Juin 20 2017

Le Soi est toujours réalisé

Le Soi est toujours réalisé

« La libération ne se trouve pas en un endroit situé loin de vous. Elle est en vous et rien qu’en vous. [1] »

Vous nous avez raconté l’autre jour, comment un matin vous aviez soudain eu une intuition fulgurante qui vous avait, selon votre expression, laissé « cloué sur place ». Cette intuition était : « il n’y a pas de réalisation, la réalisation est toujours là ». Pourriez-vous commenter cela ?

Ceci est arrivé après une période de recherche particulièrement intense au cours de laquelle j’étais passé par plusieurs expériences libératrices, dont celle de vivre l’absence d’ego pendant une période, ou pour être plus précis, de réaliser la Présence en tant que témoin de l’ego. Lire la suite


Juin 20 2017

Message de paix


Juin 19 2017

Nde-Emi_Témoignages et Résumé du Phénomène

Excellent reportage sur les expériences de morts imminentes.La mort, ça semble plutôt agréable mais il semble aussi que pour certains….En tout cas, il n’ est jamais trop tard….

 


Juin 15 2017

L’art de se guérir


17 juillet 2004

par Thich Nhat Hanh

 

S’arrêter, condition première de la guérison

Vous avez déjà fait l’expérience d’une très grande souffrance – il vous est arrivé quelque chose et vous avez cru que vous n’y survivrez pas. Comment supporter une aussi mauvaise nouvelle, une telle douleur ? Pourtant vous avez survécu. Vous avez traversé cette période et vous avez prouvé que vous pouviez supporter ce degré de souffrance. Cela montre que votre conscience sait comment survivre. Vous vous dites : « Le temps guérit ». Mais le temps, à lui seul, ne peut guérir votre souffrance. Ce n’est pas l’habitude de la souffrance qui guérit. Non. C’est votre conscience qui sait comment se soigner. Vous devez lui faire confiance parce que, dans votre conscience, il y a le Bouddha, il y a le siège de l’amour, la compréhension. Si vous leur permettez de se manifester, votre conscience pourra se soigner.

Or qu’en est-il de votre conscience, votre esprit ? Quelle pratique faire ou ne pas faire, afin que conscience et esprit puissent se reposer ? Nous ne devrions pas perdre notre temps à entretenir des idées, même de merveilleuses idées, à propos de l’ Éveil, le nirvana, l’état de Bouddha, ce genre de choses. Nous devrions nous en tenir à la réalité, les os de la pratique. Lire la suite


Juin 7 2017

Soeur Emmanuelle : « Il suffit d’aimer »

L’essentiel du message que porte la vie est là

 


Juin 2 2017

LE SILENCE GUÉRIT.

Printemps 2008 : deux femmes se rencontrent. L’une, Yolande, vit depuis cinq années une expérience indicible, basculement soudain, éternellement répété, de tout son être au tréfonds de l’Être. cet état – ce non état – se manifeste par un silence intense, un vide, une plénitude à la fois si extraordinaires et si simples qu’elle n’a longtemps pas eu de mots pour le dire. Étonnée d’abord, puis de plus en plus amoureuse de « cette chose » en elle qui a pris le pouvoir sur tout, Yolande se laisse guider, enseigner par elle. Et ressent de plus en plus le gout de partager ce Silence, cette manière d’être au monde empreinte de légèreté et de simplicité. L’autre, Laurence, autrefois journaliste, se consacre à l’écriture, à la pratique du yoga et à la fréquentation des textes inspirés, qu’ils soient de métaphysique non duelle ou de mystique chrétienne et soufie.
Entre Yolande et Laurence, l’idée d’un livre germe. Elles ont du temps toutes deux, s’abandonnent au hasard providentiel de leurs conversations et de leur amitié naissante. Les mois passent…bientôt une année…LE SILENCE GUÉRIT en est le fruit. A la fois tentative de dire cet indicible qu’on appelle l’Éveil et regard du témoin, Laurence, qui donne à voir Yolande dans sa vie de tous les jours et se trouve elle-même gagnée par des espaces de présence silencieuse, ce livre à quatre mains fait se tenir cote à cote une vie touchée par la grâce, une autre par l’espérance. Hors de tout courant spirituel ou religieux, puisque né d’une libération intérieure spontanée, il témoigne du saisissement par l’ultime Réalité de soi-même et de tout. Saisissement, Silence qui est  » l’ultime guérison, puisqu’il guérit de l’idée d’être une personne ».

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Mai 30 2017

Ressentir la paix est un choix

Par Michael Brown. 

Il est maintenant devenu évident pour quiconque ne vit pas la tête enfouie dans le sable que nous sommes actuellement confrontés à une intensification à tous les niveaux de notre expérience humaine. Chaque jour ont lieu, quelque part dans le monde, de nouveaux tremblements de terre, des inondations, des catastrophes minières, des divulgations politiques, des crises financières, des révélations publiques de certaines formes de comportements non éthiques ainsi que d’énormes troubles civils. Des pays entiers se déchirent et ont recours à de violentes représailles.

Si nous observons de près notre environnement immédiat, nous ne pouvons qu’être témoins de l’évidence de ces chamboulements parmi nous. Ce qui se passe au sein du macrocosme de la scène mondiale se manifeste également dans le contenu des conversations échangées par tout un chacun. Les conflits et le chaos sous une forme ou une autre sont actuellement en augmentation. Un énorme changement est en train d’avoir lieu.

Il est donc maintenant essentiel de rendre hommage à l’expérience qui semble prendre du recul tandis que tout cela se déroule: la Paix. A l’heure actuelle, rien n’est plus important que de nous rappeler chaque jour que l’expérience de la paix est une responsabilité qu’il nous faut réaliser à un niveau personnel – et non pas un droit qui nous serait donné par quelque organisation politique, économique, sociale ou religieuse. L’expérience de la paix est toujours ressentie comme un état perçu au niveau personnel et c’est seulement une seule fois que nous l’avons ressentie individuellement que cette paix peut rayonner en tant qu’expérience collective. Le véritable ressenti de la paix ne peut émaner que de l’intérieur.

L’une des plus grandes supercheries que nous mettons en place individuellement et collectivement, est le fait de mettre en avant l’idée que « nous avons besoin de faire la paix ». Avez-vous remarqué que rien que nous ayons pu faire tout au long de l’histoire de notre humanité dans la tentative de « faire la paix » n’a jamais fonctionné ? La raison en est que l’idée même que « la paix est quelque chose qui peut être faite » – que cela soit par la guerre, les débats, les accords ou des signatures de traités – est trompeuse et illusoire.

Tout pays ou toute organisation qui prétend avoir réalisé la paix par de tels moyens a démontré au cours du temps que tout ce qui a été accompli l’avait été par ‘un contrôle forcé temporairement’, n’entraînant qu’une existence de désespoir tranquille pour les hommes, ainsi qu’à des états contenus d’agressivité passive avant qu’un nouveau mécontentement ne se manifeste à nouveau.

La raison en est que la paix ne peut être « faite » – que cela soit au Moyen-Orient, en Afrique du Sud, en Indonésie, ou n’importe où. La paix existe déjà au sein même de la Création. La vibration ressentie de la paix que nous expérimentons en tant qu’êtres humains a été créée bien avant que nous n’apparaissions et existera longtemps après que nous ayons été remplacés par une autre espèce dominante. La vibration de la paix existe partout. La paix peut être trouvée même au milieu des pays déchirés par la guerre comme l’Irak, l’Afghanistan et toute autre région actuellement noyée dans des conflits humains.

La paix rayonne spontanément au sein de n’importe quel environnement où l’homme est absent. Le fait que le comportement humain conflictuel obscurcisse ce rayonnement ne veut pas dire pour autant qu’il n’existe plus.

Simplement, nous ne cessons d’avoir des comportements et de tenir des conversations visant à ‘essayer de faire la paix’ car nous n’avons pas conscience de ce qu’est la paix véritable. En raison de nos états tourmentés actuels au niveau physique, mental et émotionnel, nous ne réalisons pas la paix en tant qu’expérience qui ne peut être vécue qu’à un niveau personnel. Au lieu de cela, nous supposons qu’elle est un quelconque arrangement que nous devons créer collectivement à travers des accords. Cela n’est pas vrai. C’est à nous de la ressentir personnellement à tout moment de notre choix car c’est une résonance qui nous enveloppe où que nous puissions nous trouver. Cependant, il est de notre ressort de choisir de la ressentir.

Maintenant, en ce moment précis, toute personne lisant ceci est à même de se sentir en paix – en en faisant le choix. Ce n’est pas une expérience que quelqu’un doit organiser pour nous à travers des débats, des discussions, ou des accords. Aucun groupe de personnes n’a besoin d’être assujetti ou déplacé pour nous permettre de ressentir la paix. De tels concepts ne font que discréditer la véritable réalisation de la paix. Nous n’avons pas à faire la paix avec qui que ce soit – nous devons prendre conscience qu’il s’agit d’un sentiment à l’intérieur de notre propre cœur et ensuite choisir de vivre cette prise de conscience, quoi qu’il advienne.

Nous exprimons même l’évidence de cette vérité à travers notre langage. Nous ne disons pas: « Je pense la paix » ou « J’agis la paix ». Nous disons, « Je ressens la paix ». Et parce que personne – aucun collègue, homme politique, prêtre, propriétaire, parent ou partenaire n’a la capacité de ressentir quoi que ce soit en notre nom – personne n’est donc responsable du fait que nous ressentions ou non la paix. La paix est une expérience ressentie qui est déjà librement offerte à tous les êtres humains. Toutefois, il est de notre responsabilité de choisir de vivre et de maîtriser le ressenti de cette prise de conscience.

C’est bien évidemment là où les choses deviennent pesantes. La paix est intransigeante. Soit nous choisissons de la ressentir, soit nous choisissons de ressentir autre chose. Nous ne pouvons nous sentir en paix ET simultanément nourrir le sentiment d’avoir raison et de faire les choses à notre manière. Nous ne pouvons nous sentir en paix ET simultanément ressentir un sentiment de vengeance. Nous ne pouvons nous sentir en paix ET simultanément nous sentir en droit d’avoir ‘le dernier mot’. Nous ne pouvons nous sentir en paix ET nous comporter d’une quelconque manière blessante envers un autre être humain ou créature vivante. Nous ne pouvons nous sentir en paix ET simultanément imposer notre volonté aux autres. Nous ne pouvons nous sentir en paix ET simultanément prétendre que notre religion est l’unique véritable voie pour communier avec Dieu – ce qu’il représente pour nous. Nous ne pouvons nous sentir en paix ET simultanément prendre parti dans un quelconque conflit.

La paix nécessite également un désir de libération. Le prix de pouvoir se sentir en paix MAINTENANT – au cœur du moment présent – est toujours déterminé par notre volonté d’intégrer les blessures vécues par le passé. Car tout ce qui peut advenir au sein de notre expérience dans le moment présent nous empêchant de ressentir la conscience de la paix, a toujours quelque chose à voir avec ce qui est arrivé dans le passé.

Maintenant, au cœur du moment présent, si nous en faisons le choix, nous sommes bienvenus à nous sentir en paix.

La véritable question que nous devons nous poser est: « Recherchons nous véritablement la paix ? »

Ceci peut apparaître comme une question évidente avec une réponse qui l’est tout autant, pourtant, cela ne l’est pas. La plupart d’entre nous vont répondre tout de suite qu’évidemment nous choisissons la paix, mais en définitive nous nous accordons aussi le choix de nous sentir dans notre bon droit, de nous venger, ou d’être dans le contrôle, au lieu de nous sentir en paix.

La réalité est que personne ne peut se tenir entre nous et le sentiment de quiétude. Nous pouvons éprouver ce sentiment-là immédiatement. La paix est une résonance ressentie déjà créée par Dieu, ce qu’il représente pour nous, non pas par quelque chose qui sera créé un jour par nous, les humains. Toutefois, nous levons nous chaque jour en choisissant de ressentir la paix qui a déjà été créée pour nous, ou sommes nous encore en train d’attendre illusoirement que quelqu’un ‘fasse en sorte que la paix advienne en notre nom’ ?

La paix ne peut exister dans le monde que lorsque nous choisissons de la ressentir immédiatement au cœur de notre propre expérience tandis que nous vivons au sein du monde. Il n’y a pas d’autre manière de l’aborder de manière authentique.

Si nous ne nous sentons pas en paix dans le moment présent, c’est parce que nous faisons le choix de ne pas la ressentir. C’est aussi simple que cela.

Si nous nous associons au courant des foules et que notre expérience personnelle se dégrade en une escalade de conflits, il est probable que nous sommes en train de choisir grossièrement d’avoir raison ou de prendre parti dans quelque drame humain incessant. Rappelez-vous que l’expression est : « La Paix soit avec vous » et non pas « La Paix soit avec eux ».

N’oubliez pas également que le fait d’être paisible n’est pas et ne sera jamais une expérience pouvant être réalisée en tant qu’activité de groupe organisée. C’est toujours un choix qui s’accomplit en embrassant un niveau de maturité de responsabilité personnelle. Nous ne pouvons réaliser la paix en votant pour elle, en la forçant, en gagnant plus d’argent pour nous l’approprier, ou en prenant parti pour imposer notre version de la vérité. Nous ne pouvons avoir conscience de cette expérience directe qu’en choisissant consciemment de la ressentir et de la vivre le mieux possible en tant que résonance tout au long de chacune de nos journées. Si nous ne faisons pas le choix personnel de la ressentir, elle ne peut pénétrer au cœur de notre expérience. Ce n’est que lorsque nous la choisissons comme « un sentiment que nous portons en conscience dans notre propre cœur » qu’elle peut alors rayonner vers l’extérieur et avoir un impact sur la qualité de nos pensées et de nos actes.

A l’heure actuelle, tandis qu’un grand nombre de personnes dans le monde continuent inconsciemment l’escalade du conflit et du chaos, il n’y a rien de plus important que de maintenir la prise de conscience personnelle de ce qu’est la paix véritable. Personne ne va nous payer pour être paisible. Personne ne va nous tapoter dans le dos ou écrire un article concernant notre paix dans un journal quelconque. Personne ne va nous donner le Prix Nobel de la Paix et tenir une conférence de presse à ce sujet. La paix authentique ne deviendra pas un sujet d’actualité dans un monde qui croit encore illusoirement que ‘la paix est quelque chose qui doit être faite’.

La paix est un état de tranquillité, de calme, choisi et ressenti, résonnant dans le cœur de chacun.

Lorsque nous sommes en mesure d’éveiller et d’aborder chaque jour en nous rappelant de faire le choix de nous sentir en paix – même si ce ne sont que des moments au cours de notre journée – alors nous servons l’humanité en maintenant la claire lumière de l’équilibre intérieur au sein du monde, tandis qu’une foule de personnes sont complètement en train de la perdre de vue.

Vous êtes invités à vivre cette journée dans le calme. La paix est un don de la Volonté Divine qui est offert à tous, non pas le résultat de quelque déclaration des hommes. Le ressenti de sa résonance est un choix personnel venant du cœur, non pas un droit politique accompli par un organisme quelconque.

La paix est disponible en tant qu’expérience à l’intérieur de vous et de moi, dans le moment présent. C’est à nous de la choisir. Elle ne sera toujours expérimentée que par notre choix.

Michael Brown  Traduction française: linda@mayanmajix.com

Source originale 

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source)


Mai 25 2017

Jacques Lusseyran (1924/1971)


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     La vie intérieure, c’est cela :
c’est savoir que la paix n’est pas dans le monde, mais dans le regard de paix que nous portons sur le monde.

       C’est savoir que la joie n’est pas dans le monde comme des dragées dans une bonbonnière, et qu’il suffit d’attendre qu’une société enfin parfaite, ou des appareils, enfin complets, remplissent la bonbonnière. C’est savoir que la joie n’est jamais pour demain, mais pour aujourd’hui, ou alors qu’elle ne sera pas. Être bien sur que les évènements, même les plus doux, la campagne, même la plus fleurie, la paix civile, même la plus durable, ne la donneront jamais. Et cela pour la simple raison que nous l’avons déjà.

Jacques Lusseyran

http://fourques.canalblog.com/


Avr 30 2017

L’acceptation selon Wayne Liquorman

Question : Qu’entendez-vous par acceptation ?

 

Wayne : Lorsque vient l’acceptation, cela coupe l’implication et il y a la paix. Ce n’est pas la paix momentanée obtenue par la satisfaction d’un désir. Et ce n’est pas non plus la paix de l’oubli. Il s’agit plutôt de la paix au centre de la tempête, l’œil du cyclone. Tout autour il y a le tumulte tourbillon de la vie, mais dans l’œil du cyclone règne la paix, la quiétude. L’acceptation dont je parle est synonyme de cette paix et de cette quiétude.

 

Donc, ayant remarqué cela, tout ce qui nous reste à faire, c’est accepter. (rire) C’est si simple. Ce n’est pas grand-chose n’est-ce pas ? Peut-être avez vous remarqué que l’acceptation est imprévisible. Vous ne pouvez la provoquer vous-même! En dépit de vos meilleures intentions, de vos plus valeureux efforts, l’acceptation a le chic pour vous glisser entre les doigts. L’acceptation survient, comme le fait la non-acceptation. Elle survient. L’acceptation peut surgir à tous instants et sans avertissements, sans préparation.

Mais vous ne pouvez la fabriquer. Et reconnaître que vous ne pouvez la fabriquer, est en soi l’acceptation. L’acceptation peut surgit à n’importe quel moment et interrompre l’implication horizontale. Et l’interruption horizontale est la paix. Maintenant, si la compréhension intellectuelle a une quelconque valeur, c’est qu’elle peut envahir l’esprit et induire l’acceptation, en même temps que la compréhension que TOUT EST CONSCIENCE, que tout ce qui se produit ne pouvait être autrement. Ceci n’est pas pour dire que cela ne vas pas changer dans la minute qui suit. Mais en CET INSTANT PRÉCIS, il ne pouvait en être autrement. Et reconnaitre cela est acceptation, la reconnaissance que CECI EST, est la paix.

 

Ceci n’a rien à voir avec l’approbation. Je ne suis pas en train de dire que vous devez aimer ce qu’il se passe. L’acceptation peut embraser quelque chose de tout à fait horrible, de tragique, de douloureux. Et au milieu de l’horreur, de la douleur, il peut y avoir la paix. Et la paix se trouve dans l’acceptation, dans la reconnaissance que CELA EST, en cet instant.

 

Quand cela se produit, nous disons que c’est la Grâce. Cette compréhension, cette acceptation, cet arrêt de l’implication, cette paix, est la Grâce. Remarquez que « Grâce » est bien sûr un terme spirituel pour dire « bonne fortune »! (rire). Lorsque les choses vont dans notre sens, lorsqu’elles nous procurent quelque chose de personnellement satisfaisant, nous disons que c’est la Grâce. Quand c’est horrible, nous disons que c’est la volonté de Dieu. (rire). Mais la chose importante au sujet de l’un ou l’autre de ces termes tient dans la reconnaissance que « je ne l’ai pas fait ». Je, en tant qu’agissant séparé, ne l’ai pas fait. Il y avait là à l’œuvre  un agent étranger à ma petite volonté.

 

Lorsque j’ai fait la rencontre de Ramesh  (ndlr : Balsekar), et qu’il parlait de cela, j’ai trouvé ça incroyablement libérateur car la plupart des enseignements que j’avais rencontré jusque-là semblaient flotter dans une sorte de vide qui ne prenait pas CECI en compte. CECI, cette vie, cette activité quotidienne, cet « aller au travail, faire l’amour, crier après le chien, prendre un repas » et toutes ces choses-là, était, en quelque sorte profane, comparé à la présence spirituelle exaltée.  D’un manière ou d’une autre, tout aspect spirituel était hôte à CECI. Or ce qu’avançait Ramesh de façon très claire, c’était que CECI était sacré. La manifestation sous tous ses aspects, à la fois positifs et négatifs, ceux que l’on aime et ceux que l’on aime pas ; ceux qu’on approuve et ceux que l’on n’approuve pas, ceux que l’on changerait volontiers et les autres, que l’on ne changerait pour rien au monde. Chacune de ses choses, chaque facette de la manifestation phénoménale est sacrée et porte en elle l’empreinte de Dieu.

 

Ramesh était un banquier. Un banquier! Il vivait dans le monde. Il était marié. Il avait des enfants. Sa spiritualité était une spiritualité qui embrassait tout CECI dans son entier. Et cela avait du sens pour moi, cela résonnait en moi, cela sonnait juste en moi. Je n’étais pas intéressé par une spiritualité qui m’aurait commandé d’aller me retirer dans une grotte, d’aller me faire ronger les chairs par de la vermine pour attester combien j’étais spirituel. Cela semblait ridicule. Et c’est ridicule si c’est fait délibérément fait pour atteindre quelque chose.
Il y avait un maitre zen, largement cité qui enseignait : « Vous coupez du bois et portez de l’eau ». J’en suis venu à comprendre qu’il parlait du travail quotidien. De nos jours, eau et chauffage sont fournis. Votre travail, c’est d’aller marteler les touches d’un clavier d’ordinateur. Votre travail, c’est d’apprendre quelque chose à un groupe de gens. Votre travail c’est d’aller extraire du pétrole. Quel que soit votre travail, ce,st couper du bois et porter de l’eau, c’est faire CECI. C’est faire la vie. Dieu est ici. Ici même. En cet instant, en ce lieu. Vous n’avez pas nécessairement besoin de vous précipiter en Inde! Dieu soit loué! (rire tonitruant).

 

En fait, ce matin quelqu’un m’a demandait ce qui avait changé après que ce sens de l’agir personnel se fut évanoui. De quoi s’agissait-il? Qu’en était-il ? Franchement, quand cela s’est produit, le sentiment le plus clair était que littéralement, rien ne s’était passé. Très profondément, RIEN NE S’ÉTAIT PRODUIT. Et cette illumination tant désiré n’était pas quelque chose. C’était littéralement rien. Six ou huit mois plus tard j’étais en Inde avec Ramesh, parlant de cette affaire d’illumination, et je lui ai dit: « Vous savez, si quelqu’un devait me demander « Êtes-vous illuminé? », je crois que je devrais répondre non » Et il enchaîna : « Il vous faudrait répondre Non, mais il y a Compréhension ici« . C’était la tournure de phrase parfait. Non, Il n’est pas d’individus illuminés. Mais il y a ici la Compréhension. Pas ici (pointant son index vers son corps) Là! (Pointant l’espace immédiatement devant lui, avec un geste descendant de la main, les cinq doigt réunis). Et cette Compréhension se manifeste, est rendu palpable, dans la relation avec celui qui est en Résonance, découvre cette connexion. La existe le Gourou. Le Gourou est créé dans cette relation. En l’absence de cette relation, il y a simplement un mécanisme corps-mental, semblable à n’importe quel autre, qui traverse sa journée faisant ce qu’il fait, agissant selon sa nature, réagissant selon sa nature. Le Gourou existe uniquement dans la relation avec le disciple. Autrement il n’y a pas de Gourou.

 

Source :  Livre, l’accueil de l’évidence de Wayne Liquorman.

 

http://axial-media.over-blog.org


Avr 6 2017

Pardonner

Article paru dans le n°222 de la revue Recto-Verseau
Pourquoi pardonner ?
Ne pas pardonner consiste à vivre dans les remords, les inquiétudes, le besoin de se venger. Cela affaiblit nos défenses immunitaires et nous isole socialement, spirituellement et universellement. Un humain qui a retrouvé le chemin de son cœur ne se sent plus coupable. Il n’ étudie pas son ombre pour s’aimer. Il aime ce qui est, lui inclus dans le spectacle du monde apparaissant. « Il aime à en perdre la réaction ». Il agit dans le quotidien par trop plein d’amour. Il pratique le « lâcher prise » par l’amour naissant du miracle de l’enfance. Son intelligence est établie dans la vision universelle de la vie, il est le héros de sa propre aventure terrestre. Créativité, intrépidité, curiosité, joie affectueuse et puissance de la vérité jalonnent l’esprit de sa découverte. Où qu’il aille, quoi qu’il fasse, il participe pleinement à sa vie « pollénisant » et enrichissant le sentiment d’exister.  Pouvons-nous pardonner, est-ce à la portée de tout le monde ? 
Notre responsabilité est d’être « clairvoyant » sur ce qui se passe dans notre monde intérieur. Notre capacité à faire la paix dépend du degré de conscience à reconnaître notre système de fortification intérieure. Beaucoup de personnes vivent dans une intelligence relationnelle faite de scenarii et de petits calculs mesquins qui visent à l’inaction ou à l’activisme, histoire de remplir les manques à Etre. L‘intelligence du pardon n’est pas ce que l’on croit ; généralement elle est associée au raisonnement et aux lois sociales ou religieuses…. mais pardonner est une expérience, elle n’est pas un espoir ou une croyance. Pardonner par le trop plein d’amour, c’est apprendre à tisser le lien avec l’intelligence universelle qui nous constitue, avant la pensée mentale qui gère le quotidien et cherche dans l’immédiat la solution à ses insécurités. L’intelligence du pardon s’apprend, elle est disponible pour tous, elle est dans le monde qui se fabrique devant nos yeux immédiatement comme résultat de notre passé dans un avenir non écrit.

Pardonner consiste-t-il finalement à tout accepter ?

Pardonner n’est jamais une démission ou une concession face aux événements et aux personnes. Pardonner c’est dépasser la réaction en étant parfaitement lucide des qualités et des défauts des autres, cela signifie que l’on a tout accepté et reconnu en soi. Une nouvelle qualité d’intelligence relationnelle se découvre alors dans des rapports plus vrais avec les autres ; l’on devient capable de sortir des autoroutes neuronales du déjà vu et entendu pour apporter une réponse nouvelle dans la lucidité et la tolérance. Se mettre à la bonne distance, comprendre les autres sans nourrir la différence, c’est accepter les processus pédagogiques qui leur appartiennent sans le déni de soi.

Pardonner est un acte que l’on réalise pour soi ou pour l’autre ?
Vivre dans la rancœur est un poison pour l’âme. Nous sommes fondamentalement « faits » pour vivre en paix dans le partage et l’harmonie. Pardonner c’est pour soi, pour l’autre, pour nourrir le principe du lien qui anime l’espace entre deux êtres. Renforcer ce lien c’est vivre l’extraordinaire aventure d’exister ensemble. Apprendre la valeur d’être le tout ensemble donne le lien d’être l’ADN universelle, infinie et illimitée, voyageant les yeux écarquillés dans les beautés resplendissantes de l’univers des différents « moi ».

Le pardon est un geste indispensable pour notre paix intérieure et la paix dans le monde ? 
La seule paix sur laquelle nous pouvons avoir une influence réelle immédiate, est la nôtre, celle que nous sommes capables de générer à l’intérieur de notre propre esprit. Penser que nous pouvons, en tant qu’individu, changer le monde extérieur sans nous clarifier intérieurement, est un « doux leurre » et gérer la paix en dehors de nous, alors qu’à l’intérieur c’est la tempête, une utopie romantique. Cela ne nous laissera qu’un sentiment de culpabilité et d’impuissance de ne pouvoir rien faire dans la REALITE. La Paix ce n’est pas un état, un objet à découvrir, c’est une intention du cœur à se réconcilier. C’est une intention active, joyeuse, gaie, simplifiante. Cela se trouve dans l’intervalle entre moi et le monde, dans l’instant présent.

Pouvons-nous entendre que nous sommes tous «un» et que le pardon est synonyme de paix dans le langage de l’âme ?

Publié par Isabelle Padovani à l’adresse http://kerisahel.blogspot.com/