Août 14 2017

Des yeux pour voir

L’art de voir est la seule vérité. (J.Krishnamurti)

Je ne désire pas ajouter aux nombreux systèmes existants de nouvelles théories, de nouvelles formules, ou de savantes explications.

Toutes les formules «toutes faites», les «explications», les «théories» ne sont que des moyens habiles pour vous évader de vos propres conflits.

La plupart des esprits désirent imiter, suivre, copier parce qu’ils ne savent plus penser fondamentalement par eux-mêmes.

Pour la plupart la douleur, le conflit est si intense, qu’ils préfèrent plutôt s’évader dans les religions, les systèmes, les théories, ces cristallisations de la pensée humaine. Lire la suite


Août 10 2017

Est-ce là le but de l’Éducation, de vous obliger volontairement ou non à vous adapter à cette structure démente qu’on appelle la société?

krishnamurti« Voyez-vous, vous vivez dans une des plus belles vallées que j’aie jamais vue. Il s’y attache une atmosphère particulière. Avez-vous remarqué, surtout au crépuscule et aussi au point du jour, une certaine qualité de silence qui pénètre, qui imprègne toute la vallée ? Je crois qu’il y a autour de nous des collines parmi les plus anciennes du monde et l’homme ne les a pas encore abîmées. Partout où l’on va, dans les villes et ailleurs, l’homme détruit la nature, abat les arbres pour construire de plus en plus de maisons, polluant l’air avec ses automobiles et ses industries ; il détruit les animaux – comme le tigre qui a presque disparu. Il détruit tout parce qu’il naît de plus en plus d’enfants et qu’ils ont besoin de plus en plus d’espace. L’homme répand graduellement la destruction dans le monde entier. Quand on arrive dans une vallée comme celle-ci – où la population est peu nombreuse, où la nature n’est pas profanée, où règnent le silence, le calme, la beauté – on en est tout étonné. Chaque fois que l’on vient ici, on ressent l’étrange particularité de cette terre, mais il est probable que vous vous y êtes habitués. Vous ne contemplez plus les collines, vous n’écoutez plus les oiseaux, vous n’entendez plus le vent dans les feuilles. Petit à petit, vous êtes devenus indifférents.

L’éducation ne consiste pas à apprendre dans des livres, à confier certains faits à la mémoire, mais à apprendre comment regarder, comment écouter toutes ces choses que racontent les livres, que ce qu’ils racontent soit vrai ou faux. Tout cela fait partie de l’éducation. Elle ne consiste pas simplement à passer des examens, à obtenir un diplôme et une situation, à se marier et à s’installer, mais encore à savoir comment écouter les oiseaux, comment voir le ciel, l’étonnante beauté d’un arbre, le dessin des collines, comment les sentir, comment être vraiment en contact avec toutes ces choses. Tandis que vous allez vieillir, ce sentiment d’écouter, de regarder, disparaîtra malheureusement, parce que vous aurez des soucis, parce qu’il vous faudra plus d’argent, une plus belle automobile, plus ou moins d’enfants. On devient jaloux, ambitieux, avide, envieux ; et ainsi on perd ce sentiment de la beauté de la terre. Vous savez ce qui se passe dans le monde. Vous êtes forcément au courant de l’actualité. Il y a des guerres, des émeutes, une nation se dressant contre une autre. Dans ce pays également, il y a des divisions, des séparations, et il y a un taux de natalité croissant, une misère, des conditions sordides, une dureté grandissante. L’homme est indifférent à tout ce qui peut arriver à son prochain, pourvu qu’il soit, lui, bien en sécurité. Lire la suite


Juil 18 2017

Libre de toute compréhension

Ne pas conclure en esprit et rester libre de toute compréhension.


Si la vérité est déjà vraie et l’illusion vide, nous devrions nous éveiller avant que cette journée ne s’achève. Cela est possible et ne devrait représenter qu’un juste retour à la normale. Tout dépend de combien nous entendons ce qui est dit ici, de combien nous sommes désireux de le constater dès à présent dans notre vie. Constamment, la vérité est tout aussi vraie et parfaite pour chacun. C’est donc chacun qui, à sa manière, la relativise et s’invente une impossibilité. Sommes-nous prêts à lâcher notre construction ?

http://www.denismarie.net


Juil 12 2017

UN MOT DE HOUANG-PO…

Houang-Po, maître tchan du IX ème siècle et ayant eu comme principal disciple Lin-Tsi (Rinzaï), dit un jour à un élève:

« Il n’y a rien hors de l’esprit, ni non plus dans l’esprit. Que cherchez-vous donc? »

Faut-il en déduire une stricte existence de l’esprit, de « l’esprit seul »? Que deviendrait un esprit sans objet et sans sujet? Que deviendrait une lampe sans rien à éclairer et personne pour l’éclairer elle-même? S’éclairerait-elle elle-même? D’où tirerait-elle ce besoin? Le soleil s’éclaire-t-il lui-même?

Nous commençons à comprendre que la conscience (ou l’esprit) ne trouve aucun appui sur lequel reposer son regard, rien de substantiel, aucune existence en elle, et bien sûr, aucun socle sur lequel elle-même puisse prendre appui, aucune existence en-dehors d’elle-même. Par conséquent, nous en venons à douter de sa propre réalité. Et par conséquent, la vérité ne repose pas sur l’esprit seul, ni sur elle-même mais sur sa venue à existence à une conscience non-préhensile. Pourquoi? Parce qu’il y a bien des formes, sans cesse, apparaissant, et qui sont non-deux avec l’esprit. Une interrelation, qui est le véritable sens, non l’objet seul ou la conscience seule. Mais ces formes demeurent insaisissables en elles-mêmes, inexistantes dans leur apparence, transparentes, sans consistance. Nous commençons à percevoir cette inexistence, ce vide, dans une conscience délivrée de son mode habituel d’appréhension direct et conceptuel, attaché. Lire la suite


Juil 12 2017

Virgil – C’est Vivre !

 
Récemment l’évangile de Judas a fait sensation. Il paraît que ce dernier n’était pas un traître. Pour pouvoir produire ce document, la science a dû rassembler les morceaux de papiers, les mettre ensemble, les rafistoler et y ajouter… Aujourd’hui on peut être un traître sans nécessairement être exécuté. Il semble que la vérité ne cesse de changer.
Tu me disais que ce que qui est intéressant dans la science et l’épistémologie c’est qu’elles nous apprennent à mieux penser et à distinguer un fait, une chose de son interprétation.
J’ai bien saisi ce que tu as dit, mais ça ne marchera pas. Vous n’y arriverez pas ! Si tu connais la raison d’un acte, comme, par exemple, pourquoi avoir commis un crime ; et si de plus, tu sais que le crime n’est pas permis : Alors, tu pourras, te demander comment et quoi faire pour mettre ce cerveau en ordre et respecter la loi. Mais qui a commis le crime et qui se pose ces questions ? C’est ce même cerveau en désordre. Et le fait que le cerveau dit : « ah oui, j’ai mal agi », ne sera pour lui que de la tolérance ajoutée. Et le désordre continuera. Le cerveau n’arrive pas à voir ce fait. Et ce n’est pas uniquement avec les lois de la société ou du respect de la nature, c’est avec tout.
Lorsque vous regardez une feuille d’arbre, par exemple, le cerveau se met directement à chercher. Que ferez-vous avec la science et l’épistémologie ? Vous allez chercher d’où vient cette feuille, comment elle est constituée etc. C’est donc de l’analyse. Mais si vous ne sentez pas avec votre corps, avec votre cœur vous ne serez pas libre de cela. C’est impossible. La feuille sera sentie alors comme faisant partie de toi. Il n’y a pas de mots. Ils doivent être inventés. Mais même après avoir compris ce qui a été énoncé on continuera encore à analyser et à analyser. Et après toutes ces analyses de la feuille ou de l’animal, on dira « ah oui! ». Et nous serons dans l’obligation de donner un nom à la découverte. Lire la suite

Juil 7 2017

La vie


Juil 5 2017

Science quantique et advaita (non-dualité) pointent dans la même direction

 

 


Juil 4 2017

A la recherche de la Vérité… (qui a dit que c’était de tout repos?)

A la recherche de la Vérité

Quand les gens recherchent la Vérité, ils ont souvent des idées préconçues au sujet de cette Vérité. Ils supposent, par exemple que trouver la Vérité leur apportera bonheur, succès et santé. Ils croient souvent que la Vérité entretiendra l’expression et le désir de leur égo. Ils peuvent penser que la Vérité existe pour faciliter leur vie et soutenir leur propre développement personnel, acquisition de pouvoir personnel etc… et les aidera à atteindre l’illumination.Mais de par sa nature même, la Vérité n’est pas la servante de l’égo. La Vérité n’existe pas pour apporter à l’égo bonheur, succès et santé. La Vérité ne peut pas être restreinte par les limites de la conscience de la personnalité. La Vérité reconduit les âmes à Dieu, à la Réalité et à la Divinité par la dissolution du moi égotique. Par conséquent, la Vérité conduit les âmes hors de la conscience égotique vers une conscience transcendantale de non-séparation, alors que la nature même du moi-je est la séparation. La Vérité cherche à s’exprimer dans le monde en appelant le fils prodigue à rentrer à la maison.Beaucoup de gens cherchent la Vérité – ou ce qu’ils conçoivent comme étant la Vérité – mais ils n’envisagent souvent pas qu’elle va remettre en question et finalement briser et démolir les choses mêmes qu’ils cherchent à atteindre en découvrant la Vérité ! Les gens chercheront la Vérité pour devenir plus puissants, pour satisfaire leur personnalité, mais en fait la Vérité neutralise le pouvoir et les plans de l’égo. Beaucoup de gens cherchent la Vérité pour trouver du bonheur, mais la Vérité détruit à la base toutes les satisfactions de la vie personnelle. Les gens cherchent la Vérité pour parvenir à l’illumination pour eux-mêmes, mais la Vérité dissout finalement le moi égotique pour permettre à l’illumination de se faire. 

Beaucoup de gens imaginent ainsi que la Vérité et l’Amour sont leurs servantes, mais quand on trouve la Vérité, on devient inévitablement le serviteur de la Vérité, – un serviteur du Divin, un disciple du Christ. Les gens s’imaginent que quand ils trouveront la Vérité, il sera possible de l’orienter à leurs propres fins, de l’utiliser pour leurs propres desseins. Mais quand on trouve et prend connaissance de la Vérité, sa réalisation est un processus continuel de dissolution et de désintégration de l’égo. Car ce que l’individu, l’égo séparé, veut et désire est l’opposé de la Vérité. Ce que l’égo essaie d’accomplir est l’opposé de la Vérité.

 

La plupart des gens préfèreraient être personnellement heureux et en sécurité dans leur sens d’un moi-je, plutôt que de connaître la Vérité et ainsi d’accueillir dans leur vie son influence qui a pour effet de démolir l’égo. Ils préfèreraient rester assis dans leur autosatisfaction ignorante plutôt que de considérer la nature de la Vérité, qui est toujours effrayante pour l’égo investi en lui-même. Car la Vérité dans son expression signifie la fin du moi égotique, et par conséquent la Vérité signifie aussi la fin du bonheur personnel. Car la Vérité appartient à la Divinité, à Dieu et à l’Esprit divin. Aller vers la Vérité, c’est aller vers Dieu, et aller vers Dieu c’est mourir à la nature personnelle et la laisser derrière soi pour toujours.

 

Ceci est une option qui peut être trop difficile à envisager pour beaucoup de gens. Ils préfèrent s’imaginer qu’ils peuvent aller vers Dieu et obtenir l’illumination tout en conservant beaucoup de tendances, préférences, désirs et habitudes personnelles. Ou, du moins, de garder leur individualité intacte avec ses buts et ses rêves. Beaucoup de gens croient qu’en travaillant dur sur eux-mêmes, ils peuvent mériter la faveur et la grâce de Dieu. Ainsi, alors que les gens disent qu’ils cherchent la Vérité, ils ont constamment des attentes sur ce qu’est cette Vérité et comment elle agit, ce qui à son tour les empêche de parvenir à un rapport humble avec la Vérité. Cependant, puisque la Vérité ne répond pas – et ne pourra jamais répondre – à leurs attentes personnelles, elle n’est pas reconnue en tant que telle quand elle vient et Appelle ; au lieu de cela, ils cherchent et s’en tiennent à un semblant de Vérité, à une apparence de Réalité. Ainsi les gens passent à côté de diamants parce qu’ils préfèrent voir seulement ce qu’ils veulent voir sur la base de leur propres idées et préférences personnelles, par conséquent ils ne reconnaissent pas toujours ce qui est réellement nécessaire sur le chemin qui mène à la Liberté.

 

Pour la plupart des gens la Vérité semble assez négative et « peu aimante » – quand elle les met en face de leurs désirs et plans personnels (ce qu’elle fera toujours). Car la Vérité est un destructeur du moi limité et égoïste, mais les gens veulent renforcer leur vie personnelle. La Vérité envoie le message que la vie personnelle se terminera, mais la plupart des gens ne veulent que s’enfermer et se protéger, ou s’agrandir, se développer en tant que soi, et ils peuvent utiliser la spiritualité justement à cette fin. La Vérité révèle la superficialité et la fausseté de la vie matérielle, mais les gens cherchent à créer quelque chose de nouveau et de meilleur dans leur vie matérielle. La Vérité montre la voie vers Dieu, mais les gens souhaitent seulement vivre une vie de gratification personnelle, de sécurité personnelle et de richesse personnelle. La Vérité révèle l’ inévitabilité de la mort, mais les gens souhaitent prolonger et enrichir leurs vies personnelles. La Vérité révèle un futur qui sera l’ Armaggedon, mais beaucoup de gens ne peuvent pas ou plutôt ne veulent pas voir au-delà des nouvelles du jour. La Vérité révèle un monde dangereux, mais les gens ne veulent considérer que leur sécurité personnelle.

 

Ainsi toute Vérité authentique est taxée de négative pour protéger le soi de l’inévitable. L’ego doit mourir – la Vérité est ainsi une meurtrière, elle est donc hostile. Nos buts personnels doivent être sacrifiés pour la Vérité – la Vérité semble ainsi peu aimable pour la plupart des gens. Cette civilisation ne durera pas – la Vérité est vue ainsi comme une vision négative de la vie. La planète et l’humanité doivent être purifiées de l’erreur et du confort temporel qu’il semble offrir – la Vérité est ainsi considérée avec effroi aussi bien pas les masses matérialistes que par celles intéressées par la spiritualité. Afin de connaître Dieu, nous devons nous abandonner à Dieu – la Vérité nie ainsi le libre arbitre tant prisé par l’humanité. Le monde est une construction temporaire, de même que le soi égotique – donc la Vérité n’offre ainsi aucune signification ou nourriture pour la vie de l’ego. Le « bien » de l’humanité doit être transcendé par le Bien de Dieu – la Vérité s’oppose ainsi au « bien » de l’humanité. Ce monde est un royaume de souffrance – la Vérité détruit ainsi le déni, et révèle le manque de bonheur et la souffrance. De toutes les manières, la signification de la Vérité est déformée et transformée en son contraire par ceux qui voudraient l’atteindre pour le soi.

 

Proportionnellement à la population humaine, il y a excessivement peu d’amis de la Vérité dans le monde aujourd’hui ; si peu en fait, qu’on peut à peine les trouver sur cette planète. Il sont peu nombreux ceux qui peuvent voir à travers les voiles et brumes de cette Terre enténébrée afin de distinguer la valeur et la nécessité absolue de la Vérité eu égard à leur Libération et un véritable et durable Bonheur. Peu nombreux sont ceux qui peuvent accepter la Vérité telle qu’elle est, sans qu’elle soit diluée, déformée et rendue plus acceptable pour les goûts et sensibilités de l’ego. Bien plus nombreux sont ceux qui préfèreraient s’imaginer que Dieu est leur serviteur personnel et que la Vérité est la clé de leur succès personnel.

 

Personne ne peut présenter la Vérité dans le monde aujourd’hui au grand public, telle qu’elle est, et s’attendre à ce qu’elle soit reconnue ou bien reçue. Car la Vérité est considérée comme l’ennemi du soi, et les gens sont dominés par le soi et l’égoïsme. Dans cette sombre ère toute la force du monde s’oppose à la Vérité. La substance même de la planète est imprégnée d’énergies qui s’opposent à la lumière libératrice de la Vérité. L’air même que nous respirons et la poussière sous nos pieds sont en opposition avec la Vérité. Toutes les créations de l’humanité : les bâtiments, voitures, usines, vêtements, fermes, églises, écoles, etc. irradient des énergies qui excluent l’Esprit divin. Toutes ces choses que l’humanité considère comme naturelles ou nécessaires, constituent une barrière obscure qui bloque la Lumière divine et l’Illumination spirituelle. Tel un brouillard envahissant, un voile épais a été jeté sur l’humanité au point que les yeux ne peuvent plus voir la Vérité ni ne veulent la voir, car les gens sont plutôt habitués à considérer leurs propres pieds qu’à lever les yeux vers le haut en direction du Divin. Toutes les créations subjectives des êtres humains : leurs sentiments et également leurs pensées forment un obstacle presque impénétrable pour la reconnaissance de la Vérité vivante. D’énormes nuages de pensées de matérialisme, gouvernement, religion organisée, spiritualité égoïste et science attirent dans leurs filets et conditionnent l’esprit humain de l’enfance à l’âge adulte ; peu sont capables de résister au pouvoir hypnotique de cet amas congelé de formes-pensées de milliards de gens et de leurs maîtres cachés dans les royaumes subtils. Il faut un esprit fort pour résister à la culture humaine, il faut un cœur encore plus fort pour remettre cet esprit entre les mains de la Volonté de Dieu.

 

Ainsi, en grande partie les gens ne cherchent pas réellement la Vérité. Ils n’aiment pas vraiment la Vérité. Car les gens ne veulent pas la Vérité, il ont plutôt peur, exècrent, détestent et rejettent la Vérité ; ils crucifieraient de nouveau le Christ. Cependant, c’est surtout la voix de la Vérité qui chuchote à leur oreille qui est simplement ignorée. Les gens pensent que peut-être s’ils ignorent la Vérité et leur conscience, elles vont finir par s’en aller. Alors ils pourront reprendre leur vie sans être dérangé par les considérations très perturbantes que la Vérité apporte dans la vie.

 

Les gens ne cherchent pas la Vérité. Ils cherchent les mensonges. Ceci est une des vérités que les gens ont de la peine à accepter et à voir en eux-mêmes. Car, avant que nous ne cherchions Dieu, la Réalité est la Vie, ce qui signifie la mort du soi, nous ne cherchons pas vraiment la Vérité. Et nous ne pouvons pas vraiment trouver la Vérité, tant que nous n’avons pas remis notre vie entre les mains de la guidance de l’Esprit dans notre cœur. Car il n’y a pas de Vérité en ce monde si ce n’est dans étincelle divine dans le cœur.

 

Les âmes qui sont lasses de ce monde et qui pleurent dans la souffrance d’être séparées de Dieu ; celles qui veulent être libérées de ce monde et du corps ; celles qui réclament profondément et désespérément la Libération – vont naturellement commencer à inviter la Vérité dans leur vie, parce que ce n’est qu’à ce moment là que l’Esprit divin saura que nous sommes prêts et que le temps est mûr. Alors les portes du Ciel s’ouvriront, la Lumière brillera, et la Vérité pourra commencer son œuvre de transmutation bienfaisante et de dissolution ultime du soi, afin de nous rendre libres.

De nous-les-dieux.org.

 

Où est la vérité ? Peut-être à l’origine, avant sa pollution par l’histoire.
« Il faut avoir beaucoup d’imagination, madame, pour dire la vérité, car on ne la connaît jamais tout entière ! « 
Sacha Guitry (1885-1957) – Toâ
– La beauté n’est pas un critère de vérité.
– Mais si. Est vrai ce qui est beau. Le reste est invention.
– Les critères de beauté sont fluctuants.
– La vérité aussi.
Amélie Nothomb – Péplum

 

B-calendrier-maya-completDav  « 2012un nouveau paradigme »

http://www.2012un-nouveau-paradigme.com/


Juil 2 2017

André Comte-Sponville, vérité et bonheur.

Pour voir le vidéo:
http://vimeo.com/17635189

André Comte-Sponville, vérité et bonheur. André Comte-Sponville, vérité et bonheur.
http://vimeo.com/17635189
www.savoirchanger.org


Juin 22 2017

SAINT DOUTE…

images36Pas vraiment de rapport, juste un moment « Fra Angelico »…

Aujourd’hui, nous entendons un certain nombre de choses, voici une petite liste:

« Ouverture inconditionnelle », « Être avec ce qui est », « Unité », « Tout est Conscience », « Tout est Un », « Vous êtes conscience », « Amour inconditionnel », « Il n’y a personne », « Plénitude de l’être », « Je suis », « il n’y a qu’être », « L’éveil est la non-identificationd e la conscience à la personne », etc… Pas trop le mal de mer? On continue la liste?

Non… Parce que tout cela, voyez-vous, n’est que points de vues. Il n’y a pas plus d’ouverture inconditionnelle que d’amour inconditionnel que de conscience en plénitude « que nous sommes » que d’être sans second que de plénitude ou de « il n’y a personne », pas plus qu’il n’y a de leur opposé. Voyez-vous, tout cela n’est que postures et, au fond, est totalement démontable. Donc, il peut être bénéfique d’accompagner tout cela d’un double doute: doute à l’égard de ces concepts (sans, donc, les rejeter violemment ni les adopter béatement), et un autre à l’égard des objets de l’ignorance ou la souffrance. Comme l’a énoncé Aryadeva dans ses « Quatre cents »:

« Si l’on entretient des doutes envers l’objet d’appréhension de l’ignorance, les liens de l’existence conditionnée en seront ébranlés ». Ce doute n’est bien sûr pas un doute agité, lié au chaos de la pensée ou du corps, mais un doute « discipliné », silencieux et vivant, pourrait-on dire, un doute en éveil, un scepticisme sans contrepartie, sans « arrêt ». Ce doute est également issu d’une véritable investigation, qui rend impossible, c’est-à-dire qui brûle littéralement le gosier à l’éructation de concepts tels ceux cités plus hauts.

Tout est Un? Ici, évacué. Tout n’est que multiplicité? Évacué également. Tout est conscience? Évacué à son tour. La conscience est ce qui crée toute chose? Évacué itou. Évacué, ici, ne veut pas dire nié, mais ne veut pas dire accepté comme LA vérité. Sentez-vous heureux de vivre sans réponse, c’est l’apanage d’un esprit en pleine maturité. Ceci, ce frémissement de l’être qui ne penche pas, ni ici ni là, mais qui vit en lui-même sans s’arrêter sur lui-même pour se connaître ou se fuir dégage un étrange parfum de…liberté. Alors ce n’est pas qu’il ne s’agit de ne jamais avoir d’opinion, mais voir que toute opinion n’est qu’un doute affirmé, donc délivré de sens et de valeur.

Tout ce qui a été énoncé plus haut peut à tout moment être retourné, tout. Par conséquent, tout n’est que de l’ordre d’une vérité conventionnelle, donc transitoire, donc non absolue. La recherche de l’absolu est une sorte de maladie nécessaire qui fait que le chercheur oublie de s’appuyer sur « là où il est ». Votre expérience est-elle que tout est un? Non? Alors pourquoi l’adopter parce qu’on vous l’a dit? Avez-vous l’expérience d’une conscience universelle, absolue, consciente de tout et d’elle-même, donc inconditionnelle et en plénitude? Non? Alors pourquoi adopter cela (ou le rejeter)? Qu’il nous soit permis, en toute liberté, de suivre l’enseignement qui nous échoit, avec un saint-doute, et voir ce qu’il en est.

Mais comment concilier une conscience en plénitude et le fait qu’elle crée tout ce qui est? Comment fonctionne la création dans le domaine artistique? Aucun artiste n’a jamais créé quoi que ce soit en état de plénitude et de parfaite satisfaction. Son moteur est le manque, la non-complétude. Une non-complétude qui se cherche et qui ne débouche jamais que sur une complétude en inter-connexion, et donc ne se trouve jamais de manière absolue. Eh bien en ce qui me concerne, il en est de même avec ce phénomène « particulier » qu’est la conscience. Si on accepte qu’elle crée le monde, ce qui au demeurant est nettement critiquable, nous devons admettre qu’elle est en situation de manque et de non-complétude, ça paraît évident. Par conséquent, comment un être (ici la conscience) qui se « partagerait » avec un non-être pourrait-il créer quoi que ce soit? Pour moi, l’univers n’est ni conscience ni non-conscience. Ayant évacué tout point de vue, il y a le sens d’un silence, conditionné MAIS conditionné par le « sans faille », un silence comme seule chute possible, et n’étant pas non plus une réponse, n’est-ce pas? Tous les points de vue, sans cesse se frottant à leurs opposés ayant été délaissés, un courant de liberté sans appui souffle, là, libre de connaissance et d’ignorance. Un doute « éclairé » à la fois sans appui et s’appuyant sur chaque maintenant…

Le chercheur n’étant jamais apparu, pourquoi devrait-il cesser? et l’ignorance? Et la souffrance? Et la liberté? Et la joie? Et le moi? Qui a une réponse à une question jamais apparue?

Alors partez d’où vous êtes, libres de vos concepts et de ceux que vous lisez, ici ou ailleurs. Et une autre question que « qui suis-je », à ceux, comme moi, qui ne se la sont jamais posée: « ce qui est là, en cet instant, pour lequel j’ai comme un doute, qu’est-ce que c’est vraiment? »

……..

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