Jan 17 2018

Citation du jour : La vie c’est aujourd’hui!

« La vie c’est aujourd’hui, mais tu dois être éveillé pour le savoir. Si tu es fixé à ton passé ou si tu espères un futur meilleur, tu es en train de perdre ta vie. Celui qui vit dans le passé, non seulement dort, mais il est mort, car le passé est déjà mort. Et celui qui vit en rêvant du futur est un égaré, un fou, car le futur n’existe pas. » Anthony De Mello

Source : http://ademello.net
Photographie : Marc Lajoie (2012)

 


Jan 12 2018

Vous n’êtes vivant que dans l’instant présent!


Jan 10 2018

Citation du jour : Chercher…

Mathieu Martel

« Chercher, c’est en fait toujours se chercher soi-même, voilà ce qu’ignore le plus souvent le chercheur dans sa quête. » Mathieu Martel, philosophe non-dualiste

Source : « La puissance de l’instant » – Éditions Métanoïa (2012)

 


Jan 4 2018

Krishnamurti, le philosophe insoumis

Krishnamurti

Voici un extrait qui résume bien l’essentiel de son message :

« Il n’y a pas de Krishnamurti », comme il n’y a pas de dieu consolateur, ni de sens à la vie, affirme cet inclassable et virulent philosophe indien. La vérité est pour lui « un pays sans chemin », une vision intime, en élaboration perpétuelle, qu’il ne prétend ni détenir ni transmettre. Dès que vous suivez quelqu’un, vous cessez de suivre la vérité », dit-il. A chacun d’entrer en contact avec son enseignement, sans intermédiaire, crédulité ou idées préconçues, pour devenir « son propre maître et sa propre lumière ». Dans cette perspective, chère à Socrate, il conduit à « comment penser » et appelle à « une révolution silencieuse » : la connaissance de soi et le dépassement de la peur, pour s’ouvrir à la réalité de « ce qui est », seule voie d’accès à la dimension sacrée de la vie.

Être attentif à notre présent

Aux dogmes, modèles, certitudes de toutes obédiences, Krishnamurti oppose la vigilance, la prise de risque, la remise en question, individuelle et permanente. « La vérité n’a pas de sentier, et c’est cela sa beauté : elle est vivante… » Pour y accéder, il suffit de porter l’attention la plus vive à notre présent, notre banalité quotidienne. « L’ignorance, c’est de ne pas se connaître soi-même profondément ; et vous ne pouvez pas vous connaître si vous êtes incapables de vous regarder, de vous voir tels que vous êtes, maintenant, sans déformation, sans désir de changer. Dès cet instant, ce que vous verrez sera transformé, parce que la distance entre l’observateur et la chose observée ayant disparu, il n’y a plus de conflits. »

Vivre comme un être neuf

« Savoir » au sens où l’entend Krishnamurti, c’est « se dénuder complètement, se dépouiller des accumulations du passé et aborder la provocation [de la vie] à la façon d’un être neuf. » C’est se libérer de la pensée, qui est une réaction de la mémoire visant essentiellement à répéter un schéma connu, rassurant. Sous cet angle paradoxal, la pensée n’est, pour lui, jamais intelligente.

La peur empêche l’épanouissement de l’esprit

L’école est « un moule mortifère » axé sur le passé, la spécialisation, la compétition et l’autorité. A cette critique, il a apporté une réponse concrète : la création de quatre écoles à travers le monde, où sont enseignées aussi bien la connaissance de soi que les mathématiques. Elles s’attachent à éduquer et à enseigner du savoir, sans autorité ni peur : « Dès qu’il y a crainte, vous cessez d’apprendre vraiment. » La peur abrutit le cerveau, « empêche l’épanouissement de l’esprit et de la bonté… Accumuler des connaissances vous rend mécanique, mais apprendre permet à l’esprit d’être plein de spontanéité, de jeunesse, de subtilité. »

Trouver l’immobilité de l’esprit

S’il ne donne jamais sa propre méthode de méditation, Krishnamurti explique comment voir, en solitaire, la vérité. « Savez-vous ce que signifie : regarder un arbre et n’avoir aucune pensée, aucun souvenir interférant avec votre observation, vos sensations, votre sensibilité, votre état nerveux dans ce moment d’attention, de sorte qu’il y ait seulement l’arbre et non vous qui regardez cet arbre ? » Alors l’observateur est aboli.
Dans cette immobilité de l’esprit, « la vérité peut entrer en existence ». Cet état est pour lui création, un espace sans bornes, qui bruisse de « l’extraordinaire énergie de l’univers »

La beauté existe là où l’égo n’est point

« L’amour n’est pas la sensation. L’amour n’est ni le plaisir, ni le désir, ni son assouvissement. L’amour n’est ni la jalousie ni la haine. L’amour sait être généreux, compatissant, plein de tact. Pourtant, ces qualités ne sont pas l’amour. Il faut, pour y accéder, être extrêmement sensible à la beauté. Il ne s’agit pas de la beauté d’une femme, d’un homme… La beauté dont je parle existe là où l’ego n’est point. Cette beauté, cet amour, cette vérité, c’est la plus haute forme d’intelligence… »

(extraits de psychologies.com)
http://antrevue.wordpress.com/sagesses

Déc 26 2017

Dix minutes de conscience…

Andy Puddicombe


Déc 16 2017

Rien n’est jamais passé ni futur, tout est présent. – André Comte-Sponville

André Comte-Sponville

André Comte-Sponville

 Rien n’est jamais passé ni futur, tout est présent.

Et si ce n’était pas le temps qui s’enfuyait mais plutôt nous qui partions ? Dans son nouvel ouvrage, L’Être-temps, André Comte-Sponville passe au laser les idées reçues sur ce qui fait la trame de notre vie : le temps.

Propos recueillis par Jean-Louis Servan-Schreiber
 
André Comte-Sponville – Écrivain philosophe, chroniqueur à Psychologies, André Comte-Sponville vient de publier L’Être-temps (PUF) après La Sagesse des modernes, écrit en collaboration avec Luc Ferry (Robert Laffont). Le temps – Pour une fois, il ne s’agit pas de ce qu’il faut « faire » du temps (l’économiser, en trouver davantage, savoir en perdre…) mais de ce qu’il convient d’en « penser » (le passé, le futur, la nature du présent, la réalité du temps, dont quelques-uns doutent). Attention, cela relève de la métaphysique. Vous vous souvenez, en terminale ? Au quotidien, on croit pouvoir s’en passer ; sauf que la simple idée de notre condition de mortel en fait intégralement partie. Qui échappe totalement à l’envie de mieux comprendre ce que nous faisons ici-bas ? Rares sont ceux qui ne se sont jamais posé de questions sur la vraie nature du temps. Pour notre ami Comte-Sponville, la philosophie est ce qui aide à mieux vivre. S’il a voulu écrire un ouvrage dense et limpide sur le temps, c’est parce qu’il a constaté que la confusion régnait souvent, dans notre vie, autour des rôles respectifs du passé, du présent et du futur…

Psychologies : On répète volontiers que le paradoxe du temps perçu est que le passé n’est plus, que le futur n’est pas encore, et que le présent est insaisissable. C’est faux, dites-vous dans votre livre, car, en fait, nous vivons constamment au présent. Pouvez-vous nous expliquer cela ?

André Comte-Sponville: Que le passé ne soit plus, que l’avenir ne soit pas encore, ce n’est pas faux : c’est au contraire la stricte vérité, et même leur définition. Le vrai problème porte sur le présent. On a le sentiment qu’il est insaisissable, voire inexistant, parce que personne ne peut l’arrêter. Qu’on ne puisse pas l’arrêter, là encore, c’est très vrai. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas ! Prenons l’instant présent : à peine l’ai-je évoqué que déjà il n’est plus. Soit. Mais qu’est-ce qui l’a remplacé ? Un autre instant présent ! Si bien que nous ne quittons jamais le présent : c’est toujours aujourd’hui, c’est toujours maintenant. Si nous ne pouvons saisir le présent, ce n’est pas parce qu’il nous fuit : c’est parce qu’il nous contient. Ce n’est pas parce qu’il n’est rien : c’est parce qu’il est tout. Comment la vague pourrait-elle saisir l’océan ?

Selon vous, nous confondons le temps et la temporalité. Quelle est la différence?

La temporalité, c’est le temps tel qu’il apparaît à la conscience : c’est le temps vécu, le temps subjectif, le temps de l’âme, si l’on veut. Elle est surtout composée de souvenirs du passé et d’anticipations du futur : la mémoire et l’imagination nous occupent davantage que l’attention ; l’espérance ou la nostalgie davantage que l’action ! Ce que j’appelle le temps, au contraire, c’est la durée telle qu’elle existe objectivement, dans le monde ou la nature. Or, dans la nature, rien n’est jamais passé ni futur, tout est présent : le réel, c’est ce qui existe actuellement. D’un côté, donc, une temporalité toujours distendue, dans notre esprit, entre le passé et l’avenir ; de l’autre, un temps réel, toujours concentré dans le présent.

Quel est le plus important ?

Les deux, pour nous, sont nécessaires. Mais le temps, d’un point de vue philosophique, est plus fondamental : parce qu’il contient la temporalité (la mémoire et l’imagination n’existent elles-mêmes qu’au présent), alors que celle-ci ne saurait le contenir tout entier. Notre conscience est dans le monde, bien plus que le monde n’est dans notre conscience.

« Dans l’espace, on peut choisir sa place ; dans le temps, non. » Pourquoi ?

Parce que l’espace comporte trois dimensions, qui permettent de s’y déplacer à peu près librement. Par exemple, vous pouvez aller de Paris à Marseille, puis de Marseille à Toulouse, avant de revenir à Paris. Et dans chacune de ces villes, vous pourrez vous déplacer dans tous les sens, vous promener, avancer, monter, descendre, changer de direction, revenir sur vos pas… Dans le temps, rien de tel. C’est qu’il ne comporte qu’une seule dimension (c’est pourquoi on le compare si souvent à une ligne), qui s’impose absolument. Essayez un peu de revenir à hier ou de sauter à après-demain sans passer par demain : vous verrez que c’est impossible. On choisit son lieu, pas son temps. Vivre à Marseille, à Paris ou à Toulouse, cela dépend de vous. Mais vivre dans le passé ou dans l’avenir, non : il vous faut vivre aujourd’hui ! On peut se souvenir du passé ou rêver de l’avenir ? Bien sûr ! Mais ce rêve et ce souvenir n’existent eux-mêmes qu’au présent. Ainsi le temps s’impose à nous : on ne peut l’utiliser qu’à condition d’abord de s’y soumettre.

« Nous sommes éternels

mais pas immortels. »

On nous avait pourtant appris

que l’éternité,

c’est ce qui n’a ni début ni fin…

Si c’était vrai, quel ennui ! On a déjà du mal avec certains de nos dimanches… Vous vous imaginez, au bout de cent mille ans, avec l’idée qu’il va falloir continuer pendant des millions et des millions d’années, sans jamais en voir le bout ? Si c’était ça le paradis, quel enfer ce serait ! Mais la plupart des grands penseurs s’accordent à dire le contraire : que l’éternité n’est pas un temps infini (ce qu’on appellerait plus justement la sempiternité), mais un présent qui reste présent, ce que saint Augustin appelait « l’éternel présent » ou le « perpétuel aujourd’hui » de Dieu. Or, depuis que nous sommes nés, nous n’avons jamais quitté le présent. Chaque jour que nous avons vécu, c’était toujours aujourd’hui. Chaque instant, toujours maintenant. Le passé n’est plus, l’avenir n’est pas encore : il n’y a que le présent, qui est l’unique temps réel. C’est ce que j’appelle l’éternel présent ou le perpétuel aujourd’hui de la nature. Il faut en conclure que le temps et l’éternité sont une seule et même chose, et que cette « chose », c’est le présent. Nous sommes dans le royaume : l’éternité, c’est maintenant et pour la durée de notre vie !

Vous définissez l’être-temps, le titre de votre ouvrage, comme « l’unité indissociable, au présent, de l’être et de sa durée ». Ça change quoi dans notre vie ?

Si le temps c’est le présent, c’est aussi l’être : rien n’est présent que ce qui est, rien n’est que ce qui est présent. Ce que ça change ? Ceci : nous sommes au cœur de l’être, au cœur de l’absolu, puisque nous sommes au cœur du présent. De là une spiritualité très singulière, parce que sans promesse, sans foi, sans espérance. Rien n’est à croire ; tout est à connaître. Rien n’est à espérer ; tout est à aimer. Nous sommes déjà sauvés : le salut, c’est ici et maintenant.

« Il s’agit d’agir, d’agir encore, d’agir toujours, c’est pourquoi il faut du courage, non contre la peur seulement, mais contre la paresse. » Pourquoi l’examen du temps débouche-t-il, pour vous, sur cet hymne à l’action ?

Si tout est présent, tout est actuel, tout est en acte. Inutile d’attendre l’avenir ou de regretter le passé : seul le présent est réel, seule l’action est utile !

Mais pour agir, ne faut-il pas tenir compte du passé et de l’avenir ?

Bien sûr que si ! Vivre au présent, ce n’est pas vivre dans l’instant. Agir, c’est toujours continuer un certain passé, préparer un certain avenir… Mais cette continuation et cette préparation n’ont elles-mêmes de réalité qu’au présent. C’est pourquoi l’action et la fidélité sont tellement importantes : parce qu’elles seules peuvent donner au passé et à l’avenir cette actualité sans laquelle ils ne sont rien. Devoir de mémoire, devoir de responsabilité. Le passé n’existe plus ; mais il est à connaître et à transmettre. L’avenir n’existe pas ; mais il est à faire.

Votre livre se termine sur l’énoncé d’une énigme : « L’être est la seule réponse à la question qu’il ne se pose pas. » Comment faut-il le comprendre ?

À la question « pourquoi l’être ? », il n’y a pas de réponse intellectuelle, il ne peut y en avoir : puisque toute réponse, toute explication, toute origine, supposent, déjà, l’être. Mais le réel est à lui seul une réponse suffisante. Pourquoi l’être ? Parce que l’être ! La question est de l’homme ; la réponse est du monde — la réponse, plutôt, est le monde même.
Le monde ne se demande pas « Pourquoi le monde ? » ; mais à la question que l’homme se pose sur le monde, il n’est d’autre réponse que le monde tel qu’il est, dans sa beauté, dans sa complexité, dans son évidence. Vous connaissez ce poème d’Angelus Silesius, le mystique allemand du XVIIe siècle : « La rose est sans pourquoi, fleurit parce qu’elle fleurit, n’a souci d’elle-même, ne désire être vue. » Je dirais volontiers de même : « L’univers est sans pourquoi, existe parce qu’il existe, n’a souci de lui-même, ne désire être vu… » La nature ne se soucie pas de nous : c’est donc à nous de nous soucier les uns des autres, et de nous soucier de la nature ! C’est où se rejoignent la morale, la politique (notamment l’écologie) et la spiritualité.

http://www.psychologies.com


Déc 15 2017

La vie


Déc 2 2017

Nous sommes nous-même les créateurs de notre propre souffrance.

cantons de l'est

« Il est possible de vivre sans souffrance, sans anxiété et sans névrose. Mais pour atteindre cet état d’éveil nous devons arriver à comprendre que nous sommes nous-mêmes les créateurs de notre propre souffrance. Que notre mental – et non pas les autres et notre monde environnant – est à l’origine de nos problèmes. C’est notre propre mental, avec son flot presque continu de pensées, qui se soucie du passé et s’inquiète de l’avenir. Nous faisons la grave erreur de nous identifier à lui en pensant que c’est ce que nous sommes, alors que nous sommes en fait des être bien plus grandioses. », Novato

© Photographie de Marc Lajoie
 
Extrait du livre : Le pouvoir du moment présent de Eckhart Tolle
 
Eckhart Tolle
 

Nov 16 2017

Le pouvoir du moment présent – Lecture méditative

Eckhart Tolle

Eckhart Tolle

Depuis sa parution en 1997, le livre de Eckart Tolle, « Le pouvoir du présent » a eu une forte répercussion sur le conscient collectif de la planète. Il a en effet été traduit en 15 langues et il est devenu un best-seller dans de nombreux pays.

Son succès vient du fait que Eckart Tolle sait nous amener directement à l’intérieur de nous même, dans cet endroit paisible, au de là du mental et du contrôle de notre ego. Et comme tous les grands maîtres spirituels, Eckart Tolle nous partage d’abord son expérience d’illumination vécue à la suite d’une transformation personnelle.

Voici une lecture méditative et un exercice extrait de son livre-guide Mettre en pratique le pouvoir du moment présent, lisez les, intégrez les et vous trouverez des clés intéressantes pour trouver la voie du bien-être intérieur.

LECTURE MEDITATIVE :

 » L’Être n’existe cependant pas seulement au delà mais aussi au cœur de toute forme ; il constitue l’essence invisible et indestructible la plus profonde. Mais ne cherchez pas à le saisir avec votre mental ni à le comprendre.

Vous pouvez l’appréhender seulement lorsque votre  » mental  » s’est tu. Quand vous êtes présent, quand votre attention est totalement et intensément dans le présent, vous pouvez sentir l’être. Mais vous pouvez jamais le comprendre mentalement.  »

Retrouver cette présence à l’être et se maintenir dans cet état de  » sensation de réalisation « , c’est cela l’illumination.

Le terme évoque l’idée d’un accomplissement surhumain, et l’ego aime s’en tenir à cela. Mais l’illumination est tout simplement votre état naturel, la sensation de ne faire qu’un avec l’Être. Lire la suite


Nov 14 2017

Le moment présent selon monsieur Ramesh