussi allez voir des cérémonies produites dans une grande cathédrale, des rituels, et cela aussi est une forme de divertissement, seulement vous dites que cela est saint, religieux, mais cela reste un divertissement – une expérience sentimentale, romantique, une sensation de religiosité.
En observant tout ceci dans les différentes parties du monde, en regardant l’esprit occupé avec de l’amusement, du divertissement, du sport, on doit inévitablement demander, si l’on est d’une quelconque manière concerné : quel est l’avenir ? Plus de la même chose sous différentes formes ? Une variété d’amusements ?

Il vous faut donc envisager, si vous êtes un tant soit peu conscients de ce qui vous arrive, comment les mondes du divertissement et du sport capturent votre esprit, formatent votre vie. Où tout cela conduit-il ?

Ou peut-être n’êtes-vous pas concerné du tout ? Vous ne vous occupez probablement pas de demain.
Vous n’y avez probablement pas réfléchi, ou, si vous l’avez fait, vous pouvez dire que c’est trop complexe, trop effrayant, trop dangereux de penser aux années à venir – pas à votre âge en particulier, mais au destin, si nous pouvons utiliser ce mot, au résultat de notre mode de vie actuel, rempli de toutes sortes de sentiments romantiques, et de poursuites émotionnelles, et à tout le monde du divertissement qui empiète sur votre esprit. Si vous êtes un tant soi peu conscient de tout cela, quel est l’avenir de l’humanité ?

Comme nous l’avons dit plus tôt, l’avenir est ce que vous êtes maintenant.

S’il n’y a pas de changement – non pas des adaptations superficielles, des ajustements superficiels à n’importe quel modèle, politique, religieux ou social, mais un changement qui est beaucoup plus profond, qui demande votre attention, vos soins, votre affection – s’il n’y a pas un changement fondamental, alors l’avenir est ce que nous faisons tous les jours de notre vie dans le présent.
Le changement est un mot relativement difficile. Changer pour quoi ? Changer pour un autre motif ? Pour un autre concept ? Pour un autre système politique ou religieux ? Changer de ceci à cela ? C’est encore à l’intérieur du royaume, ou du domaine de « ce qui est ». Changer vers ce qui est projeté par la pensée, formulé par la pensée, matériellement déterminé.
Donc, on doit explorer avec précaution dans ce mot « changement ».
Y a-t-il un changement s’il y a un motif ?
Y a-t-il un changement s’il y a une direction particulière, une fin particulière, une conclusion qui semble saine, rationnelle ? Ou peut-être une meilleure expression serait-elle « la fin de ce qui est ». La fin, pas le mouvement de « ce qui est » vers « ce qui devrait être ». Ceci n’est pas un changement. Mais la fin, la cessation, le – quel est le mot juste ? – Je pense que « fin » est un bon mot, tenons-nous en donc à celui-ci.
La fin. Mais si la fin a un motif, un but, c’est une question de décision, alors c’est simplement un changement de ceci en cela. Le mot « décision » implique l’action de la volonté. « Je vais le faire », « Je ne vais pas le faire ». Quand le désir entre dans l’acte d’en finir, ce désir devient la cause de la fin. Là où il y a une cause, il y a un motif et ainsi il n’y a pas du tout de fin réelle.
Extrait « Krishnamurti For Beginners » page. 201, publié par la Fondation Krishnamurti en Inde