Oct 21 2017

Manuel Pratique de Réalisation du Soi-Chantal Hubert

 

 

Court extrait de :

LIBÉREZ-VOUS
de ce qui vous empêche d’être vous-même
Chantal HUBERT
Manuel Pratique de Réalisation du Soi
Pour l’avant et l’après : http://www.psycho-ressources.com/chanta … z-vous.pdf

http://bretzell.free.fr/blog/images/billets/amour.jpg
LE VRAI TRAVAIL SUR SOI
Il se fait en fonction de ce qui est vécu dans le moment.
C’est personnel, unique.
C’est pragmatique et dépouillé de superflu.
Rien à comprendre, rien à penser (pas de temps à perdre à philosopher).
Il faut pouvoir aller jusqu’au bout de la démarche.
Ce n’est pas un acharnement.
C’est une vigilance, sans mentalisation, sans réflexion.
Constater, observer, appliquer la procédure.
Et faire ce qu’il y a à faire dans la vie de tous les jours…
C’est un processus dépouillant.

C’est l’inverse du processus de l’identité qui accumule les connaissances, le pouvoir etc…
• demi-tour vers ‘je ne sais rien’, ‘je ne suis rien’
• élaguer, enlever, poser les valises, mettre petit à petit à la poubelle tout ce qu’on croit savoir
• se concentrer sur le moment présent, juste le fonctionnel
• et observer pour comprendre & «voir le Réel»
• pour mieux découvrir ce qui est déjà là…

Il faut être capable de tout perdre pour tout gagner.
Éric Baret

L’ Être a cette possibilité extraordinaire de devenir ce à quoi il s’identifie par l’intermédiaire de la conscience. L’identification au corps/mental est le piège dans lequel la majorité reste toute sa vie engluée. Mais celui qui n’a pas cherché jusqu’au bout ne peut pas lâcher-prise.
Ce n’est qu’une fois sûr qu’il n’y a rien à trouver à l’extérieur que le faux-moi peut comprendre que ce sont ses croyances qui créent ses problèmes.

Tant qu’il n’est pas au bout du rouleau, le faux-moi ne veut pas renoncer à se réaliser.
La conscience est à la fois le piège et le moyen.
Si cela n’est pas bien compris et intégré, vous ne pourrez jamais vous libérer.

Vous êtes la Présence consciente qui permet au corps d’être «vivant».
C’est cette conscience qui doit se déployer et se libérer.
En tant que Présence consciente, de quoi d’autre pouvez-vous vous libérer que du contenu de votre conscience ?…

Ne plus vous définir élargit la focale :

• Si je m’identifie à un corps/mental, le monde perçu semble réel & extérieur à moi.
• Si je m’identifie à la conscience elle-même, le corps/mental auquel je suis lié(e) et l’univers sont en moi. L’illusion apparaît pour ce qu’elle est.
• Juste des cristallisations mentales, des formes pensées.
Quand je vois la globalité de l‘illusion, je suis ce qui perçoit l’illusion (la conscience et son contenu). Je suis au-delà, j’ai toujours été au-delà.


LE PROCESSUS DE LIBÉRATION
La libération n’est pas pour les faibles.
L’éveil n’est pas automatique. Le potentiel est là, mais il faut le développer.
Il faut devenir conscient(e) de votre présence et la renforcer. Sans cela, «vous» n’existez pas, il n’y a personne à libérer…
Et il faut vous libérer pendant que vous possédez la conscience de vous, car après la séparation d’avec le corps «Vous» ne serez plus là pour le faire.

Retour à la case départ. La libération se fait en une seule Vie.
 vous allez vous concentrer sur votre propre illusion pour mieux la transcender
L’adaptation de l’être au monde humain a causé des souffrances qui ont entraîné un rétrécissement du système nerveux. Retraverser ce processus en sens inverse va renforcer votre Présence consciente et vous permettre de faire face à l’ouverture de la conscience.

Chaque souffrance acceptée (chaque illusion transcendée) élargit le système nerveux libérant ainsi de l’énergie qui élargit la Présence consciente.

C’est ce que l’on nomme l’éveil de la «kundalini», à ceci près que le processus n’est pas brutal comme quand l’énergie est éveillée par des techniques, il est progressivement maîtrisé, ce qui évite les effets secondaires dangereux.

Cela va vous amener à constater que la souffrance, la peur, le sentiment de tristesse ou de solitude, les tensions ne sont que des expressions de votre séparation d’avec vous-même.
En vous identifiant au corps/mental vous avez tout mis à l’envers.

La Croyance en la séparation a généré la pire chose qui soit : le sentiment de nullité, de non-existence… et tout ce qui va avec (peur, solitude, mort).
Le faux ne cesse de se manifester à vous, tout le temps.
Vous passez votre vie à éviter la souffrance que représente la vision de votre non-existence en tant que corps/mental.

C’est le processus mental qui vous aide à amortir cette souffrance.
Vous fuyez, alors que c’est LA PORTE pour sortir de ce cauchemar.
Apprivoisés, ces éléments vous permettent de découvrir un monde où le quotidien est magie, parole, expression de la Réalité éternelle & infinie que « Je suis ».
C’est la ré-Union (yoga) dans laquelle le corps et le monde deviennent la manifestation du Divin, de l’ ÊTRE.

Quand vous réalisez la connaissance du Soi, alors le Soi est libéré.
Nisargadatta

C’est seulement là que tout commence…
Connaître les règles du « je » est seulement le début d’une quête dont l’approfondissement est sans limites.

LA FOLIE ORDINAIRE
Vous ne pouvez pas mettre à votre compte les moments de bonheur et rejeter la
responsabilité de votre malheur sur les autres ou les circonstances.
Soit vous êtes responsable de tout, soit vous n’êtes responsable de rien.
Vous ne pouvez pas non plus avoir dans votre propre esprit des pensées qui sont «vous»  et d’autres dont vous n’arrivez pas à vous débarrasser (parasites).

Soit tout est vous, soit rien ne l’est.

• En tant que corps/mental, tout est automatique, vous n’êtes pas responsable de
vos pensées ni de vos actes : vous êtes 100% conditionné(e)
• En tant qu’être conscient, rien ne peut exister dans votre vie si vous ne donnez pas votre assentiment : vous êtes 100% libre.

La folie est de reproduire continuellement les mêmes comportements
et de s’attendre à des résultats différents.
Neale Donald Walsch

Vous êtes la Présence consciente et votre SEUL POUVOIR est de choisir ce que vous voulez alimenter. Toute autre vision est un manque de perspective.

Quand, par ignorance, vous résistez aux situations que vous créez vous-même, vous faîtes des nœuds. Tout se coince, à commencer par le cerveau, centre de commande du système nerveux (Elsheimer ou Parkinson / Théorie Dr Hamer ).

Quand vous cessez de résister, les cristallisations mentales se dissolvent. Il reste une forme au service de la Conscience, et la conscience globale prend tout en charge.           La vie est facile.

C’est la totalité de votre conception de vous, de la vie, du monde qui doit changer
N’oubliez pas que vous allez du moins vers le plus.
Vous avez déjà tout perdu en oubliant qui vous êtes.
Le monde se crée d’instant en instant, en fonction de ce que vous acceptez de mettre dans votre conscience. Expérimentez.

L’attachement, la complaisance envers les résistances (acrobaties) du faux-moi vous «coince» dans vos propres créations et vous perdez un temps précieux.
Tout ce qui dépasse la simple observation/constatation de ce qui est, relève de
l’interprétation, donc de l’identité, du faux.

Si le lâcher-prise n’est pas total, vous restez prisonnier de l’illusion.
Le ‘vrai’ est toujours là, maintenant, tout-de-suite… hors mental.
Tout ce qui vient du mental (hors fonctionnel) : neti neti (je ne suis pas cela)

La vraie connaissance n’a rien à voir avec l’intellect.

Il s’agit d’aller à la case Zéro concept.

Soyez votre propre lumière.
Bouddha
 


L’infini c’est long… surtout vers la fin. … http://forum.choix-realite.org


Oct 21 2017

Mâyâ : l’illusion

 

Mâyâ : l’illusion

AU DÉPART

Depuis des temps immémoriaux, diverses philosophies et idéologies véhiculent l’enseignement selon lequel le monde où nous vivons n’est qu’illusion, que le tissu de notre réalité n’est en fait qu’un mirage issu de notre imagination. Dans la philosophie védique, la Mâyâ est l’illusion d’un monde physique que notre conscience considère comme la réalité. De nombreuses philosophies et recherches spirituelles cherchent à « lever le voile » afin d’apercevoir la vérité transcendante. Dans le sikhisme, la Mâyâ – le monde tel qu’on le perçoit normalement – n’est pas plus tangible qu’un rêve. D’ailleurs, lorsque nous nous réveillons le matin d’un rêve si prenant qu’il nous paraissait totalement réel, quelle certitude avons-nous de n’être pas entré dans un autre rêve ? De ne pas simplement nous promener d’un rêve à un autre ? Il y a, en effet, de remarquables similarités entre ce que nous nommons « éveil » et rêve. Le rêve « arrive » sans que nous en ayons le contrôle, les gens et les événements s’imposent à nous et nous devons faire avec. Ceci est tout à fait en concordance avec notre conscience de veille, ce que nous considérons comme réel, tout « arrive », nous ne créons ni ne prédestinons les gens et les événements de notre vie quotidienne. De plus, la similitude au niveau du comportement de notre mémoire est remarquable : nous savons tous comment il peut être difficile de se remémorer le rêve de la nuit dernière tout comme nous avons de la difficulté à nous souvenir de ce que nous avons mangé pour déjeuner deux jours auparavant ou encore comment nous étions vêtus il y a trois jours. Pourtant, dans le rêve comme dans l’éveil, n’avons-nous pas vécu chacun de ces moments avec vive intensité ? La forme et la couleur de chaque objet environnant, chaque note de la musique ambiante, chacune de nos pensées intérieures, chacune de nos sensations corporelles du moment ? Ce que nous appelons « réalité », tout comme le rêve, s’évapore aussitôt vécu, le terme « tangible » devient abstrait, le monde perçu redevient Mâyâ.

Les Enseignements de la Tradition abondent aussi en ce sens, stipulant que la race humaine vit dans un profond sommeil, dans une sorte de transe hypnotique qui lui fait croire qu’elle est éveillée alors qu’il n’en est rien. On y dit que l’humain n’est pas conscient de lui-même ni de la réalité objective qui l’entoure.

P.D. Ouspensky nous en parle en ces termes :

En règle générale, l’homme peut connaître quatre états de conscience. Ce sont : le sommeil, l’état de veille, la conscience de soi et la conscience objective.

Mais, bien qu’il ait la possibilité de vivre ces quatre états de conscience, il ne vit, de fait, que deux d’entre eux : une partie de sa vie se passe dans le sommeil et l’autre dans ce que l’on appelle ‘l’état de veille’, quoique en réalité son état de veille diffère très peu du sommeil.

[…]

Il est nécessaire ici de comprendre que le premier état de conscience – le sommeil – ne se dissipe pas quand apparaît le second, c’est-à-dire lorsque l’homme s’éveille. Le sommeil demeure présent avec tous ses rêves et ses impressions, s’y ajoute simplement une attitude plus critique envers ses propres impressions, des pensées mieux coordonnées et des actions plus disciplinées. À cause de la vivacité des impressions sensorielles, des désirs et des sentiments – en particulier le sentiment de contradiction ou d’impossibilité, entièrement absents au cours du sommeil – les rêves deviennent alors invisibles, de la même manière que sous l’éclat du soleil, les étoiles et la lune pâlissent. Mais les rêves sont toujours présents et exercent souvent, sur l’ensemble de nos pensées, de nos sentiments et de nos actes, une influence dont la force dépasse même parfois les impressions réelles du moment.

[…]

Le premier, ai-je dit, est un état purement subjectif. Le second l’est moins; déjà l’homme y distingue le ‘moi’ et le ‘non-moi’, c’est-à-dire son corps et les objets distincts de son corps et il peut, dans une certaine mesure, s’orienter parmi eux et connaître leurs positions et qualités. Mais, dans cet état, on ne peut pas vraiment dire que l’homme soit éveillé, parce qu’il reste fortement influencé par les rêves et qu’en fait il vit davantage dans les rêves que dans la réalité. Toutes les absurdités et contradictions des hommes et de la vie humaine en général s’expliquent lorsque nous réalisons que les gens vivent dans le sommeil, agissent en tout dans le sommeil et pourtant ignorent qu’ils sont endormis. Il est utile de se rappeler que tel est bien le sens intérieur de nombreux enseignements anciens. Celui qui nous est le plus proche est le christianisme ou l’enseignement des évangiles, selon lequel la compréhension de la vie humaine se base sur l’idée que les hommes vivent dans le sommeil et doivent avant tout s’éveiller. Cette idée est très rarement comprise comme elle le devrait, en l’occurrence : au pied de la lettre.[1]

Rêve, illusion, Mâyâ, conscience relative, sommeil… d’accord. Mais d’où viennent au dormeur les informations concernant son propre sommeil ? Si l’humanité est dans un profond sommeil, comment fait-elle pour s’en apercevoir ? Quelqu’un se serait-il fortuitement réveillé durant un bref moment, tout juste le temps de coucher sur papier une idée, une remarque telle que : Les humains sont endormis. Remarque qui une fois lue par un second individu, le poussant à réfléchir à ce concept, l’aurait accidentellement réveillé quelques instants, tout juste le temps d’ajouter à cette remarque : Oui, c’est vrai, mais le simple fait d’y réfléchir nous réveille un peu. Et qu’ainsi, d’individu en individu, de société en société, de peuple en peuple, la remarque initiale serait devenue message, philosophie, doctrine, voire manuel de l’utilisateur ? Serait-ce donc qu’il existe des outils pratiques qui permettent à l’humain de s’éveiller ? Une sorte de réveille-matin, mais qui aurait la fonction de réveiller l’être humain et non le matin ? Il semblerait bien, car c’est exactement ce que propose l’ensemble des doctrines et philosophies traditionnelles. Du Christianisme au Zen, de la Quatrième Voie au Bouddhisme, du Tao au Soufisme, ce qui peut sembler différentes façons de penser, différentes façons de voir, n’est en réalité qu’une seule et même chose : un doigt pointé vers l’Éveil, une tentative de « guide de l’utilisateur du sommeil ».

Il faut donc se rendre à l’évidence : si la réalité n’est qu’illusion, l’illusion, elle, est bien réelle ! Et c’est justement ce qui nous permet de la documenter, d’en dresser un plan, une « carte routière » pour ainsi dire et, à défaut d’en trouver immédiatement la sortie, ceci nous permet d’en indiquer tous les sens uniques et les culs-de-sac connus. Ce qui nous donne l’impression qu’il existe nombre de doctrines et de philosophies fondamentalement différentes n’est, à vrai dire, que l’immensité relative de cette « carte routière ». En effet, il existe d’innombrables routes/philosophies, de tailles/nombre de voies différentes, de sens différents et menant à des endroits/états intérieurs très différents. Certains chemins/doctrines ne possèdent aucune station-service et s’y aventurer trop longtemps mène directement à la panne sèche et à un retour, à pied, long et difficile. D’autres conduisent à des villes/événements dont les rues/causes forment un labyrinthe/émotions des plus complexe, il est donc conseillé dans le guide de ne pas s’y aventurer inutilement et, si besoin est, une annexe/méditation aura été ajoutée à cet effet.

Mais il n’existe que rarement des indications de type « Vous êtes ici », « Bienvenue à PeurVille » ou « Limite du Village de l’Amour, au revoir ». La plupart du temps, les indications de ce type seront erronées puisqu’elles auront été faites par des gens endormis. Et pour ajouter à la complexité du jeu, chacun de nous est né à des endroits différents sur cette immense « carte routière ». Certains, sur une île déserte où ils devront apprendre à nager, et d’autres, qui savent pourtant nager, au coeur d’une ville/labyrinthe où ils devront apprendre à s’orienter s’ils veulent s’en sortir.

Mais ce « guide de l’utilisateur », cette « carte routière », à quoi ressemble-t-elle ?

Sans verser dans le cliché « chacun doit construire sa propre carte, elle est différente pour tous et débrouillez-vous avec ça », quoiqu’il contienne indéniablement une part de vérité, je dirais qu’elle ressemble à un casse-tête dont les pièces auraient été semées aux quatre coins de la connaissance humaine, si celle-ci est carrée bien entendu. Chacun des morceaux de cette mosaïque doit être glané, grappillé et butiné à coups de curiosité, de réflexion et d’introspection. Un effort personnel doit être fait afin d’en comprendre chaque partie de même que pour en saisir la totalité. Mais je trouve personnellement que nous vivons à une époque intéressante à ce point de vue, car nombre des pièces de ce casse-tête semblent refaire surface dans différents domaines de la connaissance. J’aimerais émettre un dernier commentaire concernant cette analogie avant de continuer : chaque parcelle de la mosaïque a un double sens et c’est précisément ce qui nous indique que c’est une pièce valide du casse-tête; elle nous démontre clairement que nous vivons dans l’illusion et, de ce fait, de la façon même dont elle nous le prouve, elle nous indique la marche à suivre pour en sortir. Définitivement, comme le disent les soufis, les informations relatives au remède résident à même la maladie.

NOS SENS

L’étude objective de nos cinq sens nous démontre, sans l’ombre d’un doute, que nous devrions, justement, douter de tout ce que nous percevons. Bien sûr, ils sont essentiels à notre « navigation » sur les eaux troubles et mouvantes de ce que l’on nomme réalité, mais sont-ils adéquatement fonctionnels ? Suffisamment entraînés ? Possèdent-ils l’acuité qu’on leur attribue généralement ? Explorons ce terrain quelque peu.

Le toucher devient confus lorsque nous abordons les extrêmes : la morsure du froid devient brûlure et vice-versa. Certaines parties du corps sont moins sensibles que d’autres et il devient alors difficile d’être certains de ce que nous ressentons. Le dos est l’exemple le plus commun, le jeu du « devine ce que je t’écris dans le dos avec mon doigt » en est un exemple classique. Lorsque nous appliquons, sur le dos, les pointes de deux crayons trop près l’une de l’autre (moins de trois centimètres) nous n’en sentons confusément qu’une seule.

L’ouïe se laisse facilement berner par les sons similaires. Il nous arrive d’entendre quelqu’un dire quelque chose qui nous fait sursauter, qui nous étonne, mais, après investigation, nous nous rendons rapidement compte que nous avions simplement « mal entendu ». Bien sûr, l’acuité auditive décroît avec l’âge comme, malheureusement, tout le reste, mais je me dois de citer ici la « nouvelle » technologie sonore, de plus en plus utilisée, qui permet aux propriétaires de commerces d’en éloigner les jeunes simplement en émettant un son d’une fréquence assez élevée pour que celui-ci ne soit audible que par un certain groupe d’âge ! D’ailleurs, ce son a rapidement été porté sous le format de sonnerie pour téléphones cellulaires. Les parents et enseignants ignorant ainsi que les enfants et/ou les étudiants reçoivent des appels.

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L’odorat, comme certains autres sens, s’accoutume rapidement à sa situation, comme s’il avait été conçu pour n’indiquer que les changements et non la continuité. En effet, l’odeur désagréable d’un endroit ne nous affecte plus après un certain temps et lorsque nous quittons cet endroit, nous trouvons que l’air frais et pur a une de ces odeurs !

Le goût est probablement le sens qui est à la fois le plus stable et le moins fiable. Oui, il arrive que nous ayons le « goût dérangé », mais ceci n’est pas lié au concept de l’illusion. Par contre, la fausse association du plaisir pour le palais et la langue et de la valeur nutritive réelle des aliments que nous goûtons donne matière à réflexion. Mangez uniquement ce que vous trouvez réellement bon au goût et vous passerez votre vie entière à ingurgiter du glutamate monosodique et vous pourriez dire au revoir à vos neurones ! L’illusion du « bon » est ici à son comble.

Quant à la vue, elle est incontestablement le sens dont la tromperie est la plus documentée. Nous l’avons tous vu et expérimenté avec les illusions d’optique. Je ne m’étendrai pas inutilement sur le sujet, mais laisserai le lecteur découvrir et/ou expérimenter avec ces quelques exemples :

Donc, d’illusions en mauvais signaux nerveux en passant par l’accoutumance, nous réalisons qu’il semble que nos sens nous trompent joyeusement à presque toutes les occasions possibles. Mais est-ce réellement le cas ? Est-ce réellement nos sens qui ne sont pas bien ajustés à notre monde physique tridimensionnel ? Ou serait-ce en réalité autre chose ? Bien sûr, il est plus aisé pour l’Ego de déclarer que nos sens sont maladroits et/ou mal entraînés et que nous voguons à tâtons dans le monde physique, mais à y regarder de plus près, à bien analyser la situation, nous devons en conclure tout autrement : notre cerveau ne suit pas la danse. Nos yeux ne nous envoient pas d’informations qui stipulent que « la ligne n’est pas droite » ou que « les cercles tournent », ils nous envoient l’image telle quelle est, immobile et bien droite. Nos oreilles ne nous transmettent pas « Sept bicycles à espace » alors qu’en réalité notre interlocuteur a dit : « C’est ici que ça se passe ». C’est notre organe pensif qui interprète, à tort, l’information. Quelque chose se passe de travers au niveau de nos neurones pour ainsi dire, car c’est au niveau du traitement de l’information qu’il y a défaillance et non au niveau de l’information elle-même. L’illusion, la Mâyâ ne réside donc pas à l’extérieur de nous, dans le mauvais fonctionnement de nos capteurs physiques, mais bien à l’intérieur de nous, dans le décodage de l’information reçue. C’est notre interprétation de la réalité qui est fausse. Et Dieu, s’il existe vraiment, sait combien il est facile de nous tromper à ce niveau. Exemplifions encore un peu plus.

Un jeu classique, que tous les enfants s’amusent à se faire mutuellement, est le fameux « tes bras passent au travers du sol ». Étendu au sol à plat ventre, les bras droits au-dessus de la tête, face contre terre, la première personne se ferme les yeux et se laisse prendre les mains par la seconde. Celle-ci lève les bras de la première à environ un demi-mètre du sol, maintient cette position une trentaine de secondes et commence à les redescendre tranquillement. La personne couchée par terre, une fois son visage au sol, croit qu’incessamment ses bras et ses mains vont aussi toucher le plancher alors qu’en réalité ils sont encore à plus d’une dizaine de centimètres de celui-ci. La seconde continuant de descendre très tranquillement, la première a la sérieuse impression que ses bras et ses mains passent au travers du sol. Si vous ne l’avez jamais fait, tentez-le, ça vaut le coup.

Un autre exemple intéressant : Selon une étude de L’Uvinertisé de Cmabrigde, l’odrre des ltteers dnas un mot n’a pas d’ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenìre soeint à la bnnoe pclae. Le rsete puet êrte dnas un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujorus lrie snas porlbème. C’est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot. La peruve !

Nous parlons d’illusion, mais que dire du contrôle ? Ferait-il lui aussi partie de l’illusion ? Restez assis, levez votre pied droit du plancher et faites-lui faire des cercles dans le sens des aiguilles d’une montre. Pendant que vous faites des cercles avec votre pied droit, dessinez le chiffre 6 dans les airs avec votre main droite. Votre pied changera de direction. Si ce n’est pas le cas, tentez de le faire avec le côté gauche. Un contrôle illusoire ?

LA CONNAISSANCE DE SOI

L’idée initiale selon laquelle, pour la majeure partie des systèmes de pensée philosophique, religieux et ésotériques, la race humaine vit dans une totale illusion, dans la Mâyâ, prend d’ores et déjà une connotation plus terre-à-terre, plus tangible à la suite de cette brève exploration de notre perception erronée du monde extérieur. Nous pouvons sentir qu’il y a là un lien concret, justifiable et démontrable : notre « matière grise », de laquelle, en tant que race, nous sommes si fiers est loin d’être parfaite, une mise au point s’imposerait sérieusement. C’est d’ailleurs ce que nous proposent la plupart de ces enseignements : un réajustement de nos perceptions et de notre contrôle sur nous-mêmes, car nous n’en avons que très sur notre fonctionnement global sinon aucun et pourtant nous nous donnons la tâche de comprendre l’Univers. Peut-être devrions-nous nous comprendre nous-mêmes d’abord ?

Les enseignements traditionnels utilisent le terme sommeil et transe « hypnotique » pour une raison très simple : nous sommes des êtres hypnotiques, la science et l’art de l’hypnose et de la suggestion mentale le prouvent hors de tout doute. Nous trouvons « confort » et « sécurité » à travers la répétition, à travers nos habitudes quotidiennes, et nous sommes extrêmement malléables et facilement conditionnés via celles-ci: il s’agit de nous répéter une phrase, un mot, un concept suffisamment de fois pour que nous le tenions pour « réel », pour vrai et que nous le propagions à notre tour. Ceci rejoint le concept de mème, unité cognitive échangeable qui se propage, tel un virus, de bouche à oreille, d’écran à haut-parleur et qui véhicule des informations et des concepts. La majorité des opinions publiques sont ainsi formées, par la répétition d’une affirmation de la part des médias, des amis, de la famille, etc., et en peu de temps nous prenons cette affirmation pour une opinion personnelle. Les travaux d’Ivan Pavlov concernant le conditionnement et l’apprentissage par répétition soutenue de stimuli en dit long sur l’aspect « programmable » de l’être humain. Il ne faut pas se leurrer à ce sujet, car il est d’une importance capitale à la compréhension de la situation présente de l’humanité – ainsi que de notre situation personnelle.

Il va sans dire qu’il y a dans ce concept de conditionnement par répétition la base même de tous nos apprentissages, personnels et collectifs, soit la formation de « connaissances » basées sur la causalité et l’induction empirique. Lorsque nous posons une action, la réaction immédiate de notre environnement – si la même séquence action-réaction se répète à quelques reprises – deviendra une notion enregistrée et sur laquelle nous baserons nos actions futures. L’inverse est tout aussi véridique et encore plus important : à chaque stimulus de notre environnement qui provoque un changement en nous, soit-il émotionnel, physique ou même intellectuel, la répétition de cette action-réaction formera en nous une réaction conditionnée : tout ce qui aura été enregistré par notre cerveau en un court laps de temps précédent l’événement deviendra, dans notre esprit, précurseur et annonciateur des événements à venir. Pensons au chien de Pavlov. La problématique de cette mécanique est double et réside, premièrement, dans le fait qu’elle crée un empirisme comportemental, réactionnel plutôt que libre, et nous place dans une situation très précaire. Individuellement et collectivement nous sommes prompts à la manipulation puisque nos comportements sont prévisibles et aisément programmables. L’analogie du magicien et des moutons de Gurdjieff[2] y prend tout son sens. Deuxièmement, cette dynamique crée en nous l’anticipation constante d’une continuité, donc la formation de jugements fixes, coulés dans le béton, desquels nous ne dérogeons que très rarement. Cette façon de penser est si présente en nous que nous avons l’audace de déclarer des axiomes tels que : L’exception confirme la règle ! Préjugés, fermeture d’esprit, croyances, etc., sont formés par des répétitions idéologiques, issues des médias, de notre entourage immédiat, de notre culture dans son ensemble et de nous-mêmes. Pour ainsi dire, nous créons notre propre illusion. Notre mécanique psychique interne crée, entretient et perpétue cette illusion que nous avons de ce qui nous entoure et de nous-mêmes, de ce que nous sommes en réalité.

Qui plus est, cette dynamique d’apprentissage par répétition, permettant la formation d’idées dogmatiques, fixes et immuables à l’intérieur de notre psyché, permettra aussi, puisque la tolérance est plus économique que la confrontation, des idéologies contradictoires, ce que l’on nomme en psychologie moderne des dissonances cognitives. Il est aisé de comprendre que dès l’enfance, par un mécanisme de survie lié à la dépendance physique, l’enfant adoptera des comportements et des idées qui deviendront ensuite, plus tard dans sa vie, complètement inadéquats. Inadéquats soit, mais ils ne disparaîtront pas pour autant. Ils deviendront conflictuels, mais, encore une fois, comme la tolérance nécessite moins d’énergie à court terme que la confrontation et la déprogrammation, ils ne seront pas modifiés en fonction de leurs mauvaises concordances avec le moment présent, car il sera plus simple et plus économique, provisoirement, d’ajouter un « coussin » d’adaptation entre le mauvais comportement acquis et la situation présente. Une sorte de logique justificative qui permette de raccorder deux réalités divergentes de façon relativement soutenable. Et comme les expériences passées et les mauvais comportements s’accumulent au fil du temps, les coussins deviennent aussi de plus en plus nombreux. De plus, ce qui était à une certaine époque de notre vie un mauvais comportement et un coussin juxtaposés, suite aux répétitions, deviendra un comportement en tant que tel, un peu comme la goutte d’eau au bout du glaçon qui, une fois gelée, devient partie intégrante du glaçon. De cette progression « par défaut » de notre psyché, naissent des comportements, des idéologies et des points de vue qui sont foncièrement contradictoires, mais aussi, à toutes fins pratique, invisibles à nous-mêmes. Il est beaucoup plus aisé de voir ces contradictions chez les autres et nous les jugeons d’ailleurs très sévèrement à cet égard, mais lorsqu’on nous fait remarquer cette même dissonance en nous, nous nous empressons de créer de nouveaux coussins pour nous justifier. Car ce qui était plus économique au départ, la création d’un petit coussin, devient encore beaucoup plus économique une fois que la taille du glaçon/trait psychique a grandi. Ce mécanisme d’idéologies/comportements inadéquats rapiécés de coussins à n’en plus finir crée ce que les enseignements traditionnels nomment les « moi » de la psyché individuelle. L’être humain est perçu/vu comme étant un amalgame hétéroclite de « moi » contradictoires, de petits égos et qui entravent le bon fonctionnement et le possible développement de l’être complet. Oupensky en parle en ces termes :

Tout d’abord, l’homme doit savoir qu’il n’est pas un; il est multiple. Il ne possède pas un Moi, ou ego, permanent et immuable. Il est sans cesse différent. À un moment donné, il est une personne ; le moment suivant, une autre, puis une troisième, et ainsi de suite, presque sans fin.

L’illusion de son unité ou de son unicité est produite chez l’homme d’une part par la sensation de son corps physique, d’autre part par son nom, qui dans la plupart des cas ne change pas, et en troisième lieu, par un certain nombre d’habitudes mécaniques implantées en lui par l’éducation ou acquises par imitation. Recevant en permanence les mêmes impressions physiques, s’entendant toujours appeler par le même nom et observant en lui les habitudes et penchants qu’il a toujours connus, il reste persuadé qu’il est en permanence le même.

En réalité, il n’y a pas d’unité en l’homme et pas de centre de commande unifié, pas de moi ou d’ego permanent.

Voici un schéma général de l’homme :

Chaque pensée, chaque sentiment, chaque sensation, chaque désir, chaque attirance ou répulsion constitue un ‘moi’. Ces ‘moi’ ne sont ni coordonnés ni reliés entre eux. Chacun d’eux dépend d’un changement de circonstances extérieures et d’impressions reçues.

Certains d’entre eux prennent mécaniquement la suite de certains autres ou apparaissent toujours en compagnie de certains autres, mais il n’y a en cela ni ordre ni système.

[…]

Chacun de ces ‘moi’, à un moment donné, ne représente qu’une part infime de nos ‘fonctions’, ou ‘cerveau’, ou ‘intelligence’, mais chacun d’entre eux prétend représenter le tout. Lorsqu’un homme dit ‘moi’, on pense qu’il exprime par là la totalité de lui-même, mais en fait – même en croyant être sincère – il ne s’agit que d’une pensée fugitive, d’un état d’âme passager, d’un bref désir. Une heure plus tard, il peut parfaitement l’avoir oublié et, avec la même conviction, affirmer une opinion, un point de vue ou des intérêts inverses. Le pire est que l’homme ne s’en souvient pas. Dans la plupart des cas, il croit au dernier ‘moi’ qui s’est exprimé et cela tant qu’il dure, c’est-à-dire tant qu’un autre ‘moi’, parfois sans lien avec le précédent, n’exprime pas plus fortement son opinion et ses désirs.[3]

Ces moi/biais/égos, une fois créés dans la psyché, n’ont qu’une tendance : croître. Et plus un biais est de taille, plus il aura d’influence sur notre Personnalité, sur nos idées et sur notre être en général. Et plus ils seront forts, plus ils agiront comme filtre aux nouvelles données en provenance de notre réalité. Un système de croyances se sera formé et installé. D’ores et déjà, n’y entrera pas qui le désire. Et cette tendance à filtrer les nouvelles données ne fait que s’accroître avec le temps, car les égos/glaçons/traits psychiques n’auront fait que grandir.

S’il en est ainsi pour l’individu, que dire de la culture d’une société ? D’une psyché collective ? Eh bien, encore une fois, la maxime hermétique « Tout ce qui est en haut est comme tout ce qui est en bas » se pointe le bout du nez ici, car puisque chaque être du groupe sera un filtre ambulant, un système de croyances sur deux pattes, la culture partagée d’un groupe précis ne saura être autrement, voire pire. Pire, car elle devra trouver des dénominateurs communs, des terrains d’entente neutres où puisse s’identifier la majorité de ses citoyens. Bien entendu, elle ne réussira pas à en avoir la totalité puisque trop de pensées contradictoires existent et, avec le temps, les structures mêmes d’une société deviendront contradictoires et une certaine forme de dissonance cognitive collective s’y sera installée. Mais il se créera des coussins, comme au niveau individuel, collectivement cette fois-ci, que l’on nommera Loi, Législations, etc. Et plus le temps avancera, plus il faudra recoussiner à coup de corrections, de réajustements et d’amendements aux lois, car la loi/coussin originale aura pris la forme d’un glaçon/trait culturel pour lequel il faudra à nouveau pallier.

Alors, l’idée de l’Illusion ultime, de la Mâyâ des enseignements anciens, devient de plus en plus tangible, intelligible et compréhensible. Nous commençons à en percevoir la réelle signification. Il y a bien entendu le fait que nous n’ayons pas les sens requis pour percevoir l’invisible comme les ondes radios, les champs magnétiques, etc., mais aussi, et surtout, que nous passons la grande majorité de notre existence dans un tissu mensonger d’illusions sur nous-mêmes, sur les autres et sur tout ce qui nous entoure.

Notes :

[1] Ouspensky, P.D, L’homme et son évolution possible, Éditions Accarias, L’originel, Paris 1999.

[2] Gurdjieff cité par P.D. Ouspensky dans Fragments d’un enseignement inconnu :

Un conte oriental parle d’un très riche magicien qui avait un bon nombre de moutons. Mais ce magicien était très avare car il ne voulait pas embaucher de bergers, ni ne voulait ériger de barrière autour du pâturage où les moutons paissaient. En conséquence, les moutons vagabondaient souvent dans la forêt, tombaient dans des ravins et ainsi de suite, mais surtout ils s’enfuyaient, parce qu’ils savaient que le magicien voulait leur chair et leur peau, et ils n’aimaient pas cela.

Alors le magicien trouva un remède. Il hypnotisa ses moutons et leur suggéra tout d’abord qu’ils étaient immortels et qu’il ne leur serait fait aucun mal lorsqu’on les écorcherait, qu’au contraire, cela leur ferait beaucoup de bien et serait très agréable ; deuxièmement il leur suggéra qu’il était un bon maître qui aimait ses troupeaux tellement qu’il était prêt à faire tout pour eux ; et, en troisième lieu, il leur suggéra que si quoi que ce soit devait arriver, cela n’arriverait pas tout de suite et sûrement pas dans la journée, donc ils n’avaient pas besoin d’y penser. Au-delà de cela, le magicien suggéra à ses moutons qu’ils n’étaient pas du tout des moutons ; il suggéra à certains d’entre eux qu’ils étaient des lions, à d’autres qu’ils étaient des aigles, à d’autres qu’ils étaient des hommes et à d’autres qu’il étaient même des magiciens.

Ainsi tous ses soucis et inquiétudes à propos des moutons prirent fin. Ils ne s’enfuirent plus jamais et attendirent calmement le moment où il aurait besoin de leur chair et de leurs peaux.

[3] Ouspensky, P.D, L’homme et son évolution possible, Éditions Accarias, L’originel, Paris 1999.

(Source : Au nom de la Vérité)

http://etat-du-monde-etat-d-etre.net/de-soi/science-de-l-esprit/maya-lillusion

B-calendrier-maya-completDav  « 2012 un nouveau paradigme


Oct 13 2017

Charles Coutarel – Réalisation de soi – Accueillir

Moments de présence. L’attention consciente. Accueillir ce qui est. Rassembler l’être en soi.

 

 

 

 


Oct 12 2017

LA RÉALISATION DE SOI


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La lecture de ce texte requiert un esprit et un coeur ouvert. Votre raison est invitée à rester en retrait, le temps que l’Être reconnaisse ce qu’il sait déjà au fond de lui.
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Avez-vous réalisé que ce que vous êtes n’a rien à voir avec vos talents, vos limites ou votre état de santé physique et psychologique ?
Avez-vous réalisé que vous vivez votre vie selon les croyances que les autres et vous-même vous ont inculquées à propos de la vie ? Que ces croyances vous font rechercher certaines expériences et en éviter d’autres?
Avez-vous réalisé que le nectar d’amour, le substrat universel qui sous-tend, contient et transcende tout ce qui existe est si puissant que si vous y êtes exposé un seul instant, votre vie transpirera ce doux parfum pour toujours.
La puissance de l’amour est inimaginable par l’esprit. Ceux qui osent s’ouvrir au nectar de l’amour divin en ressortent transformés à jamais.
L’amour dissout la souffrance pour laisser la place à la radieuse beauté de l’Être. Ce joyau d’une pureté cristalline et d’une insoutenable splendeur, est ce que vous êtes, au-delà de vos croyances.
Êtes-vous prêts à vous laisser toucher par la grâce de l’amour qui s’offre à vous en cet instant ?
Si vous dites oui, le nectar divin commencera à irriguer votre corps, à transformer chacune de vos cellules, à vous éclairer et à vous nourrir de l’intérieur. Ce processus est irréversible. Si vous laissez l’amour entrer dans votre vie, il n’en sortira plus. Vos difficultés auront un goût d’acceptation, vos limites s’estomperont peu à peu et vous retrouverez votre nature véritable, Être.
Se réaliser, c’est réaliser que « je suis tout ce qui est ». C’est reconnaître que ma nature profonde est spirituelle, que ce que je suis est impersonnel et indivisé. Je suis UN. Toute notion de séparation est une construction de l’esprit qui voile la radieuse beauté de l’Être.
Tout est Être. Rien n’y échappe, rien en est exclus : ni la souffrance, ni la guerre, ni le mensonge, ni l’échec, ni la trahison.
Réaliser la grandeur de l’amour est une grâce. Êtes-vous prêts à vous ouvrir à cette grâce ?
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Dans la grâce de l’amour,
Claudette

http://www.eveilspirituel.net/blog/


Oct 11 2017

Richard SYLVESTER

“J’espère que vous allez mourir bientôt” Editions L’Originel.

Soi : une évidence

Tout ce que l’on peut rapporter, attribuer, imputer à «je», (ou soi) en disant ou pensant je ou en s’identifiant au nom, au tu, au vous prononcé par l’autre, EST le je (ou soi).

«Le sens de je est constamment créé et recréé avec chaque événement, chaque pensée, sensation et sentiment. Il n’est pas possible d’imaginer que la vie puisse continuer sans le sens de moi, que tout ceci puisse être vu sans personne pour le voir. On ne peut pas davantage imaginer voir qu’il n’y a personne, car qui le verrait ?»

«Le sentiment qu’il existait une personne avait jusqu’alors été une constante et donnait tout son sens à cette vie»

Le sens de je, de soi, est venu de la langue. On a simplement admis que ces mots désignaient quelque chose ou quelqu’un. Mais essayez donc d’être tranquille avec une idée pareille à défendre ou à assumer.

« Le mental est comme une cassette qui joue en boucle toute la journée, et qui n’a qu’un seul message enregistré : vous voyez, j’ai raison, vous voyez, j’ai raison. Il se complète d’un système qui filtre toute évidence du contraire» Lire la suite


Oct 5 2017

Paroles d’ Adi Shankara

 Adi Shankara

Le rituel ne peut pas dissiper l’ignorance, parce qu’entre eux il n’y a pas de contradiction mutuelle. Mais la connaissance, sûrement, détruit l’ignorance, de même que la lumière détruit la plus dense obscurité.

Quand les limitations disparaissent, le voyeur se fond sans réserve dans Vishnu comme l’eau dans l’eau, l’espace dans l’espace, la lumière dans la lumière.

La délivrance ne s’obtient que par la connaissance : elle seule brise les liens de l’esprit, elle seule conduit à la béatitude.

Le corps et les autres objets de perception sont les produits de l’ignorance et sont aussi évanescents que des bulles. Le Soi, qui est non conditionné, est distinct de ces objets et doit être compris comme « je suis Brahman ».

Je (Brahman) suis sans attribut, sans fonction, éternel, sans doute, sans tache, sans changement, sans forme, éternellement libre et non conditionné.

La distinction entre le connaisseur, la connaissance et le connu n’existe pas pour le Soi suprême. Etant l’unique conscience et félicité, il brille par lui seul.

Le Brahman est distinct de l’univers. Il n’y a rien d’autre que Brahman. Si quelque chose d’autre que Brahman est perçue, elle est aussi irréelle que le mirage dans le désert.

Pénétrant l’univers entier, intérieurement et extérieurement, et l’illuminant, le Brahman brille par lui-même, telle une boule de fer incandescente.

Tout ce qui est vu où entendu autre que Brahman ne peut être (réel). Même cela est Brahman, l’être sans second, la conscience et la félicité, quand la réalité est connue.

Celui qui a l’œil de la connaissance voit Brahman qui est l’être, la conscience et la félicité dans toutes choses ; mais celui qui n’a pas l’œil de la connaissance ne peut voir ainsi, de même que l’aveugle ne peut voir le soleil brillant.

L’âme individuelle, fondue dans le feu de la connaissance allumé par l’instruction, est libérée de toute teinte, tel l’or et brille par elle-même.

Le yogi qui a obtenu la réalisation juste voit toutes choses, par l’œil de la connaissance, comme existant en son propre Soi, et l’unique Soi comme toutes choses.

L’état de « libéré » signifie que la personne sage, ayant abandonné ses limitations et qualités passées et acquérant les propriétés de l’être, de la conscience et de la félicité, atteint Brahman, de la même façon que la chenille devient papillon.

Le Soi est le soleil de connaissance qui s’élevant au firmament du cœur, dissipe les ténèbres de l’ignorance et, pénétrant tout, soutenant tout, brille et fait tout briller.

Ce qui n’est ni subtil ni dense, ni court ni long, qui est non-né, immuable, dépourvu de forme, de qualité, de caste ou de nom, cela, comprends-le, est Brahman.

La nature du Soi étant la connaissance, elle ne dépend, par la connaissance d’elle-même, d’aucune autre connaissance, de la même façon qu’une lumière n’a pas besoin d’une autre lumière pour se révéler.

Les passions, les désirs, le bonheur, la tristesse, etc. exercent leur fonction quand la conscience est présente, et n’existent pas dans le sommeil profond alors que la conscience est absente. Ils appartiennent, par conséquent, à la conscience, non au Soi.

Le monde phénoménal, qui abonde en désir, haine, etc., est, en vérité, comme un rêve. Tant qu’il dure, il semble réel. Mais lorsqu’on s’éveille, il devient irréel.

A l’homme dénué de discernement, le Soi apparaît comme actif, tandis qu’en réalité ce sont les sens seuls qui le sont, de la même façon que la lune est vue comme si elle courait, alors que ce sont les nuages qui se déplacent.

http://milajesuis.blogspot.com


Oct 4 2017

L’histoire Ramana Maharshi (Nathan Gill)

En cet instant même vous êtes le Soi .



Votre nature véritable est l’absolu de l’Être, apparaissant sous toutes les formes relatives de la vie ordinaire et de la recherche spirituelle.

Comment se fait-il que Ramana Maharshi recommande le questionnement de soi alors que vous et d’autres tels que vous avancent que rien n’a besoin d’être fait ?


Ici, nous nous occupons de ce qui est là, tangible, et Ramana Maharshi est simplement une histoire, aussi inspirante soit-elle, apparaissant à présent sous la forme d’un livre ou d’une vidéo. Toutefois ayant reconnu que nous parlons d’une histoire, l’histoire Ramana Maharshi donne lieue à des observations intéressantes.
Si vous épluchez un livre de Ramana, son enseignement semble impliquer qu’il y a un karma à surmonter, des nœuds à défaire, des actions à engager, un questionnement de soi à entreprendre, etc. Et au beau milieu de ce faisceau d’idées, de concepts et de choses devant être faites, il peut être trouvé ici et là – représentant un petit pourcentage du texte entier – des affirmations telles que « Le Soi est déjà atteint » ou « En cet instant même vous êtes le Soi ».
Ces affirmations ne signifient pas : « En cet instant vous êtes le Soi, mais vous êtes obligé de vous livrer au questionnement de soi pour le réaliser » ! Elles veulent dire précisément ce qu’elles disent. Si leur sens direct est instantanément évident, tout « accroche » sous forme d’instruction qui pourrait les accompagner est totalement sans effet, impuissante à engager l’attention dans l’histoire « moi » en tant qu’entité séparée. Ce n’est, cependant, pas toujours le cas.

L’  Être apparaît en tant que chaque personnage de la pièce, et au sein de ce grand théâtre de la vie, les rôles de chacun sont joués à ce qui paraît être différent niveaux d’une voie d’évolution.
Chaque fois qu’il est présumé dans une histoire donnée que « je » suis une entité distincte et séparée qui à besoin d’aplanir son karma, s’adonner au questionnement de soi, à la méditation ou quoi que ce soit d’autre semblant approprié, cette thématique apparaît comme la réalité.
Un manque de clarté là-dessus donne lieu à d’interminables arguties à propos de comment cette façon de faire est meilleure que cette autre, et sur combien il est trompeur d’affirmer qu’il n’est rien besoin de faire pour réaliser ce que l’on est déjà, quand « il est bien connu que l’on doive s’y atteler sans faiblir. » L’argument étant que ceux qui auraient seulement une compréhension intellectuelle qu’il n’est rien à faire pourraient devenir fous furieux, faisant tout ce qui leur passerait par la tête, habités par le malentendu qu’ils sont au-delà de tous châtiments.
Ceci, bien sûr, est entièrement basé sur l’idée « moi » en tant qu’entité séparée, aussi subtile et ténue que cette notion de séparation puisse être. Les « enseignants » qui pourraient faire des recommandations visant à se débarrasser ou à transcender la séparation, l’individualité, l’ego, etc., sont également vus comme des entités séparées.

Chaque fois qu’est présente l’idée qu’il y a des entités quelles qu’elles soient, devant méditer, questionner, comprendre ou faire quoi que ce soit d’autre pour transcender le sens de la séparation, cette idée de l’existence d’une entité séparée pouvant ou devant faire quelque chose, renforce en fait – dans l’histoire – le sentiment même de séparation qu’elle cherche à éradiquer.
Il y a aussi la présomption fondamentale au sein de l’histoire que paraître être une entité séparée est intrinsèquement mal, et que tout malaise doit être – ou sera – surmonté en transcendant ce sens de la séparation par l’illumination.
Mais tout survient entièrement spontanément. Personne n’est aux commandes de tout cela. Être apparaît de façon immanente en tant que tout ce qui est, en tant que chaque personnage, en tant que toutes ces histoires de séparation.
Tout effort, toute lutte, et toute paix ou félicité se produit au sein de l’Être, en tant qu’Être. Ceci peut ou non devenir évident, mais le voir ou le savoir n’est pas une condition préalable à Être. Rien n’est requis pour être ; confusion et séparation font tout aussi bien l’affaire !

Si un personnage lit un livre sur les enseignements de Ramana Maharshi (ou de n’importe quel autre personnage du théâtre de la vie apparaissant sous les traits d’un enseignant, d’un maître ou d’un gourou) et que surgit l’idée qu’il est nécessaire de s’engager dans le questionnement de soi, dans la méditation ou même de se rendre à Tiruvannāmalai c’est alors entièrement approprié au déroulement de l’histoire concernant ce personnage particulier. Un autre pourrait lire : « En cet instant même vous êtes le Soi », et dès lors vivre de façon naturelle dans cette reconnaissance, avec très peu ou aucun changement apparent dans sa vie.
Tout cela survient en l’Être et n’a pas d’importance relativement à Votre nature en tant qu’Être. Il n’est qu’Être, alors il n’est d’importance que dans le cadre de l’histoire de cette formidable pièce de la vie.

Les « enseignements » de Ramana seront interprétés selon le point de vue d’où ils sont perçus. Ils peuvent ou non être interprétés comme une instante recommandation du questionnement de soi comme voie royale vers l’émancipation. Les enseignements de Ramana Maharshi contiennent nombre de possibilités pouvant donner naissance à une variété incalculable d’histoires. Rien de tout cela ne conduit quelque part, bien qu’il puisse le sembler. Votre nature véritable est l’absolu de l’Être, apparaissant sous toutes les formes relatives de la vie ordinaire et de la recherche spirituelle.
Ce qu’affirme Ramana au plus haut niveau ne ressemble ni à une instruction ni à une prescription. Il s’agit plutôt d’une description de Votre nature véritable telle qu’elle est déjà. Si des affirmations dans le fil de : « En cet instant même vous êtes le Soi » ou « le Soi est déjà atteint » résonnent en vous, alors aucune prescription pour le questionnement de soi ou quoi que ce soit d’autre ne sera prise au sérieux. Par contre en l’absence de résonnance avec ces affirmations, le contexte dans lequel elles apparaissent pourrait être pris au sérieux, et il y aura croyance que le karma a besoin d’être aplani, ou que le questionnement de soi doit être mis en œuvre ou toute autre chose semblant appropriée pour une réalisation « authentique ».

Et tout cela est perfection. Quoi qu’il se passe, il n’est qu’Être. Vous ne pouvez faire un pas de travers, car rien ni personne ne vas nulle part. « Vous » n’êtes pas un personnage en route pour un voyage vers la réalisation de soi. C’est entièrement une jeu d’apparences – y compris l’apparence, à présent en mot et en image, d’un personnage historique présumé appelé Ramana Maharshi.

 Mais pourquoi, s’il y a un réel savoir que ces personnages de chercheurs ne sont pas essentiellement réels, l’instructeur spirituel s’adresse-t-il à eux comme s’ils étaient vrais, et comme si les actions qu’ils entreprennent pouvaient avoir un impact sur « la voie vers l’illumination » ? Cela indique-t-il le manque d’une pleine compréhension de la part de Ramana ou d’autres que « En cet instant même vous êtes le Soi » ?

Dès lors qu’il y a identification en tant que « moi » en tant qu’entité séparée, assujettie au temps et en route pour la réalisation de soi, il y a la présomption que Ramana Maharshi était une personne réelle vivant à une époque connue comme étant le vingtième siècle. C’est à partir de cette perspective que survient le besoin d’évaluer, de défendre ou de critiquer ce qu’a dit Ramana et de le relier à « mon » histoire.
Suivant (entre autres facteurs) votre degré d’allégeance à sa personne, différentes conclusions sur le fait que sa compréhension était complète ou non apparaîtraient alors.
L’une des conclusions pourrait être qu’il a dû y avoir un manque de compréhension complète chez lui pour qu’il ait répondu à certaines questions de la façon dont il l’a fait, et même peut-être qu’il faisait preuve de condescendance en opérant une distinction entre ceux qui comprennent et ceux qui se trouvent en maternelle et en son encore à avoir besoin de suivre des instructions.

Lorsqu’il y a identifications en tant que « moi » et qu’une histoire quelconque apparaît comme étant vraie, comme étant quelque chose qui est réellement arrivée à un moment ou à un autre, à une époque ou à une autre, il y a alors toutes les chances qu’il y autant d’explications au « pourquoi » du scénario qu’il est de personnages s’intéressant à la question et y portant un jugement. Chaque opinion peut sembler comporter une certaine validité et – si une controverse devait naître – a toutes les chances d’être farouchement défendue par son tenant.

Comme je l’ai spécifié au début de notre conversation, nous sommes ici intéressé par ce qui est, et non par la justification de positions particulières relatives à une histoire.
En l’absence d’identification en tant que « ‘moi ‘ engagé sur une voie vers l’illumination », il devient tout à fait évident que le contenu de quelque histoire que ce soit est un simple divertissement et pas quelque chose qui puisse être considéré sérieusement comme offrant un moyen d’influer d’une façon quelconque sur ce qui est.

Il n’est que présence, ce qui estCeci est tout ce qui est. La présence demeure totalement non affectée par les histoires qui apparaissent en elle. Donner sérieusement une réponse au pourquoi Ramana Maharshi a dit certaines choses, c’est raffermir l’idée du temps et de l’ « autre », l’idée qu’il y a une réalité au-delà ou hors de la présence, hors de ce qui est.
S’il n’est aucune identification et qu’il y a la vision que réellement ceci est tout ce qui est, des conversations distrayantes restent possibles. Des opinions peuvent être échangées sur la raison pour laquelle Ramana a dit certaines choses, ou pourquoi le Prince a embrassé la Belle au Bois Dormant ou pourquoi les dinosaures se sont éteints, et cela sans le prendre le moins du monde au sérieux.
Alors qu’en présence d’une identification de la conscience en tant que « moi » et de la croyance que de telles histoires sont en fait la réalité, il est possible que les opinions finissent en querelles explosives.
Et, en fait, cela aussi serait parfaitement OK !

 

 


Oct 1 2017

Se prendre pour

La relation avec l’aspect illusionné

Le mental n’est pas “quelqu’un”, de même qu’il n’est pas “autre”. Il s’agit d’un outil, d’une fonction que nous détenons. C’est comme le miroir que nous utilisons pour nous apprêter. Le reflet qu’il nous renvoie est vide. Il en va de même pour notre personnage. Il ne s’agit que d’une idée. L’illusion, ce n’est qu’une idée qui se gêne elle-même, et qui décide de se mettre en quête d’une solution en recherchant la vérité. Mais de quoi parlons-nous ??? C’est aussi cette idée qui veut rester dans “l’observateur” et qui tente d’éviter de “s’impliquer”…  Cela paraît logique du fait de notre identification. Aussi, c’est l’écueil que nous devrions éviter afin de ne pas mettre l’illusion sur le chemin de l’éveil.
Fondamentalement, il n’y a même pas besoin de défaire cette identification. Il ne s’agit que d’une IDENTIFICATION. “Se prendre pour…” ne fait pas qu’on le devient. Au contraire, parce que nous ne pouvons pas le devenir, il nous faut nous y investir en essayant encore et encore. Comme il m’est arrivé de le dire : “nous pratiquons l’illusion”. Plutôt que d’assumer notre nudité, nous nous habillons, nous nous masquons. Tous les matins nous revêtons notre “costume”. Si le rôle se manifeste, s’impose, c’est parce qu’il est joué, c’est parce qu’il est nourri. Il y a donc bien un corps, une Présence initiale qui est à l’origine de l’illusionnement. C’est pour cela que j’invite à nous découvrir “avant”, plutôt que de nous rechercher “après”.
La vérité reste vraie. Elle s’accomplit d’elle-même.
Devant nous, il n’y a jamais eu qu’un “miroir”. Il n’y a personne d’autre.

(billet en réponse à l’e-mail de Nordine et à celui de Sylvain)

http://www.denismarie.net


Sep 28 2017

le miroir de l’âme

Changer votre façon de voir les choses et vous verrez le monde changer.


Sep 26 2017

Le Soi est toujours réalisé

Le Soi est toujours réalisé

« La libération ne se trouve pas en un endroit situé loin de vous. Elle est en vous et rien qu’en vous. [1] »

Vous nous avez raconté l’autre jour, comment un matin vous aviez soudain eu une intuition fulgurante qui vous avait, selon votre expression, laissé « cloué sur place ». Cette intuition était : « il n’y a pas de réalisation, la réalisation est toujours là ». Pourriez-vous commenter cela ?

Ceci est arrivé après une période de recherche particulièrement intense au cours de laquelle j’étais passé par plusieurs expériences libératrices, dont celle de vivre l’absence d’ego pendant une période, ou pour être plus précis, de réaliser la Présence en tant que témoin de l’ego. Lire la suite