Sep 27 2017

révolution de la conscience et réveil de l’humanité

Voila une vidéo qui n’est pas non-duel au sens stricte du terme mais elle a l’ avantage de nous brasser un peu et de nous sortir de notre zone de confort.C’ est un retour à l’ essence même de ce que nous sommes.La non-dualité, ce n’est pas une morale ou une philosophie sur laquelle on se repose pour mieux se rendormir.Posons nous a tout moment cette question; Qui suis-je?

 


Sep 20 2017

A propos du questionnement

La réponse est oui, mais quelle est la question ? Woody Allen
L’enfant est curieux, il pose des questions;
… L’adulte est sot, il apporte des réponses. C.E. Schmitt
Elle ne se posait pas de questions, car elle ne voulait pas connaître les réponses…

 
L’importance de la question ne m’est apparue, en fait, qu’assez récemment…
Jusqu’alors, je laissais les questions venir et me focalisait plutôt sur les réponses, plus précisément sur les enseignements qui apportaient des réponses à mes questions. Je suis venu à me poser les premières questions sur le questionnement pour des raisons de méthodologie. En effet, j’ai souvent trouvé les longs discours ou exposé pouvaient devenir rapidement lassant.
Puis, j’ai observé que je trouvais beaucoup plus d’intérêt dans le dialogue. C’est alors que je me suis souvenu que les philosophes de l’Antiquité et en particulier les Grecs fonctionnaient souvent ainsi.
De même, les maîtres du non-dualisme Ramana Maharshi, Krishnamurti ou Nisargadatta.
J’ai longtemps pensé qu’il s’agissait d’une méthode comme une autre de présentation de leur enseignement.
Puis j’ai réalisé qu’il était en fait fondamental que le disciple pose au maître (se pose à lui-même) les questions les plus essentielles possibles. Un maître spirituel éveillé ne ressent que peu de besoin de dire ceci ou cela.
La rencontre de 2 maîtres spirituels est, je peux en témoigner, un non-évènement de 1er ordre. Ou l’un d’eux à encore quelque chose à prouver et veut convaincre l’autre qu’il a raison, ou s’ils sont tous deux établis dans la Vérité, ils parleront d’autres choses ou feront une plaisanterie.
Par contre, si une personne sincère pose une question qui lui tient à cœur, une réplique fusera.
On pourra alors observer plusieurs phénomènes:
a- Celle-ci sera toujours précisément adapté à celui qui aura posé la question (« Quand le disciple est près le maître arrive »)
b- Le bon enseignant ne donnera pas de réponse au même niveau que la question qui le plus souvent est le fruit du mental, mais ira plutôt au plus profond de l’être et ce qu’il dira (même si l’on ne s’en rend pas immédiatement compte) sera parfaitement adapté à la situation.
Ainsi, si par exemple, la question porte sur la peur qui peut être ressentie dans tel situation ou au sentiment confus qui monte et bloque dans telle situation, le maître ne répondra il faut faire ceci ou cela, il proposera un autre point de vue (littéralement), et si au lieu de donner de l’existence à un moi qui se bloque ou se heurte dans telle situation, on se place du point de vue du Je.
Cela amènera nécessairement à se poser la question « Qui est ce moi qui a peur et est bloqué?
Et qui l’observe? Qui d’autre que lui est là, à l’intérieur?
Puis amènera naturellement à prendre conscience de l’existence de Je? Qui suis-je ? Qui est-je ?

L’enseignement Soufi

Le Cheikh Bentounès nous l’avait magnifiquement conté lorsqu’il évoquait son éducation soufie, même pour le calcul:
Dans ses commentaires, le maître nous donnait la demi-vérité.
L’autre moitié nous devions la découvrir à partir de notre qualité de réflexion et de notre vécu intérieur.
Il ne disait jamais 2+2= 4 mais 2+2 ?.A toi de faire l’addition.
La vérité est à l’image du beurre.
Le maître nous donnait le lait et, par nos efforts, nos méditations. nous étions aptes ou non à produire du beurre.
Bien sûr, chacun évoluait en fonction de la qualité du travail accompli.(.)
L’enseignement soufi n’est jamais figé, fixé et fermé.
De là découle une grande liberté de pensée et la nécessité d’une quête quotidienne.

Dans la tradition chrétienne
On relira comment Jésus répond à ses disciples dans L ‘Évangile de Thomas ou comment Me Eckhart répond à ses ouailles.
Dans le Bouddhisme , il est souvent question du maître qui accompagne le disciple, qui lui montre la lumière, mais d’une manière ultime seul le disciple pourra par lui-même traverser la rivière.
Il est aussi dit que « Lorsque le maître pointe vers la Lune avec un doigt, l’idiot est celui qui regarde le doigt ».
Dans la tradition Zen, les Koans, ces questions que le maître pose, souvent en réponse à la question d’un disciple, et auxquels ce dernier doit trouver une solution malgré une apparente absence de sens au 1er degré. (« Quel est le bruit d’une seule main qui applaudit? » ou « Toutes les choses retournent à l’Un, mais où retourne l’Un? »)
Dans le Judaïsme Il a longtemps été reproché aux Juifs de répondre à une question par une autre question.
Les enseignements du Rabbi Nahman de Braslav tels que les rapporte Marc-Alain Ouaknin dans son livre Tsimtsoum chez Albin Michel (cf Psy-Spi de Printemps 98).
L’énergie du questionnement (Extraits de la 2ème partie du Tsimtsoum, au Chapitre X)
« Il existe toutes sortes d’yeux aussi, il y a en conséquence toutes sortes de vérités,
et en conséquence, il n’y a aucune vérité. » Nietzsche
« A cette forme correspond une parole dont la modalité maintient l’exigence dynamique.
Il s’agit de la parole questionnante, de la question. »
 » La question est mouvement. la question, parole inachevée, replace dans le vide l’affirmation pleine. »
De l’espace vide nécessaire à la création.
« Pour maintenir la relation paradoxale en jeu dans la Mahloquèt, la question ne doit pas attendre de réponse: »
« La réponse est le malheur de la question. »(…)
Répondre serait faire retomber l’être ce qui tendait au-delà. La réponse supprime l’ouverture. »
« La question inaugure un type de relation caractérisé par l’ouverture et le libre mouvement. »
« Elle demande une ouverture. »

.Donc importance primordiale de la question.
Celle de l’étudiant, mais aussi celle du maître qui loin de figer l’enseignement par une réponse,
va donner à l’étudiant une direction pour chercher par lui-même, peut-être en lui-même…
« La question est ouverture…  » La réponse met un terme à l’ouverture de la question…
Le maître peut montrer la direction, mais il ne pourra pas traverser la rivière pour vous.
A chacun de chercher…

Frédéric Mantel

http://www.psy-spi.com/


Août 31 2017

NAN YAR

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« Nan Yar » est la question traditionnelle indienne du chercheur, traduite en occident par « qui suis-je ». Mais comme nous l’avons souligné ici, « Nan yar » est plus proche de « Moi? Quoi? », et il est évident qu’à plus d’un titre, la résonance est fort différente. Voyons:

Tout d’abord, la traduction littérale « Moi? Quoi »? ne sonne pas comme une question « foncière » mais comme un étonnement. Par conséquent, première remarque, il s’agit tout autant d’une réponse que d’une question, sans être ni l’une ni l’autre, ne venant pas du « ressort » seul du chercheur mais d’une proposition extérieure.

A celui qui pointe « moi », l’éveillé répond: « Moi? », qui comprend l’étonnement d’être considéré ainsi, le doute à propos de la vérité de cette pensée. Cet étonnement est intéressant car il ne saurait nier ni ne réifier la possibilité d’un tel « moi ». Puis il rajoute « Quoi? » Et là il faut comprendre trois « mouvements » en un: d’une part l’appui de l’étonnement, d’autre part l’extrême restriction de l’intérêt à propos de la présence ou de l’absence de ce « moi » et enfin, et là ça devient intéressant, le fait que « Quoi? » soit en réalité le véritable nom de « moi ».

Ce « quoi? » en tant que véritable nom de « moi » implique, donc, ni l’existence ni la non-existence de « moi » mais sa vacuité, c’est-à-dire Rien. Non pas le « rien » de l’alternative « rien et/ou quelque chose », mais le Rien de la Vacuité universelle, qui n’a nulle contrepartie car elle est à la fois la manière d’être des choses et vide d’elle-même.

Autrement dit, « Moi? Quoi? » est une Réponse non conclusive, une Question sans ressort, sans tension ni interne ni externe, sans appel à un « deuxième moment ». C’est le silence joyeux du sage…

Nous voyons que la question « qui suis-je » est totalement différente, déjà fort orientée, beaucoup moins spacieuse, si je puis dire, disant à la fois trop et pas assez. « Moi?Quoi » n’implique pas l’idée qu’il y aurait quelque chose (ou rien) à être, notre traduction est moins claire à ce propos.

D’autre part, ce « Quoi-nom véritable de Moi » est également le nom véritable de « ceci et cela »: Dogen dit qu’à la question zen « Qu’est-ce qui vient ainsi », la réponse est « Quoi est ce qui vient ainsi ». Quoi a la même charge vide et infinie que précédemment, l’étonnement, vide de mémoire et de schémas, et l’affleurement de ce Rien sans contrepartie.

En tant que Rien, ce « Quoi?! » est Total, un « il y a » total (et par conséquent, pas le « il y a » de l’alternative, mais un « il y a » totalitaire), qui est, ici et maintenant, l’esprit indivisé, la conscience sans objet.

Etudier ce « quoi », ce « Moi? Quoi? », et devenir intime avec jusqu’à ce que le corps devienne le « lieu » de cette vacuité vivante, de l’éternel renouvellement, de l’évanouissement de l’alternative…

http://nondualite.canalblog.com


Juil 31 2017

Investigation

Par la quête de : «Qui suis-je ?», le mental devient silencieux.

La pensée  «Qui suis-je ?» détruit toute autre pensée, et, de la même façon que le bâton utilisé pour remuer le bûcher funéraire, elle finira par être elle-même détruite.

Puis la réalisation du Soi surviendra.

Lorsque d’autres pensées émergent, il ne faut pas les entretenir mais rechercher plutôt : «À qui cette pensée apparaît-elle ?»

Peu importe combien de pensées se présentent. Pour chaque pensée qui émerge, il faut se poser la question avec assiduité : «À qui cette pensée est-elle apparue ?»

La réponse sera alors  «à moi». Sur ce, si l’on se demande : «Qui suis-je ?» , le mental retourne à sa source, et la pensée qui avait surgit devient silencieuse. Ainsi, grâce à une pratique régulière, le mental acquerra la capacité de rester dans sa source. Lorsque le mental, sous sa forme subtile, passe par le cerveau et les organes sensoriels, les noms et les formes grossières apparaissent. Lorsqu’ils demeurent dans le Cœur, les noms et les formes disparaissent. Ne pas permettre à l’activité mentale de s’extérioriser et la maintenir dans le Cœur est ce qu’on appelle : «intériorité» (antar-mukha). Laisser le mental quitter le Cœur est appelé : «extériorisation» (bahir-mukha). Ainsi, lorsque le mental demeure dans le Cœur, le  «je» qui est la source de toute pensée s’évanouira, et le Soi, à jamais présent, brillera.

Quoi que l’on fasse, il faut agir sans l’ego «je». Lorsqu’on se conduit de la sorte, la nature de tout ce qui apparaît alors est celle de Siva (Dieu).

– Ramana Maharshi

Juil 3 2017

Qui suis-je?


Juin 6 2017

Qui suis-je ? Y a-t-il quelque chose après la mort ?

Illusion

Chaque jour, du matin au soir, des pensées s’enchaînent dans ma tête, y compris quand je dors et quand je rêve.

A la fin d’une journée, j’ai peut-être produit 10 000 pensées… sur une année cela nous donne 3 000 000 de pensées, sur une vie, des centaines de millions …

Toutes ces pensées forment ce que l’on appelle notre histoire personnelle. Cette histoire personnelle est donc composée d’un grand nombre de pensées du type « Moi, untel, j’expérimente ceci ou cela, je dois faire ceci ou cela, je désire ceci ou cela, etc ».

A partir de là on peut définir la souffrance comme une pensée négative. Par exemple « Je suis malade, j’ai le cancer, mon conjoint ne m’aime pas, je suis nul, etc ». Et on peut définir le bonheur comme une pensée positive, par ex « J’ai réussi cet examen, je suis qualifié, je m’en sors bien, j’ai vaincu mes démons, la nuit obscure est derrière moi, etc ».

En résumé, tout ce qui est sensé nous donner du pouvoir, autrement dit tout ce qui est sensé donner du pouvoir à notre corps est positif, tandis que tout ce qui diminue son pouvoir est ressenti comme négatif. Cette vision est basée sur la pensée-racine suivante qui pose comme postulat à toute notre vie et à tous nos actes « je suis mon histoire personnelle, ni plus ni moins ».

 

Vérité

Qui suis-je ?

Je suis ce qui est ici et maintenant. Ni plus, ni moins.

Je suis ce que je vois ici et maintenant. Pas seulement ce que je vois, mais en fait tout ce que je perçois. Les odeurs, les sons, les sensations, etc, les arbres, les voitures, les gens, etc, tout cela est moi.

En fait, je suis l’espace-temps.

Mais l’espace-temps, si il est perçu correctement, c’est-à-dire dans l’instant présent, est perçu différemment de la manière dont les gens ordinaire le perçoivent.

L’espace où je suis n’est pas un espace à 3 dimensions ; il est un espace sans dimension. Dans cet espace, il n’y a aucune séparation, aucune distance réel entre les objets et les gens. Comme sur la surface d’un écran de télévision, où les choses et les gens semblent aller et venir, alors que au niveau de l’écran lui-même, il n’y a aucun mouvement.

De plus, si l’on imagine que cet écran est la seule et unique chose qui existe, alors les notions d’intérieur et d’extérieur ne peuvent pas s’appliquer à lui, rien ne peut entrer ou sortir de cet écran.

Si la distance n’existe pas, consécutivement, le mouvement n’existe pas ; si le mouvement n’existe pas, consécutivement, le temps n’existe pas.

Si l’on reprend l’exemple de la télévision, on peut penser à une cassette vidéo : si un spectateur regarde un film, le temps semble exister, il y a une scène, puis une autre, puis une autre… il semble y avoir un passé, un présent et un futur.

Mais si par exemple on éjecte la cassette durant le film, passé, présent et futur s’évanouissent instantanément. En fait ces 3 temps sont contenus dans la cassette vidéo, mais la cassette vidéo elle-même est hors du temps, dans une sorte de présent éternel qui contient tout.

 

Que se passe-t-il après la mort, pour ce que je suis ?

Certain pensent que après la mort il n’y a rien, c’est le néant. Il s’agit en général des gens athées. D’autres pensent que après la mort, la vie continue sous une forme ou sous une autre ; il s’agit généralement des gens religieux.

En réalité, pour ce que je suis, la question ne se pose pas.

Imaginons que vous soyez en train de rêver, et que je réussisse à m’incarner dans votre rêve, afin de rencontrer votre corps de rêve et de pouvoir lui parler. Et imaginons que vous soyez en train de rêver que vous êtes accroché au-dessus d’un précipice et que votre chute et donc votre mort soient imminentes. Vous me demandez alors ce qui va se passer « après » ?

Que puis-je répondre ?

Je peux vous dire que après la chute, vous aller sombrer dans le sommeil profond, sans rêve, et vous allez alors entrer dans le schéma de croyance des athées.

Je peux vous dire que après la chute, vous aller sombrer faire un nouveau rêve, que vous allez « renaître », et vous allez alors sans doute entrer dans le schéma de croyance des gens religieux et de ceux qui croient en la réincarnation.

Je peux aussi vous dire la vérité « mon pauvre ami, tu es complètement dans l’illusion, le monde que tu vois ici et maintenant, le corps que tu crois posséder ici et maintenant, sont des illusions, ce sont en quelque sorte des créations magiques produites par ton propre esprit. Ici et maintenant, la seule chose qui est vraiment réel, c’est ton esprit ; le corps de rêve ainsi que le monde qui l’entoure sont illusoires, et à fortiori la relation entre ces 2 ! ».

Mais évidemment, même si cette phrase n’est pas très compliquée en elle-même, au niveau de conscience où vous êtes quand vous rêvez, autrement dit à un très bas niveau de conscience, ce type de parole ne pas être compris correctement. Vous allez sans doute penser que je suis fou !

Voilà pourquoi révéler la vérité aux hommes est aussi incroyablement difficile…

Moi et les autres

Qu’est-ce que le moi, le petit moi, le moi habituel et ordinaire ? C’est Dieu, Dieu le Père, Dieu le Tout-puissant, après qu’Il ait oublié Sa nature.

En oubliant Sa nature, Il chute dans une vision fausse du réel et devient imparfait. De son imperfection, la souffrance naît. Son imperfection consistant à croire que bonheur et souffrance existent réellement, et à désirer l’un tout en fuyant l’autre.

On peut expliquer cela en disant que si Dieu était toujours dans un état de perfection constant, il ne serait pas « Tout-puissant », mais seulement « Très-puissant ». Etre Tout-puissant consiste à faire – dans le même temps – l’expérience de la perfection et de l’imperfection, l’expérience du Nirvana et celle de la douleur, l’expérience du Royaume des Cieux et de la chute dans le monde des hommes.

Cette expérience qui transcende la dualité, est l’expérience que fait Dieu, Sa seule et unique expérience, qui est l’expérience d’un félicité suprême, d’une félicité non limitée, non entravée, qui contient tout, qui pénètre tout, le Royaume d’En-Haut comme le monde des hommes.

Cette félicité subtile est comme une présence, une présence infiniment aimante, infiniment attirante, infiniment mystérieuse…

Jésus a appelé cette présence « Amour ».

Les maîtres bouddhistes la décrivent comme une « Reine Merveilleuse », aux pouvoirs infinis, que ni les sots ni les sages ne perçoivent, alors que pourtant c’est la seule chose qui existe réellement.

Manifester cette présence dans notre quotidien est l’acte le plus altruiste qui soit, car en agissant ainsi, nous montrons à l’autre que cette présence existe, qu’il est vraiment possible de la vivre dans son quotidien, incitant par là même l’autre à suivre la voie qui conduit à ce niveau de perception.

http://www.terre-inconnue.ch