Sep 20 2017

LA SOUFFRANCE

On interrogeait souvent Bhagavan  sur le problème de la souffrance.PHOTO PRIERE

 

C’était souvent l’expérience du chagrin qui poussait les gens à venir chercher du réconfort auprès de Lui.

 

La vraie consolation était dispensée sous forme d’influence silencieuse, mais il lui arrivait aussi de répondre à des questions théoriques.

 

La réponse habituelle consistait à prier le questionneur de se demander qui était celui qui souffrait, de la même façon qu’il priait l’incrédule de trouver qui était celui qui doutait ; car le Soi se situe autant au-delà de la souffrance que du doute.

 

Toutefois, à un niveau plus contingent, il faisait quelquefois remarquer que tout ce qui rend quelqu’un mécontent de son état d’ignorance et le pousse vers la recherche du Soi est bénéfique, et que cela s’opérait par l’entremise de la souffrance.

 

BHAGAVAN :

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Vous n’êtes jamais dépossédé de la Félicité du Soi et vous le trouverez si vous le recherchez sincèrement.

 

La cause de votre malheur n’est pas dans votre vie extérieure ; elle se trouve en vous, sous la forme de votre ego.

 

Vous vous imposez des limites et puis vous luttez en vain pour les transcender.

 

Tout malheur est imputable à l’égo. Il est la source de tous vos ennuis.

 

A quoi bon attribuer la cause de votre malheur aux évènements de l’existence quand cette cause se trouve en fait en vous ?

 

Quel bonheur pouvez-vous escompter des choses extérieures ?

 

Lorsque vous l’obtenez, combien de temps dure-t-il ?

 

Si vous niiez l’ego et le brûliez en faisant comme s’il n’existait pas, vous seriez libre.

 

Si vous l’acceptez, il vous imposera des limites et vous lancera dans une lutte illusoire pour les dépasser.

 

Être le soi que vous êtes déjà est le seul moyen de réaliser la Félicité qui est toujours la vôtre de tout temps.

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Août 21 2017

Ramana Maharshi & Arunachala 2


Août 11 2017

Ramana Maharshi

Réalité en quarante versets

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 Ramana Maharshi

Invocation

1/ S’il n’y avait pas le fait d’être, comment pourrait-il
s’élever des pensées sur la notion d’être ? Puisque ce qui est,
est libre de concepts mentaux et se trouve à l’intérieur de
nous-même, qui est là pour le contempler ? On l’appelle le
Coeur. Sache que de demeurer à l’intérieur de soi-même en
tant qu’être, c’est le contempler.

2/ Ceux qui redoutent la mort cherchent refuge au pied
du « Seigneur suprême », qui est sans naissance ni mort, dans
le but de subjuguer leur peur. Alors ils meurent à eux mêmes
en perdant leurs ajouts (le sens du je et du mien). Ceux qui
ont réalisé le Soi, qui sont devenus immortels, peuvent-ils
encore entretenir la pensée de la mort ? Lire la suite


Juil 31 2017

Investigation

Par la quête de : «Qui suis-je ?», le mental devient silencieux.

La pensée  «Qui suis-je ?» détruit toute autre pensée, et, de la même façon que le bâton utilisé pour remuer le bûcher funéraire, elle finira par être elle-même détruite.

Puis la réalisation du Soi surviendra.

Lorsque d’autres pensées émergent, il ne faut pas les entretenir mais rechercher plutôt : «À qui cette pensée apparaît-elle ?»

Peu importe combien de pensées se présentent. Pour chaque pensée qui émerge, il faut se poser la question avec assiduité : «À qui cette pensée est-elle apparue ?»

La réponse sera alors  «à moi». Sur ce, si l’on se demande : «Qui suis-je ?» , le mental retourne à sa source, et la pensée qui avait surgit devient silencieuse. Ainsi, grâce à une pratique régulière, le mental acquerra la capacité de rester dans sa source. Lorsque le mental, sous sa forme subtile, passe par le cerveau et les organes sensoriels, les noms et les formes grossières apparaissent. Lorsqu’ils demeurent dans le Cœur, les noms et les formes disparaissent. Ne pas permettre à l’activité mentale de s’extérioriser et la maintenir dans le Cœur est ce qu’on appelle : «intériorité» (antar-mukha). Laisser le mental quitter le Cœur est appelé : «extériorisation» (bahir-mukha). Ainsi, lorsque le mental demeure dans le Cœur, le  «je» qui est la source de toute pensée s’évanouira, et le Soi, à jamais présent, brillera.

Quoi que l’on fasse, il faut agir sans l’ego «je». Lorsqu’on se conduit de la sorte, la nature de tout ce qui apparaît alors est celle de Siva (Dieu).

– Ramana Maharshi

Juil 30 2017

La Réalisation est déjà là (Ramana Maharshi)

La Félicité n’est pas quelque chose à atteindre. Vous êtes toujours félicité. Le désir de Félicité provient de votre sentiment d’être incomplet.

Qui éprouve ce sentiment ? Cherchez.

Le Soi toujours présent ne nécessite aucun effort pour être réalisé, la Réalisation est déjà là.

Il suffit de faire disparaître l’illusion. Il n’y a rien à réaliser. Il n’y a rien de nouveau à gagner ; on ne doit que perdre son ignorance. C’est tout.

Il n’y a pas de plus grand mystère que celui-ci : nous cherchons à atteindre la Réalité alors que nous sommes la Réalité. Nous pensons que quelque chose nous cache notre Réalité et qu’il faut le détruire avant d’obtenir cette même Réalité. C’est ridicule. Un jour viendra où vous rirez vous-même de tous les efforts passés. Et ce qui sera le jour où vous rirez est déjà ici et maintenant.

En fait, la seule chose dont nous faisons l’expérience, c’est la Réalité ; pourtant nous ne le savons pas. N’est-ce pas la merveille des merveilles ?

La Soi est toujours là, il n’y a pas à l’obtenir. La Réalisation n’est rien de nouveau. Elle est éternelle. Il ne peut donc être question de réalisation instantanée ou graduelle.

En ce moment même, vous êtes le Soi. La Réalisation est déjà là. Il n’y a pas lieu d’essayer de l’atteindre. Car elle est n’est pas quelque chose d’extérieur ni de nouveau. Elle est toujours et partout, ici et maintenant.

 http://milajesuis.blogspot.com/

 


Juil 28 2017

Les Maitres Spirituels d’Europe – Modèles d’Eveil- Interview sur Ramana Maharshi

Les Maitres Spirituels d’Europe-Modèles d’éveil s’adresse à tous ceux portés par une passion intérieure de connaissance de soi et du sens de leur existence en tant qu’être humain.Il s’adresse à tous ceux qui posent la question ‚ ‘Qui suis-je?’ et ceux qui recherchent un éclairage sur l’enseignement de Sri Ramana Maharshi ‚ d’être ce que tu es .
http://www.blueprintsforawakening.org/ Email:
distribution@openskypress.com


Juil 25 2017

Non-dualité

Non-dualité

La Non-Dualité, concept d’origine sanskrit (advaita), se vit plus qu’elle ne se définit. Elle est le vécu de l’unité absolue de tout ce qui est.

Voici, quelques lignes sur l’enseignement des témoins de la non-dualité ( Krishnamurti, Ramana Maharishi, G.Klein, Osho, S. Prajnanpad. Priyananda…)Se déconditionner: Abandonner les idées, opinions, préjugés, attirances et répulsions, oui-dires, superstitions, traditions, croyances… puis ensuite:

Se rééduquer : Il faut calmement examiner ce qui est. Mettre de côté ce que vous n’avez pas examiné vous-même. Vous pouvez alors reconstruire une structure solide, juste et ouverte à la connaissance directe. Garder le vrai, éloigner le faux. Vous verrez alors que peu d’informations sont vraies. De première main. Les autres demandent complément d’informations. Mettez-les de côtés jusqu’à ce que vous ayez assez de documentation pour conclure, mais pas avant.

La différence : la première grande vérité. Parmi les milliards d’êtres et de choses, aucune n’est tout-à-fait semblable à une autre. Alors évitons de faire des associations par analogie, et sachons voir ces différences. On voit des ressemblances qui n’existent pas. C’est dû au manque de raffinement de notre vue. Avoir une vision fixe et rigide du monde extérieur est l’expression de l’ignorance et la cause de tous nos malheurs. Tout change, tout est différent mais nous ne réussissons pas à le percevoir. Nous voyons toujours ce que nous voulons voir. C’est l’illusion (Maya), un voile devant nos yeux, qui nous empêche de voir ce qui est. Fondamentalement, ce qu’il faut voir, c’est que tout est différent. Je suis ici, tu es là. Les deux sont différents. Lire la suite


Juil 17 2017

Citation du jour : Ramana Maharshi

« L’intellect n’est qu’un instrument du Soi.

Il ne peut vous aider à connaître ce qui réside au-delà de lui.

La dualité caractérise le moi.

L’intellect se complaît à enquêter sur le passé et sur le futur mais il ne se préoccupe pas du présent. »

Ramana Maharshi
 
Source : http://sililia.over-blog.com/categorie-10749697.html
Photo : Photos Libres

 

 


Juin 29 2017

L’histoire Ramana Maharshi (Nathan Gill)

En cet instant même vous êtes le Soi .



Votre nature véritable est l’absolu de l’Être, apparaissant sous toutes les formes relatives de la vie ordinaire et de la recherche spirituelle.

Comment se fait-il que Ramana Maharshi recommande le questionnement de soi alors que vous et d’autres tels que vous avancent que rien n’a besoin d’être fait ?


Ici, nous nous occupons de ce qui est là, tangible, et Ramana Maharshi est simplement une histoire, aussi inspirante soit-elle, apparaissant à présent sous la forme d’un livre ou d’une vidéo. Toutefois ayant reconnu que nous parlons d’une histoire, l’histoire Ramana Maharshi donne lieue à des observations intéressantes.
Si vous épluchez un livre de Ramana, son enseignement semble impliquer qu’il y a un karma à surmonter, des nœuds à défaire, des actions à engager, un questionnement de soi à entreprendre, etc. Et au beau milieu de ce faisceau d’idées, de concepts et de choses devant être faites, il peut être trouvé ici et là – représentant un petit pourcentage du texte entier – des affirmations telles que « Le Soi est déjà atteint » ou « En cet instant même vous êtes le Soi ».
Ces affirmations ne signifient pas : « En cet instant vous êtes le Soi, mais vous êtes obligé de vous livrer au questionnement de soi pour le réaliser » ! Elles veulent dire précisément ce qu’elles disent. Si leur sens direct est instantanément évident, tout « accroche » sous forme d’instruction qui pourrait les accompagner est totalement sans effet, impuissante à engager l’attention dans l’histoire « moi » en tant qu’entité séparée. Ce n’est, cependant, pas toujours le cas.

L’  Être apparaît en tant que chaque personnage de la pièce, et au sein de ce grand théâtre de la vie, les rôles de chacun sont joués à ce qui paraît être différent niveaux d’une voie d’évolution.
Chaque fois qu’il est présumé dans une histoire donnée que « je » suis une entité distincte et séparée qui à besoin d’aplanir son karma, s’adonner au questionnement de soi, à la méditation ou quoi que ce soit d’autre semblant approprié, cette thématique apparaît comme la réalité.
Un manque de clarté là-dessus donne lieu à d’interminables arguties à propos de comment cette façon de faire est meilleure que cette autre, et sur combien il est trompeur d’affirmer qu’il n’est rien besoin de faire pour réaliser ce que l’on est déjà, quand « il est bien connu que l’on doive s’y atteler sans faiblir. » L’argument étant que ceux qui auraient seulement une compréhension intellectuelle qu’il n’est rien à faire pourraient devenir fous furieux, faisant tout ce qui leur passerait par la tête, habités par le malentendu qu’ils sont au-delà de tous châtiments.
Ceci, bien sûr, est entièrement basé sur l’idée « moi » en tant qu’entité séparée, aussi subtile et ténue que cette notion de séparation puisse être. Les « enseignants » qui pourraient faire des recommandations visant à se débarrasser ou à transcender la séparation, l’individualité, l’ego, etc., sont également vus comme des entités séparées.

Chaque fois qu’est présente l’idée qu’il y a des entités quelles qu’elles soient, devant méditer, questionner, comprendre ou faire quoi que ce soit d’autre pour transcender le sens de la séparation, cette idée de l’existence d’une entité séparée pouvant ou devant faire quelque chose, renforce en fait – dans l’histoire – le sentiment même de séparation qu’elle cherche à éradiquer.
Il y a aussi la présomption fondamentale au sein de l’histoire que paraître être une entité séparée est intrinsèquement mal, et que tout malaise doit être – ou sera – surmonté en transcendant ce sens de la séparation par l’illumination.
Mais tout survient entièrement spontanément. Personne n’est aux commandes de tout cela. Être apparaît de façon immanente en tant que tout ce qui est, en tant que chaque personnage, en tant que toutes ces histoires de séparation.
Tout effort, toute lutte, et toute paix ou félicité se produit au sein de l’Être, en tant qu’Être. Ceci peut ou non devenir évident, mais le voir ou le savoir n’est pas une condition préalable à Être. Rien n’est requis pour être ; confusion et séparation font tout aussi bien l’affaire !

Si un personnage lit un livre sur les enseignements de Ramana Maharshi (ou de n’importe quel autre personnage du théâtre de la vie apparaissant sous les traits d’un enseignant, d’un maître ou d’un gourou) et que surgit l’idée qu’il est nécessaire de s’engager dans le questionnement de soi, dans la méditation ou même de se rendre à Tiruvannāmalai c’est alors entièrement approprié au déroulement de l’histoire concernant ce personnage particulier. Un autre pourrait lire : « En cet instant même vous êtes le Soi », et dès lors vivre de façon naturelle dans cette reconnaissance, avec très peu ou aucun changement apparent dans sa vie.
Tout cela survient en l’Être et n’a pas d’importance relativement à Votre nature en tant qu’Être. Il n’est qu’Être, alors il n’est d’importance que dans le cadre de l’histoire de cette formidable pièce de la vie.

Les « enseignements » de Ramana seront interprétés selon le point de vue d’où ils sont perçus. Ils peuvent ou non être interprétés comme une instante recommandation du questionnement de soi comme voie royale vers l’émancipation. Les enseignements de Ramana Maharshi contiennent nombre de possibilités pouvant donner naissance à une variété incalculable d’histoires. Rien de tout cela ne conduit quelque part, bien qu’il puisse le sembler. Votre nature véritable est l’absolu de l’Être, apparaissant sous toutes les formes relatives de la vie ordinaire et de la recherche spirituelle.
Ce qu’affirme Ramana au plus haut niveau ne ressemble ni à une instruction ni à une prescription. Il s’agit plutôt d’une description de Votre nature véritable telle qu’elle est déjà. Si des affirmations dans le fil de : « En cet instant même vous êtes le Soi » ou « le Soi est déjà atteint » résonnent en vous, alors aucune prescription pour le questionnement de soi ou quoi que ce soit d’autre ne sera prise au sérieux. Par contre en l’absence de résonnance avec ces affirmations, le contexte dans lequel elles apparaissent pourrait être pris au sérieux, et il y aura croyance que le karma a besoin d’être aplani, ou que le questionnement de soi doit être mis en œuvre ou toute autre chose semblant appropriée pour une réalisation « authentique ».

Et tout cela est perfection. Quoi qu’il se passe, il n’est qu’Être. Vous ne pouvez faire un pas de travers, car rien ni personne ne vas nulle part. « Vous » n’êtes pas un personnage en route pour un voyage vers la réalisation de soi. C’est entièrement une jeu d’apparences – y compris l’apparence, à présent en mot et en image, d’un personnage historique présumé appelé Ramana Maharshi.

 Mais pourquoi, s’il y a un réel savoir que ces personnages de chercheurs ne sont pas essentiellement réels, l’instructeur spirituel s’adresse-t-il à eux comme s’ils étaient vrais, et comme si les actions qu’ils entreprennent pouvaient avoir un impact sur « la voie vers l’illumination » ? Cela indique-t-il le manque d’une pleine compréhension de la part de Ramana ou d’autres que « En cet instant même vous êtes le Soi » ?

Dès lors qu’il y a identification en tant que « moi » en tant qu’entité séparée, assujettie au temps et en route pour la réalisation de soi, il y a la présomption que Ramana Maharshi était une personne réelle vivant à une époque connue comme étant le vingtième siècle. C’est à partir de cette perspective que survient le besoin d’évaluer, de défendre ou de critiquer ce qu’a dit Ramana et de le relier à « mon » histoire.
Suivant (entre autres facteurs) votre degré d’allégeance à sa personne, différentes conclusions sur le fait que sa compréhension était complète ou non apparaîtraient alors.
L’une des conclusions pourrait être qu’il a dû y avoir un manque de compréhension complète chez lui pour qu’il ait répondu à certaines questions de la façon dont il l’a fait, et même peut-être qu’il faisait preuve de condescendance en opérant une distinction entre ceux qui comprennent et ceux qui se trouvent en maternelle et en son encore à avoir besoin de suivre des instructions.

Lorsqu’il y a identifications en tant que « moi » et qu’une histoire quelconque apparaît comme étant vraie, comme étant quelque chose qui est réellement arrivée à un moment ou à un autre, à une époque ou à une autre, il y a alors toutes les chances qu’il y autant d’explications au « pourquoi » du scénario qu’il est de personnages s’intéressant à la question et y portant un jugement. Chaque opinion peut sembler comporter une certaine validité et – si une controverse devait naître – a toutes les chances d’être farouchement défendue par son tenant.

Comme je l’ai spécifié au début de notre conversation, nous sommes ici intéressé par ce qui est, et non par la justification de positions particulières relatives à une histoire.
En l’absence d’identification en tant que « ‘moi ‘ engagé sur une voie vers l’illumination », il devient tout à fait évident que le contenu de quelque histoire que ce soit est un simple divertissement et pas quelque chose qui puisse être considéré sérieusement comme offrant un moyen d’influer d’une façon quelconque sur ce qui est.

Il n’est que présence, ce qui estCeci est tout ce qui est. La présence demeure totalement non affectée par les histoires qui apparaissent en elle. Donner sérieusement une réponse au pourquoi Ramana Maharshi a dit certaines choses, c’est raffermir l’idée du temps et de l’ « autre », l’idée qu’il y a une réalité au-delà ou hors de la présence, hors de ce qui est.
S’il n’est aucune identification et qu’il y a la vision que réellement ceci est tout ce qui est, des conversations distrayantes restent possibles. Des opinions peuvent être échangées sur la raison pour laquelle Ramana a dit certaines choses, ou pourquoi le Prince a embrassé la Belle au Bois Dormant ou pourquoi les dinosaures se sont éteints, et cela sans le prendre le moins du monde au sérieux.
Alors qu’en présence d’une identification de la conscience en tant que « moi » et de la croyance que de telles histoires sont en fait la réalité, il est possible que les opinions finissent en querelles explosives.
Et, en fait, cela aussi serait parfaitement OK !

 

 


Juin 5 2017

L’Eveil de Ramana Maharshi

 

A seize ans, l’adolescent futur Ramana Maharshi fut saisi par l’angoisse de la mort. Il s’allongea à même le sol : qu’est-ce qui se passe quand on est mort ? Le corps meurt, les pensées aussi… Que reste-t-il, enfin ? Grâce à une concentration intense dont il dira qu’elle dura plusieurs heures sur cette question totalement vitale : qu’est que la mort ?, il connaitra tout à coup l’illumination qui changera totalement sa vie.

 

« Environ six semaines avant mon départ définitif de Madura, il se produisit dans ma vie un grand changement. Ce changement fut soudain. J’étais seul dans une des pièces du premier étage, dans la maison de mon oncle. Je n’avais été malade que rarement, et ce jour-là ma santé était excellente; mais je fus pris soudain d’une violente peur de la mort. Rien dans mon état ne la justifiait, et je n’essayai pas d’en découvrir la raison; je me contentai de l’éprouver. Je me disais: « Je vais mourir », et je me demandais que faire. Il ne me vint pas à l’esprit de consulter un médecin, ou l’un de mes amis. Je sentais qu’il me fallait résoudre moi-même le problème, et sur le champ.

« Le choc causé par la peur de la mort forçait mes pensées à l’observation intérieure, et je me répétais mentalement, sans réellement formuler des paroles: « Maintenant que la mort est là, que signifie-t-elle ? Qu’est-ce que c’est que mourir ? C’est ce corps-là qui meurt! » Et aussitôt je dramatisais le fait de la mort. J’étais couché, les membres raides comme si j’étais mort réellement.

J’imitais la situation d’un cadavre pour donner à mon enquête une réalité plus grande. Je retenais ma respiration, et serrais les lèvres pour qu’aucun son ne put s’en échapper, pour m’empêcher de prononcer le mot « je », ou tout autre mot. « Bon! me disais-je, ce corps est mort. On l’emportera complètement rigide au lieu de sa sépulture, où on le brûlera et le réduira en cendres. Mais suis-je mort par cette mort de mon corps ? Mon corps est-il « moi » ? Il est silencieux et inerte, mais je sens la pleine force de ma personnalité, et j’entends même la voix du « moi » au fond de mon être. Je suis donc un esprit qui transcende le corps. Le corps meurt, mais l’esprit, transcendant le corps, ne peut être touché par la mort. Ce qui veut dire que je suis un esprit immortel. »

« Ces pensées n’étaient pas obscures et ternes. Elles jaillissaient en moi telles d’éclatantes vérités, que je percevais directement sans que mes activités cérébrales fussent en jeu. Le « moi » était donc quelque chose de très réel, la seule chose réelle dans mon état présent, et toute l’activité consciente de mon corps se concentrait sur ce « moi ». Depuis cet instant, la puissance fascinante de ce « moi » se plaça au cœur même de toute mon attention.

« La crainte de la mort avait disparu, et pour toujours. L’absorption dans le « moi » se poursuivit sans interruption. D’autres pensées passaient et disparaissaient, pareilles à diverses notes de musique, mais le « moi » demeurait comme la note fondamentale, sous-jacente à toutes les autres notes, et se confondant avec elles.

http://temoignagesdeveil.free.fr

 

Lire également Qui suis-je? de Ramana Maharshi sur le site suivant

http://www.sagesse.ms11.net/page12.html