Oct 22 2017

Penser est une maladie

La pensée discursive

est une maladie

(L’errance du mental)

Pourquoi penser ?

La personne s’approprie objectivement le corps devant elle et rationalise le refoulement du sentiment d’insécurité correspondant. L’activité mentale apparait pour lutter contre cette insécurité.L’identification au corps n’est jamais complète parce les molécules qui le composent sont remplacées tous les sept ans. Cette identité temporaire est inquiétante parce qu’il est impossible de prévoir l’issue des changements, ce qui renforce notre insécurité.

Comment la pensée fonctionne ?

La personne affirme être ou posséder un corps qui perçoit cinq sens. Chacun de ces sens a ses propres limites, soit une gamme dynamique en réponse aux stimuli. Ces informations sensorielles sont converties en signaux électriques puis retransmises via le système nerveux au cerveau. Le cerveau traite donc une information déjà manipulée et le processus de prise de conscience prend environ une demi-seconde (t=500ms).

Le cerveau est en réaction APRÈS les faits présumés existants à t=0, et est incapable d’accéder directement à l’instant t=0. La personne présume que l’instantané « temps réel » doit être « la cause de LA RÉALITÉ « . Mais « LA RÉALITÉ » présumée à t=0 n’est qu’une hypothèse imaginée APRÈS le fait supposé. Le cerveau est obligé de fonctionner APRÈS la réalité qu’il suppose, il fonctionne obligatoirement dans un monde irréel, et ce, selon sa propre logique et règle.

La représentation que la pensée se fait du monde extérieur se fonde obligatoirement sur des faits passés, limités, modifiés, partiels, mentalement spéculé, non prouvés et invérifiables. Tout est construit sur du passé et avec du passé. Pas de passé, pas d’activité mentale. Le passé est la matière première et exclusive du mental. Même l’avenir est dans le passé inéluctable du mental. C’est par la mémoire seulement que le mental s’active. Alphabet, mots, idées, concepts: la pensée utilise des symboles pour expliquer d’autres symboles, issus du passé et de ce fait imaginaires et purement symboliques. Lire la suite


Oct 16 2017

Vous n’êtes pas votre mental

Le plus grand obstacle à l’illumination

L’illumination, c’est quoi ?

Un mendiant était assis sur le bord d’un chemin depuis plus de trente ans. Un jour, un étranger passa devant lui. « Vous avez quelques pièces de monnaie pour moi ? » marmotta le mendiant en tendant sa vieille casquette de base-ball d’un geste automatique. « Je n’ai rien à vous donner », répondit l’étranger, qui lui demanda par la suite: « Sur quoi êtes-vous assis ? » « Sur rien, répondit le mendiant, juste une vieille caisse. Elle me sert de siège depuis aussi longtemps que je puisse m’en souvenir. » « Avez-vous jamais regardé ce qu’il y avait dedans ? » demanda l’étranger. « Non, répliqua le mendiant, pour quelle raison ? Il n’y a rien. » « Jetez-y donc un coup d’oeil », insista l’étranger. Le mendiant réussit à ouvrir le couvercle en le forçant. Avec étonnement, incrédulité et le coeur rempli d’allégresse, il constata que la caisse était pleine d’or.

Je suis moi-même cet étranger qui n’a rien à vous donner et qui vous dit de regarder à l’intérieur. Non pas à l’intérieur d’une caisse, comme dans cette parabole, mais dans un lieu encore plus proche de vous : en vous-même.

“Mais je ne suis pas un mendiant”, puis-je déjà vous entendre rétorquer.

Ceux qui n’ont pas trouvé leur véritable richesse, c’est-à-dire la joie radieuse de l’Être et la paix profonde et inébranlable qui l’accompagnent, sont des mendiants, même s’ils sont très riches sur le plan matériel. Ils se tournent vers l’extérieur pour récolter quelques miettes de plaisir et de satisfaction, pour se sentir validés, sécurisés ou aimés, alors qu’ils abritent en eux un trésor qui non seulement recèle toutes ces choses, mais qui est aussi infiniment plus grandiose que n’importe quoi que le monde puisse leur offrir.

Le terme “illumination” évoque l’idée d’un accomplissement surhumain, et l’ego aime s’en tenir à cela. Mais l’illumination est tout simplement votre état naturel, la sensation de ne faire qu’un avec l’Être. C’est un état de fusion avec quelque chose de démesuré et d’indestructible. Quelque chose qui, presque paradoxalement, est essentiellement vous mais pourtant beaucoup plus vaste que vous. L’illumination, c’est trouver votre vraie nature au-delà de tout nom et de toute forme. Votre incapacité à ressentir cette fusion fait naître l’illusion de la division, la division face à vous-même et au monde environnant. C’est pour cela que vous vous percevez, consciemment ou non, comme un fragment isolé. La peur survient et le conflit devient la norme, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Lire la suite


Oct 10 2017

Daniel Morin


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Oct 1 2017

Se prendre pour

La relation avec l’aspect illusionné

Le mental n’est pas “quelqu’un”, de même qu’il n’est pas “autre”. Il s’agit d’un outil, d’une fonction que nous détenons. C’est comme le miroir que nous utilisons pour nous apprêter. Le reflet qu’il nous renvoie est vide. Il en va de même pour notre personnage. Il ne s’agit que d’une idée. L’illusion, ce n’est qu’une idée qui se gêne elle-même, et qui décide de se mettre en quête d’une solution en recherchant la vérité. Mais de quoi parlons-nous ??? C’est aussi cette idée qui veut rester dans “l’observateur” et qui tente d’éviter de “s’impliquer”…  Cela paraît logique du fait de notre identification. Aussi, c’est l’écueil que nous devrions éviter afin de ne pas mettre l’illusion sur le chemin de l’éveil.
Fondamentalement, il n’y a même pas besoin de défaire cette identification. Il ne s’agit que d’une IDENTIFICATION. “Se prendre pour…” ne fait pas qu’on le devient. Au contraire, parce que nous ne pouvons pas le devenir, il nous faut nous y investir en essayant encore et encore. Comme il m’est arrivé de le dire : “nous pratiquons l’illusion”. Plutôt que d’assumer notre nudité, nous nous habillons, nous nous masquons. Tous les matins nous revêtons notre “costume”. Si le rôle se manifeste, s’impose, c’est parce qu’il est joué, c’est parce qu’il est nourri. Il y a donc bien un corps, une Présence initiale qui est à l’origine de l’illusionnement. C’est pour cela que j’invite à nous découvrir “avant”, plutôt que de nous rechercher “après”.
La vérité reste vraie. Elle s’accomplit d’elle-même.
Devant nous, il n’y a jamais eu qu’un “miroir”. Il n’y a personne d’autre.

(billet en réponse à l’e-mail de Nordine et à celui de Sylvain)

http://www.denismarie.net


Sep 29 2017

Arnaud Desjardins

Arnaud Desjardins
arnaud desjardins
« Le but, le seul, c’est de franchir ces limitations, ces contradictions, ces finitudes,
pour s’éveiller à la Conscience réelle. »

Né le 18 juin 1925, éduqué dans un milieu chrétien protestant, Arnaud Desjardins est l’un des premiers occidentaux à avoir découvert et fait découvrir par des documents télévisés, grâce à ses nombreux voyages et sa passion pour la spiritualité, de grandes traditions méconnues des européens : l’hindouisme, le bouddhisme et le soufisme (mystique de l’Islam) en particulier. Il a également séjourné dans un monastère chrétien trappiste.

Sa philosophie, très loin de tout esprit sectaire, s’inspire de la pensée de Swâmi Prâjnanpad tout en se montrant très proche du bouddhisme zen et ouvert à toutes les grandes traditions religieuses, qu’elles soient orientales ou occidentales.

Cette philosophie s’incarne dans une authentique sagesse pratique, qu’il enseigne à ses disciples. C’est à la lumière de cette pratique quotidienne, et de tous les instants, qu’il a relu les Évangiles et qu’il peut se dire chrétien. En effet, si la sagesse est universelle, il importe à ses yeux de s’inscrire dans une tradition religieuse, de préférence celle dans laquelle on a vu le jour, pour approfondir celle-ci en évitant le piège du syncrétisme, auquel notre époque succombe volontiers. Lire la suite


Sep 20 2017

Le fonctionnement du mental

Le mental est à la fois la cause de tous nos soucis, entretenant désirs et angoisses, créant le concept d’un moi séparé, et la clé nous permettant de comprendre ce voyage terrestre entrepris par la conscience.Il n’a pas à être condamné en lui-même, car il peut être un allié et nous permettre de comprendre que nous ne sommes pas seulement ce flux mental.Or, nous l’avons laissé exercer une domination absolue sur la vie et parasiter l’ensemble de nos existences.Le mental s’épuise à vouloir changer le réel en fabriquant des idéaux, des croyances et des certitudes, en formant une représentation de ce qui est, figeant ainsi le mouvement perpétuel de la vie. Il crée cette réalité terrestre, constituée des illusions dont il s’est rempli, il établit le moi et le monde hors moi, le sujet pensant et l’objet pensé, sans réalité autonome.Penser déplace le regard vers l’objet. L’activité mentale nous projette vers l’extérieur, vers les objets, et crée la croyance d’une séparation, d’une distance, en déployant son énergie dans le temps. Nous avons tellement l’habitude de diriger notre esprit vers l’extérieur, vers les objets qui le retiennent et le distraient que nous ne voyons plus que ce qui le remplit. Nous le laissons exercer sans arrêt une pression sur chaque chose qui survient, croyant la contrôler en retenant certains aspects et en rejetant les autres. Il nous entraîne à saisir la vie à l’aide de concepts au lieu de la laisser s’accomplir à travers nous. Encombré de tout ce qu’il accumule, il est incapable de refléter la situation du moment présent telle qu’elle est. Lire la suite


Août 21 2017

Écouter : le faites-vous vraiment ?

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Apprendre à s’écouter soi, pour pouvoir écouter l’autre ?
S’écouter est une façon de s’aimer et se respecter, d’apprendre à se faire confiance. Dans le processus de la vraie écoute, nous accordons du respect aussi bien à soi-même qu’à la personne qui parle. Aussi, lorsque nous apprenons à nous écouter, celle-ci s’élargit et nous pouvons apprendre à écouter les subtilités de la vie. C’est un fait bien connu qu’environ 15% de toute communication passe par les mots, tout le reste étant énergétique et visuel. Lorsque nous commençons à apprendre les subtilités de la vie, il suffit d’un regard particulier émanant d’une personne et nous pouvons savoir ce qu’elle communique à cet instant.
Nous savons également, ou avons déjà pu entendre, que nous sommes tous un. Si nous ne nous écoutons pas, si nous ne nous aimons ni ne nous respectons, comment pouvons-nous être un avec quiconque, quand nous ne sommes même pas un avec nous-mêmes ? Lire la suite

Août 8 2017

Citation du jour : Discernez le réel de l’irréel

« Tout ce à quoi vous êtes attaché, tout ce que vous aimez
et tout ce que vous connaissez disparaîtra un jour.

Savoir cela, et savoir que le monde est une création de votre mental,
ce monde dans lequel vous jouez et dont vous souffrez,
voilà le discernement.

Discernez le réel de l’irréel ;
ce qui est connu est irréel, et va et vient.
Ainsi, restez dans l’Inconnu, l’Immuable, la Vérité. »

Mooji

Source : Satsang avec Mooji
Photo :Photos Libres

Juil 23 2017

Jac O’Keeffe

Sans la projection du mental, le monde ne peut pas exister.
Le monde qui apparaît dans vos rêves la nuit est tout aussi irréel que le monde qui  apparaît lorsque vous êtes éveillé. Il n’y a aucune différence.
L’idée que vous êtes réel n’est qu’une pensée dans la conscience.
Rien ne vous arrive en réalité, à moins de vouloir croire que c’est le cas.

Citations

 

Voici grâce à Anh la traduction de toutes les citations recueillies par JC sur le site de Jac, citations issues de différents satsangs.
***
Il n’existe pas d’objet qui soit de nature différente du sujet, comme il n’y a que le sujet, comment peut-il être vu en tant qu’objet ? Toute expérience réside dans la réalité des objets. Si vous l’examinez, vous verrez que les objets ne sont pas réels.
Observez que chaque mode de perception est subjectif, et que chaque idée concernant la vie n’existe que dans votre mental. Arrêtez de donner des noms et des formes à ce qui, en essence, est sans nom et sans forme.
Vos idées sur vous sont le seul obstacle et l’origine de toutes les souffrances.
Arrêtez de vous engager dans les pensées et ne faites pas du désengagement des pensées quelque chose à faire !
Asseyez-vous tranquillement, restez calme et ne vous impliquez pas dans les pensées, laissez-les passer simplement sans leur porter d’intérêt. Ne cherchez pas le Soi, ce serait comme si votre œil cherchait à voir votre rétine. Vous êtes le Soi.
Observez sans penser, sans conceptualiser. La pure observation où il n’y a rien à voir – c’est ce qui est au cœur de l’état du JE SUIS.
Le monde est spirituel, pourtant lorsque vous vous identifiez avec le corps physique, le monde devient physique suivant les concepts auxquels vous adhérez. Cependant, durant tout ce temps, le monde est spirituel.
Sans la projection du mental, le monde ne peut pas exister. Le monde qui apparaît dans vos rêves la nuit est tout aussi irréel que le monde qui  apparaît lorsque vous êtes éveillé. Il n’y a aucune différence.
L’intimité est une expérience et elle ne peut pas durer ; c’est seulement prendre congé du « je » personnel pour la pensée d’unité/de totalité. L’expérience d’intimité ne peut seulement se produire qu’avec la séparation encore en vue dans l’arrière-plan.
Rien ne se passe ni dans l’état de veille et ni dans celui du rêve, puisque la substance de ces deux états est la conscience.
L’idée que vous êtes réel n’est qu’une pensée dans la conscience.
Le monde phénoménal n’est rien d’autre que le jeu de la conscience qui essaye de contrôler, de se faire comprendre et de se faire connaître à elle-même. Mieux vaut laisser ce jeu se poursuivre, sans s’identifier à aucun aspect.
La création n’est qu’une apparence momentanée dans la conscience. C’est le jeu de la pensée en tant que mémoire qui vous fait croire qu’elle se poursuit au fil du temps.
Gérer les désirs ne tourne pas autour de votre relation avec les objets des désirs ; c’est votre propre incompréhension qui exige une correction. Découvrez comment la perception des objets survient dans le mental et ne suivez pas aveuglément les schémas des pensées.
Si vous pouvez expérimenter la présence, vous ne pouvez pas l’être. Si vous pouvez expérimenter l’êtreté, vous ne pouvez pas l’être. Tout ce qui peut être identifié, vous ne pouvez pas l’être.
Il n’y a pas de conflit entre la vie ordinaire et la théorie de la non-dualité. Restez dans la vie ordinaire ; laissez la vie se dérouler avec toutes ses mondanités et laisser l’attention se reposer « à l’intérieur ».
Le monde ne peut pas exister indépendamment de votre mental, alors comment le monde pourrait-il être autre que mental ?
Il n’y a rien d’extérieur à Cela. Laissez tomber naturellement la pensée de choses « extérieures ».
L’égo manifeste une grande peur à l’idée de son propre anéantissement, mais lorsque l’égo n’est pas le centre d’attention, où est-il ? Qu’est-il ? C’est seulement une idée, il n’existe donc rien qui puisse être anéanti.
Rien ne vous arrive en réalité à moins de vouloir croire que c’est le cas.
Examinez et découvrez que ce qui est vu et entendu, senti et touché, ressenti et pensé existe seulement en tant qu’histoires dans votre mental et ne soyez attirés par aucune d’elles. Voyez que tout cela est mental et n’est aucunement la réalité.
La recherche de la vérité ne se termine pas par la découverte de celle-ci dans le monde phénoménal : rien de nouveau n’est acquis dans la réalisation du Soi.
Réalisez que la fin de la douleur ne dépend pas d’un désir satisfait ; le plaisir et la douleur sont les résultats de malentendus.
Tout vient de l’Absolu, demeure en tant qu’Absolu, et se fond de nouveau dans l’Absolu.
Le bonheur est une expérience directe émanant de votre nature profonde.
Regardez autour de vous sans penser, sans conceptualiser. N’interprétez rien, n’en venez à aucune conclusion. Soyez dans la pure perception, la pure vision et la pure observation. Toute action qui survient est spontanée, il n’y a aucun choix.
Ce que vous recherchez et ce que vous pourriez trouver ne peut pas être ce qui est Réel.
Apprenez à écouter sans déformer et apprenez à regarder sans imaginer.
La liberté que vous recherchez se trouve précisément là, d’où vous regardez.
Ce que vous êtes peint l’image de votre vie, cela ne vous attache en rien.
Demeurer dans votre état naturel ne requiert ni mouvement, ni action de votre part.
Si vous voulez profiter de l’éveil, vous pouvez le faire uniquement avant que l’éveil ne se produise ! Les fins de contes de fées n’existent que dans les films.
L’attraction vers la Vérité a son origine dans la manifestation, pas dans la grâce. Le confort recherché par le mental dans l’idée que « la grâce vous rappelle à la maison » doit être abandonné.
Soyez tranquille, silencieux et patient. Il n’y a que vous. Comment peut-il y avoir une distance entre vous et vous ?
Les pensées apparaissent et disparaissent d’elles-mêmes. Il n’y a pas d’appropriation à revendiquer, car il n’y a pas de propriétaire.
Ne tombez pas dans le piège d’objets aimants, que ce soient des personnes, des choses ou des actions. Vivre avec… est souffrance, alors qu’en fait, il n’y a simplement que vivre. Découvrez ce qu’est être libre de l’objet que vous appelez « moi-même » et arrêtez de compenser par les désirs.
Sans le mouvement de la pensée, il n’y a pas de monde phénoménal.
Quand on imagine que la vie ordinaire est différente de la vie spirituelle c’est alors que les difficultés apparaissent. Sans perception subjective de différence, il ne peut exister de problème.
Demeurez à la source de la prochaine pensée. C’est tout.
Dans la neutralité sans effort de votre état naturel, tous les doutes, les craintes et les angoisses disparaissent : ils ne reviennent que pour vous servir.
Laissez votre attention sur ce qui se passe, et non sur la peur du comment cela pourrait vous affecter.
Détendez-vous. Reposer l’activité mentale désarme l’identification brute. Il n’y a pas de « comment » arrêter de penser. Cessez simplement d’être impliqué dans les histoires de vos pensées.
Vous n’avez aucun voyage à faire, aucune transformation à réaliser de l’égo vers le Soi, cela implique deux et ce n’est donc encore qu’une autre pensée.
Tout ce qui se présente dans la manifestation a été créé par vous, et sera détruit par vous, en transcendant le mental. Le mental et le monde, tous deux apparaissent et retournent à la Réalité immuable.
Lorsqu’il n’y a aucune idée sur ce qu’est le silence ou ce qu’il n’est pas, le silence est alors présent. Il ne s’agit pourtant pas d’un événement : il est tout simplement.
Laissez votre mental être dans un chaos total. Le niveau d’activité mentale n’a pas de signification. Ne perdez pas votre attention dans l’histoire d’aucune pensée et les pensées se calmeront. Vous êtes Cela qui regarde tout.
À tout moment, soit vous observez sans effort, soit vous adhérez à vos pensées.
La non-dualité est au mieux considérée comme une disposition de l’esprit. Elle n’est pas appropriée pour une application dans les affaires du monde, et la sagesse pour faire face à ces questions doit donc être développée de manière indépendante.
Ce que vous appelez votre vie n’a jamais été la vôtre de toute façon ; vous n’avez jamais rien possédé. Vous êtes la totalité et pourtant vous vous imaginez être séparé d’elle dans le but de posséder, de chercher et d’atteindre.
Laissez votre mental se diriger vers l’intérieur. Laissez votre attention se reposer calmement dans son état naturel.
Il n’y a ni libre arbitre, ni destinée. La vie présente votre personnage, mais il n’y a pas non plus d’appropriation. Si la vie n’expérimentait pas ce qui est exactement tel que c’est maintenant, la vie n’existerait pas du tout. Il n’y a que ceci, se manifestant comme il se doit.
Demeurez simplement dans le Soi. Plongez dans le Soi vingt quatre heures sur vingt quatre, sept jours sur sept, jusqu’à ce que le temps révèle que lui-même est un concept et que celui qui fait l’action de demeurer ou plonger se fonde avec le Soi.
Ce que vous êtes ne peut être objectivé, ne peut pas être connu et ne peut aller ni venir. Ce que vous êtes ne se situe pas au sein de l’apparence.
Soyez préparé à laisser les conséquences s’occuper d’elles-mêmes.
Il ne s’agit pas de sentir le vide, mais d’être le vide. Vous ne pouvez pas essayer de l’être, vous l’êtes.
C’est de l’esclavage d’imaginer que vous êtes dans un processus, que vous avez un passé et un avenir et d’imaginer que vous allez quelque part. Ce que vous êtes ne se développe pas ou ne se dirige pas vers une finalité.
La souffrance est l’idée qu’il y a un « je » qui n’aime pas ce qui se passe.
Tout ce qui apparaît comme le monde est dépendant de vous pour valider son existence, et cela ne peut arriver que si vous avez pris pour réel le fait d’avoir une existence indépendante.
Vous pouvez voir que chacune des pensées que vous entretenez ne sert qu’à perpétuer le « je » personnel.
C’est seulement l’élimination des fausses idées et des croyances erronées qui peut révéler ce que vous êtes.
Ici, maintenant, vous pouvez vous installer dans votre état le plus naturel, qui apprécie la paix ininterrompue du mental et la libération dans votre cœur.
L’apparence du monde est conscience, et il n’y a rien en dehors de cela. C’est la conscience seule qui se manifeste en tant que mental, intellect, corps et sens. Pourtant la conscience ne change pas. Le changement permanent est une caractéristique de l’apparence de sa propre réflexion.
Ressentir et expérimenter le vrai bonheur, le bonheur sans cause, exige un abandon conscient ou inconscient de votre intérêt dans les pensées.
Vous n’avez pas à être parfait, vous n’avez pas à avoir une bonne santé, vous n’avez rien à faire avant que le corps meurt, cela n’a rien à voir avec quoi que ce soit : c’est là, maintenant, placez votre attention en dehors de toutes histoires et concepts. De là, la liberté apparaît, la beauté survient, l’amour surgit.
La personnalité est un outil utile mais elle ne peut pas définir qui vous êtes. Qui vous êtes se situe bien au-delà de ce que vous pensez être.
Soyez ce qui voit ce qui regarde. Ne soyez pas l’observateur. Vous êtes Cela qui voit ce qui regarde.
Cesser l’activité non nécessaire du mental permet à l’état naturel de surgir. Une profonde immobilité demeure toujours sous un mental agité.
Le problème n’est pas lié au mental, c’est l’identification personnelle avec les pensées qui crée la souffrance.
Il n’y a rien à corriger, rien à faire, rien ne doit être meilleur, plus agréable ou d’une certaine manière… tout cela n’est encore que des pensées, nul besoin de s’y intéresser. Les choses sont parfaites telles qu’elles sont. Posez-vous. Reposez-vous à l’intérieur.
Quelque chose « en deçà » s’occupe de tout, prend soin de ce que vous êtes réellement.
Ce que vous êtes ne peut pas être acquis de nouveau.
Aussi longtemps que le « je » recherche la paix, il n’y aura pas de paix.
Par vos pensées, vous avez rendu réel pour vous ce qui est irréel.
Il n’y a rien à craindre, jamais. Si vous continuez à placer votre attention sur des idées créatrices de peur, sachant que les pensées créent des émotions, vous ressentirez de la peur. En un instant, vous pouvez décider que cela suffit et en finir avec votre comportement de peur.
Votre vraie nature est sans cause et vivre le bonheur sans cause est votre état naturel.

 

traduction de Anh reprise par Laya

Juil 22 2017

Eckhart Tolle, le piège de la pensée conceptuelle