Mar 18 2017

Citation du jour : Discernez le réel de l’irréel

« Tout ce à quoi vous êtes attaché, tout ce que vous aimez
et tout ce que vous connaissez disparaîtra un jour.

Savoir cela, et savoir que le monde est une création de votre mental,
ce monde dans lequel vous jouez et dont vous souffrez,
voilà le discernement.

Discernez le réel de l’irréel ;
ce qui est connu est irréel, et va et vient.
Ainsi, restez dans l’Inconnu, l’Immuable, la Vérité. »

Mooji

Source : Satsang avec Mooji
Photo :Photos Libres

Fév 28 2017

Quelle est la nature de la réalité ?


Fév 21 2017

La Réalité semblable à un vaste océan – Roger Godel

La Réalité semblable à un vaste océan « Il n’y a pas d’autre science, au sens vrai du terme, que la science de l’amour »

Les années passèrent et je fus pris au piège de conflits affectifs particulièrement douloureux et complexes. J’avais en mains, théoriquement, tous les éléments capables de les résoudre. Seule, la présence d’un ami compréhensif pouvait m’aider dans cette période cruciale.

Je me confiai donc à Roger Godel. Cet entretien fut inoubliable. Avec une compréhension et une tendresse véritablement paternelles — pour moi totalement inconnues — il me déclara :

« Cher ami, je ne puis vous dire combien je suis ému de la confiance que vous me faites de me livrer aussi spontanément, aussi totalement vos difficultés intérieures. » Après un long silence, tenant compte de mes dispositions profondes, il me dit ce qui suit :

« La Réalité est semblable à un vaste océan perpétuellement en mouvement. A la surface des eaux apparaissent des milliards de vaguelettes évanescentes. Leur déferlement produit une écume formée d’innombrables petites bulles apparaissant et disparaissant d’instant en instant. Vous et moi, les êtres que vous avez introduits dans vos conflits affectifs, sont un peu semblables à ces bulles évanescentes. Si vous restez au niveau des interférences, des images, des identifications, des singularités provisoires inhérentes aux bulles, vous vous enfoncez dans des conditionnements, dans des douleurs sans fin. Votre être vrai dans ma comparaison, c’est l’eau, l’eau totale, l’Océan. Tâchez de vous pénétrer de cette vision océanique des êtres et des choses. Par ceci vous ne niez pas les singularités provisoires mais vous les situez à leur juste place. Alors vous pourrez être libre d’elles. »

Robert Linssen
http://eveilimpersonnel.blogspot.com

Fév 14 2017

A chacun sa réalité ?

Pour voir la suite du reportage sur Dailymotion (désolé pour les pubs intempestives) :

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Fév 7 2017

Jac O’Keeffe

Sans la projection du mental, le monde ne peut pas exister.
Le monde qui apparaît dans vos rêves la nuit est tout aussi irréel que le monde qui  apparaît lorsque vous êtes éveillé. Il n’y a aucune différence.
L’idée que vous êtes réel n’est qu’une pensée dans la conscience.
Rien ne vous arrive en réalité, à moins de vouloir croire que c’est le cas.

Citations

 

Voici grâce à Anh la traduction de toutes les citations recueillies par JC sur le site de Jac, citations issues de différents satsangs.
***
Il n’existe pas d’objet qui soit de nature différente du sujet, comme il n’y a que le sujet, comment peut-il être vu en tant qu’objet ? Toute expérience réside dans la réalité des objets. Si vous l’examinez, vous verrez que les objets ne sont pas réels.
Observez que chaque mode de perception est subjectif, et que chaque idée concernant la vie n’existe que dans votre mental. Arrêtez de donner des noms et des formes à ce qui, en essence, est sans nom et sans forme.
Vos idées sur vous sont le seul obstacle et l’origine de toutes les souffrances.
Arrêtez de vous engager dans les pensées et ne faites pas du désengagement des pensées quelque chose à faire !
Asseyez-vous tranquillement, restez calme et ne vous impliquez pas dans les pensées, laissez-les passer simplement sans leur porter d’intérêt. Ne cherchez pas le Soi, ce serait comme si votre œil cherchait à voir votre rétine. Vous êtes le Soi.
Observez sans penser, sans conceptualiser. La pure observation où il n’y a rien à voir – c’est ce qui est au cœur de l’état du JE SUIS.
Le monde est spirituel, pourtant lorsque vous vous identifiez avec le corps physique, le monde devient physique suivant les concepts auxquels vous adhérez. Cependant, durant tout ce temps, le monde est spirituel.
Sans la projection du mental, le monde ne peut pas exister. Le monde qui apparaît dans vos rêves la nuit est tout aussi irréel que le monde qui  apparaît lorsque vous êtes éveillé. Il n’y a aucune différence.
L’intimité est une expérience et elle ne peut pas durer ; c’est seulement prendre congé du « je » personnel pour la pensée d’unité/de totalité. L’expérience d’intimité ne peut seulement se produire qu’avec la séparation encore en vue dans l’arrière-plan.
Rien ne se passe ni dans l’état de veille et ni dans celui du rêve, puisque la substance de ces deux états est la conscience.
L’idée que vous êtes réel n’est qu’une pensée dans la conscience.
Le monde phénoménal n’est rien d’autre que le jeu de la conscience qui essaye de contrôler, de se faire comprendre et de se faire connaître à elle-même. Mieux vaut laisser ce jeu se poursuivre, sans s’identifier à aucun aspect.
La création n’est qu’une apparence momentanée dans la conscience. C’est le jeu de la pensée en tant que mémoire qui vous fait croire qu’elle se poursuit au fil du temps.
Gérer les désirs ne tourne pas autour de votre relation avec les objets des désirs ; c’est votre propre incompréhension qui exige une correction. Découvrez comment la perception des objets survient dans le mental et ne suivez pas aveuglément les schémas des pensées.
Si vous pouvez expérimenter la présence, vous ne pouvez pas l’être. Si vous pouvez expérimenter l’êtreté, vous ne pouvez pas l’être. Tout ce qui peut être identifié, vous ne pouvez pas l’être.
Il n’y a pas de conflit entre la vie ordinaire et la théorie de la non-dualité. Restez dans la vie ordinaire ; laissez la vie se dérouler avec toutes ses mondanités et laisser l’attention se reposer « à l’intérieur ».
Le monde ne peut pas exister indépendamment de votre mental, alors comment le monde pourrait-il être autre que mental ?
Il n’y a rien d’extérieur à Cela. Laissez tomber naturellement la pensée de choses « extérieures ».
L’égo manifeste une grande peur à l’idée de son propre anéantissement, mais lorsque l’égo n’est pas le centre d’attention, où est-il ? Qu’est-il ? C’est seulement une idée, il n’existe donc rien qui puisse être anéanti.
Rien ne vous arrive en réalité à moins de vouloir croire que c’est le cas.
Examinez et découvrez que ce qui est vu et entendu, senti et touché, ressenti et pensé existe seulement en tant qu’histoires dans votre mental et ne soyez attirés par aucune d’elles. Voyez que tout cela est mental et n’est aucunement la réalité.
La recherche de la vérité ne se termine pas par la découverte de celle-ci dans le monde phénoménal : rien de nouveau n’est acquis dans la réalisation du Soi.
Réalisez que la fin de la douleur ne dépend pas d’un désir satisfait ; le plaisir et la douleur sont les résultats de malentendus.
Tout vient de l’Absolu, demeure en tant qu’Absolu, et se fond de nouveau dans l’Absolu.
Le bonheur est une expérience directe émanant de votre nature profonde.
Regardez autour de vous sans penser, sans conceptualiser. N’interprétez rien, n’en venez à aucune conclusion. Soyez dans la pure perception, la pure vision et la pure observation. Toute action qui survient est spontanée, il n’y a aucun choix.
Ce que vous recherchez et ce que vous pourriez trouver ne peut pas être ce qui est Réel.
Apprenez à écouter sans déformer et apprenez à regarder sans imaginer.
La liberté que vous recherchez se trouve précisément là, d’où vous regardez.
Ce que vous êtes peint l’image de votre vie, cela ne vous attache en rien.
Demeurer dans votre état naturel ne requiert ni mouvement, ni action de votre part.
Si vous voulez profiter de l’éveil, vous pouvez le faire uniquement avant que l’éveil ne se produise ! Les fins de contes de fées n’existent que dans les films.
L’attraction vers la Vérité a son origine dans la manifestation, pas dans la grâce. Le confort recherché par le mental dans l’idée que « la grâce vous rappelle à la maison » doit être abandonné.
Soyez tranquille, silencieux et patient. Il n’y a que vous. Comment peut-il y avoir une distance entre vous et vous ?
Les pensées apparaissent et disparaissent d’elles-mêmes. Il n’y a pas d’appropriation à revendiquer, car il n’y a pas de propriétaire.
Ne tombez pas dans le piège d’objets aimants, que ce soient des personnes, des choses ou des actions. Vivre avec… est souffrance, alors qu’en fait, il n’y a simplement que vivre. Découvrez ce qu’est être libre de l’objet que vous appelez « moi-même » et arrêtez de compenser par les désirs.
Sans le mouvement de la pensée, il n’y a pas de monde phénoménal.
Quand on imagine que la vie ordinaire est différente de la vie spirituelle c’est alors que les difficultés apparaissent. Sans perception subjective de différence, il ne peut exister de problème.
Demeurez à la source de la prochaine pensée. C’est tout.
Dans la neutralité sans effort de votre état naturel, tous les doutes, les craintes et les angoisses disparaissent : ils ne reviennent que pour vous servir.
Laissez votre attention sur ce qui se passe, et non sur la peur du comment cela pourrait vous affecter.
Détendez-vous. Reposer l’activité mentale désarme l’identification brute. Il n’y a pas de « comment » arrêter de penser. Cessez simplement d’être impliqué dans les histoires de vos pensées.
Vous n’avez aucun voyage à faire, aucune transformation à réaliser de l’égo vers le Soi, cela implique deux et ce n’est donc encore qu’une autre pensée.
Tout ce qui se présente dans la manifestation a été créé par vous, et sera détruit par vous, en transcendant le mental. Le mental et le monde, tous deux apparaissent et retournent à la Réalité immuable.
Lorsqu’il n’y a aucune idée sur ce qu’est le silence ou ce qu’il n’est pas, le silence est alors présent. Il ne s’agit pourtant pas d’un événement : il est tout simplement.
Laissez votre mental être dans un chaos total. Le niveau d’activité mentale n’a pas de signification. Ne perdez pas votre attention dans l’histoire d’aucune pensée et les pensées se calmeront. Vous êtes Cela qui regarde tout.
À tout moment, soit vous observez sans effort, soit vous adhérez à vos pensées.
La non-dualité est au mieux considérée comme une disposition de l’esprit. Elle n’est pas appropriée pour une application dans les affaires du monde, et la sagesse pour faire face à ces questions doit donc être développée de manière indépendante.
Ce que vous appelez votre vie n’a jamais été la vôtre de toute façon ; vous n’avez jamais rien possédé. Vous êtes la totalité et pourtant vous vous imaginez être séparé d’elle dans le but de posséder, de chercher et d’atteindre.
Laissez votre mental se diriger vers l’intérieur. Laissez votre attention se reposer calmement dans son état naturel.
Il n’y a ni libre arbitre, ni destinée. La vie présente votre personnage, mais il n’y a pas non plus d’appropriation. Si la vie n’expérimentait pas ce qui est exactement tel que c’est maintenant, la vie n’existerait pas du tout. Il n’y a que ceci, se manifestant comme il se doit.
Demeurez simplement dans le Soi. Plongez dans le Soi vingt quatre heures sur vingt quatre, sept jours sur sept, jusqu’à ce que le temps révèle que lui-même est un concept et que celui qui fait l’action de demeurer ou plonger se fonde avec le Soi.
Ce que vous êtes ne peut être objectivé, ne peut pas être connu et ne peut aller ni venir. Ce que vous êtes ne se situe pas au sein de l’apparence.
Soyez préparé à laisser les conséquences s’occuper d’elles-mêmes.
Il ne s’agit pas de sentir le vide, mais d’être le vide. Vous ne pouvez pas essayer de l’être, vous l’êtes.
C’est de l’esclavage d’imaginer que vous êtes dans un processus, que vous avez un passé et un avenir et d’imaginer que vous allez quelque part. Ce que vous êtes ne se développe pas ou ne se dirige pas vers une finalité.
La souffrance est l’idée qu’il y a un « je » qui n’aime pas ce qui se passe.
Tout ce qui apparaît comme le monde est dépendant de vous pour valider son existence, et cela ne peut arriver que si vous avez pris pour réel le fait d’avoir une existence indépendante.
Vous pouvez voir que chacune des pensées que vous entretenez ne sert qu’à perpétuer le « je » personnel.
C’est seulement l’élimination des fausses idées et des croyances erronées qui peut révéler ce que vous êtes.
Ici, maintenant, vous pouvez vous installer dans votre état le plus naturel, qui apprécie la paix ininterrompue du mental et la libération dans votre cœur.
L’apparence du monde est conscience, et il n’y a rien en dehors de cela. C’est la conscience seule qui se manifeste en tant que mental, intellect, corps et sens. Pourtant la conscience ne change pas. Le changement permanent est une caractéristique de l’apparence de sa propre réflexion.
Ressentir et expérimenter le vrai bonheur, le bonheur sans cause, exige un abandon conscient ou inconscient de votre intérêt dans les pensées.
Vous n’avez pas à être parfait, vous n’avez pas à avoir une bonne santé, vous n’avez rien à faire avant que le corps meurt, cela n’a rien à voir avec quoi que ce soit : c’est là, maintenant, placez votre attention en dehors de toutes histoires et concepts. De là, la liberté apparaît, la beauté survient, l’amour surgit.
La personnalité est un outil utile mais elle ne peut pas définir qui vous êtes. Qui vous êtes se situe bien au-delà de ce que vous pensez être.
Soyez ce qui voit ce qui regarde. Ne soyez pas l’observateur. Vous êtes Cela qui voit ce qui regarde.
Cesser l’activité non nécessaire du mental permet à l’état naturel de surgir. Une profonde immobilité demeure toujours sous un mental agité.
Le problème n’est pas lié au mental, c’est l’identification personnelle avec les pensées qui crée la souffrance.
Il n’y a rien à corriger, rien à faire, rien ne doit être meilleur, plus agréable ou d’une certaine manière… tout cela n’est encore que des pensées, nul besoin de s’y intéresser. Les choses sont parfaites telles qu’elles sont. Posez-vous. Reposez-vous à l’intérieur.
Quelque chose « en deçà » s’occupe de tout, prend soin de ce que vous êtes réellement.
Ce que vous êtes ne peut pas être acquis de nouveau.
Aussi longtemps que le « je » recherche la paix, il n’y aura pas de paix.
Par vos pensées, vous avez rendu réel pour vous ce qui est irréel.
Il n’y a rien à craindre, jamais. Si vous continuez à placer votre attention sur des idées créatrices de peur, sachant que les pensées créent des émotions, vous ressentirez de la peur. En un instant, vous pouvez décider que cela suffit et en finir avec votre comportement de peur.
Votre vraie nature est sans cause et vivre le bonheur sans cause est votre état naturel.

 

traduction de Anh reprise par Laya

Fév 3 2017

Vivre les yeux ouverts (si vous aviez qu’un seul texte à lire aujourd’hui,c’est lui)

par Michel Siciliano

Article paru dans le n°87 de la revue 3eme Millénaire
« Être soi-même n’exige pas de compréhension spéciale, seulement la volonté de se voir tel qu’on est vraiment. » Guy Finley

Question : Pourquoi les illusions, et où naissent-elles ?

Les illusions sont les voiles qui nous empêchent de voir la réalité, les filtres qui colorent la réalité pour en faire notre réalité.

Sur un chemin spirituel pour devenir qui nous sommes, une des premières étapes du travail que nous avons à faire est de mettre à jour ces illusions, de les voir, les reconnaître. Ensuite, il s’agit de nous mettre en action pour qu’une fois ces illusions devenues conscientes, nous puissions avoir le choix de ne plus nous laisser mener, emmener, leurrer, par elles. Retrouver le choix de nos actions nous demandera une certaine pratique, appuyée par l’attention, l’intention, la vigilance, la patience, la persévérance.

Ces filtres viennent de notre éducation, des empreintes parentale et sociale, qui nous façonnent selon des attentes particulières. Ainsi et de manière générale, nous apprenons à être non pas ce que nous sommes, mais ce que l’on attend de nous. Lire la suite


Fév 2 2017

L’univers dans un grain de poussière

… qu’il soit aussi minuscule qu’un grain de poussières oui aussi énorme qu’une montagne, quel que soit l’objet, il n’est pas séparé de la réalité ultime. En fait il contient l’immense totalité de la réalité.

… quand je regarde les arbres en face de moi, mon esprit ne sort pas de moi pour aller dans la forêt, et il n’ouvre pas non plus une porte en moi pour laisser les arbres entrer. Mon esprit et les arbres sont un … L’infiniment petit n’est pas intérieur, l’infiniment grand n’est pas extérieur.

Par Thich Nhat Hanh
L’UNIVERS DANS UN GRAIN DE POUSSIERES

par le Vén. Thich Nhat Hanh

L’esprit n’est ni intérieur ni extérieur ni ailleurs, il est introuvable…( Shantideva)

Hier après-midi, quand je suis revenu à mon ermitage, j’ai fermé toutes les portes et les fenêtres parce qu’il y avait du vent. Ce matin, ma fenêtre est ouverte et je peux voir la douce et verte forêt. Le soleil brille et un oiseau chante magnifiquement. La petite Thuy est déjà partie pour l’école. Je dois m’arrêter d’écrire pendant un moment pour pouvoir regarder les arbres qui s’étendent sur le flanc de la colline. Je suis conscient de leur présence et de ma propre présence.

Il n’est pas toujours obligatoire de fermer nos fenêtres-sens pour être concentrés. Les méditants débutants, pour arriver à se concentrer plus facilement sur leur respiration ou un autre objet, peuvent trouver plus efficace de fermer leurs fenêtres aux images et aux sons, mais la concentration est aussi possible avec ses fenêtres ouvertes. Les objets des sens n’existent pas simplement à l’extérieur du corps.

Même quand nous ne sommes pas en train de regarder, d’entendre, de sentir ou de goûter, nous ne pouvons pas ignorer les sentiments qui sont à l’intérieur de notre corps. Quand vous avez mal aux dents, ou une crampe à la jambe, vous sentez la douleur. Quand tous vos organes sont sains, vous ressentez un sentiment de bien-être. Le bouddhisme parle de trois types de sentiments : agréables, désagréables et neutres. Mais, en fait, les soi-disant sentiments neutres peuvent être assez agréables, si nous en sommes conscients.

Les sentiments à l’intérieur du corps forment un courant ininterrompu, que nous en soyons conscients ou non. Aussi « fermer nos fenêtres-sens » est en fait impossible. Même si nous étions capables de les enfermer d’une manière ou d’une autre, l’esprit et la conscience continueraient à s’activer, et nous recevrions néanmoins des images, des concepts, et des pensées en provenance de la mémoire. Quelques personnes pensent que méditer consiste à nous séparer du monde des pensées et des sentiments et à retourner à une sorte d’état pur dans lequel l’esprit se contemple et devient « vrai esprit ». C’est une idée séduisante, mais elle est fondamentalement trompeuse. Puisque l’esprit n’est pas séparé du monde des pensées et des sentiments, comment peut-il s’en détacher et se retirer en lui-même ? Quand je regarde les arbres en face de moi, mon esprit ne sort pas de moi pour aller dans la forêt, et il n’ouvre pas non plus une porte en moi pour laisser les arbres entrer. Mon esprit se fixe sur les arbres, mais ils ne sont pas un objet distinct. Mon esprit et les arbres sont un. Les arbres sont seulement une des manifestations miraculeuses de l’esprit.

Le sage connaît le samadhi, et il (ou elle) ne sait pas qu’il y a un monde extérieur où il ne faut pas rentrer ou un monde intérieur à pénétrer. Le monde se révèle lui-même, même quand les yeux sont fermés. Le monde n’est ni à l’intérieur ni à l’extérieur. Il est important et achevé dans chaque objet de contemplation – la respiration, le bout du nez, un koan, ou toute autre chose, qu’il soit aussi minuscule qu’un grain de poussière ou aussi énorme qu’une montagne. Quel que soit l’objet, il n’est pas séparé de la réalité ultime. En fait, il contient l’immense totalité de la réalité.

Je vous invite à méditer avec moi. Asseyez-vous, je vous prie, dans une position qui vous semble confortable afin que vous soyez à l’aise, et concentrez votre attention sur votre respiration, en la laissant devenir très fluide, très légère. Après quelques instants, portez votre attention sur les sentiments dans votre corps. Si vous ressentez une quelconque douleur ou inconfort, ou quelque chose de plaisant, amenez votre attention sur ceci et immergez-vous dans ce sentiment de toute votre conscience éveillée. Après un petit moment, remarquez le fonctionnement de vos différents organes – votre cœur, vos poumons, votre foie, vos reins, votre système digestif, et ainsi de suite. En règle générale, ces organes fonctionnent sans difficulté et n’attirent pas votre attention à moins qu’ils ne vous fassent mal. Remarquez le sang qui coule comme une rivière à travers le paysage, abreuvant les champs d’eau fraîche. Vous savez que cette rivière de sang nourrit toutes les cellules de votre corps et que vos organes composés de cellules enrichissent (système digestif), purifient (le foie, les poumons), et envoient (le coeur) le sang dans l’organisme. Tous les organes du corps, y compris le système nerveux et les glandes, comptent les uns sur les autres pour leur existence. Les poumons sont nécessaires au sang, donc les poumons appartiennent au sang. Le sang est nécessaire aux poumons, aussi le sang appartient aux poumons. De la même façon, nous pouvons dire que les poumons appartiennent au cœur, que le foie appartient aux poumons, et ainsi de suite, et nous nous rendons compte que chaque organe dans le corps implique l’existence des autres. Ceci est appelé « l’interdépendance de toutes choses », ou « inter-être » dans le Soutra Avatamsaka. La cause et l’effet ne sont pas perçus comme linéaires, mais comme un filet, non pas composé de deux dimensions, mais plutôt d’un système de mailles innombrables entremêlées dans toutes les directions dans l’espace multidimensionnel. Non seulement les organes contiennent en eux-mêmes l’existence de tous les autres organes mais chaque cellule contient en elle-même toutes les autres cellules. Une est présente dans toutes et toutes sont dans chacune. Ceci est exprimé clairement dans le Soutra Avatamsaka : « L’un est dans tout, tout est dans l’un. » Quand nous comprenons pleinement ceci, nous sommes libérés du piège de penser en termes de « un » et de « plusieurs », une habitude qui nous a emprisonnés pendant si longtemps. Quand je dis : « Une cellule contient en elle-même toutes les autres cellules », ne vous méprenez pas et ne pensez pas qu’il existe une méthode pour augmenter le volume d’une cellule afin d’y mettre toutes les autres. Je veux dire que la présence d’une cellule implique celle de toutes les autres, parce qu’elles ne peuvent pas exister indépendamment, séparées les unes des autres. Un maÎtre zen vietnamien du XIIe siècle a dit un jour : « Si un grain de poussière n’existe pas, l’univers tout entier ne peut pas exister. » En observant un grain de poussière, un être éveillé voit l’univers. Les méditants débutants, quoiqu’ils ne puissent pas voir ceci aussi clairement qu’une pomme dans leur main, sont capables de le comprendre avec de l’observation et de la réflexion. Le Soutra Avatamsaka contient des phrases qui peuvent terrifier ou remplir de confusion les lecteurs qui n’ont pas médité sur le principe de l’interdépendance. « Dans chaque grain de poussière, je vois d’innombrables mondes du Bouddha ; dans chacun de ces mondes, des multitudes de Bouddhas rayonnants, leurs précieuses auras brillantes. » « Mettre un monde dans tous les mondes, mettre tous les mondes dans un monde. » « D’innombrables montagnes Sumeru peuvent être suspendues au bout des cheveux. ». Dans le monde phénoménal, les choses semblent exister comme des entités séparées qui ont une place spécifique : « ceci » est à l’extérieur de « cela ». Quand nous comprenons profondément le principe de l’interdépendance, nous nous apercevons que ce sens de la séparation est erroné. Chaque objet est composé de et contient tous les autres. A la lumière de la méditation sur l’interdépendance, le concept de « un/plusieurs » s’effondre, et emporte avec lui ceux de « grand/petit », « intérieur/extérieur », et tous les autres. Le poète Nguyen Cong Tru, au moment de réaliser cela, s’exclama : « Dans le monde et dans les mondes au-delà, Bouddha est incomparable ! Ce qui est petit n’est pas à l’intérieur. Ce qui est grand n’est pas à l’extérieur ».

Extrait de La Vision Profonde, De la pleine conscience a la contemplation Intérieure de Vénérable Thich Nhat Hanh @ Editions Albin Michel, 1995.

Thich Nhat Hanh

http://www.buddhaline.net


Jan 25 2017

Anthony de Mello : rappels

http://perlesdebonheur.blogspot.com

– Les sentiments négatifs sont en vous, non dans la réalité.
Arrêtez d’essayer de changer la réalité. C’est de la folie ! Arrêtez d’essayer de changer l’autre.
Nous passons tout notre temps et toute notre énergie à essayer de changer les circonstances extérieures, à essayer de changer nos époux, nos patrons, nos amis, nos ennemis, et tous les autres.
Il n’est pas nécessaire de changer quoi que ce soit. Les sentiments négatifs sont en vous.
Aucune personne sur terre n’a le pouvoir de vous rendre malheureux, aucun événement, aucune condition, situation ou personne !
On ne vous a jamais parlé ainsi, on vous a dit le contraire. C’est pourquoi vous êtes dans cet état misérable maintenant, c’est pourquoi vous êtes endormi. On ne vous l’a jamais dit, mais cela est évident.
***
Est-il possible qu’une rose dise : « Je vais donner mon parfum aux bonnes personnes qui viennent me sentir, mais je ne le donnerai pas aux autres « ?
Est-il possible qu’une lampe dise : « Je vais donner ma lumière aux bonnes personnes, mais en aucun cas aux mauvaises « ?
Est-il possible que l’arbre dise : « Je vais donner mon ombre aux braves personnes qui viennent se reposer sous mes branches, mais ne la donnerai pas aux autres « ?
Voilà les images de l’amour…
***
Existe-t-il des moyens de juger de son progrès spirituel ?
– Oui, de nombreux.
Pouvez-vous nous en donner un ?
– Observez le nombre de fois où vous êtes dérangé dans une journée.
***
Aidez nous à trouver Dieu.
– Personne ne peut vous aider.
Pourquoi ?
– Pour la même raison que personne ne peut aider un poisson à trouver l’océan.
***
Lorsque l’on demanda au Maître qu’est-ce qu’il faisait pour ces disciples, il dit : « Ce que le sculpteur fait pour réaliser la statue d’un tigre. Il prend un bloc de pierre et le travaille retirant tout ce qui ne ressemble pas à un tigre. »
Lorsque les disciples lui demandèrent plus tard, qu’est-ce qu’il voulait dire exactement, il répondit : « Ma tâche est de détacher tout ce qui n’est pas vous : chaque pensée, sentiment, attitude, conditionnement qui adhèrent à votre forme, votre culture et votre passé. »

Jan 11 2017

Qu’est-ce que la réalité ?

Tout ce que vous considérez comme bon ou mauvais, le monde des sens dans sa totalité, est votre invention mentale. C’est votre esprit qui le créé.

 

Par Lama Thubten Yeshe

Laissez-moi vous poser une question. Qu’est-ce que la réalité ? Est-ce que la réalité est votre vision du chocolat convoité ? Lorsque vous avez des problèmes, lorsque vous êtes en conflit, que vous voyez des gens malheureux, est-ce la réalité ou pas ? Je vais vous le dire : tout ce que vous considérez comme bon ou mauvais, le monde des sens dans sa totalité, est votre invention mentale. C’est votre esprit qui le créé. Rien de ce qui existe dans ce monde n’est absolument ou automatiquement bon ou mauvais. C’est impossible !

Chandrakirti, le célèbre saint indien du mahayana qui commenta la philosophie du Madhyamika de Nagarjuna, donne l’exemple suivant : Imaginez une tasse d’eau et trois êtres différents en train de la regarder. L’un est un être humain, le second est un dieu samsarique et le troisième un préta, un esprit avide. Bien qu’ils contemplent le même objet, la même tasse d’eau, chacun la perçoit de manière totalement différente. L’être humain la voit comme une tasse d’eau, le dieu voit du nectar de félicité, de l’amrita, l’esprit avide ne voit que du sang ou du pus. Qu’elle est la réalité ? Qui possède la perception juste ?

Voici un autre exemple : chaque homme choisit la femme qu’il aime suivant ses propres critères. Et suivant leur propre vision du bien et du mal, les femmes font leur choix parmi les hommes. Si vous y réfléchissez, comment pouvez-vous faire paraître une personne belle ou laide ? C’est une fabrication totale de l’esprit. Vérifiez. Le fait que vous aimiez ou non quelqu’un ne vient pas du fait qu’il soit bon ou mauvais par nature, mais du fait que vous ayez une idée arrêtée, un à priori concernant ce qu’il doit être. Vous réagissez automatiquement : bon ou mauvais.

C’est une autre manière de dire que vous n’êtes pas libéré. Les conflits qui vous opposent à autrui sont produits par votre idée fixe et fanatique à propos du bon et du mauvais. Vous ne possédez pas une compréhension universelle ; votre vision fanatique empêche la croissance de votre sagesse universelle et de votre compassion, l’essence de Chenrézig.

La réponse de Lama Tsong Khapa au débat de Chandrakirti est que dans la tasse d’eau existent en même temps la réalité de l’eau, la réalité de l’énergie de béatitude et la réalité du sang ; comment ? L’énergie karmique puissante, l’empreinte, qui est latente en chacun est réveillée par la cause coopérante, la vision de la tasse d’eau, et la combinaison des deux produit la réalité de l’eau, de l’amrita ou du sang. Discutez-en ensemble, et petit à petit, je pense que vous comprendrez.

En d’autres termes, ces trois perceptions sont correctes. Dans cet objet, la tasse d’eau, se trouvent l’énergie de l’eau, l’énergie de l’amrita, l’énergie du sang. C’est la même chose lorsqu’une femme regarde un homme et qu’elle le trouve charmant et qu’une autre le trouve laid. Et si une centaine de femmes le regardait, on aurait une centaine de points de vue différents. Néanmoins, il existe dans cet homme l’énergie correspondante à ce que chacune voit, tout comme pour l’eau.

Un autre grand saint du Mahayana, Shantidéva, a commenté les enseignements de la Prajnaparamita du Bouddha, les Enseignements sur la sagesse de la vacuité, afin qu’ils puissent être mieux compris. Il a expliqué, par exemple, comment, dans les royaumes infernaux, un être sensible peut se retrouver à brûler dans une maison de fer en fusion entourée de feux ardents. Cet être pourrait se demander : « d’où tout cela vient-il ? » Shantidéva explique que cela ne vient de rien d’autre que de l’esprit même de cet être. Ce n’est pas comme si quelqu’un se trouvant dans un endroit appelé « enfer », avait construit cette maison de fer, allumé ces feux ardents et pensait : « Ah ! J’attends Thoubten Yéshé. Il va bientôt mourir et venir ici. Je l’attends de pied ferme ! » Ce n’est pas comme ça. Il n’existe rien de la sorte.

En réalité, au moment de la mort, l’énergie puissante des actions négatives de l’être, -existant en tant qu’empreintes sur l’esprit-, est réveillée, activée, et crée cette expérience de souffrance intense que nous appelons enfer. L’enfer n’existe pas de son propre côté ; l’esprit négatif le fabrique. Shantidéva en donne l’explication en se référant aux soutras du Bouddha qui traitent de ce sujet. C’est très intéressant. Et c’est également très important, donc vous devriez chercher et y réfléchir.

Lorsque vous avez une approche du Lam-Rim purement intellectuelle, vous pouvez penser que l’enfer est réel, existant de son propre côté, que c’est une chose qui existe réellement, qui a été construite. Puis surgit la pensée : « Oh ! C’est impossible ! » Alors vous doutez. Par contre l’explication de Shantidéva à propos de l’enfer, du brasier etc., est facilement compréhensible pour les Occidentaux. Votre vision douloureuse de la réalité est fabriquée par votre propre esprit, votre propre immoralité ; et votre vision heureuse de la réalité est le fruit de votre propre esprit, de votre propre vertu.

Si vous souhaitez considérer de plus près la réalité, vous pouvez comparer les expériences mentales que vous faites lorsque vous rêvez et celle que vous faites lorsque vous êtes éveillé. Quelle est la différence ? Réfléchissez vraiment. Vous pensez toujours concrètement que ces expériences sont différentes : mes rêves ne sont pas réels, mais ma vie quotidienne est véritablement réelle.

La question est : qu’est-ce que la réalité ? C’est tout. Dans tous les enseignements du Bouddha, chaque fois qu’il souligne un point important, il dit que l’esprit est le producteur principal de la réalité. La bonté humaine vient de l’esprit. Les problèmes humains, la méchanceté humaine, viennent de l’esprit. La faim des prétas, les visions horribles de brasier des êtres infernaux -tout cela vient de l’esprit. Bien sûr, le bien et le mal existent vraiment, mais seulement de façon relative. Ils n’existent que sur le plan relatif, et non pas ultimement. Comme dit précédemment, l’énergie mentale et les différentes causes coopérantes s’associent et se transforment en notre propre vision de la réalité.

Voici une autre manière de voir : Combien de phénomènes universels sont-ils la réalité pour nous ? Vérifiez. En fait, pour nous, tous les phénomènes existant ne sont pas la réalité, n’est-ce pas ? Notre esprit est limité, donc ce que nous percevons de la réalité est limité, bien que les phénomènes universels soient illimités. Comprenez-vous ? L’énergie avec laquelle votre conscience n’est jamais entrée en contact, n’est pas la réalité pour vous, mais c’est la réalité pour d’autres. De nouveau la question posée est : qu’est-ce que la réalité ? Ceci est une autre approche.

Il est important de découvrir ce qu’est la réalité pour votre propre esprit, de votre point de vue personnel. Considérez cette table par exemple. Vous affirmez : « Je vois que cette table existe. » Mais en fait, cette table n’existait pas pour vous jusqu’à ce que vous vous trouviez près d’elle et que vous la regardiez. Lorsque vous regardez, infailliblement une énergie mentale est envoyée dans l’atmosphère, puis vous dites, « Je vois une table, cette table. C’est ceci et ceci et cela. » Bien que votre esprit dualiste perçoive la table comme extérieure à vous, en fait c’est une partie de la nature de votre esprit ; la table et votre conscience sont unies.

De la même façon, c’est votre énergie mentale qui fait apparaître les choses comme bonnes ou mauvaises. Tout ce que nous percevons est fabriqué mentalement ; rien n’existe extérieurement, fixe d’une manière ou d’une autre.

Extrait du Mandala, le magazine internationl du FPMT (juillet-aout 99)

Traduction Sam Regad

Lama Thubten Yeshe

http://www.buddhaline.net


Jan 2 2017

Illusion

Illusion

Pour trouver la définition la plus générale, la plus descriptive du mot « illusion », nous dirons qu’une illusion correspond à « tout ce qui peut disparaître » à court, moyen ou long terme ou à tout ce qui n’est pas permanent.

Cette définition permet de comprendre que tout ce qui existe dans un esprit humain, tout ce qui peut être mentalisé, conçu, compris, formalisé, conceptualisé, aimé, détesté, admiré, recherché, sentimentalisé, émotionnalisé, par une décision humaine n’a non seulement aucune réalité mais n’a en plus qu’une durée de vie limitée.

La seule Réalité étant elle, éternelle, à l’image du Tout, ne peut disparaître.

Une autre approche de la définition du mot « illusion » serait de dire que dès que l’on croit avoir une idée précise de quelque chose que l’on ne connaît pas ou que l’on ne connaît que partiellement, comme la connaissance de l’ensemble de la Connaissance, nous sommes face à une illusion dont la durée de vie n’est égale qu’à la durée de vie de la connaissance partielle actuellement à notre disposition de la chose ou de l’objet considéré.

C’est-à-dire que cette illusion ne pourra durer que jusqu’au moment où la connaissance du sujet considéré en question va être modifiée soit par l’acquisition de nouvelles informations complémentaires qui vont s’ajouter et/ou se modifier et/ou se retrancher soit, par une remise en question des informations à disposition. Comme le dit Ramana Maharshi (Les textes entre parenthèses sont de l’auteur) :

« Ce qui est, c’est l’unique Réalité. Elle peut être représentée par une forme ou par n’importe quelle autre méthode. Tous se résorbent finalement dans la seule et unique Réalité. A présent, (pour la plupart des Animés), l’irréalité constitue une obsession, alors que la Réalité est notre véritable nature. Nous restons à tort dans l’irréalité, c’est-à-dire dans les pensées et les activités du monde. Lorsque celles-ci cessent, la Vérité se révèle. Tous nos efforts doivent tendre à les maintenir à l’écart. On y parvient en ne pensant qu’à la Réalité. Bien que celle-ci soit notre nature véritable, c’est comme si nous pensions à elle. Mais en fait, ce que nous faisons ne consiste qu’à re-pousser les obstacles afin que notre être véritable puisse se révéler. »

Extrait tiré de « La non-dualité – Illusion – les 4 Nobles Vérités »
Nouveau Futur