Mar 21 2017

Convergences du Ch’an & de la pensée de Krishnamurti

Le Ch’an et Krishnamurti conseillent de s’affranchir de la tyrannie des besoins matériels et des attentes spirituelles.

« Nous sommes, dit Krishnamurti, pour la plupart, riches de tout ce que produit la société, de tout ce qu’elle a créé en nous et de ce que nous avons créé en nous-mêmes : riches en avidité, envie, colère, haine, jalousie, angoisse. En cela nous sommes très riches. Des religions, à travers le monde, ont prêché la pauvreté. Le moine revêt sa robe, change de nom, se rase la tête, entre dans une cellule et fait vœu de pauvreté et de chasteté. En Orient il ne dispose que d’un pagne, d’une robe, d’un repas par jour, et nous respectons cette pauvreté. Mais ceux qui l’ont assumée sont encore, intérieurement, riches de tous les produits de la société, car ils recherchent une situation, un prestige. Appartenant à tel ou tel ordre, à telle ou telle religion, ils vivent toujours dans ce qui divise et sépare les cultures et les traditions. Ce n’est pas cela la pauvreté, car elle consiste à être totalement libre par rapport à la société, encore que l’on puisse avoir quelques vêtements de plus et consommer quelques repas de plus. Grand Dieu, qui en fait cas ? Mais, malheureusement, beaucoup de personnes sont avides de ce genre d’exhibitionnisme.

La pauvreté devient une chose merveilleuse quand on s’est libéré psychologiquement de la société. On devient pauvre intérieurement car on n’a plus rien du tout dans l’esprit, ni recherches, ni exigences, ni désirs : rien. Ce n’est que cette pauvreté intérieure qui peut percevoir la vérité d’une vie en laquelle n’existe aucun conflit. Une telle vie est une bénédiction qu’aucune église, qu’aucun temple ne peuvent donner. »

Le Ch’an et Krishnamurti s’élèvent contre l’autorité spirituelle (« Ne met pas de tête au-dessus de la tienne », disait le troisième patriarche du Ch’an, Seng-T’san.) et dénoncent l’attachement aux textes (Un maître Ch’an recommande : « Si vous êtes bouleversé par le soutra, bouleversez plutôt le soutra vous-même »).

Le Ch’an et la pensée krishnamurtienne ne peuvent être considérés comme des systèmes d’idées, ni comme des métaphysiques.

Tous deux n’ont ni dogmes, ni croyances, ni symboles grossiers ou subtils, ni rituels, ni temples, ni disciplines, ni principes.

Tous deux sont non-traditionalistes, non-conformistes. Il n’y a pour le Ch’an et pour Krishnamurti, aucun intermédiaire entre l’homme et l’Univers, ni mérites à acquérir.

Il n’y a pour l’un comme pour l’autre aucune « voie ». (Il n’y a pas de voie puisque nous sommes nous-mêmes la Réalité, nous dit le Ch’an). Krishnamurti développe exactement le même point de vue dans un ouvrage au titre significatif « La Réalité sans Voie ».

Krisnamurti et le Ch’an insistent tout deux sur le fait fondamental que nous n’avons rien à faire, nous n’avons pas d’édifice spirituel à construire.

Nous n’avons pas à « devenir » quelque chose d’autre mais à prendre conscience de ce que nous sommes.

S’affranchir de l’autorité et trouver en soi la docte Inconnaissance

« En vue de rejeter l’autorité (je parle de l’autorité psychologique, pas celle de la loi), en vue de dénier toute autorité aux organisations religieuses, aux traditions, à l’expérience, on doit voir pourquoi l’on a une tendance habituelle à obéir, et l’on doit étudier ce penchant. Pour ce faire, on doit se libérer de tout ce qui est condamnation, opinion, acceptation. Il est impossible d’accepter l’autorité tout en l’étudiant. Pour étudier en nous-mêmes toute la structure psychologique de l’autorité, nous devons en être dégagés. Cette étude comporte une négation de toute cette structure, et lorsque nous la nions, cette action est la lumière de l’esprit qui s’est libérée de l’autorité. Nier, dans ce domaine, tout ce à quoi on a attribué de la valeur, la discipline imposée, les maîtres, l’idéalisme, c’est les étudier, et cette action n’est pas seulement discipline, mais sa négation, qui est un acte positif. Nous nions ainsi tout ce qui a été considéré important en vue de provoquer ce silence de la pensée.

Nous voyons donc que dominer la pensée ne la rend pas calme et paisible. Avoir l’esprit tellement absorbé par son sujet qu’il s’y perd, n’est pas non plus un état de silence. L’enfant à qui on donne un jouet qui l’intéresse s’y absorbe et devient très calme. Mais lorsqu’on lui retire le jouet, il redevient turbulent. Nous tous avons nos jouets qui nous absorbent et nous nous imaginons être très tranquilles, mais on peut se dédier à une activité, scientifique, littéraire ou autre, sans pour autant, être du tout dans un état de silence.

Le seul silence que nous connaissions est celui qui se produit lorsqu’un bruit s’arrête. Ce n’est pas cela, le silence. C’est comme la beauté, comme l’amour, quelque chose de tout différent. Ce n’est pas le produit d’un esprit au repos. Ce n’est pas l’effet d’un arrêt de certaines cellules cérébrales, lorsque ayant compris tout le processus de l’agitation, elles en ont assez et veulent qu’il se taise, car alors ce sont elles, les cellules, qui produisent un silence. Ce n’est pas la conséquence d’un état d’attention où l’observateur est observé : là, il n’y a plus de frottements, mais ce n’est pas le silence.

Vous attendez que je vous dise ce qu’est ce silence, afin de le comparer à ce que vous pouvez en penser, de le traduire, de l’emporter et de l’enterrer. Il ne peut pas être décrit. Ce qui peut se décrire n’est jamais que du connu, et l’on ne peut se délivrer du connu qu’en mourant chaque jour à lui, aux blessures, aux flatteries, à toutes les images que l’on avait formées, à toute l’expérience ; qu’en mourant chaque jour, afin que les cellules du cerveau redeviennent fraîches, jeunes, innocentes. Mais cette innocence, cette fraîcheur, cette qualité de gentillesse et de tendresse n’engendrent pas l’amour. Cette qualité n’est pas celle de la beauté ou du silence.

Ce silence-là, qui n’est pas celui où s’arrête un bruit, n’est encore qu’un petit début, comme si l’on passait par un petit trou vers l’énorme, l’immense étendue de l’océan, vers un état immesurable, intemporel. Mais cela, vous ne pouvez pas le comprendre verbalement si vous n’avez pas compris toute la structure de la conscience, la signification du plaisir, de la douleur, du désespoir et si vos cellules cérébrales ne se sont pas mises d’elles-mêmes au repos. Alors, peut-être, rencontrerez-vous le mystère que personne ne peut vous révéler et que rien ne peut détruire. Un esprit vivant est un esprit silencieux qui n’a pas de centre et, par conséquent, ni espace ni temps. Un tel esprit est sans limites, et c’est la seule vérité, la seule réalité. »

Krishnamurti

Sources :
« Se libérer du connu », Krishnamurti, éditions Stock.
« Bouddhisme, taoïsme et zen », Robert Linssen, Le Courrier du Livre.
http://bouddhanar.blogspot.com

Mar 14 2017

WEI WU WEI

« Les doigts pointés vers la lune » est une célèbre maxime du bouddhisme chinois. C’est aussi le fil d’Ariane que déroule dans cet ouvrage, paru à l’origine en anglais, Wei Wu Wei (pseudonyme de Terence Gray, 1895-1987), pour aider les pèlerins en route vers eux-mêmes à traverser le labyrinthe de la quête spirituelle et à ne pas prendre des « chauves-souris pour des dragons ». Dans l’esprit des grands maîtres éveillés du passé, il renouvelle de façon percutante et profondément originale leur message à l’intention des hommes et des femmes d’aujourd’hui. Toutes les questions centrales, le temps, l’espace, l’ego, la perception, la politique, le corps, le sexe, etc., sont scrutées et reconsidérées selon la perspective de l’Eveil, bouleversant les idées habituelles. Dans la seconde partie de l’ouvrage, vous trouverez des éléments biographiques sur ce personnage haut en couleur, ainsi que sur d’autres Eveillés ou chercheurs proches de lui. Enfin cinq « lettres ouvertes à un Non-Né », pleines de joyeuse insolence, confrontent l’enseignement de Wei Wu Wei avec ceux du chan et du taoïsme, rares courants traditionnels auxquels cet homme libre entre tous se soit référé.

 

Extraits
L’événement Satori (Eveil, Illumination, Réalisation…) étant la réalisation du fait qu’il n’y a pas de Je, il n’y a pas de Je pour réaliser l’événement Satori. Et puisqu’il n’y a jamais eu de Je, il peut ne jamais s’être produit non plus d’événement Satori pour l’annihiler, car aucun Satori n’a jamais existé dans la Réalité.***Un concept est un arrêt du mouvement de la manifestation, c’est ipso facto une chose morte, sans réalité. Ainsi tous les concepts sont-ils morts et non réels. Pour être saisie, la Réalité doit être approchée avant la formation d’un concept et donc en mouvement.***Pourquoi choisir ?

Pourquoi ne pas tout simplement faire ce que, de toute façon, vous avez à faire ?

Ne pas choisir, c’est « être présent dans le présent ». Notre vie entière, emprisonnés que nous sommes par l’illusion personnelle, est en fait une suite de choix. Du matin au soir, nous ne faisons rien d’autre que choisir. Si nous cessions de choisir et répondions juste aux circonstances, cela serait agir en accord avec « la nature réelle des choses ». C’est ce que l’intégré fait. Oui, nous choisissons du matin jusqu’au soir, bien qu’il n’y ait aucune chose telle qu’un choix.***Il semble y avoir deux types de chercheurs : ceux qui visent à faire de leur ego quelque chose d’autre qu’il n’est, quelque chose de saint, de gai, de généreux (comme si l’on pouvait rendre « non chat » un chat) et, d’autre part, ceux qui comprennent que toutes les tentatives de ce genre sont seulement des gesticulations et de la pure comédie. Ces derniers réalisent aussi qu’il n’y a qu’une seule chose qui puisse être faite, elle consiste à se désidentifier de l’ego en prenant conscience de sa non réalité et en prenant conscience également de notre identité éternelle avec le pur Etre. Autrement dit, il s’agit juste de sortir du rêve éveillé comme nous sortons tous les matins du rêve endormi.

Ed Almora

 

Wei Wu Wei :

D’origine irlandaise, Terence Gray, alias Wei Wu Wei, naît en 1895.

Dans les années 20, il s’intéresse essentiellement à l’Egyptologie et à l’art, et s’investit activement dans la vie culturelle anglaise : producteur de pièces de théâtre, dramaturge, théoricien, éditeur, il a influencé beaucoup d’artistes de l’époque, en particulier à Cambridge où il vit.

Puis il se tourne vers la philosophie et la métaphysique, et entame une série de voyage à travers l’Asie. Un bouleversement intérieur va alors l’amener à rencontrer de nombreux êtres remarquables du point de vue spirituel, tels que Douglas Harding, Robert Linssen, Hubert Benoit, le maître Chan Xu, Krishnamurti, Swami Siddheswarananda, Jean Klein…

Vers l’âge de 60 ans, il s’installe en France avec sa femme et s’occupe d’un vignoble. En 1958, il publie son premier titre sous le pseudonyme de Wei Wu Wei. Huit autres titres suivront, jusqu’en 1974, abordant le bouddhisme chan et le taoïsme dans un style très personnel qui donne une saveur unique à l’ensemble de son œuvre.

Il meurt à Monaco en 1986.

http://ventdeveil.blogspot.com


Mar 12 2017

Krishnamurti: Mourir chaque jour

Comme quoi Swami Gougou n’ai rien inventé, la preuve :


Mar 7 2017

Nous avons fait de la sexualité un problème

Extrait d’une conférence de Krishnamurti donnée à Bombay, le 12 mars 1950

Pourquoi transformons-nous en problème tout ce que nous touchons? Nous avons fait de Dieu un problème, nous avons fait de l’amour un problème, nous avons fait un problème de la relation, de la vie, et de la sexualité aussi. Pourquoi? Pourquoi tout ce que nous faisons pose-t-il problème? Pourquoi acceptons-nous d’être écrasés par les problèmes? Pourquoi n’y mettons-nous pas fin? Pourquoi ne savons-nous pas mourir à nos problèmes, au lieu de les perpétuer jour après jour, année après année? La sexualité soulève de toute évidence une question pertinente, mais il en est une autre plus fondamentale: pourquoi faisons-nous de la vie un problème? Le travail, le sexe, l’argent qu’il faut gagner, les pensées, les sentiments, les expériences – bref, tout ce qui constitue la vie – pourquoi tout cela est-il aussi problématique? Ne serait-ce pas essentiellement parce que notre pensée part toujours d’un point de vue donné, d’un point de vue fixe? Notre pensée procède toujours en partant du centre pour aller vers la périphérie, mais chez la plupart d’entre nous, la périphérie nous tient lieu de centre, de sorte que tout ce que nous touchons est superficiel. Or la vie n’est pas superficielle, elle exige d’être vécue dans son intégralité. Et parce que nous ne vivons que superficiellement, nous ne connaissons que réactions superficielles. Quoi que nous fassions au niveau périphérique, cela suscite inéluctablement un problème, et c’est ainsi que va notre vie – nous vivons dans le superficiel, et nous nous contentons de vivre à ce niveau, avec tous les problèmes liés au superficiel. Lire la suite

Fév 24 2017

Virgil – C’est Vivre !

 
Récemment l’évangile de Judas a fait sensation. Il paraît que ce dernier n’était pas un traître. Pour pouvoir produire ce document, la science a dû rassembler les morceaux de papiers, les mettre ensemble, les rafistoler et y ajouter… Aujourd’hui on peut être un traître sans nécessairement être exécuté. Il semble que la vérité ne cesse de changer.
Tu me disais que ce que qui est intéressant dans la science et l’épistémologie c’est qu’elles nous apprennent à mieux penser et à distinguer un fait, une chose de son interprétation.
J’ai bien saisi ce que tu as dit, mais ça ne marchera pas. Vous n’y arriverez pas ! Si tu connais la raison d’un acte, comme, par exemple, pourquoi avoir commis un crime ; et si de plus, tu sais que le crime n’est pas permis : Alors, tu pourras, te demander comment et quoi faire pour mettre ce cerveau en ordre et respecter la loi. Mais qui a commis le crime et qui se pose ces questions ? C’est ce même cerveau en désordre. Et le fait que le cerveau dit : « ah oui, j’ai mal agi », ne sera pour lui que de la tolérance ajoutée. Et le désordre continuera. Le cerveau n’arrive pas à voir ce fait. Et ce n’est pas uniquement avec les lois de la société ou du respect de la nature, c’est avec tout.
Lorsque vous regardez une feuille d’arbre, par exemple, le cerveau se met directement à chercher. Que ferez-vous avec la science et l’épistémologie ? Vous allez chercher d’où vient cette feuille, comment elle est constituée etc. C’est donc de l’analyse. Mais si vous ne sentez pas avec votre corps, avec votre cœur vous ne serez pas libre de cela. C’est impossible. La feuille sera sentie alors comme faisant partie de toi. Il n’y a pas de mots. Ils doivent être inventés. Mais même après avoir compris ce qui a été énoncé on continuera encore à analyser et à analyser. Et après toutes ces analyses de la feuille ou de l’animal, on dira « ah oui! ». Et nous serons dans l’obligation de donner un nom à la découverte. Lire la suite

Fév 8 2017

André Moreau : sur le bonheur

André Moreau sera mon prochain invité : L’effort est le signe de l’erreur le jeudi 23 février 2012 @ 19h30. C’est un rendez-vous!

André MoreauEn conférence, ses thématiques et son langage coloré se rapprochent de U.G. Krishnamurti et de Nisargadatta Maharaj. André Moreau est un hédoniste avec de la profondeur. Étant un moniste dans la tradition de la non-dualité, il ne se sent pas séparé.

L’effort est le signe de l’erreur

La confiance va rarement du côté de l’effort mais vers la facilité organisée. Le naturel ou le vrai s’accomplit sans effort. Contrairement à une certaine mentalité populaire, les grandes choses se font toujours facilement. La créativité est une énergie sauvage qu’il faut apprendre à reconnaitre. Il faudrait pouvoir la mobiliser en temps voulu. L’infini ne se laisse saisir que par les audacieux.

Docteur en philosophie de la Sorbonne (1966), auteur de plusieurs traités, André Moreau a été progressivement écarté des milieux universitaires à cause de l’originalité troublante de sa pensée. Son érudition, son sens de l’humour et sa capacité à surprendre ne laissent pas indifférent, d’autant plus que son oeuvre écrite de 47 ouvrages intrigue et séduit à la fois.

En conférence, ses thématiques et son langage coloré se rapprochent de U.G. Krishnamurti et de Nisargadatta Maharaj. André Moreau est un hédoniste avec de la profondeur. étant un moniste dans la tradition de la non-dualité, il ne se sent pas séparé.

Article paru dans l’Originel Magazine du 10 octobre 2007 par Claire Mercier

André Moreau sera mon prochain invité : L’effort est le signe de l’erreur le jeudi 23 février 2012 @ 19h30. C’est un rendez-vous!


Jan 30 2017

Krishnamurti – L’impossible Question

A. – Vous nous proposez d’observer les actions de notre vie quotidienne, mais quelle est l’entité qui décide ce qu’il y a lieu d’observer et quand ? Qui décide s’il faut observer ?

K. – Décide-t-on d’observer ? Ou bien observe-t-on tout simplement ? Prenez-vous une décision pour dire : « Je vais observer et apprendre » ? Parce qu’alors surgit la question : « Qui décide ? » Est-ce la volonté qui dit : « Je dois » ? Et si elle n’y parvient pas elle se punit et affirme : « Je dois, je dois, je dois » ; c’est une situation de conflit ; par conséquent un esprit qui se décide à observer n’observe pas du tout.

Vous vous promenez sur une route, quelqu’un passe près de vous, vous observez et vous vous dites : « Comme il est laid, il sent mauvais, il pourrait se dispenser de faire ceci ou cela. » Vous prenez conscience de vos réactions envers ce passant, vous avez conscience de juger, de condamner et justifier ; vous observez. Vous ne vous dites pas : « Je ne dois pas juger, je ne dois pas justifier. » Cette prise de conscience de vos réactions n’a rien d’une décision. Vous rencontrez quelqu’un qui vous a insulté hier. Immédiatement vous êtes tout hérissé, vous êtes nerveux, anxieux, vous commencez à le prendre en aversion ; prenez conscience de cette aversion, prenez conscience de tout cela, ne décidez pas « de prendre conscience ». Observez, et dans cette observation il n’y a ni « observateur » ni chose « observée » – il n’y a qu’observation. L’ « observateur » n’existe que lorsque vous accumulez le contenu de votre observation ; si vous dites : « Tel homme est mon ami parce qu’il m’a flatté », ou : « Il n’est pas mon ami parce qu’il a dit de moi quelque chose de désobligeant, ou quelque chose de vrai mais qui ne me plaît pas » – il y a là une accumulation de l’observation et cette accumulation est l’observateur. Si vous observez sans accumulation, il n’y a pas de jugement. Ceci, vous pouvez le faire tout le temps ; au courant de cette observation certaines décisions sont prises évidemment, mais ces décisions sont des résultats naturels, et non des décisions émanant de l’observateur qui a accumulé.

 

http://lesdernieresnouvellesdumonde.blogspot.com

Jan 28 2017

Qu’est-ce que le néant?


Jan 26 2017

Krishnamurti – Cette Lumière en Nous (extrait audio)

Seul celui qui est anonyme est en état de non-violence, ignore la violence. Il faut donc mourir chaque jour. (Krishnamurti)

http://youtu.be/F4-LSevz_bU


Jan 26 2017

L’intelligence – Krishnamurti

« Qu’adviendra t`il de nous tous une fois atteint l’age d’homme ou de femme ? Vous êtes-vous jamais demandé ce que vous alliez faire quand vous serez adultes ? Selon toute probabilité, vous allez vous marier, et, avant même de comprendre ce qu’il vous arrive, vous serez devenus parents ; vous serez alors ligotés à votre bureau ou à votre cuisine, où vous allez peu à peu dépérir. Votre vie va-t-elle se résumer à cela ? Vous êtes-vous déjà posé la question ? Cette question n’est-elle pas légitime ? Si vous êtes issus d’une famille riche, une belle situation, votre père peut vous assurer un emploi rémunérateur ; ou vous pouvez faire un beau mariage ; mais là encore, vous allez vous abîmer, vous détériorer. Vous saisissez ? Lire la suite