Mar 18 2017

Citation du jour : Qu’est-ce que la non-dualité? (Denis Marie)

« La non-dualité, ce n’est pas le contraire de la dualité. Elle est la vue qui dépasse toute notion antagoniste. À travers elle, nous ne tentons pas d’unir ce qui s’oppose, ou de faire disparaître un « second ». Nous réalisons que par-delà la différence, un aspect relatif, tout a une seule et même nature indivisible. » 

Denis Marie

Source : http://www.denismarie.net/journal/

Fév 23 2017

La non-dualité, vision ultime de notre mission commune

La non-dualité, vision ultime de notre mission commune

Nous accompagnons les organisations dans l’amélioration de leurs valeurs ajoutées sociales et environnementales. Nous les assistons dans l’intégration des enjeux du climat et autres enjeux interdépendants, au sein de leurs filières et de leurs métiers. Nous accélérons la réintégration de la « Pureté » au sein de nos économies et sociétés. Nous définissons le concept de Pureté comme « l’acceptation de ce qui est tout en croyant à l’impossible et que tout le Monde est invité à changer ».

Accepter les choses telles qu’elles sont, tout en croyant que tout est possible, c’est dépasser une vision duale, qui tend à stigmatiser et opposer les organisations, souvent de manière stérile, gros contre petits, riches contre pauvres, droite contre gauche, alors que l’heure est à la recherche de complémentarité et d’unité pour agir. C’est l’esprit d’une vision Intégrale.Croire à l’impossible, c’est apporter un message d’espoir, d’engagement concret et positif, constructif, plutôt que des lamentations et critiques qui ne renforcent que notre propre égo mais n’apportent aucune solution aux enjeux majeurs auxquels nous sommes confrontés.

Ainsi en s’engageant, pour un bilan multicritères de son impact (eau, CO2, biodiversité,..), pour la reforestation, la conservation forestière, à travers une démarche d’insetting, nous construisons ensemble des ponts entre votre coeur de métier et les principaux enjeux du Développement Durable. Nous renforcons l’intégration de l’organisation au sein de son écosystème, dont elle depend pour son avenir, et vis à vis de toutes les parties prenantes.

Nous accompagnons le changement, et sommes irremediablement entraînés dans cette spirale intégrale et vertueuse, de progressivement s’ouvrir à tous les enjeux et y répondre en les intégrant, pas à pas. Ceci constitue toujours une innovation pour l’organisation, on enrichit le metier, on se différencie et on trouve de nouveaux axes stratégiques de déploiement.

La vision ultime, c’est la non-dualité, le produit non dual qui n’est plus ni Alternatif ou Intensif, qui dépasse les tensions  actuelles entre l’équité sociale, la préservation de l’environnement et la rentabilité économique.  Une Société non-duale, qui a entrepris de retrouver un rapport équilibré avec son écosystème. Un Homme non-dual, qui est pleinenement réintegré dans le cycle de la Nature et retourne au coeur de ce qui le définit en tant qu’Humain.

Merci à vous tous de nous avoir soutenu en 2011 et d’avoir contribué, chacun à une société moins duale et qui renoue avec la notion du Sens profond de notre existence. Rendez-vous en 2012 pour accentuer encore cette dynamique, pour une création de valeur ambitieuse et toujours mieux partagé.. Au nom du reseau Pur Projet et de toutes ses parties prenantes, un très grand merci, et très joyeuses fêtes de fin d’année.


Fév 19 2017

Un autre niveau


Fév 3 2017

Vraie et fausse dualité

 Il y a une confusion qui circule souvent dans les milieux spirituels.

Il n’est pas rare d’entendre dire que le chemin, c’est passer de la dualité à la non-dualité.
D’accord, mais de quoi parle-t-on ?
Ma conviction est que la dualité que j’appellerai « vraie » est nécessaire à la manifestation.
Dualité veut dire deux. Deux est le symbole simplifié de la multiplicité des formes.
Cette multiplicité n’implique ni l’étanchéité de la forme définie, ni la séparation.
La manifestation est multiple, duelle, car il n’y a pas de petit sans grand, d’agréable sans désagréable, de tout sans partie etc.
Par contre, il existe ce que j’appelle la fausse dualité, et qui consiste à penser qu’il pourrait y avoir autre chose à la place de ce qui est déjà là.
Il y a ce qui est, et je pense qu’il devrait y avoir autre chose !
Ce qui est, est là, mais ce qui devrait être à la place n’a pas d’autre existence que d’être une pensée. Lire la suite

Fév 2 2017

NON DUALITÉ ET ÉVOLUTION.

De quelle nature est la relativisation de la morale et plus généralement de la pensée rationnelle en vue d’agir  produite par la réalisation non duelle ?
Si tout est cela, comment pourrait-on juger que telle chose est moins cela que le reste ? Dès lors comment pourrait-on tenir pour vraie absolument que telle chose est mal et ne devrait plus exister ? Tout ce qui est étant l’expression de cela, puisque ce fait criminel est, il doit être accepté.
Toutefois si j’assiste à un crime et que je passe indifférent mon chemin en acceptant que ceci existe, du point de vue moral ne suis-je pas coupable de non assistance à personne en danger ?
La non-dualité est l’acceptation de ce qui est ici et maintenant sans passer par aucune réflexion. Ce qui surgit dans l’espace de conscience y est accueilli directement sans jugement aucun. Avant même que nous y pensions ce qui est vu est vu sans jugement.
Mais ce donné immédiat non duelle n’empêche pas une réflexion d’apparaître en vue d’une action par rapport à la situation acceptée et voulue du point de vue non duelle.
On peut aisément constater que l’expérience non duelle du point de vue de la réflexion qui s’y génère pour agir ne semble pas toujours semblable. La conscience de Cela ne semble plus dès lors engendrer le même type d’action. La non dualité du Bushido est-elle compatible avec la non-dualité de la mystique Rhénane ? La non dualité versus Guénon est-elle du point de vue politique la non dualité versus Sri Aurobindo ? Et au fond la non dualité du tyrannosaure est-elle en terme d’action de la même nature que celle des hominidés ?
Certains diront que parmi ces expériences de non dualité certaines sont authentiques tandis que d’autres ne le sont pas. Quant à nous, il nous semble premièrement que CELA n’exclut aucune possibilité d’être et d’action. Et deuxièmement CELA dirigeant l’action d’un sujet l’ayant réalisé, CELA est toujours pleinement conscient de lui mais dès lors qu’il prend conscience de lui par le biais d’un sujet , il y a une vision de CELA par CELA par un certain filtre.
Acceptant cette finitude radicale au cœur de notre réalisation de CELA nous apprendrons à faire preuve d’une certaine humilité sur la profondeur de notre vision de CELA filtrée qu’elle est par notre mentalité humaine. Et nous avons l’idée spécifiquement humaine d’un déchirement des limites de notre finitude au cœur même de notre réalisation de CELA : certains d’entre nous portent à la fois le sens de l’humilité quant à la réalisation non duelle et l’ambition d’œuvrer à rendre notre vision de CELA de moins en moins filtrée par notre finitude. Et héritant de plusieurs directions afin de dépasser ce filtre, nous prenons conscience qu’il pourrait y avoir une évolution de plus en plus consciente de Vision individualisée de CELA.
Nous n’adhérons donc pas à une non dualité qui nie l’évolution. Le tyrannosaure qui comme la plupart des animaux pouvait être l’expression non duelle de CELA ne la niait pas, il l’ignorait. On peut vraiment se demander si celui qui nie l’évolution du point de vue de la non dualité est ignorant ou si en lui malgré la lumière de la non dualité il y a une perversion quelconque.Au final il n’y a personne à convaincre de quoi que ce soit, il y aura ceux qui franchiront un seuil évolutif en découvrant en eux la dimension de CELA QUI FAIT CONSCIEMMENT LE CHEMIN DE L’ÉVOLUTION et il y aura ceux qui n’auront pas conscience de cette dimension parce que CELA PAR EUX L’IGNORE.

 


Jan 29 2017

La non-dualité n’est pas la passivité !

Ces humains spirituels

et passifs

Jeu rencontre parfois la position d’humains qui se disent dans une conscience non-duelle ou, au-delà des concepts, qui disent vivre une acceptation de la vie telle, qu’ils observeraient la non-existence du choix, parfois même la non-existence de l’individu, de la distinction entre soi et le monde, entre soi et les autres. Ils accepteraient ainsi d’être libre de toute intention, de tout choix, de tout égo, dans le flux simple de la vie… dans l’Unité.

Par exemple, ils ne feraient donc pas le choix d’inviter les autres à faire le même « non-choix » qu’eux. Ce serait donc la vie, ou dieu ou une unité qui utiliserait leur corps avec cette incohérence de demander aux autres de faire un choix, sachant qu’ils ne peuvent pas en faire !?!

En partie, jeu partage cette position. Jeu constate aussi à quel point tout jugement, positif ou négatif, toute dualité (bon/mauvais, bien/mal, positif/négatif, …etc) n’est qu’un rapport à l’expérience humaine très infidèle à ce qu’elle est. Lorsque, mentalement, j’abstrais mon expérience jusqu’à ce jugement « bon » ou « mauvais », « positif » ou « négatif », ou toute autre opinion, j’y ajoute ma morale, mes croyances et, même éventuellement, j’efface totalement les nuances et les finesses de mon expérience et les remplace par cette étiquette finale.

Mais voilà, le mental dispose alors d’un piège très judicieux pour continuer cette opération de façon cachée. Il peut procéder au raisonnement suivant : « le bien et le mal n’existe pas et donc rien n’existe ». Ainsi, au lieu de se libérer de ce jugement et de passer à autre chose, la personne pensant ainsi valide tellement son jugement qu’elle décrète : si le jugement n’existe pas, alors rien n’existe. Le présupposé est que seul le jugement existe et quand jeu ne l’accepte plus, il n’y a donc RIEN à la place. Sa position est alors exclusivement rhétorique. D’ailleurs, en général, cet humain ne change rien à sa vie. Simplement, il en parle autrement ; avec une rhétorique ne contenant plus que des « arguments massues ». Elle est très simple : elle consiste à nier la pertinence de tout choix de l’autre (puisque le choix n’existe pas) pendant qu’elle élude les propres choix de l’humain qui pense ainsi. De cette manière, il ou elle a toujours raison, par sophismes.

Ce fonctionnement entraine, selon mon observation, une passivité plus ou moins totale où l’humain reste dans ses choix, tout en niant qu’ils en soient. Il a une justification parfaite à ne pas faire de nouveaux choix, à ne pas prendre ses responsabilités : le choix n’existe pas. Dans les faits, bien sûr, dès que ça l’arrange égotiquement, il fait de nouveaux choix… mais qui seront exprimés comme l’opération du saint-esprit, ou procédant directement de dieu, ou de l’Unité indescriptible. C’est son expérience « mystico-spirituelle »(sic) qui a révolutionné sa vie, mais sans rien changer concrètement. Lorsqu’il est pointé qu’elle ou il prétend avoir changé intérieurement mais que rien n’a changé extérieurement, que rien n’est visible concrètement, il ou elle sort son argument ‘massue’ : « le dedans et le dehors, l’intérieur et l’extérieur n’existent pas, une illusion » !

Par exemple, lorsqu’un autre homme s’énerve et crie après sa femme, c’est le résultat de son égo. Mais lorsque lui s’énerve et crie après sa femme, c’est l’expression de l’Unité divine et sacrée.

Autre exemple tout aussi fréquent et cliché : lorsqu’une autre femme se soumet aux irrespects de son mari, c’est le résultat de son égo dépendant. Mais lorsqu’elle le fait, c’est l’expression de l’Unité divine et sacrée.

Bien sûr que c’est le cas puisque le concept « Unité », par définition, contient tout. Mais ce regard excessivement mental et global lui permet de renier ses responsabilités et ses implications égotiques… du moins quand il s’agit de lui ou elle, pas des autres (qui n’existent pas donc).

Jeu trouve légitime et utile de repérer dans cette position une énorme incohérence et incongruence, parfois de la malhonnêteté, et jusqu’à de la manipulation.


L’alternative active et congruente de la non-dualité :

Jeu souhaite proposer une alternative au constat non-duel. Ca n’est pas parce que rien n’est bien ou mal qu’il n’y a « rien », qu’il n’existe aucun choix, que mes responsabilités se dissoudraient ainsi à la lumière de la vraie lumière.

Très simplement, les interprétations duelles procèdent d’un usage particulier du mental, de ses couches très abstraites, générales, globales. Exprimé plus simplement, la dualité est une opinion et il est également possible de poser un simple constat. Autrement exprimé encore, la dualité est une interprétation, une déformation et il est possible d’en rester au fait perçu le plus honnêtement possible. Dernière expression de toujours le même aspect : plutôt que d’utiliser le mental imprécis, il est possible d’être spécifique, précis, le plus concret possible. C’est aussi simple que ça !

Ainsi, jeu me libère totalement de la non-dualité (et du jugement), lorsque j’accepte la perception pure, lorsque j’accepte les faits, lorsque j’accepte « ce qui est » tel que jeu le perçois le plus honnêtement possible et sans y ajouter de « moi », de mes croyances, des mes envies, de mes intérêts, de mes intentions.

Il n’est pas évident de ne pas y ajouter certaines conceptions, mais jeu peux faire le choix de n’utiliser que des conceptions très factuelles, très informatives, très descriptives, très fidèles à mon expérience effective. Jeu n’ai alors plus besoin, pour interpréter, pour m’exprimer et pour penser, de concepts aussi imprécis, flous, subjectifs, et non-informatifs que « bien », « mal », « positif », « négatif », « beau », « moche », « con », « super », « magnifique », « horrible » …etc.

Surtout, jeu peux être libre de la dualité tout en constatant ma responsabilité factuelle : jeu peux bouger mon corps et pas celui d’un autre !

Ceci est un fait indéniable, que ça me plaise ou pas, que jeu sois un être spirituel ou pas, c’est ma responsabilité indéniable, c’est une conscience de base ! Cette séparation, inhérente à la vie matérielle, n’implique aucune dualité ! La confusion entre dualité et séparation peut conduire au nihilisme évoqué ci-dessus. La dualité est une opposition, un duel entre deux concepts ! Il n’existe aucune dualité entre une chaise et le sol sur lequel elle est posée. Et j’ai besoin de la conscience évidente qu’il y a une séparation entre la chaise et le sol pour déplacer la chaise… une action basique qui serait impossible à quiconque nierait avec congruence la séparation ! Le simple fait d’utiliser les mots vers un autre humain procède d’une séparation entre un moi et un autre ! Cette conscience très basique est également éludée par le nihiliste qui peut faire de longs discours à un autre, qui pourtant n’est pas supposé exister selon sa rhétorique ?!?

Pour autant, bien évidemment qu’une part de mes choix à bouger ce corps est conditionnée, influencée. Sur ceci aussi, jeu peux poser la conscience. Et jeu peux poser la conscience sur la partie « libre » de ce choix également.

Seul le mental peut décréter qu’une action serait totalement libre ou totalement conditionnée. Seul le mental peut décréter qu’une action est choisie ou non-choisie. La conscience humble repère que l’expérience n’est pas blanche ou noire, qu’elle contient une infinité de nuances et de couleurs, qu’elle est, à la fois, le choix et le non-choix et que la proportion d’une partie et de l’autre partie peut changer. Surtout, jeu vis que jeu peux être l’acteur de ce changement.


La fonctionnalité :

Lorsque jeu choisis de fonder mon expérience librement de la dualité, il est effectivement évident que jeu ne peux plus avoir comme référence une morale mentale qui orienterait ce qui est bien ou mal, ce qu’il faudrait ou ne pas faire. Mon choix ne peut plus sérieusement se faire ainsi ! A la place, jeu peux choisir d’y mettre « rien », le non-choix… et alors pourquoi faire autre chose que rester là où jeu suis maintenant et mourir ? Mais jeu peux aussi constater ma responsabilité et trouver un moyen de m’en servir avec une nouvelle référence, une référence qui n’utiliserait pas une morale mentale, mais plutôt des valeurs mentales, une éthique, et puis ma perception sensorielle (qui est exclut de la moralité).

Ainsi, à la place de la Moralité (contenant la dualité), jeu peux choisir la Fonctionnalité (libre de la dualité et du jugement) !

Un exemple simple : si j’ai l’intention d’aller faire mes courses et que je pars me promener en pleine nature. Ca n’est ni bien, ni mal, en soit, d’aller me balader en nature. Factuellement, pourtant, ça ne fonctionne pas, étant donnée mon intention !

Ainsi, la fonctionnalité a deux références : l’intention et l’attention aux conséquences de mes actions. Il s’agit simplement d’assumer mon intention, d’être clair avec, le plus précis possible, et puis d’être attentif, le plus factuellement possible, aux conséquences de mon action. Est-ce qu’elle fonctionne ou pas, selon mon intention ?

La moralité a besoin d’une autorité (intérieure ou extérieure), d’une instance très abstraite du mental. Il faut un gardien de ce qui est bien ou mal et ce gardien est la référence absolue, aveugle des conséquences.

La fonctionnalité impose la responsabilité personnelle, la liberté de poser une intention, l’autonomie. Puis elle impose l’usage non pas du jugement, des opinions, mais de l’attention afin d’évaluer les conséquences de mes actions et leur conformité à l’intention choisie et assumée.

Cette position de vie, libre du jugement, libre de la dualité, est très active, libre, responsable, consciencieuse et représente ainsi une alternative réelle à la moralité impliquant plutôt l’asservissement, la culpabilité, le mental et le jugement. Elle est également une alternative réelle à la position de passivité que j’ai ici évoquée.

Elle peut s’appliquer au quotidien, pour chaque mouvement intérieur et extérieur et ne permet pas d’éluder le fondement de ses actions. Au contraire, elle implique d’être très conscient de ses intentions… et, plus précisément, de sa hiérarchie d’intentions.

A mon sens, il n’existe pas d’action d’un corps sans une hiérarchie complexe d’intentions. Il n’existe que des humains qui n’ont pas conscience de cette hiérarchie d’intentions. Il n’existe pas, sinon en rhétorique, de « non-action ». Même rester ici à ne rien faire est une action, un choix avec des conséquences, et procède d’une hiérarchie d’intentions : par exemple, une philosophie nihiliste, avec comme fond l’intention de devenir un sage ou l’intention de montrer que j’en suis un.


Copyleft Lohey 2011 – Photographies de Lohey : « Nihilisme » & « Attention à la Responsabilité »

http://etre-humain.net


Jan 28 2017

Stephen Jourdain – Éternellement renaissant

Stephen Jourdain nous parle de sa jeunesse d’ esprit

 

 

Extrait d’une conférence de Stephen Jourdain.
Disponible sur DVD
http://www.evenementsvoxpopuli.com


Jan 24 2017

Le temps en éducation et la non-dualité

Ajoutée par

Réflexions sur les rapports entre le temps, l’instant, la durée et la présence en éducation en fonction d’une philosophie de la non-dualité

 

Prenez le temps d’écouter cette vidéo,ça deviens de pus en plus  intéressant  au fil de l’écoute

Gougou

 


Jan 17 2017

« Vous projetez votre effort vers la réalisation d’un personnage que vous n’êtes pas. » -U. G. Krishnamurti

U. G. Krishnamurti

« Qu’est-ce qui vous empêche d’être dans votre état naturel ? Vous vous éloignez constamment de vous-même. Vous voulez être heureux soit en Permanence soit au moins pour tel instant précis. Vous n’êtes pas satisfait de vos expériences quotidiennes : il vous en faut de nouvelles. Vous voulez vous « perfectionner », vous changer. Vous projetez votre effort vers la réalisation d’un personnage que vous n’êtes pas. Voilà ce qui vous éloigne de vous-même… » -U. G. Krishnamurti


Déc 29 2016

LIBÉRATION DE LA SOUFFRANCE : LA VOIE DE LA NON-DUALITÉ


Dr Jean-Marc Mantel

Conférence « Mindfulness, meditation and mental health »
(Conscience de soi, méditation et santé mentale)
organisée par le groupe « Spiritualité et Psychiatrie » du Royal College of Psychiatry

14 novembre 2008, Londres

Résumé de présentation, en anglais

 

L’idée même d’être un thérapeute crée une séparation entre le thérapeute et son patient. Cette séparation est de la même nature que la maladie qui est sensée être traitée.

Les besoins du thérapeute, qu’ils soient matériels, affectifs, psychologiques ou spirituels, interfèrent avec la manière dont il soigne. Le maintien d’une dépendance entre le thérapeute et son patient en est le résultat.

Le désir de transformer la personnalité est l’expression d’une non-acceptation. Cette non-acceptation est le reflet d’une souffrance. Accepter la personnalité telle qu’elle est n’est pas l’encourager. Accepter la personnalité, c’est s’en détacher. Le détachement est la compréhension que « je » est la conscience qui perçoit la personnalité. La personnalité étant de toutes façons conditionnée, quel intérêt y a-t-il à vouloir la transformer ?

Le violent est violent car il est identifié et attaché à son corps et à sa personnalité. Son système de croyances est son monde. Lâcher cette identité est une forme de mort. Tant que la maturité n’est pas suffisante pour accueillir cette mort comme une délivrance, tous les efforts pour changer la personnalité restent vains.

Le jaloux est jaloux, car il fuit le sentiment de solitude qui le tenaille. En acceptant la solitude comme partie prenante de lui-même, une détente s’installe, et la compréhension s’éclaire.

Le déprimé est prisonnier de ses attentes. Lorsqu’une attente est déçue, il y a dépression. Le désir de guérir la dépression est encore une attente. Voir cela est ne plus fuir. Sans fuite, les choses sont accueillies telles qu’elles sont. Elles perdent alors leur caractère problématique.

Le délirant est convaincu de la véracité de ce qu’il pense. Nous le sommes aussi, tant que nous sommes identifiés au concept « je ». Cette identification est la racine du délire qui nous fait prendre pour réel ce qui ne l’est pas. Peut-on soigner le délirant si nous sommes nous-mêmes prisonniers des illusions créées par notre esprit ?

La peur est le fruit de l’anticipation. Sans futur, que reste-t-il à projeter. La lumière n’a pas besoin de projection pour être ce qu’elle est. Être est sans image.

L’obsession reflète une saisie. Le moi se fixe sur un objet, et refuse de lâcher sa proie. Une proie n’est abandonnée que pour une autre proie encore plus séduisante. De proie en proie, c’est la conscience ultime vers lequel le regard finit par se tourner. C’est en elle que la quête s’éteint.

Une seule et même vérité habitent le thérapeute et son patient. C’est cette vérité qui se cherche, et c’est en elle que tous deux se trouvent et se retrouvent.

http://jmmantel.net/

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