Mar 19 2017

« Tout est parfait dans la vie! » -Gougou

 

Denis Gougeon

« Tout est parfait dans la vie. Ce n’est pas clair et limpide de prime abord, mais lorsque tu observes la vie dans un silence pénétrant et sans effort, tout prend son sens. » -Gougou

Ce texte est un extrait de la dernière correspondance que j’ai eu avec Denis.
 
Merci de ta présence et ta sagesse. -ML

 

 


Mar 12 2017

Votre présence essentielle


Eckhart Tolle

 

Soyez les bienvenus à cette nouvelle méditation en direct. Je souhaite une bienvenue particulière à tous mes amis de Facebook qui, m’a-t-on dit, m’écoutent des quatre coins du monde.
Merci de m’inviter dans votre salon ou n’importe où que vous soyez.

Ici, sur la Côte Ouest, il est juste une heure de l’après-midi. L’heure et même le jour sont sans doute différents là où vous êtes, mais une chose est sûre c’est que, où que vous soyez, c’est maintenant ! C’est l’instant présent.
L’heure, les dates, et les choses de ce genre, sont des choses que nous imposons à la réalité mais ils n’ont aucune existence réelle. Ils ne sont qu’une sorte de grille de lecture que nous superposons au réel pour que nous puissions fonctionner dans ce monde. Et il n’y a pas de problème avec ça.
Donc ce que je dis c’est que, d’un côté, il est juste de dire que nous sommes aujourd’hui le 26 juin – qu’il est treize heure cinq et que nous sommes en 2011… à un certain niveau cela est vrai.
‘ il y a seulement le moment présent ‘. En revanche, d’un autre point de vue, ce n’est pas le cas du tout parce qu’il y avait une attraction touristique qui consistait en une ligne marquée sur le sol où l’on indiquait « ça c’est l’équateur ». Les gens y prenaient des photos de « l’équateur » qui n’est rien d’autre qu’une ligne tracée par terre ! Évidemment, il ne s’agit que d’une ligne imaginaire qui représente l’équidistance entre le Pôle Nord et le Pôle Sud, mais il n’existe pas d’équateur en tant que tel.
Et cette méditation d’aujourd’hui nous permet d’approfondir notre connaissance de nous-même afin que nous puissions découvrir que ce niveau plus profond en nous n’est pas relatif, mais une réalité absolue. Tout le reste est alors reconnu comme relatif. Et cela a aussi sa place.
Votre histoire personnelle, votre passé, votre avenir, votre situation extérieure, votre état de santé, votre situation financière, votre vie extérieure, vos problèmes et vos soucis, oui, tout cela est toujours là mais, votre vie peut-elle être réduite à ça ? Mais est-ce seulement cela que vous connaissez de vous-même ? Votre vie extérieure ? Vos circonstances personnelles ? Est-ce que vous êtes conscient d’une autre dimension dans votre vie ? La plupart des personnes n’en sont pas conscient. Ils sont totalement pris par leurs conditions de vie actuelles et ils sont complètement identifiés avec un sens de ‘moi’ qui est basé sur l’activité du mental, le flux de la pensée, rien que cette voix dans la tête qui vous dit qui vous êtes, et tout ça est conditionné, évidemment, par le passé.
La question la plus importante dans la vie de chacun, dans votre vie, c’ est : « Est-ce qu’il y a quelque chose de plus profond en moi ? » ; « Y-a-t-il quelque chose de plus profond que ce que l’on voit avec les yeux, pour ainsi dire ? » ; «  Est-ce qu’il y a quelque chose de plus profonde en moi, quelque chose au-delà de ce que mes sens peuvent percevoir ou savoir sur moi… Quelque chose au-delà des pensées qui me traverse l’esprit ? », « Se peut-t-il qu’il y ait en moi un niveau plus profond, parce que si c’est le cas et je ne m’en suis même pas renseigné, même pas essayé d’approfondir ma connaissance de moi-même, alors là j’ai manqué une opportunité magnifique de savoir mon but le plus profond de ma vie ici sur terre ? »
Je ne vous demande pas de croire quoi que ce soit. Je ne vous demande pas de croire qu’il y a une dimension transcendante en vous, mais je vous invite à garder votre esprit ouvert, ouvert à la possibilité qu’il peut y avoir un niveau plus profond en vous, quelque chose de plus profond que vous, la personne qui existe dans le temps et qui est conditionnée par le temps, les événements qui ont eu lieu, dont les souvenirs sont déjà accumulés tant consciemment qu’inconsciemment. Et cette accumulation de souvenirs est la base de leur identité, leur sens de ‘moi’ et la question est : « Est-ce qu’il y a une dimension plus profonde en moi ? Ou bien, ne suis-je que mon histoire, celle que mon mental me raconte ? N’y a-t-il rien de plus important que ça ? »
Je ne vous dis pas de négliger cet aspect trivial du monde, mais de vous demander s’il y a quelque chose de plus profond que ça. Et tout ce que vous avez à vous dire c’est : « Je suis ouvert à cette éventualité qu’il pourrait y avoir quelque chose de plus profond » ou alors « Il peut y avoir quelque chose de plus profond », mais si vous vous dites dès le début : « Je n’y crois pas. », alors, dans ce cas, vous vous êtes déjà refermés et vous ne voudrez même pas en entendre parler.
Ainsi, dans cette méditation, comme dans n’importe quelle méditation authentique – et, en passant, précisons que ce n’est pas une méditation conventionnelle – nous n’utilisons aucune sorte de technique. C’est une expérience directe. Dans toutes sortes de méditations, vous essayez d’atteindre quelque chose… vous faites tout votre possible pour contacter cette espace plus profond en vous.
Quel est notre point de départ alors ? Notre point de départ doit être, et il l’est toujours, la réalité de ce moment même. Ainsi, si vous voulez aller plus profondément en vous, vous devez toujours commencer par la forme que prend le réel – la simple réalité – de ce moment, de ce moment présent.

Et vous prenez conscience, peut-être, de certains sentiments dans le corps et les pensées qui vous passent par la tête… toujours, ils vont et viennent. Certaines pensées peuvent vouloir capter toute votre attention et vous êtes happés par les mots et cela peut arriver à certains d’entre vous. Quelques pensées apparaissent et vous emportent… et ensuite tout ce que vous devez faire est de ramener votre attention à ce moment présent. Nous appelons ça « être présent à ce moment ». Vous êtes conscient de ce qui se passe dans l’espace en ce moment-ci et vous l’acceptez comme « c’ EST », parce que c’EST déjà… Et c’est un bon portail pour commencer n’importe quelle méditation que vous voulez pratiquer.
Le portail dans l’état méditatif ou de la ‘conscience du moment présent’ est de permettre à la réalité de ce moment d’être ce qu’elle est. Pourquoi ? Parce que c’est déjà ce moment et il est tel qu’il est. Ainsi, à l’intérieur, vous n’exigez pas que ce moment soit différent. Par exemple, vous ne vous dites pas ‘Pourquoi vous n’arrêtez pas de parler ? Nous sommes censés être en méditation !’ ou vous ne vous dites pas « Moi, je n’ai pas fait l’expérience de ce moi plus profond ! Qu’est-ce que vous racontez ? Tout ce que nous avons besoin de faire pour être présent à ce qui est là où nous conduit la méditation… Devenir présent c’est accepter le simple fait que vous êtes et que ce moment est ce qu’il est.

Maintenant, depuis que les philosophes, les anciens sages et certains auteurs ont discuté de la possibilité que ce que nous connaissons comme notre « vie » peut être une sorte de rêve, donc, quoi que vous pensiez connaitre sur ce moment, évidemment vous ne pouvez pas savoir de manière absolue que ce n’est pas un rêve et, à certains égards, ce que nous vivons actuellement a la qualité d’un rêve, quoi que vous expérimentiez, parce que tout cela passe très vite. ‘Où est le dîner d’hier ? Il s’est évaporé tout comme un rêve. Mais, même si c’est un rêve, il doit y avoir quelque chose qui permet à ce rêve de se manifester. Si c’est un rêve, ou cette chose qui ressemble à un rêve, ou encore n’importe quel autre contenu de cet instant, il doit y avoir quelque chose qui permet à ce rêve de se réaliser maintenant, à la réalité de ce moment de se manifester, qui vous permet d’être présent, de connaitre ce moment. Et, évidemment, VOUS ÊTES CELA (ce « quelque chose »).
Donc, en ce moment même, je vous demande de ressentir, de rechercher en vous pour savoir si vous pouvez comprendre le simple fait que vous êtes la réalité fondamentale de ce moment. Quelle que soit la forme de ce moment, la réalité qui est autour de vous. En d’autres termes, pouvez vous saisir le simple fait que vous existez… « Existez » n’est peut-être pas le mot juste mais pouvez vous saisir le simple fait que « Vous Êtes » ?
Votre être ? Votre présence ? « Ce à travers quoi » toutes ces choses sont perçues en ce moment, même ma voix, pouvez-vous le ressentir ? C’est quelque chose de très immédiat. Je vous demande de diriger votre attention au centre de votre attention, loin de perceptions sensorielles, pas même de porter votre attention sur quoi que ce soit, ni sur ma voix, ni même sur l’image de l’écran, oui… qui est encore là ? Vous êtes toujours en train de percevoir cela, mais ce que je vous demande de faire, c’est de mettre toute votre attention sur le fait que vous êtes conscient.
On pourrait dire que la conscience se retourne vers l’attention elle-même. Donc, la conscience, ce qui auparavant était placée sur les perceptions des sens, se retourne maintenant. Et la conscience, qui avant était occupée par toutes sortes de choses, y compris les pensées – qui sont aussi des choses – la conscience se retourne vers elle-même et réalise l’état de présence… Cette présence non-manifestée et éternelle qui est à la base de l’expérience que vous faites actuellement.
Vous le savez déjà – je l’ai déjà mentionné dans “Nouvelle Terre” – que, à Delphes, dans le temple antique d’Apollon en Grèce, on trouve une inscription qui, je crois, est toujours là « Connais-toi toi-même ». Ce qui est beaucoup moins connu c’est que dans ce même temple on trouve une autre inscription qui remonte à deux milles cinq cents ans. On trouve aussi l’inscription «Tu es ». Quoi ? Vous êtes quoi ? Vous êtes. C’est ce qui est inscrit. Alors, quand vous lisez ou entendez ceci, soit vous comprenez, soit vous comprenez pas. Si vous comprenez, ça vous arrête pour un instant et vous vous dites « oh ! », parce que à ce moment-là, ces deux mots conduit votre attention sur l’attention elle-même. Ou on pourrait dire également que ces deux mots dirige votre attention vers la conscience, vers le fait que vous êtes conscient. Autrement dit, vous vous reconnaissez comme la conscience non-manifestée et éternelle. Pas ceci ou cela, mais le fait que vous êtes, tout simplement.

Et c’est ce que les sages anciens ont indiqué il y a deux milles cinq cents ans – et c’est épatant, n’est-ce pas ? N’est-elle pas merveilleuse cette inscription dans le temple « TU ES » ? Vous ne pouvez pas comprendre cette vérité avec le mental de la même façon que vous ne pouvez pas non plus comprendre la vérité de ce que je vous dis avec le mental, parce que le mental, l’esprit conceptuel, cherche à interpréter ce « tu es » : « Qu’est-ce que peut bien vouloir dire ça – tu es – ? » ; « Il doit y avoir un mot ou une phrase qui manque dans cette inscription ! » mais en fait il s’agit seulement de la vérité de ce que vous êtes, la vérité du « JE SUIS ». Parce qu’on le réalise seulement en reconnaissant la vérité de « tu es », c’est à dire de « je suis », et ceci n’est pas un concept du tout. C’est une vérité qui n’a rien à voir avec la pensée. Ceci ne peut être reconnu qu’au delà de la pensée. Donc, ce à quoi je fais allusion ici dans notre méditation, c’est la possibilité de devenir conscient d’un niveau plus profond de « qui vous êtes » qui n’a rien à voir avec votre histoire personnelle ni avec vos pensées. Et lorsque vous réalisez que vous êtes essentiellement cette conscience inconditionnée qui est sans forme, et que vous vous rendez compte que vous êtes essentiellement la lumière de la conscience – ce que Jésus a nommé la lumière du monde -, quand vous vous rendez compte que « vous êtes cela », et pas seulement une fois, pour ensuite passer le restant de votre vie en disant : « oh !  J’ai eu cette grande expérience d’éveil il y a dix ans ! J’ai réalisé qui j’étais mais actuellement je ne m’en souviens plus ! ». Non.

Il est bon d’entendre ou de voir que c’est possible de vivre, d’exister simultanément sur deux niveaux : Le niveau du monde manifesté, là où il y a des choses qui réclament votre attention et dans lequel vous devez agir dans le temps – votre situation de vie – vous devez régler ceci ou cela mais sans en être consumé. Cela est un destin terrible si vous êtes complètement consumé par les circonstances de votre vie actuelle mais c’est un attrait très puissant !
Mais il s’agir d’être capable d’être simultanément conscient de la conscience pure (ou l’état d’être ou le « je suis ») pendant que vous réglez vos affaires quotidiennes de manière permanente…

J’observe les gens, la façon dont ils se perdent si facilement et en permanence dans tout ce qui se manifeste à chaque instant. « Je dois m’occuper de ceci ou je dois m’occuper de cela. Je dois téléphoner… » Bien sûr que vous avez des affaires à régler mais est-ce que vous êtes en train de vous y perdre ? Est-ce que vous vous perdez dans ce monde ? Est-ce que vous vous perdez dans votre mental, car ça revient au même. Car vous éprouvez le monde en tant que votre mental, et c’est de cet état dont vous avez besoin d’être épargné (selon la terminologie chrétienne) parce que les les chrétiens utilisent ce terme « être épargné », « sauvé », « le salut ».
Mais épargné de quoi ? Épargné d’être perdu dans le monde, dans votre mental c’est cela le sens du mot « salut ».
Malheureusement, la plupart des religions ne le comprennent plus et ils ne le comprennent plus depuis des siècles. En fait ils ont mal compris ce qu’est le Salut. Le salut est la vérité qui vous libérera. C’est encore une autre chose que Jésus a dite « la vérité vous libèrera ». Il y a rajouté quelques mots « Sachez la vérité et la vérité vous libérera ». Vous devez connaitre la vérité. Qu’est-ce que c’est la vérité ? La vérité c’est ce que vous êtes ou ce que vous êtes en-deça de la forme. C’est la vérité de « je suis ».

Et alors vous existez dans deux dimensions simultanément et vous êtes toujours dans le domaine du monde, en vous occupant des choses, des événements, en pensant aux choses et en ayant des relations avec d’autres êtres humains – mais à l’arrière-plan de votre vie, pour ainsi dire, vous avez ce niveau de présence consciente, ou nous pourrions dire que vous connaissez votre être véritable en tant que votre essence pure et essentielle, votre « êtreté », votre présence essentielle, en-deça de toutes les choses qui arrivent sans cesse. Alors vous pouvez mener une vie harmonieuse.

Alors, votre vie se réalise complètement mais elle peut seulement se réaliser si vous ne recherchez plus votre accomplissement dans les choses de ce monde – l’emploi, les relations, les finances, la complétude ou quoi que ce soit d’autre, les possessions, l’accomplissement. Aucune choses de ce monde ne dure finalement comme beaucoup d’entre vous le savent déjà, comme beaucoup d’entre vous en ont fait l’expérience.

Ainsi, la vie se réalise lorsque vous êtes conscient de votre être essentiel, du ‘je suis’ – qui n’a rien à faire avec le mental. C’est juste un espace de conscience, qui constitue la base de votre vie – et ensuite vous vous occupez des choses sans vous perdre dans les choses et puis vous vivez dans cet état de conscience, cet état de conscience spacieux ; vous le manifestez dans vos interactions avec d’autres gens.
Cela a une grande importance et ne se réalise seulement si vous arrêterez de vous servir des gens soit comme des sources possibles d’accomplissement, soit comme des menaces – ce qui est très normal dans ce monde. Si vous n’êtes pas aligné sur cette dimension plus profonde en vous, vous considérerez les autres personnes comme une source d’accomplissement.

Autrement dit, vous voulez qu’ils fassent quelque chose pour vous. Ou alors vous regardez les autres personnes comme une menace, ils s’attaquent au sens de ce que vous êtes. Donc, soit vous avez peur des autres, soit vous les désirez. Il y a du désir ou de la peur et évidemment, les relations ne peuvent pas bien fonctionner. Il y a d’inévitables conflits, tant que vous vivez dans cet état de conscience parce que l’autre personne recherche aussi quelque chose en vous, par désir, ou vous perçoit comme une menace.
Alors, seulement, quand vous ne cherchez plus l’accomplissement en autrui et dans les choses de ce monde, les choses de ce monde et les autres personnes, vous pouvez vraiment en ressentir un véritable plaisir, mais vous pouvez seulement le ressentir quand vous êtes aligné sur votre être essentiel plutôt que sur les choses ou les gens.

Ainsi, l’accomplissement se trouve dans… les mots sont très inadéquats pour exprimer ceci, l’accomplissement donc se trouve dans votre « être » essentiel, en ce moment même – peu importe si vous êtes dans un palais ou en prison. L’accomplissement se trouve en vous. L’endroit ou la situation où vous vous trouvez actuellement n’a aucune importance. Peu importe aussi si vous avez échoué complètement dans toutes vos tentatives dans la vie ou si vous avez eu beaucoup de réussite aux yeux de tout le monde. Çà aussi n’a rien à voir avec la conscience vers laquelle je pointe des panneaux indicateurs.

Et quel soulagement, n’est-ce pas ? Et bien, ça vous soulagera davantage si vous avez échoué dans la vie, car si vous avez vraiment réussi, alors il est fort probable que vous ne participerez même pas à cette méditation !
Vous devrez alors attendre encore quelques années jusqu’à ce que tout s’effondre autour de vous, parce qu’il n’y a rien qui dure dans ce monde manifesté. Et puis la vie se réalise, parce que le moment présent est maintenant… nous revenons à ce portail essentiel – que nous appelons « le moment présent » – et c’est essentiellement le sens de « je suis ». Ce sens de « je suis » est le sens plus profond du « Maintenant ». C’est l’espace conscient dans lequel le tout se produit. Ça vient et ça s’en va et ça vient et ça s’en va, et ça vient et ça s’en va. Ainsi de suite. L’accomplissement se reconnait comme ce que vous êtes. L’accomplissement se reconnait comme la présence même qui est à la base de tout ce que vous connaissez dans le domaine de la forme, et en vous en tant que le monde.
C’est ainsi. En Inde, ils appellent ça « la joie d’être conscient ». La joie d’être conscient. Être. ‘Sat’ en Sanskrit. ‘Sat Chit Ananda’.
Cela signifie : la connaissance et joie d’être conscient. Cela signifie : la connaissance de l’accomplissement profond d’être conscient. Et essentiellement, vous êtes cela.
Et de manière secondaire, vous êtes n’importe quelle personne qu’il vous arrive d’interpréter dans votre existence actuelle. Votre existence actuelle sur cette planète. Et qui sait quel rôle vous êtes en train d’interpréter actuellement ? Soit vous interprétez un rôle très tragique, ou soit vous interprétez un rôle comique, ou comme pour la plupart des gens, c’est une combinaison des deux. C’est le rôle que vous interprétez. Votre nom. Vos circonstances. Votre situation de vie. Mais qui êtes vous derrière tout cela, au-delà de tout cela ? Vous connaissez-vous comme le « je suis » ? C’est tout.
Voilà, c’est notre médiation pour aujourd’hui.
Et je vous encouragerais à ne pas vous hâter de vous éloigner de cette forme-ci et à vous lancer tout de suite dans toutes les choses de votre vie dont vous devez vous occuper.

Mais, en même temps que vous vous occupez des choses dans votre vie, restez conscient de votre vrai vous qui est toujours en arrière-plan. Restez conscient d’être conscient. Reconnaissez et ressentez cet état de conscience. C’est un peu comme lorsque je ramasse quelque chose, il y a de l’espace en arrière-plan. Et il y a non seulement l’action qui se produit mais aussi la paix en arrière-plan de votre vie. Et puis, la façon dont vous vous occupez des choses est aussi paisible.

Si vous n’êtes pas aligné avec cet état de conscience en vous, alors la façon dont vous vous occupez des choses ne peut pas être paisible, parce que vous vous faites bouleverser très vite et vous réagissez très vite et du coup, vous contribuez aux problèmes du monde. Même si vous êtes en train de parler de quelque chose de spirituelle.

Si vous ne vous occupez pas des choses paisiblement, vous contribuez aux problèmes du monde. Ainsi, vous ne faites pas partie de la solution, mais vous faites partie du problème. Ainsi, quelle magnifique chose de voir que la façon la plus naturelle de vivre est d’être aligné sur ce que vous êtes et la façon erronée c’est d’être débranchée de vous-même.
Le monde se trouve dans un tel désordre parce que des millions de gens vivent de cet état erroné, cette folie, ou ils se sont séparés d’eux mêmes. Ainsi, c’est pour cette raison que nous sommes ici et avant que je ne vous dise au revoir, partageons un moment de quiétude.

Soyez bien.

Soyez présent et n’oubliez pas que… VOUS ÊTES !


Traduction française de la vidéo d’Eckhart Tolle “Live Meditation Broadcast”, du 26 juin 2011.
Traduction Française de Michael Morris, que nous remercions.

Vu sur FaceBook

http://www.reikido-france.com


Mar 11 2017

1,2,3… Présence !!!

 

Au cœur de toutes les voies, il a toujours été question de la nécessité absolue de la vigilance, présence à soi, présence à Dieu. Des générations de religieux de toutes confessions s’y sont consacrés. D’ailleurs, Prajnanpad nous dit clairement « il n’est pas question de savoir si la vigilance est importante sur le chemin , la vigilance C’EST le chemin »
Voilà qui mérite que l’on s’y considère cette question avec un intérêt tout particulier.
Voici une description de ce que peut être la vigilance qui à le mérite d’être extrêmement puissante et comment cela est applicable instantanément dans nos vies.

Il existe 3 modalité de conscience possible au cours de la journée : mode 1, mode 2, mode 3
Et nous découvrirons que durant toute notre vie, nous glissons continuellement d’un mode à l’autre.

Mode 1
C’est la conscience sociale minimum , c’est le niveau de conscience que nous connaissons bien qui fait que chez le boulanger, on demande une baguette et pas du poisson. Il peut se passer quelque chose autour de nous, nous n’en n’avons pas conscience. La boulangère peut être triste ce jour là, nous ne nous en rendrons pas compte et nous rentrons chez nous sans vraiment faire attention à notre itinéraire. Bref une forme de sommeil éveillé que nous « pratiquons » allègrement. A ce stade, il n’est évidemment pas question d’un Chemin spirituel et de mise en pratique d’un enseignement quel qu’il soit. Dixit Swamiji « vous êtes nulle part , vous n’êtes même pas une entité,»

Mode 2
Si des circonstances favorables le permettent,( j’ai décidé que je serais conscient, je fais une retraite, un danger me menace… ) nous pouvons passer en mode 2 et alors j’ai conscience de moi, c’est à dire de ma réalité physique, des sensations, de la situation dans laquelle je suis, des pensées et peut être des émotions. Je peux ainsi être attentif au fait de parler, d’écouter ou d’être engagé dans une action. Avec la mode 1, la différence est considérable : il y a « quelqu’un » qui expérimente et ce quelqu’un c’est MOI. Et là une forme de pratique devient possible. Le mode 2 c’est l’attitude du chercheur qui découvre la nécessité de la Présence, de l’attention. et de sa difficulté aussi ne serait ce que pour revenir le plus souvent possible à cet état de veille sans même parler de s’y installer.
Ce mode 2 c’est aussi l’attitude intérieure de gens qui n’ont jamais pratiqué de chemin, qui n’ont jamais entendu parler de spiritualité mais qui sont tout simplement sains, psychologiquement sains.
Il faut être très clair, ce mode 2 nous prépare au Chemin mais n’est pas le Chemin lui-même c’est la pratique consciente de notre bonne vielle dualité, moi et le monde, mais ce n’est pas la vigilance, pas du tout ! Et pourtant c’est le jour et la nuit avec le mode 1 : une lampe s’est allumé  « JE veille » Mais ce Je reste mon postulat de base. Alors comment faire l’expérience du Un avec, de la Non-dualité. Certainement pas en mode 2. Même non-égoïste, même aimant, même détendu, je reste toujours Moi en face de l’Autre. Il ne peut y avoir de véritable accueil.

Mode 3
Alors que le mode deux  est une attention dans Une direction, de moi vers le monde, le mode 3 est une attention simultanée dans Deux directions diamétralement opposées : la direction vers ce qui est regardé,(vers l’avant) et la direction vers Ce qui regarde (vers l’arrière)  et oui la Conscience à cet immense pouvoir de ce diriger vers le VU et vers CE qui voit.

« Quelle idiotie » rétorque n’importe quel mental parfaitement constitué « Ce qui voit en moi, c’est  MOI évidemment !!! » Vérifions quand  même, Swamiji répétait assez souvent « Qui agit, qui voit ? moi ou……ou qui, ou quoi ? ?

Et là pour Voir (et non comprendre ou ressentir)  notre brillante intelligence ne nous sera d’aucun appui. Vous regardez cette page et je vous propose simplement de vérifier le « voyant ». Qui regarde cet écran ou ces caractères d’imprimerie en ce moment ? pour le savoir, sans idées préconçues, sans utiliser votre mémoire ou votre imagination, tournez votre attention vers l’arrière en direction de l’origine de la vision et que voyez-vous ? que découvrez-vous ? Vous êtes LA Seule et Unique autorité sur votre expérience.

En ce qui me concerne, en ce moment si je retourne à 180° mon attention de cet écran et clavier , ce que je vois , c’est….rien, rien du tout, un immense espace d’accueil pour la scène qui est là, un vide plein mais un vide tout de même, une absence disponible, accueillante et le miracle c’est que cette absence VOIT, ce vide VOIT. Je vous en prie, vérifiez si c’est votre expérience. Si j’ose retourner mon attention vers CE qui voit en moi, je réalise qu’au centre, au cœur même, il n’y a rien !!! c’est CE QUE JE SUIS et c’est CE QUI REGARDE. Ce n’est pas une chose, c’est Rien et Tout en même temps ; Juste la Conscience, la Présence, l’Unique Conscience qui voit en chaque être. Pas de couleur, pas de forme, pas de mouvement, je ne comprend pas, je ne ressens pas pourtant je vois. J’insistes, ne faîtes pas semblant, mais si c’est votre expérience, alors Bienvenue au club, vous êtes en Mode3 et par la même, vous mettez un pied sur le Chemin. Avant cette découverte tout n’était que préparation, acceptez que la pratique fondamentale, c’est la pratique du mode 3 ; Pourquoi, parce que c’est la pratique de la non-symétrie, la pratique du non-deux. L’objet vu reste l’objet vu, le monde reste le monde mais à partir du véritable sujet, de ma véritable nature.

Comment être UN AVEC ? il faut s’effacer, disparaître,. Comment ? en voyant qu’ici, au centre, au cœur, je suis l’Ouvert, l’Accueil, je suis OUI.le moi que je croyais être n’est pas au centre, n’a pas accès au centre. « Le salaire du péché, c’est mort »disent certains mystiques chrétiens. Que cette phrase devient lumineuse lorsque je vois qu’ici, à distance zéro de moi-même réside ce merveilleux Vide-Plein. Le moi que je croyais être n’est qu’en Banlieue, dans le monde du changement, des choses et de la mort…

Si je suis totalement identifié à ce moi, séparé de ce vide plein de cette Conscience sans nom.
voilà mon péché et oui alors ma certitude est la mort .

Le mode 3, c’est la pratique de l’immortalité, de la vigilance, du retour de l’attention vers ce Vide-Plein fondateur et par la même c’est la pratique de l’effacement du moi, de la mort à soi-même. Pour citer Arnaud DESJARDINS dans le chapitre ATMA de « A la recherche du Soi »
La seule véritable vision est la vision simultanée des formes et du sans forme, autrement vous êtes dans le mensonge et l’illusion »

Maintenant le but du jeu, sera de revenir le plus souvent possible en mode 3, avec les inévitables glisssements en mode 1 et 2. Mais quand la lumière de la vigilance sera de nouveau allumée, vous ne pourrez plus vous prendre pour cette petite forme limitée, fragile  et séparée.

Et pour finir, un conseil ; Le meilleur point d’appui pour pratiquer et revenir en mode 3, c’est lorsque vous êtes en relation avec quelqu’un. Osez faire cette chose audacieuse qui consiste à disparaître consciemment en faveur de l’autre et de en même temps de retrouver son humanité en l’autre et par l’autre.

Alors peut être que, dès le début de cette pratique fondamentale vous ne ferez pas l’expérience d’Ananda, de l’amour qui coule à flot. Sans doute pas, mais vous réaliserez vite, très vite que cette Lumineuse Béance , de cette Glorieuse Absence, Ici en mode 3 qu’IL va venir.    Confiance, en mode 3
Alain BAYOD

http://www.francis-sigrist.org


Mar 9 2017

Mathieu Martel : L’Éveil ou l’analogie du regard

ENTREVUE EXCLUSIVE DES « INVITÉ DE MARC »

AUTRES CAPSULES, TEXTES ET PROCHAINES CONFÉRENCES : PORTRAIT NON-DUALISTE – MATHIEU MARTEL

Mar 4 2017

Présence

« Au fond, le maître et le disciple ne font qu’un. Le maître ne dirige pas, ne demande pas au disciple de faire quoi que ce soit. Il ne fait qu’éclairer et placer le disciple face à lui-même. Le maître demeure un autre pour nous-mêmes, tant que nous ne nous assumons pas et que nous ne vivons pas selon notre essence divine. Le maître peut être un chat que nous croisons dans la rue, un sourire que nous apercevons ou même l’itinérant qui nous demande de l’aider. Voilà une bonne occasion de réaliser que le maître c’est Cela. Tout ce qui est là devant et autour de vous n’est pas sans Cela. Il n’y a que Cela partout et toujours. Cela c’est vous-même, sauf que ce n’est pas le vous-même auquel vous êtes habitués à vous référer. C’est vous-même, par-delà vous-même! »

par Mathieu Martel
Présence aux Éditions Metanoïa
 
« Je vous suggère fortement la lecture de « Présence », un livre à lire et à relire. » Marc Lajoie  😉
 
Mathieu Martel est né à Montréal, le 22 juillet 1972. Professeur de philosophie au collégial, auteur et conférencier, il est engagé dans une pratique corporelle depuis plus de 15 ans et se consacre à la vie consciente. Il est sympathique à l’approche de la non-dualité, notamment à la tradition de l’advaïta-vedanta. Il a publié Présence (2005) et publiera prochainement La Puissance de l’instant (2012) aux Éditions Metanoïa. Informations: martelmath@gmail.com ou (514) 227-4878
 
Suggestion  :  le témoignage de Mathieu Martel : « L’appel de l’être » paru dans la revue du 3e Millénaire.

Fév 19 2017

Mathieu Martel : Qu’est-ce que l’éveil?

ENTREVUE EXCLUSIVE DES « INVITÉ DE MARC »

AUTRES CAPSULES, TEXTES ET PROCHAINES CONFÉRENCES : PORTRAIT NON-DUALISTE – MATHIEU MARTEL

Jan 26 2017

Comment appliquez-vous la pratique de la non-dualité dans l’enseignement?

ENTREVUE EXCLUSIVE DES « INVITÉ DE MARC »

AUTRES CAPSULES, TEXTES ET PROCHAINES CONFÉRENCES : PORTRAIT NON-DUALISTE – MATHIEU MARTEL

Jan 24 2017

Le temps en éducation et la non-dualité

Ajoutée par

Réflexions sur les rapports entre le temps, l’instant, la durée et la présence en éducation en fonction d’une philosophie de la non-dualité

 

Prenez le temps d’écouter cette vidéo,ça deviens de pus en plus  intéressant  au fil de l’écoute

Gougou

 


Jan 17 2017

« Vous projetez votre effort vers la réalisation d’un personnage que vous n’êtes pas. » -U. G. Krishnamurti

U. G. Krishnamurti

« Qu’est-ce qui vous empêche d’être dans votre état naturel ? Vous vous éloignez constamment de vous-même. Vous voulez être heureux soit en Permanence soit au moins pour tel instant précis. Vous n’êtes pas satisfait de vos expériences quotidiennes : il vous en faut de nouvelles. Vous voulez vous « perfectionner », vous changer. Vous projetez votre effort vers la réalisation d’un personnage que vous n’êtes pas. Voilà ce qui vous éloigne de vous-même… » -U. G. Krishnamurti


Jan 16 2017

Seule meurt la peur

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 » Si vous pouvez le considérer comme un pur évènement, il ne vous causera pas de malheur, ni maintenant ni dans le futur. Tenez le malheur hors du moment présent, et vous le tenez hors du futur. D’autres évènements découlant de l’incident se produiront de manière appropriée et au moment importun… Lire la suite