Nov 3 2017

La question de l’Ego – Alan Watts

Alan Watts

La question de l’Ego

La question la plus fascinante au monde, me semble-t-il, est celle-ci : qui suis-je? Ou bien: que suis-je? Celui qui voit, celui qui sait, celui qui est : voilà bien la chose qui constitue l’expérience la plus inaccessible de toutes, une expérience mystérieuse, complètement occultée.

Nous parlons de notre ego. Nous utilisons le mot je. J’ai toujours été extraordinairement intéressé par le sens que les gens donnent au mot je, à cause des formes curieuses qu’il peut prendre au cours de la conversation. On ne dit pas, par exemple,  » je suis un corps « , mais « j’ai un corps « . D’une certaine manière, nous ne paraissons pas nous identifier entièrement à tout ce qui est nous-même. Je dis  » mes pieds « ,  » mes mains « ,  » mes dents « , comme s’il s’agissait de choses m’étant extérieures. Et, dans la mesure où je peux m’en faire une idée, la plupart des gens semblent ressentir qu’ils sont quelque chose à mi-chemin entre leurs deux oreilles, un peu en retrait des yeux, à l’intérieur de la tête, tout le reste se trouvant comme raccroché à ce quelque chose. Et ce principe actif qui est ici, c’est ce que nous appelons notre ego. C’est moi!

(…)

Mais alors, qu’est-ce que notre ego? Une illusion doublée d’une futilité. C’est l’image que nous avons de nous-même, une image incorrecte, fausse, une caricature combinée à un effort musculaire futile, pour rendre sensible notre volonté.

Ne serait-ce pas mieux, si le sentiment que nous éprouvions de nous même était en accord avec la réalité? Cette réalité de notre existence qui fait que nous sommes à la fois l’environnement naturel -c’est-à-dire en fin de compte l’univers entier- et l’organisme qui joue avec. Pourquoi ne le ressentons-nous pas ainsi? De toute évidence, parce que cette sensation est occultée par une autre. D’origine sociale, elle est le résultat d’une sorte d’hypnotisme s’exerçant à travers tous les procédés éducatifs, et qui crée cette impression hallucinatoire d’être celui que nous sommes ce pourquoi nous nous comportons comme des fous.

(…)

Nous sommes fous à lier.

La solution au problème ?

 » Mais « , me direz-vous, comment en venir à bout ?  » Je réponds à cela qu’il s’agit d’une mauvaise question; de quoi faut-il venir à bout? Vous ne pouvez pas vous débarrasser des hallucinations qui donnent substance à votre ego à l’aide de votre ego. Désolé, mais c’est impossible, comme de se soulever en tirant sur ses propres bottes. On n’éteint pas le feu avec le feu: si vous essayez de vous débarrasser de votre ego à l’aide de votre ego, vous tombez dans un cercle vicieux. Et vous risquez fort de ressembler à quelqu’un qui redoute de se faire du souci du fait qu’il est soucieux… vous tournez en rond sans fin en devenant toujours plus fou. Lire la suite


Oct 5 2017

La Réincarnation, Le Cycle de la Vie

Notre ami,Introcrate nous à sortie cette excellente vidéo sur la réincarnation.Longtemps perçu comme une croyance orientale,la réincarnation nous apparaît maintenant comme étant une vérité universelle sur la condition et l’existence humaine.Très instructif et fait avec rigueur et intelligence,ce documentaire ne tombe pas dans la facilité et ne peut qu’élargir votre compréhension et votre conscience.

Gougou

 

 

 

 


Oct 1 2017

La traversée vers l’autre rive

La mort d’une personne est un aspect de sa vie. 

Nous avons l’habitude d’opposer la vie et la mort, mais les hindous et les bouddhistes considèrent que l’opposé de la mort est la naissance. La Vie s’exprime par un jeu incessant de naissances et de morts. D’un certain point de vue, le bébé est mort pour faire place à l’enfant, l’enfant est mort pour faire place à l’adolescent. C’est la vérité de celui ou de celle que nous aimons de nous quitter et de poursuivre son évolution sous une autre forme.

Certaines traditions considèrent que la personne va dans un purgatoire pour achever de se purifier, pour pouvoir s’unir à Dieu, mais d’autres approches existent. Ce qui est important, c’est de ne pas retenir par notre tristesse celui ou celle qui s’en va, qu’il s’agisse de notre bébé ou d’une personne âgée.

Swâmiji avait des mots très touchants:

« Cet être qui est mort vous est cher? Vous ne voulez pas le mettre en difficulté? Alors ne créez pas pour lui un conflit entre ce qui l’attire vers la poursuite de son destin et ce qui l’attire en arrière, en disant: en partant, tu me fais tellement souffrir. »

Même si cela nous fait de la peine, cela ne justifie pas que nous mettions celui ou celle qui nous quitte dans cette difficulté.

Il ne s’agit pas de nier que nous sommes touchés mais notre émotion douloureuse peut se transformer en un sentiment, une forme de compréhension plus subtile de la naissance et de la mort, donc de la réalité. Tous les enseignements spirituels affirment qu’une forme de vie survit à la mort. Certaines personnes en sont tellement convaincues que la mort leur apparaît comme un évènement heureux.

 Arnaud Desjardins extrait de La traversée vers l’autre rive.

http://leveildenout.blogspot.com

Sep 29 2017

L’art de vivre seul.

Ici et maintenant

L’art de vivre seul

Ne poursuivez pas le passé.
Ne vous perdez pas dans le futur.
Le passé n’est plus.
Le futur n’est pas encore.
En regardant attentivement la vie telle qu’elle est,
Ici et maintenant,
Le pratiquant demeure stable et libre.
Soyons diligents aujourd’hui
Demain il sera trop tard.
La mort vient sans prévenir,
Et l’on ne marchande pas avec la mort.
Qui sait comment demeurer
Nuit et jour dans la pleine conscience
Est appelé par le Sage
Celui qui connaît l’art de vivre seul.

Vivre seul ne veut pas dire rejeter le monde et la société. Le Bouddha dit que cela signifie : vivre dans le moment présent en observant profondément ce qui se passe.
 
Vivre seul a pour sens « vivre en pleine conscience ». Cela ne veut pas dire s’isoler de la société. Si nous connaissons la meilleure façon de vivre seul, alors nous pouvons vraiment être en contact avec les gens et la société, et nous saurons ce qui convient ou non pour aider les autres.
 
Thich Nhat Hanh (in La Respiration essentielle, Albin Michel, 1996, p. 123 et p. 127).
 

Image : Benoit Decque (http://www.benoitdecque.com)


Sep 8 2017

Claudette VIDAL

 

 

http://www.eveilspirituel.net/


Août 20 2017

Preuves scientiques : Il n’y a pas de mort !

interview docteur charbonnier

sur les NDE ou EMI

 

 

EN CONFÉRENCE

 

 

 

 

 

 


Août 14 2017

Une vie bouleversée – Etty Hillesum

La vie et la mort, la souffrance et la joie, les ampoules des pieds meurtris, le jasmin derrière la maison, les persécutions, les atrocités sans nombre, tout, tout est en moi et forme un ensemble puissant ; je l’accepte comme un totalité indivisible et je commence à comprendre de mieux en mieux pour mon propre usage, sans pouvoir encore l’expliquer à d’autres, la logique de cette totalité ; je voudrais vivre longtemps pour être un jour en mesure de l’expliquer… J’ai réglé mes comptes avec la vie, je veux dire : l’éventualité de la mort est intégrée à ma vie ; regarder la mort en face et l’accepter comme un partie intégrante de la vie, c’est élargir cette vie. A l’inverse, sacrifier dès maintenant à la mort un morceau de cette vie, par peur de la mort et refus de l’accepter, c’est le meilleur moyen de ne garder qu’un pauvre petit bout de vie mutilée méritant à peine le nom de vie. Cela semble un paradoxe : en excluant la mort de sa vie on se prive d’une vie complète, en l’y accueillant on élargit et on enrichit sa vie.

Extrait du journal d’Etty Hillesum « Une vie bouleversée », écrit peu de temps avant son exécution à Auschwitz.

http://www.vipassana.fr/index.html

Juil 31 2017

« Nous naissons dans l’ignorance et mourons dans le mystère. » -Placide Gaboury

Ermitage WardenJe partage avec vous un texte d’une très grande sagesse de Placide Gaboury tiré de son dernier livre « L’appel de l’innocence ». Un des derniers chapitres du livre, « La mort : l’entrée dans l’invisible », m’interpelle particulièrement, car cela fait maintenant un an que mon ami de toujours et cofondateur du site des « Invité de Marc », Denis « Gougou » Gougeon,  nous as quittés. À la lecture de ces pages je réalise que Denis avait cette sagesse en lui, celle de ne craindre la mort, mais de l’accueillir malgré la peur et la souffrance. Voici l’extrait :

« Si tout le monde aime dormir, c’est parce que, dans le sommeil profond, disent les sages, il n’y a pas d’ego et c’est cela qui crée le bonheur. Et pourtant, on a peur de la mort. On fait même tout pour ne pas mourir, pour contrer, éloigner, nier la mort, mais elle vient en son temps, telle que prévue… »
 
« …C’est vraiment le seul événement qui confond le bon sens et nos prétentions au contrôle. La mort apparaît comme une sorte de punition pour un crime que l’on n’aurait commis. Pourquoi faut-il mourir alors que la vie est si belle? La société d’aujourd’hui… Cette société multiforme et essentiellement et foncièrement dualiste : elle sépare le bien et le mal, Dieu (s’il existe) et l’Homme, la vie et la mort, les bons et les méchants, les bonnes actions et les crimes. Selon cette vision, les humains sont les seuls à agir, à avoir du pouvoir, à disposer d’un libre arbitre, ils sont donc responsables de leurs actes et de l’état du monde… C’est l’inverse de la sagesse non dualiste telle que je l’ai exposée dans mes trois livres précédents. Selon cette façon de voir, l’être humain n’a aucun pouvoir qui vienne de lui, il ne dispose pas d’énergie lui permettant d’agir, tout lui est donné au point de départ, sans qu’il ait pu choisir. Il n’est donc pas libre et à toutes fins pratiques, il ne peut faire un seul geste qui lui appartienne. Il est agi, animé, dirigé et contrôlé du début à la fin par la Source qui seule agit puisqu’elle seule existe en ce monde.
 
Comme disais le Bouddha lors de son éveil : « Il y a des actions, mais personne qui agit ! »

Je vous invite à vous procurer ce livre disponible chez tous les libraires au Québec.

 

Extrait du livre L’Appel de l’innocence : l’héritage d’une vie aux éditions Fides. (2013) p.111-113
Photo : L’éveil du Murmure par Marc Lajoie lors de ma retraite de quelques jours à l’Ermitage Warden.

 


Juil 13 2017

Albert Jacquard et la mort

Quel regard porte-t-on sur la mort lorsqu’on s’en approche ? Quelle relation entretient-on avec sa mort ? Quand les rides apparaissent, y pensons-nous plus souvent ? Albert Jacquard s’est confié sur ce sujet pour son ouvrage « Espérance de vie », aux côtés de vingt autres personnalités. Témoignage d’un homme vivant…

 

trouvé sur le très bon :

http://spinescent.blogspot.com


Juil 11 2017

La mort

Eh oui! Encore la mort! On n’en parlera jamais assez. La mort, c’est la vie et la vie c’est la mort. Nous vivons malheureusement dans un monde où l’on nous enseigne la peur de vivre. En effet, en tentant de nous surprotéger de tout par des ‘ Tu aurais pu te tuer, fait attention’, par la recherche systématique d’un coupable lors d’un accident etc… Nous finissons par avoir peur de la mort. Donc, avoir peur de la mort, c’est avoir peur de vivre. La mort est partie intrinsèque de la vie et personne n’y échappe. Il ne s’agit pas ici de banaliser la mort mais plutôt d’y faire face en acceptant que la mort et la vie ne font qu’Un. Il y a quelque chose de grandement libérateur en acceptant la mort comme étant partie prenante de nos vies car nous assistons alors par ce lâcher-prise, la dissolution éventuelle de notre moi. -Gougou