Août 14 2017

Karl Renz


Août 4 2017

le temps est maintenant


TRADUCTION de la VIDÉO

c’est maintenant. le changement est comme nous le faisons ensemble.

un battement, une sensation universelle de l’un, dans une unité de conscience.

venant du OM à la lumière de notre sagesse intérieure, étincelle de lumière.

dimensions multiples, ni bon ni mauvais, juste se sentir libre.

guerriers de l’arc en ciel, sans peur, les cœurs ouverts, créant dans l’amour avec passion

chacun à leur rythme avec l’intention de se réaliser

le cœur ouvert à l’écoute de son mouvement. A chacun de créer la joie de l’amour à chaque instant

de nourrir son élévation, libre comme l’énergie de la source, amour universel, inconditionnel

le temps est maintenant pour l’amour.

http://energie.unblog.fr


Juil 21 2017

Anthony de Mello : questions

 

Comment atteindre la Vie éternelle ?
La Vie éternelle c’est maintenant. Viens dans le présent.
Mais je suis dans le présent maintenant, non ?
Non.
Pourquoi non ?
Parce que tu n’as pas lâché ton passé.
Pourquoi devrais-je lâcher le passé ? Tout n’y est pas mauvais.
Le passé doit être lâché, non pas parce qu’il est mauvais, mais parce qu’il est mort.
***
Où dois-je chercher l’éveil ?
Ici.
Quand adviendra-t-il ?
Il a lieu maintenant.
Pourquoi alors je ne l’expérimente pas ?
Parce que tu ne regardes pas.
Que devrais-je regarder ?
Rien, regarde simplement.
Quoi ?
Tout ce sur quoi tes yeux se posent.
Dois-je regarder d’une certaine manière ?
Non. La manière ordinaire est la bonne.
Mais est-ce que je ne regarde pas toujours de cette façon?
Non.
Pourquoi non ?
Parce que pour regarder, tu dois être ici. Tu es pratiquement toujours ailleurs.
***
« Combien de temps dure le présent ? Une minute ? Une seconde ? »
« Bien moins et bien plus » dit le Maître.
« Moins, parce que le moment où tu te concentres dessus, il disparaît. »
« Plus, parce si tu pénètres en lui, tu vas rencontrer l’intemporel et tu sauras ce qu’est l’éternité. »

Juin 29 2017

L’art de vivre seul.

Ici et maintenant

L’art de vivre seul

Ne poursuivez pas le passé.
Ne vous perdez pas dans le futur.
Le passé n’est plus.
Le futur n’est pas encore.
En regardant attentivement la vie telle qu’elle est,
Ici et maintenant,
Le pratiquant demeure stable et libre.
Soyons diligents aujourd’hui
Demain il sera trop tard.
La mort vient sans prévenir,
Et l’on ne marchande pas avec la mort.
Qui sait comment demeurer
Nuit et jour dans la pleine conscience
Est appelé par le Sage
Celui qui connaît l’art de vivre seul.

Vivre seul ne veut pas dire rejeter le monde et la société. Le Bouddha dit que cela signifie : vivre dans le moment présent en observant profondément ce qui se passe.
 
Vivre seul a pour sens « vivre en pleine conscience ». Cela ne veut pas dire s’isoler de la société. Si nous connaissons la meilleure façon de vivre seul, alors nous pouvons vraiment être en contact avec les gens et la société, et nous saurons ce qui convient ou non pour aider les autres.
 
Thich Nhat Hanh (in La Respiration essentielle, Albin Michel, 1996, p. 123 et p. 127).
 

Image : Benoit Decque (http://www.benoitdecque.com)


Juin 27 2017

Quel est l’avenir de l’humanité ?

Publié par Saby

On peut se demander quel est l’avenir de l’humanité, l’avenir de tous ces enfants que vous voyez criant, jouant, si heureux, doux, aux jolis minois – quel est leur avenir ?

L’avenir est ce que nous sommes maintenant. Cela a été ainsi historiquement depuis des milliers d’années – la vie et la mort, et tout le labeur de nos vies. Il ne semble pas que nous ayons beaucoup prêté attention à l’avenir. Vous regardez à la télévision des divertissements sans fin du matin jusque tard dans la nuit, mais à l’exception d’un ou deux canaux, ils sont très brefs et pas très sérieux.

Les enfants sont divertis. Toutes les publicités soutiennent le sentiment que vous êtes en train de vous divertir. Et ceci se passe pratiquement partout dans le monde. Quel sera l’avenir de ces enfants ?

Il y a le divertissement du sport – trente, quarante mille personnes observant quelques personnes dans l’arène en criant et en s’égosillant.

Et vous aussi allez voir des cérémonies produites dans une grande cathédrale, des rituels, et cela aussi est une forme de divertissement, seulement vous dites que cela est saint, religieux, mais cela reste un divertissement – une expérience sentimentale, romantique, une sensation de religiosité.
En observant tout ceci dans les différentes parties du monde, en regardant l’esprit occupé avec de l’amusement, du divertissement, du sport, on doit inévitablement demander, si l’on est d’une quelconque manière concerné : quel est l’avenir ? Plus de la même chose sous différentes formes ? Une variété d’amusements ?

Il vous faut donc envisager, si vous êtes un tant soit peu conscients de ce qui vous arrive, comment les mondes du divertissement et du sport capturent votre esprit, formatent votre vie. Où tout cela conduit-il ?

Ou peut-être n’êtes-vous pas concerné du tout ? Vous ne vous occupez probablement pas de demain.
Vous n’y avez probablement pas réfléchi, ou, si vous l’avez fait, vous pouvez dire que c’est trop complexe, trop effrayant, trop dangereux de penser aux années à venir – pas à votre âge en particulier, mais au destin, si nous pouvons utiliser ce mot, au résultat de notre mode de vie actuel, rempli de toutes sortes de sentiments romantiques, et de poursuites émotionnelles, et à tout le monde du divertissement qui empiète sur votre esprit. Si vous êtes un tant soi peu conscient de tout cela, quel est l’avenir de l’humanité ?

Comme nous l’avons dit plus tôt, l’avenir est ce que vous êtes maintenant.

S’il n’y a pas de changement – non pas des adaptations superficielles, des ajustements superficiels à n’importe quel modèle, politique, religieux ou social, mais un changement qui est beaucoup plus profond, qui demande votre attention, vos soins, votre affection – s’il n’y a pas un changement fondamental, alors l’avenir est ce que nous faisons tous les jours de notre vie dans le présent.
Le changement est un mot relativement difficile. Changer pour quoi ? Changer pour un autre motif ? Pour un autre concept ? Pour un autre système politique ou religieux ? Changer de ceci à cela ? C’est encore à l’intérieur du royaume, ou du domaine de « ce qui est ». Changer vers ce qui est projeté par la pensée, formulé par la pensée, matériellement déterminé.
Donc, on doit explorer avec précaution dans ce mot « changement ».
Y a-t-il un changement s’il y a un motif ?
Y a-t-il un changement s’il y a une direction particulière, une fin particulière, une conclusion qui semble saine, rationnelle ? Ou peut-être une meilleure expression serait-elle « la fin de ce qui est ». La fin, pas le mouvement de « ce qui est » vers « ce qui devrait être ». Ceci n’est pas un changement. Mais la fin, la cessation, le – quel est le mot juste ? – Je pense que « fin » est un bon mot, tenons-nous en donc à celui-ci.
La fin. Mais si la fin a un motif, un but, c’est une question de décision, alors c’est simplement un changement de ceci en cela. Le mot « décision » implique l’action de la volonté. « Je vais le faire », « Je ne vais pas le faire ». Quand le désir entre dans l’acte d’en finir, ce désir devient la cause de la fin. Là où il y a une cause, il y a un motif et ainsi il n’y a pas du tout de fin réelle.
Extrait « Krishnamurti For Beginners » page. 201, publié par la Fondation Krishnamurti en Inde

Juin 20 2017

Le silence de l’aube

Il existe un moment magnifique, un moment tranquille, quand la nature nous ouvre ses bras généreux et nous offre un enseignement si complet, si puissant, si unique que nous ne devons pas chercher ailleurs pour comprendre le sens du silence et de l’immobilité. Vous voyez, l’univers, le monde naturel qui nous entoure est le gourou lui-même, silencieux, et tout ce que nous devons faire est de lui ouvrir notre conscience. Il est toujours disponible, à la fois comme un rappel et une aide pour nous qui sommes pris dans nos modes de pensée, nos cogitations sur ce que nous avons fait ou pas fait correctement hier, notre imagination, les désirs des choses et des expériences que nous voulons aujourd’hui, nos anticipations et les rêves de meilleures choses demain. L’univers ne se souvient pas, n’anticipe pas, ne prévoit pas, n’imagine pas, ne rêve pas. La nature est, tout simplement, et un ensemble de «chose» émanent du doux et pur silence lui-même et finalement y retournent. Le processus se poursuit à l’infini. Lire la suite


Juin 16 2017

Vivre l’instant présent

Cette vidéo fait partie d’un programme de formation en ligne.

 BRUNOSAUDREAU
 
 
http://www.bien-etre-et-performance.fr/SP1.html


Avr 17 2017

Le moment présent


Mar 27 2017

SILENCE

index18

-Le passé n’existe plus et le futur n’existe pas encore, seul le présent, le maintenant est réel.

-Si le passé et le futur ne sont qu’illusion, comment imaginer que maintenant soit réel? Si maintenant était déjà contenu dans le passé, pourquoi s’en émanciperait-il? S’il n’était pas du tout contenu dans le passé, comment pourrait-il apparaître? Si maintenant était le produit de lui-même, il aurait une véritable réalité, et même double!: alors comment pourrait-il disparaître? Comment une chose qui ne peut être produite ni d’elle-même ni d’autre chose peut-elle réellement exister? D’autre part, que veut dire « le passé et le futur ne sont qu’illusion »? Cela veut dire qu’ils ne sont qu’apparence vide de nature, qu’ils sont comme un rêve. Par quel miracle un maintenant pourrait-il être le dépositaire d’une nature réelle? Par n’importe quel bout que vous preniez ce « maintenant », divisible à l’infini en parties, il demeure à jamais introuvable. Cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas, cela veut dire que son existence est uniquement conventionnelle, une pure apparence, une abstraction accréditée par le sens commun. Donc, il est impossible de le trouver et, par conséquent, de le nier: aucun maintenant n’est possible, et cette impossibilité, ce vide est ce qui habite son apparition, une négation qui seule peut le définir, qui constitue son existence. Et pourtant, tout semble « coller » avec ce maintenant: le corps ne peut être ailleurs, la conscience non plus, la pensée, les perceptions, les sensations, tout. Et comment? Parce qu’à leur tour, tout cela n’est qu’illusion magique, apparence. Par n’importe quel bout que vous preniez les choses, il n’y a rien de réel, en soi. Je est une simple convention, le monde est une convention, la conscience, les objets, les sensations, les pensées, toute chose, et leur manière d’être est l’interdépendance, l’actualisation, le contact, qui, à leur tour, ne sont qu’apparence, vides d’existence. Lire la suite


Mar 12 2017

Votre présence essentielle


Eckhart Tolle

 

Soyez les bienvenus à cette nouvelle méditation en direct. Je souhaite une bienvenue particulière à tous mes amis de Facebook qui, m’a-t-on dit, m’écoutent des quatre coins du monde.
Merci de m’inviter dans votre salon ou n’importe où que vous soyez.

Ici, sur la Côte Ouest, il est juste une heure de l’après-midi. L’heure et même le jour sont sans doute différents là où vous êtes, mais une chose est sûre c’est que, où que vous soyez, c’est maintenant ! C’est l’instant présent.
L’heure, les dates, et les choses de ce genre, sont des choses que nous imposons à la réalité mais ils n’ont aucune existence réelle. Ils ne sont qu’une sorte de grille de lecture que nous superposons au réel pour que nous puissions fonctionner dans ce monde. Et il n’y a pas de problème avec ça.
Donc ce que je dis c’est que, d’un côté, il est juste de dire que nous sommes aujourd’hui le 26 juin – qu’il est treize heure cinq et que nous sommes en 2011… à un certain niveau cela est vrai.
‘ il y a seulement le moment présent ‘. En revanche, d’un autre point de vue, ce n’est pas le cas du tout parce qu’il y avait une attraction touristique qui consistait en une ligne marquée sur le sol où l’on indiquait « ça c’est l’équateur ». Les gens y prenaient des photos de « l’équateur » qui n’est rien d’autre qu’une ligne tracée par terre ! Évidemment, il ne s’agit que d’une ligne imaginaire qui représente l’équidistance entre le Pôle Nord et le Pôle Sud, mais il n’existe pas d’équateur en tant que tel.
Et cette méditation d’aujourd’hui nous permet d’approfondir notre connaissance de nous-même afin que nous puissions découvrir que ce niveau plus profond en nous n’est pas relatif, mais une réalité absolue. Tout le reste est alors reconnu comme relatif. Et cela a aussi sa place.
Votre histoire personnelle, votre passé, votre avenir, votre situation extérieure, votre état de santé, votre situation financière, votre vie extérieure, vos problèmes et vos soucis, oui, tout cela est toujours là mais, votre vie peut-elle être réduite à ça ? Mais est-ce seulement cela que vous connaissez de vous-même ? Votre vie extérieure ? Vos circonstances personnelles ? Est-ce que vous êtes conscient d’une autre dimension dans votre vie ? La plupart des personnes n’en sont pas conscient. Ils sont totalement pris par leurs conditions de vie actuelles et ils sont complètement identifiés avec un sens de ‘moi’ qui est basé sur l’activité du mental, le flux de la pensée, rien que cette voix dans la tête qui vous dit qui vous êtes, et tout ça est conditionné, évidemment, par le passé.
La question la plus importante dans la vie de chacun, dans votre vie, c’ est : « Est-ce qu’il y a quelque chose de plus profond en moi ? » ; « Y-a-t-il quelque chose de plus profond que ce que l’on voit avec les yeux, pour ainsi dire ? » ; «  Est-ce qu’il y a quelque chose de plus profonde en moi, quelque chose au-delà de ce que mes sens peuvent percevoir ou savoir sur moi… Quelque chose au-delà des pensées qui me traverse l’esprit ? », « Se peut-t-il qu’il y ait en moi un niveau plus profond, parce que si c’est le cas et je ne m’en suis même pas renseigné, même pas essayé d’approfondir ma connaissance de moi-même, alors là j’ai manqué une opportunité magnifique de savoir mon but le plus profond de ma vie ici sur terre ? »
Je ne vous demande pas de croire quoi que ce soit. Je ne vous demande pas de croire qu’il y a une dimension transcendante en vous, mais je vous invite à garder votre esprit ouvert, ouvert à la possibilité qu’il peut y avoir un niveau plus profond en vous, quelque chose de plus profond que vous, la personne qui existe dans le temps et qui est conditionnée par le temps, les événements qui ont eu lieu, dont les souvenirs sont déjà accumulés tant consciemment qu’inconsciemment. Et cette accumulation de souvenirs est la base de leur identité, leur sens de ‘moi’ et la question est : « Est-ce qu’il y a une dimension plus profonde en moi ? Ou bien, ne suis-je que mon histoire, celle que mon mental me raconte ? N’y a-t-il rien de plus important que ça ? »
Je ne vous dis pas de négliger cet aspect trivial du monde, mais de vous demander s’il y a quelque chose de plus profond que ça. Et tout ce que vous avez à vous dire c’est : « Je suis ouvert à cette éventualité qu’il pourrait y avoir quelque chose de plus profond » ou alors « Il peut y avoir quelque chose de plus profond », mais si vous vous dites dès le début : « Je n’y crois pas. », alors, dans ce cas, vous vous êtes déjà refermés et vous ne voudrez même pas en entendre parler.
Ainsi, dans cette méditation, comme dans n’importe quelle méditation authentique – et, en passant, précisons que ce n’est pas une méditation conventionnelle – nous n’utilisons aucune sorte de technique. C’est une expérience directe. Dans toutes sortes de méditations, vous essayez d’atteindre quelque chose… vous faites tout votre possible pour contacter cette espace plus profond en vous.
Quel est notre point de départ alors ? Notre point de départ doit être, et il l’est toujours, la réalité de ce moment même. Ainsi, si vous voulez aller plus profondément en vous, vous devez toujours commencer par la forme que prend le réel – la simple réalité – de ce moment, de ce moment présent.

Et vous prenez conscience, peut-être, de certains sentiments dans le corps et les pensées qui vous passent par la tête… toujours, ils vont et viennent. Certaines pensées peuvent vouloir capter toute votre attention et vous êtes happés par les mots et cela peut arriver à certains d’entre vous. Quelques pensées apparaissent et vous emportent… et ensuite tout ce que vous devez faire est de ramener votre attention à ce moment présent. Nous appelons ça « être présent à ce moment ». Vous êtes conscient de ce qui se passe dans l’espace en ce moment-ci et vous l’acceptez comme « c’ EST », parce que c’EST déjà… Et c’est un bon portail pour commencer n’importe quelle méditation que vous voulez pratiquer.
Le portail dans l’état méditatif ou de la ‘conscience du moment présent’ est de permettre à la réalité de ce moment d’être ce qu’elle est. Pourquoi ? Parce que c’est déjà ce moment et il est tel qu’il est. Ainsi, à l’intérieur, vous n’exigez pas que ce moment soit différent. Par exemple, vous ne vous dites pas ‘Pourquoi vous n’arrêtez pas de parler ? Nous sommes censés être en méditation !’ ou vous ne vous dites pas « Moi, je n’ai pas fait l’expérience de ce moi plus profond ! Qu’est-ce que vous racontez ? Tout ce que nous avons besoin de faire pour être présent à ce qui est là où nous conduit la méditation… Devenir présent c’est accepter le simple fait que vous êtes et que ce moment est ce qu’il est.

Maintenant, depuis que les philosophes, les anciens sages et certains auteurs ont discuté de la possibilité que ce que nous connaissons comme notre « vie » peut être une sorte de rêve, donc, quoi que vous pensiez connaitre sur ce moment, évidemment vous ne pouvez pas savoir de manière absolue que ce n’est pas un rêve et, à certains égards, ce que nous vivons actuellement a la qualité d’un rêve, quoi que vous expérimentiez, parce que tout cela passe très vite. ‘Où est le dîner d’hier ? Il s’est évaporé tout comme un rêve. Mais, même si c’est un rêve, il doit y avoir quelque chose qui permet à ce rêve de se manifester. Si c’est un rêve, ou cette chose qui ressemble à un rêve, ou encore n’importe quel autre contenu de cet instant, il doit y avoir quelque chose qui permet à ce rêve de se réaliser maintenant, à la réalité de ce moment de se manifester, qui vous permet d’être présent, de connaitre ce moment. Et, évidemment, VOUS ÊTES CELA (ce « quelque chose »).
Donc, en ce moment même, je vous demande de ressentir, de rechercher en vous pour savoir si vous pouvez comprendre le simple fait que vous êtes la réalité fondamentale de ce moment. Quelle que soit la forme de ce moment, la réalité qui est autour de vous. En d’autres termes, pouvez vous saisir le simple fait que vous existez… « Existez » n’est peut-être pas le mot juste mais pouvez vous saisir le simple fait que « Vous Êtes » ?
Votre être ? Votre présence ? « Ce à travers quoi » toutes ces choses sont perçues en ce moment, même ma voix, pouvez-vous le ressentir ? C’est quelque chose de très immédiat. Je vous demande de diriger votre attention au centre de votre attention, loin de perceptions sensorielles, pas même de porter votre attention sur quoi que ce soit, ni sur ma voix, ni même sur l’image de l’écran, oui… qui est encore là ? Vous êtes toujours en train de percevoir cela, mais ce que je vous demande de faire, c’est de mettre toute votre attention sur le fait que vous êtes conscient.
On pourrait dire que la conscience se retourne vers l’attention elle-même. Donc, la conscience, ce qui auparavant était placée sur les perceptions des sens, se retourne maintenant. Et la conscience, qui avant était occupée par toutes sortes de choses, y compris les pensées – qui sont aussi des choses – la conscience se retourne vers elle-même et réalise l’état de présence… Cette présence non-manifestée et éternelle qui est à la base de l’expérience que vous faites actuellement.
Vous le savez déjà – je l’ai déjà mentionné dans “Nouvelle Terre” – que, à Delphes, dans le temple antique d’Apollon en Grèce, on trouve une inscription qui, je crois, est toujours là « Connais-toi toi-même ». Ce qui est beaucoup moins connu c’est que dans ce même temple on trouve une autre inscription qui remonte à deux milles cinq cents ans. On trouve aussi l’inscription «Tu es ». Quoi ? Vous êtes quoi ? Vous êtes. C’est ce qui est inscrit. Alors, quand vous lisez ou entendez ceci, soit vous comprenez, soit vous comprenez pas. Si vous comprenez, ça vous arrête pour un instant et vous vous dites « oh ! », parce que à ce moment-là, ces deux mots conduit votre attention sur l’attention elle-même. Ou on pourrait dire également que ces deux mots dirige votre attention vers la conscience, vers le fait que vous êtes conscient. Autrement dit, vous vous reconnaissez comme la conscience non-manifestée et éternelle. Pas ceci ou cela, mais le fait que vous êtes, tout simplement.

Et c’est ce que les sages anciens ont indiqué il y a deux milles cinq cents ans – et c’est épatant, n’est-ce pas ? N’est-elle pas merveilleuse cette inscription dans le temple « TU ES » ? Vous ne pouvez pas comprendre cette vérité avec le mental de la même façon que vous ne pouvez pas non plus comprendre la vérité de ce que je vous dis avec le mental, parce que le mental, l’esprit conceptuel, cherche à interpréter ce « tu es » : « Qu’est-ce que peut bien vouloir dire ça – tu es – ? » ; « Il doit y avoir un mot ou une phrase qui manque dans cette inscription ! » mais en fait il s’agit seulement de la vérité de ce que vous êtes, la vérité du « JE SUIS ». Parce qu’on le réalise seulement en reconnaissant la vérité de « tu es », c’est à dire de « je suis », et ceci n’est pas un concept du tout. C’est une vérité qui n’a rien à voir avec la pensée. Ceci ne peut être reconnu qu’au delà de la pensée. Donc, ce à quoi je fais allusion ici dans notre méditation, c’est la possibilité de devenir conscient d’un niveau plus profond de « qui vous êtes » qui n’a rien à voir avec votre histoire personnelle ni avec vos pensées. Et lorsque vous réalisez que vous êtes essentiellement cette conscience inconditionnée qui est sans forme, et que vous vous rendez compte que vous êtes essentiellement la lumière de la conscience – ce que Jésus a nommé la lumière du monde -, quand vous vous rendez compte que « vous êtes cela », et pas seulement une fois, pour ensuite passer le restant de votre vie en disant : « oh !  J’ai eu cette grande expérience d’éveil il y a dix ans ! J’ai réalisé qui j’étais mais actuellement je ne m’en souviens plus ! ». Non.

Il est bon d’entendre ou de voir que c’est possible de vivre, d’exister simultanément sur deux niveaux : Le niveau du monde manifesté, là où il y a des choses qui réclament votre attention et dans lequel vous devez agir dans le temps – votre situation de vie – vous devez régler ceci ou cela mais sans en être consumé. Cela est un destin terrible si vous êtes complètement consumé par les circonstances de votre vie actuelle mais c’est un attrait très puissant !
Mais il s’agir d’être capable d’être simultanément conscient de la conscience pure (ou l’état d’être ou le « je suis ») pendant que vous réglez vos affaires quotidiennes de manière permanente…

J’observe les gens, la façon dont ils se perdent si facilement et en permanence dans tout ce qui se manifeste à chaque instant. « Je dois m’occuper de ceci ou je dois m’occuper de cela. Je dois téléphoner… » Bien sûr que vous avez des affaires à régler mais est-ce que vous êtes en train de vous y perdre ? Est-ce que vous vous perdez dans ce monde ? Est-ce que vous vous perdez dans votre mental, car ça revient au même. Car vous éprouvez le monde en tant que votre mental, et c’est de cet état dont vous avez besoin d’être épargné (selon la terminologie chrétienne) parce que les les chrétiens utilisent ce terme « être épargné », « sauvé », « le salut ».
Mais épargné de quoi ? Épargné d’être perdu dans le monde, dans votre mental c’est cela le sens du mot « salut ».
Malheureusement, la plupart des religions ne le comprennent plus et ils ne le comprennent plus depuis des siècles. En fait ils ont mal compris ce qu’est le Salut. Le salut est la vérité qui vous libérera. C’est encore une autre chose que Jésus a dite « la vérité vous libèrera ». Il y a rajouté quelques mots « Sachez la vérité et la vérité vous libérera ». Vous devez connaitre la vérité. Qu’est-ce que c’est la vérité ? La vérité c’est ce que vous êtes ou ce que vous êtes en-deça de la forme. C’est la vérité de « je suis ».

Et alors vous existez dans deux dimensions simultanément et vous êtes toujours dans le domaine du monde, en vous occupant des choses, des événements, en pensant aux choses et en ayant des relations avec d’autres êtres humains – mais à l’arrière-plan de votre vie, pour ainsi dire, vous avez ce niveau de présence consciente, ou nous pourrions dire que vous connaissez votre être véritable en tant que votre essence pure et essentielle, votre « êtreté », votre présence essentielle, en-deça de toutes les choses qui arrivent sans cesse. Alors vous pouvez mener une vie harmonieuse.

Alors, votre vie se réalise complètement mais elle peut seulement se réaliser si vous ne recherchez plus votre accomplissement dans les choses de ce monde – l’emploi, les relations, les finances, la complétude ou quoi que ce soit d’autre, les possessions, l’accomplissement. Aucune choses de ce monde ne dure finalement comme beaucoup d’entre vous le savent déjà, comme beaucoup d’entre vous en ont fait l’expérience.

Ainsi, la vie se réalise lorsque vous êtes conscient de votre être essentiel, du ‘je suis’ – qui n’a rien à faire avec le mental. C’est juste un espace de conscience, qui constitue la base de votre vie – et ensuite vous vous occupez des choses sans vous perdre dans les choses et puis vous vivez dans cet état de conscience, cet état de conscience spacieux ; vous le manifestez dans vos interactions avec d’autres gens.
Cela a une grande importance et ne se réalise seulement si vous arrêterez de vous servir des gens soit comme des sources possibles d’accomplissement, soit comme des menaces – ce qui est très normal dans ce monde. Si vous n’êtes pas aligné sur cette dimension plus profonde en vous, vous considérerez les autres personnes comme une source d’accomplissement.

Autrement dit, vous voulez qu’ils fassent quelque chose pour vous. Ou alors vous regardez les autres personnes comme une menace, ils s’attaquent au sens de ce que vous êtes. Donc, soit vous avez peur des autres, soit vous les désirez. Il y a du désir ou de la peur et évidemment, les relations ne peuvent pas bien fonctionner. Il y a d’inévitables conflits, tant que vous vivez dans cet état de conscience parce que l’autre personne recherche aussi quelque chose en vous, par désir, ou vous perçoit comme une menace.
Alors, seulement, quand vous ne cherchez plus l’accomplissement en autrui et dans les choses de ce monde, les choses de ce monde et les autres personnes, vous pouvez vraiment en ressentir un véritable plaisir, mais vous pouvez seulement le ressentir quand vous êtes aligné sur votre être essentiel plutôt que sur les choses ou les gens.

Ainsi, l’accomplissement se trouve dans… les mots sont très inadéquats pour exprimer ceci, l’accomplissement donc se trouve dans votre « être » essentiel, en ce moment même – peu importe si vous êtes dans un palais ou en prison. L’accomplissement se trouve en vous. L’endroit ou la situation où vous vous trouvez actuellement n’a aucune importance. Peu importe aussi si vous avez échoué complètement dans toutes vos tentatives dans la vie ou si vous avez eu beaucoup de réussite aux yeux de tout le monde. Çà aussi n’a rien à voir avec la conscience vers laquelle je pointe des panneaux indicateurs.

Et quel soulagement, n’est-ce pas ? Et bien, ça vous soulagera davantage si vous avez échoué dans la vie, car si vous avez vraiment réussi, alors il est fort probable que vous ne participerez même pas à cette méditation !
Vous devrez alors attendre encore quelques années jusqu’à ce que tout s’effondre autour de vous, parce qu’il n’y a rien qui dure dans ce monde manifesté. Et puis la vie se réalise, parce que le moment présent est maintenant… nous revenons à ce portail essentiel – que nous appelons « le moment présent » – et c’est essentiellement le sens de « je suis ». Ce sens de « je suis » est le sens plus profond du « Maintenant ». C’est l’espace conscient dans lequel le tout se produit. Ça vient et ça s’en va et ça vient et ça s’en va, et ça vient et ça s’en va. Ainsi de suite. L’accomplissement se reconnait comme ce que vous êtes. L’accomplissement se reconnait comme la présence même qui est à la base de tout ce que vous connaissez dans le domaine de la forme, et en vous en tant que le monde.
C’est ainsi. En Inde, ils appellent ça « la joie d’être conscient ». La joie d’être conscient. Être. ‘Sat’ en Sanskrit. ‘Sat Chit Ananda’.
Cela signifie : la connaissance et joie d’être conscient. Cela signifie : la connaissance de l’accomplissement profond d’être conscient. Et essentiellement, vous êtes cela.
Et de manière secondaire, vous êtes n’importe quelle personne qu’il vous arrive d’interpréter dans votre existence actuelle. Votre existence actuelle sur cette planète. Et qui sait quel rôle vous êtes en train d’interpréter actuellement ? Soit vous interprétez un rôle très tragique, ou soit vous interprétez un rôle comique, ou comme pour la plupart des gens, c’est une combinaison des deux. C’est le rôle que vous interprétez. Votre nom. Vos circonstances. Votre situation de vie. Mais qui êtes vous derrière tout cela, au-delà de tout cela ? Vous connaissez-vous comme le « je suis » ? C’est tout.
Voilà, c’est notre médiation pour aujourd’hui.
Et je vous encouragerais à ne pas vous hâter de vous éloigner de cette forme-ci et à vous lancer tout de suite dans toutes les choses de votre vie dont vous devez vous occuper.

Mais, en même temps que vous vous occupez des choses dans votre vie, restez conscient de votre vrai vous qui est toujours en arrière-plan. Restez conscient d’être conscient. Reconnaissez et ressentez cet état de conscience. C’est un peu comme lorsque je ramasse quelque chose, il y a de l’espace en arrière-plan. Et il y a non seulement l’action qui se produit mais aussi la paix en arrière-plan de votre vie. Et puis, la façon dont vous vous occupez des choses est aussi paisible.

Si vous n’êtes pas aligné avec cet état de conscience en vous, alors la façon dont vous vous occupez des choses ne peut pas être paisible, parce que vous vous faites bouleverser très vite et vous réagissez très vite et du coup, vous contribuez aux problèmes du monde. Même si vous êtes en train de parler de quelque chose de spirituelle.

Si vous ne vous occupez pas des choses paisiblement, vous contribuez aux problèmes du monde. Ainsi, vous ne faites pas partie de la solution, mais vous faites partie du problème. Ainsi, quelle magnifique chose de voir que la façon la plus naturelle de vivre est d’être aligné sur ce que vous êtes et la façon erronée c’est d’être débranchée de vous-même.
Le monde se trouve dans un tel désordre parce que des millions de gens vivent de cet état erroné, cette folie, ou ils se sont séparés d’eux mêmes. Ainsi, c’est pour cette raison que nous sommes ici et avant que je ne vous dise au revoir, partageons un moment de quiétude.

Soyez bien.

Soyez présent et n’oubliez pas que… VOUS ÊTES !


Traduction française de la vidéo d’Eckhart Tolle “Live Meditation Broadcast”, du 26 juin 2011.
Traduction Française de Michael Morris, que nous remercions.

Vu sur FaceBook

http://www.reikido-france.com