Août 12 2017

Penser est une maladie

La pensée discursive

est une maladie

(L’errance du mental)

Pourquoi penser ?

La personne s’approprie objectivement le corps devant elle et rationalise le refoulement du sentiment d’insécurité correspondant. L’activité mentale apparait pour lutter contre cette insécurité.L’identification au corps n’est jamais complète parce les molécules qui le composent sont remplacées tous les sept ans. Cette identité temporaire est inquiétante parce qu’il est impossible de prévoir l’issue des changements, ce qui renforce notre insécurité.

Comment la pensée fonctionne ?

La personne affirme être ou posséder un corps qui perçoit cinq sens. Chacun de ces sens a ses propres limites, soit une gamme dynamique en réponse aux stimuli. Ces informations sensorielles sont converties en signaux électriques puis retransmises via le système nerveux au cerveau. Le cerveau traite donc une information déjà manipulée et le processus de prise de conscience prend environ une demi-seconde (t=500ms).

Le cerveau est en réaction APRÈS les faits présumés existants à t=0, et est incapable d’accéder directement à l’instant t=0. La personne présume que l’instantané « temps réel » doit être « la cause de LA RÉALITÉ « . Mais « LA RÉALITÉ » présumée à t=0 n’est qu’une hypothèse imaginée APRÈS le fait supposé. Le cerveau est obligé de fonctionner APRÈS la réalité qu’il suppose, il fonctionne obligatoirement dans un monde irréel, et ce, selon sa propre logique et règle.

La représentation que la pensée se fait du monde extérieur se fonde obligatoirement sur des faits passés, limités, modifiés, partiels, mentalement spéculé, non prouvés et invérifiables. Tout est construit sur du passé et avec du passé. Pas de passé, pas d’activité mentale. Le passé est la matière première et exclusive du mental. Même l’avenir est dans le passé inéluctable du mental. C’est par la mémoire seulement que le mental s’active. Alphabet, mots, idées, concepts: la pensée utilise des symboles pour expliquer d’autres symboles, issus du passé et de ce fait imaginaires et purement symboliques. Lire la suite


Août 8 2017

Citation du jour : Discernez le réel de l’irréel

« Tout ce à quoi vous êtes attaché, tout ce que vous aimez
et tout ce que vous connaissez disparaîtra un jour.

Savoir cela, et savoir que le monde est une création de votre mental,
ce monde dans lequel vous jouez et dont vous souffrez,
voilà le discernement.

Discernez le réel de l’irréel ;
ce qui est connu est irréel, et va et vient.
Ainsi, restez dans l’Inconnu, l’Immuable, la Vérité. »

Mooji

Source : Satsang avec Mooji
Photo :Photos Libres

Juil 23 2017

Jac O’Keeffe

Sans la projection du mental, le monde ne peut pas exister.
Le monde qui apparaît dans vos rêves la nuit est tout aussi irréel que le monde qui  apparaît lorsque vous êtes éveillé. Il n’y a aucune différence.
L’idée que vous êtes réel n’est qu’une pensée dans la conscience.
Rien ne vous arrive en réalité, à moins de vouloir croire que c’est le cas.

Citations

 

Voici grâce à Anh la traduction de toutes les citations recueillies par JC sur le site de Jac, citations issues de différents satsangs.
***
Il n’existe pas d’objet qui soit de nature différente du sujet, comme il n’y a que le sujet, comment peut-il être vu en tant qu’objet ? Toute expérience réside dans la réalité des objets. Si vous l’examinez, vous verrez que les objets ne sont pas réels.
Observez que chaque mode de perception est subjectif, et que chaque idée concernant la vie n’existe que dans votre mental. Arrêtez de donner des noms et des formes à ce qui, en essence, est sans nom et sans forme.
Vos idées sur vous sont le seul obstacle et l’origine de toutes les souffrances.
Arrêtez de vous engager dans les pensées et ne faites pas du désengagement des pensées quelque chose à faire !
Asseyez-vous tranquillement, restez calme et ne vous impliquez pas dans les pensées, laissez-les passer simplement sans leur porter d’intérêt. Ne cherchez pas le Soi, ce serait comme si votre œil cherchait à voir votre rétine. Vous êtes le Soi.
Observez sans penser, sans conceptualiser. La pure observation où il n’y a rien à voir – c’est ce qui est au cœur de l’état du JE SUIS.
Le monde est spirituel, pourtant lorsque vous vous identifiez avec le corps physique, le monde devient physique suivant les concepts auxquels vous adhérez. Cependant, durant tout ce temps, le monde est spirituel.
Sans la projection du mental, le monde ne peut pas exister. Le monde qui apparaît dans vos rêves la nuit est tout aussi irréel que le monde qui  apparaît lorsque vous êtes éveillé. Il n’y a aucune différence.
L’intimité est une expérience et elle ne peut pas durer ; c’est seulement prendre congé du « je » personnel pour la pensée d’unité/de totalité. L’expérience d’intimité ne peut seulement se produire qu’avec la séparation encore en vue dans l’arrière-plan.
Rien ne se passe ni dans l’état de veille et ni dans celui du rêve, puisque la substance de ces deux états est la conscience.
L’idée que vous êtes réel n’est qu’une pensée dans la conscience.
Le monde phénoménal n’est rien d’autre que le jeu de la conscience qui essaye de contrôler, de se faire comprendre et de se faire connaître à elle-même. Mieux vaut laisser ce jeu se poursuivre, sans s’identifier à aucun aspect.
La création n’est qu’une apparence momentanée dans la conscience. C’est le jeu de la pensée en tant que mémoire qui vous fait croire qu’elle se poursuit au fil du temps.
Gérer les désirs ne tourne pas autour de votre relation avec les objets des désirs ; c’est votre propre incompréhension qui exige une correction. Découvrez comment la perception des objets survient dans le mental et ne suivez pas aveuglément les schémas des pensées.
Si vous pouvez expérimenter la présence, vous ne pouvez pas l’être. Si vous pouvez expérimenter l’êtreté, vous ne pouvez pas l’être. Tout ce qui peut être identifié, vous ne pouvez pas l’être.
Il n’y a pas de conflit entre la vie ordinaire et la théorie de la non-dualité. Restez dans la vie ordinaire ; laissez la vie se dérouler avec toutes ses mondanités et laisser l’attention se reposer « à l’intérieur ».
Le monde ne peut pas exister indépendamment de votre mental, alors comment le monde pourrait-il être autre que mental ?
Il n’y a rien d’extérieur à Cela. Laissez tomber naturellement la pensée de choses « extérieures ».
L’égo manifeste une grande peur à l’idée de son propre anéantissement, mais lorsque l’égo n’est pas le centre d’attention, où est-il ? Qu’est-il ? C’est seulement une idée, il n’existe donc rien qui puisse être anéanti.
Rien ne vous arrive en réalité à moins de vouloir croire que c’est le cas.
Examinez et découvrez que ce qui est vu et entendu, senti et touché, ressenti et pensé existe seulement en tant qu’histoires dans votre mental et ne soyez attirés par aucune d’elles. Voyez que tout cela est mental et n’est aucunement la réalité.
La recherche de la vérité ne se termine pas par la découverte de celle-ci dans le monde phénoménal : rien de nouveau n’est acquis dans la réalisation du Soi.
Réalisez que la fin de la douleur ne dépend pas d’un désir satisfait ; le plaisir et la douleur sont les résultats de malentendus.
Tout vient de l’Absolu, demeure en tant qu’Absolu, et se fond de nouveau dans l’Absolu.
Le bonheur est une expérience directe émanant de votre nature profonde.
Regardez autour de vous sans penser, sans conceptualiser. N’interprétez rien, n’en venez à aucune conclusion. Soyez dans la pure perception, la pure vision et la pure observation. Toute action qui survient est spontanée, il n’y a aucun choix.
Ce que vous recherchez et ce que vous pourriez trouver ne peut pas être ce qui est Réel.
Apprenez à écouter sans déformer et apprenez à regarder sans imaginer.
La liberté que vous recherchez se trouve précisément là, d’où vous regardez.
Ce que vous êtes peint l’image de votre vie, cela ne vous attache en rien.
Demeurer dans votre état naturel ne requiert ni mouvement, ni action de votre part.
Si vous voulez profiter de l’éveil, vous pouvez le faire uniquement avant que l’éveil ne se produise ! Les fins de contes de fées n’existent que dans les films.
L’attraction vers la Vérité a son origine dans la manifestation, pas dans la grâce. Le confort recherché par le mental dans l’idée que « la grâce vous rappelle à la maison » doit être abandonné.
Soyez tranquille, silencieux et patient. Il n’y a que vous. Comment peut-il y avoir une distance entre vous et vous ?
Les pensées apparaissent et disparaissent d’elles-mêmes. Il n’y a pas d’appropriation à revendiquer, car il n’y a pas de propriétaire.
Ne tombez pas dans le piège d’objets aimants, que ce soient des personnes, des choses ou des actions. Vivre avec… est souffrance, alors qu’en fait, il n’y a simplement que vivre. Découvrez ce qu’est être libre de l’objet que vous appelez « moi-même » et arrêtez de compenser par les désirs.
Sans le mouvement de la pensée, il n’y a pas de monde phénoménal.
Quand on imagine que la vie ordinaire est différente de la vie spirituelle c’est alors que les difficultés apparaissent. Sans perception subjective de différence, il ne peut exister de problème.
Demeurez à la source de la prochaine pensée. C’est tout.
Dans la neutralité sans effort de votre état naturel, tous les doutes, les craintes et les angoisses disparaissent : ils ne reviennent que pour vous servir.
Laissez votre attention sur ce qui se passe, et non sur la peur du comment cela pourrait vous affecter.
Détendez-vous. Reposer l’activité mentale désarme l’identification brute. Il n’y a pas de « comment » arrêter de penser. Cessez simplement d’être impliqué dans les histoires de vos pensées.
Vous n’avez aucun voyage à faire, aucune transformation à réaliser de l’égo vers le Soi, cela implique deux et ce n’est donc encore qu’une autre pensée.
Tout ce qui se présente dans la manifestation a été créé par vous, et sera détruit par vous, en transcendant le mental. Le mental et le monde, tous deux apparaissent et retournent à la Réalité immuable.
Lorsqu’il n’y a aucune idée sur ce qu’est le silence ou ce qu’il n’est pas, le silence est alors présent. Il ne s’agit pourtant pas d’un événement : il est tout simplement.
Laissez votre mental être dans un chaos total. Le niveau d’activité mentale n’a pas de signification. Ne perdez pas votre attention dans l’histoire d’aucune pensée et les pensées se calmeront. Vous êtes Cela qui regarde tout.
À tout moment, soit vous observez sans effort, soit vous adhérez à vos pensées.
La non-dualité est au mieux considérée comme une disposition de l’esprit. Elle n’est pas appropriée pour une application dans les affaires du monde, et la sagesse pour faire face à ces questions doit donc être développée de manière indépendante.
Ce que vous appelez votre vie n’a jamais été la vôtre de toute façon ; vous n’avez jamais rien possédé. Vous êtes la totalité et pourtant vous vous imaginez être séparé d’elle dans le but de posséder, de chercher et d’atteindre.
Laissez votre mental se diriger vers l’intérieur. Laissez votre attention se reposer calmement dans son état naturel.
Il n’y a ni libre arbitre, ni destinée. La vie présente votre personnage, mais il n’y a pas non plus d’appropriation. Si la vie n’expérimentait pas ce qui est exactement tel que c’est maintenant, la vie n’existerait pas du tout. Il n’y a que ceci, se manifestant comme il se doit.
Demeurez simplement dans le Soi. Plongez dans le Soi vingt quatre heures sur vingt quatre, sept jours sur sept, jusqu’à ce que le temps révèle que lui-même est un concept et que celui qui fait l’action de demeurer ou plonger se fonde avec le Soi.
Ce que vous êtes ne peut être objectivé, ne peut pas être connu et ne peut aller ni venir. Ce que vous êtes ne se situe pas au sein de l’apparence.
Soyez préparé à laisser les conséquences s’occuper d’elles-mêmes.
Il ne s’agit pas de sentir le vide, mais d’être le vide. Vous ne pouvez pas essayer de l’être, vous l’êtes.
C’est de l’esclavage d’imaginer que vous êtes dans un processus, que vous avez un passé et un avenir et d’imaginer que vous allez quelque part. Ce que vous êtes ne se développe pas ou ne se dirige pas vers une finalité.
La souffrance est l’idée qu’il y a un « je » qui n’aime pas ce qui se passe.
Tout ce qui apparaît comme le monde est dépendant de vous pour valider son existence, et cela ne peut arriver que si vous avez pris pour réel le fait d’avoir une existence indépendante.
Vous pouvez voir que chacune des pensées que vous entretenez ne sert qu’à perpétuer le « je » personnel.
C’est seulement l’élimination des fausses idées et des croyances erronées qui peut révéler ce que vous êtes.
Ici, maintenant, vous pouvez vous installer dans votre état le plus naturel, qui apprécie la paix ininterrompue du mental et la libération dans votre cœur.
L’apparence du monde est conscience, et il n’y a rien en dehors de cela. C’est la conscience seule qui se manifeste en tant que mental, intellect, corps et sens. Pourtant la conscience ne change pas. Le changement permanent est une caractéristique de l’apparence de sa propre réflexion.
Ressentir et expérimenter le vrai bonheur, le bonheur sans cause, exige un abandon conscient ou inconscient de votre intérêt dans les pensées.
Vous n’avez pas à être parfait, vous n’avez pas à avoir une bonne santé, vous n’avez rien à faire avant que le corps meurt, cela n’a rien à voir avec quoi que ce soit : c’est là, maintenant, placez votre attention en dehors de toutes histoires et concepts. De là, la liberté apparaît, la beauté survient, l’amour surgit.
La personnalité est un outil utile mais elle ne peut pas définir qui vous êtes. Qui vous êtes se situe bien au-delà de ce que vous pensez être.
Soyez ce qui voit ce qui regarde. Ne soyez pas l’observateur. Vous êtes Cela qui voit ce qui regarde.
Cesser l’activité non nécessaire du mental permet à l’état naturel de surgir. Une profonde immobilité demeure toujours sous un mental agité.
Le problème n’est pas lié au mental, c’est l’identification personnelle avec les pensées qui crée la souffrance.
Il n’y a rien à corriger, rien à faire, rien ne doit être meilleur, plus agréable ou d’une certaine manière… tout cela n’est encore que des pensées, nul besoin de s’y intéresser. Les choses sont parfaites telles qu’elles sont. Posez-vous. Reposez-vous à l’intérieur.
Quelque chose « en deçà » s’occupe de tout, prend soin de ce que vous êtes réellement.
Ce que vous êtes ne peut pas être acquis de nouveau.
Aussi longtemps que le « je » recherche la paix, il n’y aura pas de paix.
Par vos pensées, vous avez rendu réel pour vous ce qui est irréel.
Il n’y a rien à craindre, jamais. Si vous continuez à placer votre attention sur des idées créatrices de peur, sachant que les pensées créent des émotions, vous ressentirez de la peur. En un instant, vous pouvez décider que cela suffit et en finir avec votre comportement de peur.
Votre vraie nature est sans cause et vivre le bonheur sans cause est votre état naturel.

 

traduction de Anh reprise par Laya

Juil 22 2017

Eckhart Tolle, le piège de la pensée conceptuelle


Juin 12 2017

Cohue mentale et rappel de soi

Le questionnement. Voilà le point de départ de toute quête de la Vérité. Lorsque le ressenti diffère de ce qu’on nous dit et que le désir de comprendre croît tel un feu intérieur, nous nous détournons des réponses habituelles et soulevons toutes les roches sur notre passage afin de nous assurer qu’il n’y a pas d’anguille sous celles-ci. Et, bien entendu, nous en trouvons. Que quelques-unes au départ, mais avec honnêteté, discernement et assiduité, nous nous rendons vite compte qu’il y en a pratiquement sous toutes les roches rencontrées. Au début, ça nous amuse et nous soulevons des roches de surface, notre questionnement ressemblant plus à de la curiosité. Mais par la suite ce questionnement mûrit et les roches que nous soulevons sont plus imposantes. Un jour ou l’autre, si nous persistons dans notre art, nous soulèverons immanquablement la roche vers laquelle pointent tous les Enseignements Traditionnels, celle de la connaissance de soi. « Connais-toi toi-même » est l’anguille qui vit sous l’imposante roche de la personnalité et que l’on n’ose tenir que du bout des doigts. Mais la voilà, elle est sous nos yeux et ne demande que notre attention. Le statu quo externe est une chose, mais celui de notre for intérieur est une toute autre chose. Alors, nous cherchons la réponse à cette énigme à l’extérieur de nous, pour ne pas trop nous bousculer, mais heureusement certaines personnes connaissant ces « mécanismes de protection » automatiques, ont pensé, pour le bien de tous les chercheurs, à coucher sur papier une partie des réponses, nous forçant, au contact de ces écrits, soit à accepter certaines vérités sur nous-mêmes, soit à nous enfermer pseudo-sciemment dans le déni et dans l’oubli de cet aspect primordial de la Quête : la connaissance de soi.

Certes, la question est d’abord très lourde et il semble plus confortable de s’enfoncer la tête dans le sable matérialiste de l’explication occidentale : l’idée laconique selon laquelle nous ne sommes qu’un amas de matériel organique bien structuré. Mais lorsque cette explication, après maintes réflexions, lectures et expériences, ne tient plus la route, nous réabordons cette question qui ébranle notre statu quo interne et tentons d’y trouver quelque chose de valable.

QUE NOUS DISENT LES ENSEIGNEMENTS TRADITIONNELS?

Premièrement, que la mémoire est le reflet de notre niveau de conscience. Qu’avons-nous mangé pour le petit déjeûner il y a huit jours? Oublié. Comment étions-nous vêtus il y a deux semaines? Oublié. Nous oublions régulièrement la raison pour laquelle nous nous sommes rendus dans la pièce où nous sommes présentement. Que venions-nous donc y chercher? Oublié aussi. Nous oublions nos rendez-vous, nos tâches quotidiennes et nous omettons de nous souvenir qu’il nous fallait absolument prendre du pain à l’épicerie en rentrant. Combien de fois par jour oublions-nous? Avec honnêteté, nous nous rendons rapidement compte que nous passons la majeure partie de notre vie à oublier celle-ci! Seules quelques parcelles, que l’on nomme souvenirs, nous restent. Bien qu’une bonne partie de ce que nous oublions puisse nous sembler futile à première vue, la question demeure : n’étions-nous pas présent à ce moment, n’étions-nous pas conscient, ne devrions-nous pas nous souvenir? La mémoire n’est-elle pas un mécanisme censé tout enregistrer, même le plus banal? Et que dire des choses importantes qui glissent entre les doigts de cette mémoire tel du sable fin? Pourquoi celle-ci n’est-elle pas infaillible puisque c’est son unique rôle, sa seule raison d’être? Lire la suite


Juin 12 2017

Guérison

Nous pensons, nous pensons, nous pensons.
Les jeux sont faits, rien ne va plus. Nous sommes engagés dans les doutes et les actions qui découlent de nos pensées répétitives et acharnées. De pensée en pensée nous renforçons notre conditionnement à croire qu’il nous faut avancer, progresser coute que coute sur la route que nous avons calibrée avec notre mental.
Le riche pense qu’il est riche. Le pauvre pense qu’il est pauvre. Le juste pense qu’il est juste. Le faible pense qu’il est faible.  Le bandit pense qu’il est un bandit et le voleur pense qu’il n’a pas assez. L’écologiste pense que la planète est perdue. Le fasciste pense qu’il a raison. L’amoureux pense qu’il aime. Le Pape pense qu’il est responsable. L’homme politique pense qu’il a du pouvoir. Les juges pensent servir. Les religions pensent guider.
Pourtant, là, juste avant que l’être ne s’identifie à sa pensée, il est un espace toujours neuf, un continuum de rédemption, intemporel et indestructible car non né.
Il ne s’agit pas des potentiels de l’imagination, cette projection de la pensée dans un désir de réalisation, il s’agit de l’étendue de laquelle naissent toutes les pensées, ce calme permanent qui soutient toutes les énergies. Lire la suite

Juin 9 2017

Daniel Morin


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Juin 7 2017

Le mental. Comment discipliner ce coquin !?!


Juin 6 2017

Vous n’êtes pas votre mental

Le plus grand obstacle à l’illumination

L’illumination, c’est quoi ?

Un mendiant était assis sur le bord d’un chemin depuis plus de trente ans. Un jour, un étranger passa devant lui. « Vous avez quelques pièces de monnaie pour moi ? » marmotta le mendiant en tendant sa vieille casquette de base-ball d’un geste automatique. « Je n’ai rien à vous donner », répondit l’étranger, qui lui demanda par la suite: « Sur quoi êtes-vous assis ? » « Sur rien, répondit le mendiant, juste une vieille caisse. Elle me sert de siège depuis aussi longtemps que je puisse m’en souvenir. » « Avez-vous jamais regardé ce qu’il y avait dedans ? » demanda l’étranger. « Non, répliqua le mendiant, pour quelle raison ? Il n’y a rien. » « Jetez-y donc un coup d’oeil », insista l’étranger. Le mendiant réussit à ouvrir le couvercle en le forçant. Avec étonnement, incrédulité et le coeur rempli d’allégresse, il constata que la caisse était pleine d’or.

Je suis moi-même cet étranger qui n’a rien à vous donner et qui vous dit de regarder à l’intérieur. Non pas à l’intérieur d’une caisse, comme dans cette parabole, mais dans un lieu encore plus proche de vous : en vous-même.

“Mais je ne suis pas un mendiant”, puis-je déjà vous entendre rétorquer.

Ceux qui n’ont pas trouvé leur véritable richesse, c’est-à-dire la joie radieuse de l’Être et la paix profonde et inébranlable qui l’accompagnent, sont des mendiants, même s’ils sont très riches sur le plan matériel. Ils se tournent vers l’extérieur pour récolter quelques miettes de plaisir et de satisfaction, pour se sentir validés, sécurisés ou aimés, alors qu’ils abritent en eux un trésor qui non seulement recèle toutes ces choses, mais qui est aussi infiniment plus grandiose que n’importe quoi que le monde puisse leur offrir.

Le terme “illumination” évoque l’idée d’un accomplissement surhumain, et l’ego aime s’en tenir à cela. Mais l’illumination est tout simplement votre état naturel, la sensation de ne faire qu’un avec l’Être. C’est un état de fusion avec quelque chose de démesuré et d’indestructible. Quelque chose qui, presque paradoxalement, est essentiellement vous mais pourtant beaucoup plus vaste que vous. L’illumination, c’est trouver votre vraie nature au-delà de tout nom et de toute forme. Votre incapacité à ressentir cette fusion fait naître l’illusion de la division, la division face à vous-même et au monde environnant. C’est pour cela que vous vous percevez, consciemment ou non, comme un fragment isolé. La peur survient et le conflit devient la norme, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Lire la suite


Juin 5 2017

L’ énergie spirituel Le témoin du mental

http://youtu.be/8AY3gBshVrY