Déc 5 2017

Mooji – L’Éveil, « ÇA » se déploie

 

 

Le monde tel que vous le percevez, la vie que vous pensez vivre et la personne que vous pensez être apparaissent au sein de la conscience que vous êtes véritablement. Comme conscience, vous êtes le témoin silencieux et impersonnel de tout ce qui se manifeste et apparaît. L’observation et l’expérience directe de cette vérité intemporelle est ce qu’on appelle la liberté ou l’éveil. Atma-vichara :Enquêter sur SA propre « NATURE », telle est l’invitation qui nous est lancée.

 


Déc 3 2017

Le Pont de l’Arc-en-Ciel


Déc 3 2017

Sens de la vie


Déc 3 2017

Citation du jour : Le chemin est le but

« Une fois que vous vous rendez compte que le chemin est le but et que vous êtes toujours sur le chemin pour ne pas atteindre un but, mais pour apprécier sa beauté et sa sagesse, la vie cesse d’être une tâche et devient naturelle et simple, une extase en elle-même. »

– Nisargadatta Maharaj

Source : http://cequiest.blogg.org
Photo : Photos Libres

Nov 29 2017

La fin de la jolie histoire

Pendant toute ma vie je me suis raconté une jolie histoire.

Cette histoire je l’appelais l’histoire personnelle de Cédric. Pour que l’histoire soit vraiment intéressante, il fallait que Cédric traverse bien des épreuves, fasse l’apprentissage du bien et du mal, du bonheur et du malheur. Et comme dans les films américains, il faut finir l’histoire par un « happy end ». Un jour le petit Cédric tombe sur un texte mystique et le petit Cédric est tout content, il tient enfin son « happy end » : « Je vais atteindre l’éveil ». Et la petite histoire pouvait continuer dans ma tête : « Un jour, moi Cédric je serai libéré, un jour moi Cédric, je serai pleinement accompli… ». Oui tout ceci n’était qu’une petite histoire que je me racontais dans la tête. Mais une jolie petite histoire :-)

Le seul moyen d’en finir avec la quête est de réaliser qu’il n’y a pas de chercheur.

« Vous réalisez que ce n’est pas vous qui vivez votre vie, mais la vie qui vous vit. La vie est le danseur et vous, la danse. »  -Eckhart Tolle

 http://jeux2role.blogspot.com


Nov 27 2017

Sucer toute la moelle de la vie

 

Je gagnai les bois parce que je voulais vivre suivant mûre réflexion n’affronter que les actes essentiels de la vie, et voir si je ne pourrais apprendre ce qu’elle avait à enseigner, non pas, quand je viendrais à mourir, découvrir que je n’avais pas vécu. Je ne voulais pas vivre ce qui n’était pas la vie, la vie est si chère ; plus que ne voulais pratiquer la résignation, s’il n’était tout à fait nécessaire. Ce qu’il me fallait, c’était vivre abondamment, sucer toute la moelle de la vie, vivre assez résolument, assez en Spartiate, pour mettre en déroute tout ce qui n’était pas la vie, couper un large andain et tondre ras, acculer la vie dans un coin, la réduire à sa plus simple expression, et, si elle se découvrait mesquine, eh bien, alors ! en tirer l’entière, authentique mesquinerie, puis divulguer sa mesquinerie au monde ; ou si elle était sublime, le savoir par expérience, et pouvoir en rendre un compte fidèle dans ma suivante excursion. Car pour la plupart, il me semble, les hommes se tiennent dans une étrange incertitude à son sujet, celle de savoir si elle est du diable ou de Dieu, et ont quelque peu hâtivement conclu que c’est la principale fin de l’homme ici-bas que de « Glorifier Dieu et de s’En réjouir à jamais ».

Encore vivons-nous mesquinement, comme des fourmis ; quoique suivant la fable il y ait longtemps que nous fûmes changés en hommes ; tels des pygmées nous luttons contre des grues ; c’est là erreur sur erreur, rapiéçage sur rapiéçage, et c’est une infortune superflue autant qu’évitable qui fournit à notre meilleure vertu l’occasion de se manifester. Notre vie se gaspille en détail. Un honnête homme n’a guère besoin de compter plus que ses dix doigts, ou dans les cas extrêmes peut-il y ajouter ses dix doigts de pied, et mettre le reste en bloc. De la simplicité, de la simplicité, de la simplicité ! Oui, que vos affaires soient comme deux ou trois, et non cent ou mille ; au lieu d’un million comptez par demi-douzaine, et tenez vos comptes sur l’ongle du pouce. Au centre de cette mer clapoteuse qu’est la vie civilisée, tels sont les nuages et tempêtes et sables mouvants et mille et un détails dont il faut tenir compte, que s’il ne veut sombrer et aller au fond sans toucher le port, l’homme doit vivre suivant la route estimée or, grand calculateur en effet doit être qui réussit. Simplifiez, simplifiez. Au lieu de trois repas par jour, s’il est nécessaire n’en prenez qu’un ;au lieu de cent plats, cinq ; et réduisez le reste en proportion (…).

Prête-t-on l’oreille aux plus timides mais constantes inspirations de son génie, qui certainement sont sincères, qu’on ne voit à quels extrêmes, sinon à quelle démence, il peut vous conduire ; cependant au fur et à mesure que vous devenez plus résolu comme plus fidèle à vous-même, c’est cette direction que suit votre chemin. Si timide que soit l’objection certaine que sent un homme sain, elle finira par prévaloir sur les arguments et coutumes du genre humain. Nul homme jamais ne suivit son génie, qui se soit vu induit en erreur. En pût-il résulter quelque faiblesse physique qu’aux yeux de personne les conséquences n’en purent passer pour regrettables, car celles-ci furent une vie de conformité à des principes plus élevés. Si le jour et la nuit sont tels que vous les saluez avec joie, et si la vie exhale la suavité des fleurs et des odorantes herbes, est plus élastique, plus étincelante, plus immortelle – c’est là votre succès. Toute la nature vient vous féliciter, et tout moment est motif à vous bénir vous-même. Les plus grands gains, les plus grandes valeurs, sont ceux que l’on apprécie le moins. Nous en venons facilement à douter de leur existence. Nous ne tardons à les oublier. Ils sont la plus haute réalité. Peut-être les faits les plus ébahissants et les plus réels ne se voient-ils jamais communiqués d’homme à homme. La véritable moisson de ma vie quotidienne est en quelque sorte aussi intangible, aussi indescriptible, que les teintes du matin et du soir. C’est une petite poussière d’étoile entrevue, un segment de l’arc-en-ciel que j’ai étreint.

 

Henri David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois, Gallimard, 1922, L’imaginaire, 1990, pp. 90-91 et 215

http://www.caute.lautre.net/spip.php?article1706


Nov 23 2017

NDE La vie aprés la vie

Regarder et écouter, ça donne pratiquement le goût de mourir, magnifique témoignage d’un québécois qui a vue la mort de près.

La vie c’est tout un challenge (défi), il faut la vivre! Gougou.


Nov 23 2017

Placide Gaboury répond aux questions sur le bonheur

Placide Gaboury

1- Qu’est-ce que signifie le bonheur pour vous ?

Le bonheur n’est pas un sujet que je traite beaucoup dans mes livres, cependant c’est peut-être le seul sujet qui intéresse vraiment les gens : comment être heureux, comment fuir le malheur. Le bonheur, est-ce que c’est quelque chose, est-ce que c’est comme le plaisir ou la satisfaction ?. Si on interroge les gens heureux, ils ne savent pas habituellement pas quoi dire, ils ne savent pas pourquoi ils sont heureux. C’est peut-être ça un indice du bonheur. Les gens sont portés à voir le bonheur comme un plaisir tout d’abord, et que dès qu’ils ont eus du plaisir, ils diront qu’ils ont été heureux alors que ce n’était qu’un bien-être émotif. Quand on a eu du plaisir, du «fun», comme on dit au Québec, on associe cela au bonheur. Il y a le petit bonheur de Félix Leclerc, puis il y a les grands bonheurs avec un grand B, cela veut dire une vie heureuse, ce qui est bien différent du plaisir, d’une série de plaisirs ou d’un moment de plaisir. Alors, on peut se poser des questions et se demander si le bonheur vient d’ailleurs ou de quelqu’un d’autre, est-ce qu’il vient de la possession d’une chose ou d’un événement qui pourrait arriver dans l’avenir ?. Les objets qu’on a obtenu nous ont rendu heureux aussi longtemps qu’on les regarde, car ils représentent des valeurs sentimentales. Mais ce n’est pas ces objets qui nous rendent heureux, c’est qu’ils représentent pour nous des moments de bonheur. Le bonheur, ce n’est pas ces objets, c’est nous qui le donnons à ces objets, c’est nous qui les rendons heureux. Ce n’est qu’un symbole de bonheur. Le bonheur n’est pas dans les objets apparemment, car autrement, il faudrait être entouré d’objets agréables que l’on aime pour être toujours heureux. Mais on a tous eu ces objets agréables qui, pour un moment, nous ont rendu heureux, et après, on s’est ennuyé. Ce n’est peut-être pas ça le bonheur.

 

2- Est-ce que quelqu’un peut me rendre heureux ?

Souvent, on pense qu’une personne peut nous donner le bonheur. Le bonheur, ce n’est pas quelque chose qui court les rues, mais il y a beaucoup de gens qui courent les rues pour le trouver. C’est souvent vu comme quelque chose qui vient d’ailleurs : quand j’aurai fait telle chose, quand je serai divorcé, quand mes enfants seront partis, je serai heureux. Évidemment, ce n’est jamais le cas. Le bonheur n’est pas un objet, c’est peut-être ça qui est une grave erreur, de le voir comme une chose, un bien de consommation, alors que ce n’est pas du tout cela. Est-ce que l’on peut forcer quelqu’un à nous aimer ou a-t’on essayé de demander au ciel ou à des saints un coup de foudre, une personne qui nous rendrait heureux. Beaucoup de gens s’ennuient à mort, ils voudraient avoir quelqu’un qui partage leur vie ou qui les accompagne. On ne peut pas obtenir cela.

Un astrologue qui vous prédit une rencontre heureuse pour ce mois ou cette année, ne fera que vous faire vivre une période d’attente qui justement, bloquera le processus. C’est peut-être là un indice du bonheur. L’attente d’une chose, d’une situation, d’une personne ou d’une faveur quelconque de la vie. Mais quand on est dans l’attente, on souffre. On ne peut pas obtenir tout cela comme on ne peut obtenir l’amour de quelqu’un, ni obtenir la vie, car elle est donnée. Ce n’est même pas la mère qui donne la vie, c’est son corps qui donne la vie à un autre corps mais elle-même ne sait pas comment faire ça. La vie n’est pas obtenue, on ne la possède pas car ce n’est pas un bien qu’on a acquis, on ne peut pas l’acheter. On ne peut pas acheter l’amour comme on ne peut pas obtenir la guérison. On ne peut même pas obtenir le sommeil car il ne se commande pas.

On ne peut pas obtenir l’inspiration par la force, ni un coup de foudre. Lire la suite


Nov 15 2017

Une conception de vie à refaire

« Voilà pourquoi j’ai tout lâché! » – Gougou

Le sentiment de privation envahit le quotidien : privation par rapport à un passé injuste qui n’a pas donné son tribut d’affection, privation par rapport à un avenir sans avenir, privation par rapport à un milieu extérieur qui n’offre ni appartenance ni sécurité, privation par rapport à un milieu intérieur fait d’incertitude et de culpabilité. Privé d’un avant nourrissant et d’un après prometteur, d’un dehors rassurant et d’un dedans qui soit fort, chacun de nous, à des degrés divers, éprouve la difficulté de vivre son présent et d’occuper son espace.

Le sentiment de privation accentue avec le temps des impressions de vide, de lourdeur et de fermeture qui constituent pour l’essentiel exactement le contraire d’une vie vivante.

Impression de vide

Le vide intérieur est difficile à décrire précisément parce qu’il n’est rien. Il se reconnaît au fait que rien n’est ressenti. C’est le constat qu’il ne se passe rien. Alors il faut agir. Il faut que quelque chose arrive, il faut rencontrer des circonstances qui vont occuper ce vide car, sans cet extérieur à soi, il se produit une sorte de néant.

L’individu a donc tendance à se concevoir comme un vide à remplir : il fume, boit et mange, non par plaisir mais par une sorte de fatalité. Il s’installe dans la vie en adoptant le point de vue du contenant. Il reçoit des images, des sons, des stimulations. Il entend des opinions, il assimile de l’information. Il voit sur l’écran les rêves des autres, il regarde vivre.

Son manque à être se dissimule aussi dans l’envie insatiable de posséder, d’obtenir des privilèges, d’avoir du prestige et du pouvoir.

Son manque à être se dissimule aussi dans le bavardage et la turbulence. Il se remplit de mots. Il se laisse intoxiquer par les abstractions. Il fait siennes les modes qui passent, qu’elles soient vestimentaires ou religieuses.

Ce sont là des formes de consommation qui trouvent leur origine dans la peur du vide, dans l’appréhension de mort que laissent le silence et l’inaction. Lire la suite


Nov 3 2017

Jacques Lusseyran (1924/1971)


JL_copier

     La vie intérieure, c’est cela :
c’est savoir que la paix n’est pas dans le monde, mais dans le regard de paix que nous portons sur le monde.

       C’est savoir que la joie n’est pas dans le monde comme des dragées dans une bonbonnière, et qu’il suffit d’attendre qu’une société enfin parfaite, ou des appareils, enfin complets, remplissent la bonbonnière. C’est savoir que la joie n’est jamais pour demain, mais pour aujourd’hui, ou alors qu’elle ne sera pas. Être bien sur que les évènements, même les plus doux, la campagne, même la plus fleurie, la paix civile, même la plus durable, ne la donneront jamais. Et cela pour la simple raison que nous l’avons déjà.

Jacques Lusseyran

http://fourques.canalblog.com/