Avr 12 2017

On n’a plus le temps de vivre! La sagesse de la lenteur…

Depuis que le philosophe Pierre Sansot a vendu à plus de cinquante mille exemplaires son “ bon usage de la lenteur ”, la mode du ralentissement a atteint la France. Mais, est-ce une mode ou un retour à la sagesse ?

On n’a plus le temps de vivre !

Ce n’est pas un scoop : on n’a plus le temps de vivre ! Depuis l’entrée dans l’ère industrielle, tout le monde s’est mis à courir après le temps. Réveil matin stridulant, café avalé en vitesse sur un coin de table ou de zinc, transports en commun bondés, rendement professionnel maximum, fast food, téléphone omnisonnant, carnet de rendez-vous sursaturé et encombrements de la circulation, vie familiale à peine esquissée mais pourtant souvent ressentie comme envahissante… et donnez-nous notre somnifère quotidien pour arriver à dormir après tout ça !

Non, la vie moderne n’est vraiment pas un long fleuve tranquille ! Et personne n’échappe à l’agitation, ni les enfants à qui l’on impose des rythmes scolaires avant tout conçus pour leur apprendre à être conforme, c’est à dire, aujourd’hui, à s’agiter, ni les retraités pour qui arrêter de s’agiter semble être synonyme de mourir. Lire la suite


Avr 10 2017

De la foi à la joie

Par Richard Moss.

Si le but de la transformation est de devenir un être humain, une question évidente se pose : Comment peut se communiquer cette humanité vraie et authentique ? Ma réponse est la suivante : le plus grand cadeau que nous puissions nous faire les uns aux autres est la qualité de notre attention. Quand notre attention est enracinée dans la tranquillité universelle, au cœur de notre vraie nature, nous voyons les autres comme des parts de l’infini, participant au mystère. Cette qualité d’attention ouvre à une toute nouvelle vitalité qui n’est plus un transfert de nous vers l’autre mais un appel dans l’autre créé par le seul fait d’être disponible à cette attention plus profonde. Chaque fois que l’un d’entre nous va plus en profondeur, il y invite tous ceux qui l’entourent. C’est la grande voie par laquelle la vraie transformation est contagieuse […] Il naît avec cette attention grandissante un sens que le spirituel n’est pas dans les phénomènes paranormaux, ou dans ce qui se passe dans les lieux de culte, sur le Machu Pichu, les pyramides ou un quelconque lieu de pèlerinage New Âge. Le Sacré est partout. Tout est sacré. Et chacun de nous est une part de ce processus du sacré.

Pour comprendre la notion de plus grande énergie, nous devons considérer que ce que nous appelons ego humain, qui nous donne l’impression d’être un « moi » séparé, est en réalité un moyen de filtrer et même de réprimer une immense vitalité. L’éveil est le processus par lequel la structure de l’ego ordinaire est progressivement dissoute dans une relation avec un plus vaste niveau de conscience, dont nous sommes issus et auquel nous retournerons. C’est à la fois un processus de régression et d’affaiblissement des structures de l’ego définissant le soi séparé, un lâcher-prise et un état permettant de devenir transparent à la Source Universelle.

Dans un premier temps, vivre ce processus est un défi, avec des pics extrêmes dans les hauts et les bas. Mais avec le temps, il s’intègre et se stabilise et nous voyons une vie humaine qui a beaucoup plus de sens qu’auparavant. Quelque chose irradie, une présence plus vivante, une vitalité, une énergie, un calme et une joie tranquille.

Nos vies sont très brèves. Mais vivre en nous engageant à plus de profondeur, c’est reconnaître que nous avons écouté ce que la vie nous demande vraiment. Devenir le disciple de cette immense opportunité est le plus grand cadeau que la vie peut nous faire et notre plus grand privilège.

Richard Moss.

Source originale (article complet). Vu sur Du Tout et du Rien.

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source)

Photo en illustration avec l’aimable autorisation de Michel Corboz.


Mar 16 2017

comment vivre dans une société matérialiste

Psychiatre et psychothérapeute, Christophe André dénonce la société matérialiste dans laquelle nous vivons. « Il faut arrêter de faire des choses » car selon lui cela pousse l’homme à l’ anxiété et au mal-être. Interviewé

 

 


Mar 3 2017

Vivre la médiocrité qui révèle l’ultime en nous

 

Vivre la médiocrité qui révèle l'ultime en nous | kwatsu ! | Scoop.it

Se familiariser avec cette disponibilité aux instants de la vie. Je n’ai pas besoin de changer quoi que ce soit en moi : mes peurs, mon arrogance, mes prétentions, mes limites, tout cela m’est nécessaire pour pressentir le sans-limite.

Tout change, mais aucun changement autre que celui qui apparaît dans l’instant n’est nécessaire. Toutes les énergies qui étaient utilisées pour créer, pour s’approprier, vont aller s’asseoir dans cette disponibilité. Là, il y aura création véritable. Cette création est célébration : une création qui rend grâce, pas une création qui affirme.

La spiritualité est un concept. Ce que les gens projettent dans la prétendue spiritualité, à six ans ils le projetaient dans leur équipe de scouts, à dix dans leur équipe de foot, à vingt dans la politique et à trente dans le mariage …
Ce manque que l’on a essayé de combler par une poupée, un train électrique, une bonne note à l’école, une carrière, un enfant, on le projette ensuite dans la spiritualité. C’est le pot-pourri de toutes nos peurs. Chacun, selon la forme de ses anxiétés, se trouve attiré par un certain type de spiritualité. Quand c’est présent, il faut le respecter ; mais ce n’est rien d’autre que la peur.

La vraie spiritualité est un remerciement. Maître Eckhart fait une différence entre la vraie prière, prière du cœur, célébration de l’accomplissement divin, et la prière qui vient du manque, qui essaie de demander une rectification. Cette dernière n’est pas une prière, mais une forme d’abcès.

La vraie prière est remerciement. La vraie spiritualité est un non-dynamisme qui s’incarne dans une disponibilité de chaque instant. Quand le cancer, la maladie, la naissance, la violence, l’émotion vient, être disponible : là se trouve la profondeur.

Les scouts, la politique, la spiritualité, l’enfant, l’équipe de rugby ont leur place, sinon cela n’existerait pas. Vouloir se libérer de tous ses problèmes pour devenir spirituel, pour devenir «éveillé», aussi. Ces règles, ces références, ces savoirs sont issus de la peur.
Vient un moment où vous n’avez plus besoin de vous chercher dans les différents courants de la vie. C’est vous qui éclairez la spiritualité, non l’inverse. C’est votre clarté qui vous fait comprendre profondément ce qu’est la politique, la paternité, la violence, la maladie, le bouddhisme, l’islam. Votre clarté éclaire tout cela.

Et, là, il n ‘y a plus de mot, plus de direction, de savoir, d’école, de ligne, d’enseignement et, surtout, plus de personne spirituelle. Seule reste une non-séparation.

Comprendre qu’il n’y a rien à comprendre, rien à acquérir. Je n’ai pas besoin d’inventer des outils pour faire face à la vie, de créer des moyens de défense ou d’appropriation pour faire face aux situations.

Regarder honnêtement ce qui est là, ce qui éveille en moi la peur, l’anxiété, la prétention, la défense. Clairement, accepter mes prétentions, mes limites. Ces limites vont refléter la non-limite.

Il faut vivre la médiocrité : elle révèle l’ultime en nous. Quand je refuse la médiocrité, quand j’imagine, que je projette un supérieur ou un inférieur, des choses spirituelles qui devraient me libérer de la vie quotidienne, là, je suis dans un imaginaire. C’est une forme de psychose. La médiocrité est l’essentiel-la médiocrité selon mes concepts.

Fonctionner journellement : manger, dormir, aimer, voir, sentir, regarder. Laisser toutes les émotions vivre en nous. Rien à défendre, à affirmer, à savoir. Je n’ai besoin de rien pour pressentir ce qui est primordial. Inutile de changer quoi que ce soit en moi.

Certaines découvertes sont à faire et à oublier dans l’instant. Et pour la personne, c’est la terreur, car l’ego a besoin de s’approprier des qualifications : être spirituel, méditer, se libérer.

 

Eric Baret – De l’abadon – Editions Les deux océans

http://www.scoop.it/t/kwatsu


Fév 24 2017

Virgil – C’est Vivre !

 
Récemment l’évangile de Judas a fait sensation. Il paraît que ce dernier n’était pas un traître. Pour pouvoir produire ce document, la science a dû rassembler les morceaux de papiers, les mettre ensemble, les rafistoler et y ajouter… Aujourd’hui on peut être un traître sans nécessairement être exécuté. Il semble que la vérité ne cesse de changer.
Tu me disais que ce que qui est intéressant dans la science et l’épistémologie c’est qu’elles nous apprennent à mieux penser et à distinguer un fait, une chose de son interprétation.
J’ai bien saisi ce que tu as dit, mais ça ne marchera pas. Vous n’y arriverez pas ! Si tu connais la raison d’un acte, comme, par exemple, pourquoi avoir commis un crime ; et si de plus, tu sais que le crime n’est pas permis : Alors, tu pourras, te demander comment et quoi faire pour mettre ce cerveau en ordre et respecter la loi. Mais qui a commis le crime et qui se pose ces questions ? C’est ce même cerveau en désordre. Et le fait que le cerveau dit : « ah oui, j’ai mal agi », ne sera pour lui que de la tolérance ajoutée. Et le désordre continuera. Le cerveau n’arrive pas à voir ce fait. Et ce n’est pas uniquement avec les lois de la société ou du respect de la nature, c’est avec tout.
Lorsque vous regardez une feuille d’arbre, par exemple, le cerveau se met directement à chercher. Que ferez-vous avec la science et l’épistémologie ? Vous allez chercher d’où vient cette feuille, comment elle est constituée etc. C’est donc de l’analyse. Mais si vous ne sentez pas avec votre corps, avec votre cœur vous ne serez pas libre de cela. C’est impossible. La feuille sera sentie alors comme faisant partie de toi. Il n’y a pas de mots. Ils doivent être inventés. Mais même après avoir compris ce qui a été énoncé on continuera encore à analyser et à analyser. Et après toutes ces analyses de la feuille ou de l’animal, on dira « ah oui! ». Et nous serons dans l’obligation de donner un nom à la découverte. Lire la suite

Fév 20 2017

Frédéric Lenoir : « Exister est un fait, vivre est un art »

Le rédacteur en chef du « Monde des religions », auteur d’un nouveau « Petit traité de vie intérieure », philosophe et historien des religions, livre le fruit de trente années de recherches et d’expériences.

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Ingrid Hoffmann / Opale

Ce touche-à-tout de Dieu, spécialiste des sagesses philosophiques ou religieuses, auteur de livres sur le Da Vinci code comme sur le bouddhisme, le christianisme ou le nomadisme spirituel, est depuis trente ans à l’écoute de nos aspirations profondes. La principale, aujourd’hui, à ses yeux : celle d’une vie intérieure digne de ce nom.

“« A nous de prendre conscience que pour bien vivre, nous pouvons faire un travail sur nous, que nous pouvons faire de notre existence une œuvre d’art. »”

- A quelles attentes supposées de vos contemporains correspond votre « Petit traité de vie intérieure » ?

Désormais, nous savons que posséder de plus en plus d’objets ne nous rendra pas heureux. Changer de voiture ou de téléphone portable nous fait plaisir dix minutes. Nous sommes d’éternels insatiables. Nous sentons aussi les limites de l’argent roi et des déséquilibres que cette logique produit sur le plan économique.

A côté de cela, beaucoup de gens sont déçus par la religion, attendaient d’elle qu’elle apporte des réponses aux questions du sens de la vie. Au lieu de cela, elle apparaît comme dogmatique, apportant des réponses toutes faites, décalées par rapport à l’évolution de la société. Qui plus est, créant violence et conflits.

Entre, d’un côté le matérialisme et de l’autre la religion dogmatique, les gens sont à la recherche d’autre chose, qui soit une réponse aux questions essentielles que tout être humain se pose.

Comment fonder sa vie sur de vraies valeurs ? Comment être heureux, utile aux autres ? Qu’est-ce qu’une vie réussie ? Nous nous rendons compte que les signes intérieurs de richesse ont plus de valeur que les signes extérieurs. Lire la suite


Fév 7 2017

Faites vivre l’Amour et la Joie, simplement…

Documentaire sur Marc Vella, exceptionnel être vibrant d’amour et de lumière, à l’origine de la « Caravane amoureuse » qui lui offre la possibilité d’exprimer son humanité et sa joie de la rencontre.


Fév 3 2017

Vivre les yeux ouverts (si vous aviez qu’un seul texte à lire aujourd’hui,c’est lui)

par Michel Siciliano

Article paru dans le n°87 de la revue 3eme Millénaire
« Être soi-même n’exige pas de compréhension spéciale, seulement la volonté de se voir tel qu’on est vraiment. » Guy Finley

Question : Pourquoi les illusions, et où naissent-elles ?

Les illusions sont les voiles qui nous empêchent de voir la réalité, les filtres qui colorent la réalité pour en faire notre réalité.

Sur un chemin spirituel pour devenir qui nous sommes, une des premières étapes du travail que nous avons à faire est de mettre à jour ces illusions, de les voir, les reconnaître. Ensuite, il s’agit de nous mettre en action pour qu’une fois ces illusions devenues conscientes, nous puissions avoir le choix de ne plus nous laisser mener, emmener, leurrer, par elles. Retrouver le choix de nos actions nous demandera une certaine pratique, appuyée par l’attention, l’intention, la vigilance, la patience, la persévérance.

Ces filtres viennent de notre éducation, des empreintes parentale et sociale, qui nous façonnent selon des attentes particulières. Ainsi et de manière générale, nous apprenons à être non pas ce que nous sommes, mais ce que l’on attend de nous. Lire la suite


Jan 12 2017

Soyez flexible comme le roseau


la loi du moindre effort

L’intelligence de la nature prend le chemin

Du moindre effort… Elle fonctionne

Avec insouciance, harmonie et amour.

Nous récolteront ce que nous avons semé.

Lorsque nous exploitons les forces

De l’harmonie, de la joie et de l’amour,

Nous créons naturellement le succès

Et la bonne fortune.

 

Un être intégral soit sans aller, voit

Sans regarder, et accompli sans agir.

Lao Tseu

La quatrième loi spirituelle du succès est la Loi du Moindre Effort. Cette loi se fonde sur le fait que l’intelligence de la nature fonctionne sans aucun effort, dans une insouciance pleine d’abandon. ce principe est celui de la moindre action, de la non-résistance. Il est donc celui de l’harmonie et de l’amour. lorsque nous avons appris cette leçon de la nature, nos rêves se réalisent d’eux-mêmes.

Si vous observez la nature au travail, vous verrez qu’elle suit le chemin du moindre effort. L’herbe n’essaie pas de pousser; elle pousse. Les poissons n’essaient pas de nager; ils nagent. Les fleurs n’essaient pas de fleurir; elles fleurissent. Les oiseaux n’essaient pas de voler; ils volent. Ils obéissent à leur nature intrinsèque. La Terre n’essaie pas de tourner autour de son axe; c’est la nature même de la Terre que de tourner à une vitesse vertigineuse et de foncer à travers l’espace. la félicité est la nature des bébés. Briller est la nature du soleil. La nature des étoiles est d’étinceler et de scintiller. La nature de l’homme est de donner à ses rêves une manifestation et une forme matérielle, ceci sans effort, naturellement.

Dans la science védique, la vénérable philosophie de l’Inde, ce principe est connu en tant que principe de l’économie d’effort, ou << Faire moins et accomplir plus >>. Il conduit au stade ultime où sans rien faire, vous accomplissez tout. Il permet à l’idée la plus fragile de trouver sa manifestation, sans qu’il en coûte le moindre effort. Ce qui est communément appelé un << miracle >> est en réalité une expression de la Loi du Moindre Effort.

L’intelligence de la nature fonctionne sans difficulté, sans friction, spontanément. Elle n’est pas linéaire; elle est intuitive, holistique et féconde. Donc, lorsque vous êtes en harmonie avec la nature, lorsque vous vous fondez sur la connaissance de votre vrai Moi, vous devenez capable d’utiliser la Loi du Moindre Effort.

La nature est construite par l’énergie de l’amour. lorsque vous actions sont motivées par l’amour, elle ouvrent le chemin du moindre effort. Si vous recherchez le pouvoir et le contrôle sur autrui, vous gâchez l’énergie. lorsque vous désirez l’argent ou le pouvoir pour vous seul, vous empêchez le flux de l’énergie de venir vers vous et cous interférez avec l’expression de l’intelligence de la nature. Mais lorsque vos actions sont motivées par l’amour, votre énergie se multiplie et s’accumule – et le surplus d’énergie dont vous bénéficiez et que vous pouvez utiliser peut être canalisé pour créer tout ce que vous souhaitez, ce qui inclut une richesse illimitée.

Voyez votre corps physique comme un dispositif de contrôle de l’énergie: il peut la produire, la stocker et dépenser l’énergie d’une manière utile, alors vous pouvez créer n’importe quelle quantité de richesse. L’attention à l’ego consomme une quantité énorme d’énergie. lorsque votre point de référence interne est votre ego, lorsque vous désirez le pouvoir et le contrôle sur autrui, ou lorsque vous recherchez l’approbation d’autres personnes, vous gâchez complètement l’énergie.

Mais une fois libérée, cette dernière peut être canalisée et utilisée pour créer tout ce que vous désirez. Si votre point de référence interne est votre esprit, si vous êtes immunisé contre les critiques et demeurez sans inquiétude en face de n’importe quel défi, vous êtes en mesure de vous laisser emporter par le pouvoir de l’amour. alors vous pouvez utiliser l’énergie de manière créatrice et faire l’expérience de l’abondance et de l’évolution.

dans Voir, Don Juan dit à Carlos Castaneda: << … La plupart de ton énergie te sert à conforter ta propre importance… Si nous étions capables de perdre un peu de cette importance, deux choses extraordinaires nous arriveraient. Tout d’abord, nous libérerions cette énergie de la tâche de maintenir l’idée illusoire de notre grandeur; et deuxièmement, nous pourrions l’utiliser pour jeter un coup d’œil sur la magnificence de l’univers.>>

Trois composantes forment la Loi du Moindre Effort – trois manière d’agir qui permettent la mise en œuvre du principe << Faire moins et accomplir plus >>.

La première est l’acceptation. elle suppose simplement que vous preniez la décision suivante: << Aujourd’hui j’accepterai les personnes, les situations et les circonstances telles qu’elles se présenteront >>. Je saurai que ce moment est comme il devrait être, parce que l’univers entier est comme il devrait être. Cet instant, celui dont vous faites en ce moment l’expérience, est le point culminant de tous les instants dont vous avez fait l’expérience dans le passé. Il est ce qu’il est parce que l’univers entier est ce qu’il est.

Lorsque vous vous révoltez contre ce moment, vous vous révoltez contre tout l’univers. Vous pouvez donc décider qu’aujourd’hui, en ne vous rebellant plus contre l’instant, vous cesserez d’accuser l’univers. Votre acceptation sera donc totale et complète. Vous accepterez les choses comme elles sont, et non comme vous auriez voulu qu’elles soient à ce moment-là. Il est important que vous le compreniez: vous pouvez souhaiter que les choses soient différentes dans le futur, mais en ce moment, vous devez accepter les choses comme elles sont.

Lorsque vous vous sentez frustré ou énervé par une personne ou par une situation, souvenez-vous que vous n’êtes pas en train de réagir à la personne ou à la situation, mais aux sentiments que font surgir en vous cette personne ou cette situation. Ce sont vos sentiments. Ils ne viennent pas d’une autre personne. Lorsque vous reconnaissez et comprenez cette réalité profondément, vous êtes prêt à prendre la responsabilité de ce que vous ressentez et à changer. Si vous pouvez accepter les choses comme elles sont, vous êtes désormais en mesure d’assumer l’entière responsabilité de votre situation face à tous les événements que vous considérez comme des problèmes.

Ceci nous conduit à la deuxième composante de la Loi du Moindre Effort: la responsabilité. Que signifie ce mot? Il veut dire ne blâmer personne – ce qui inclut vous-même – ni quoi que ce soit pour votre situation. Si vous acceptez la circonstance, l’événement, le problème, cette prise de responsabilité vous apporte la capacité de trouver une réponse créative à la situation telle qu’elle est aujourd’hui. Chaque difficulté contient les graines de l’opportunité. Ce type d’attention vous permet donc de saisir le moment et de le transformer en une réalité ou en une situation meilleure. Si vous appliquez ce principe, tous les bourreaux et tous les tyrans deviennent vos professeurs.

La réalité est une interprétation. Si vous choisissez d’interpréter la réalité selon ce principe, vous serez alors entouré d’un grand nombre de professeurs et de nombreuses opportunités d’évolution. à chaque fois que vous serez confronté à un tyran, à un bourreau, à un professeur, à un ami ou à un ennemi ( mais il s’agit de la même chose ), n’oubliez pas que: << Ce moment est ce qu’il devrait être >>. Toutes les relations que vous attirez à ce moment précis sont précisément celles dont vous avez besoin. Il y a un sens caché derrière chaque événement. Ce sens caché est au service de votre propre évolution.

La troisième composante de la Loi du Moindre Effort est l’abandon. celui-ci vous propose de laisser tomber le besoin de convaincre ou de persuader les autres de la justesse de votre point de vue. De cette manière, votre attention abandonne ses défenses. Si vous observez les gens autour de vous, vous verrez qu’ils passent quatre-vingt-dix pour cent de leur temps à défendre leurs opinions. Si vous renoncez à le faire, ce renoncement même vous donnera accès à une énorme quantité d’énergie, une énergie que vous aviez jusqu’alors gâchée.

Lorsque vous vous tenez sur la défensive, lorsque vous condamnez les autres et n’acceptez pas de vous abandonner au moment présent, votre vie rencontre de la résistance. À chaque fois que vous sentez une résistance, prenez conscience de ceci: si vous forcez la situation, le résistance grandira. Quel bénéfice y a-t-il à rester rigide comme le chêne qui se brisera et s’effondrera dans la tempête? Choisissez plutôt d’être flexible, comme le roseau qui survit parce qu’il ploie sous l’orage.

Renoncez complètement à défendre votre point de vue. En n’ayant rien à défendre, vous empêcherez la naissance des conflits. Si vous persévérez – si vous cessez de vous battre et de résister – vous vivrez le présent dans son unité, sa complétude, ce qui est un don. Retenez cette réflexion, que j’ai entendue un jour: << Le passé est une histoire, le futur un mystère; le moment présent est un don. C’est pourquoi ce moment est appelé « présent » >>

Si vous embrassez le présent et devenez un avec lui, si vous vous fondez en lui, vous connaîtrez le feu, l’étincelle, le scintillement de l’extase qui palpite en chaque être sensible. Lorsque vous connaissez l’exultation de l’esprit qui se trouve en tout ce qui est vivant, lorsque vous devenez intime avec elle, la joie naît en vous. Et vous vous débarrassez de la terrible charge, de l’encombrement que représentent le besoin de se défendre, le ressentiment et la capacité à souffrir. Et votre cœur s’illumine, heureux et libéré de tout souci.

Cette liberté simple et joyeuse emplira votre cœur de la certitude que ce que vous désirez est accessible. Ceci, parce que votre volonté aura atteint le niveau de la joie et quitté celui de l’anxiété ou de la peur. Et vous n’aurez besoin d’aucune justification. Vous n’aurez qu’à vous déclarer à vous-même votre intention, et vous connaîtrez à chaque instant la plénitude, la joie et une véritable liberté.

Engagez-vous à suivre le chemin de la non-résistance. C’est lui que prend l’intelligence de la nature, celui par lequel elle se manifeste, sans aucune friction, sans aucun effort. Lorsque vous vivez le merveilleuse combinaison de l’acceptation, de la responsabilité et de l’abandon, vous vivez le flux de la vie. Vous n’avez plus d’effort à faire.

Si vous restez ouvert à tous les points de vue – sans être rigidement attaché à aucun – vos rêves et vos désirs s’écoulent par le même chemin que ceux de la nature. Vous pouvez alors libérer vos intentions, en les détachant de vous-même. Vous n’aurez plus qu’à attendre qu’elles fleurissent à le réalité. Soyez certain que lorsque ce moment arrivera, vos rêves se réaliseront. Telle est la Loi du Moindre Effort.

Pour appliquer la Loi du Moindre Effort
 

Je mettrai en œuvre la Loi du Moindre Effort en prenant la décision de suivre les étapes suivantes:

  • Je pratiquerai l’abandon. Aujourd’hui, j’accepterai les personnes, les situations, les circonstances et les événements comme ils se présentent. Je saurai que ce moment est tel qu’il doit être parce que l’univers entier est tel qu’il doit être. Je ne me rebellerai pas contre l’univers entier en me rebellant contre ce moment. Mon abandon est total et complet. J’accepte les choses comme elles sont à cet instant, et non pas comme je voudrais qu’elles soient.
    • Ayant accepté les choses comme elles sont, j’assumerai la responsabilité de ma situation en face de tous les événements que je considérerai comme des problèmes. Je sais qu’assumer ma responsabilité veut dire ne blâmer personne pour cette situation – y compris moi-même. Je sais aussi que tout problème est une opportunité déguisée. Cette attention aux opportunités me permettra de saisir ce moment et de le transformer en un grand bienfait.

 

 

  • Aujourd’hui mon attention restera établie dans la confiance. J’abandonnerai le besoin de défendre mon point de vue. Je ne ressentirai pas non plus celui de convaincre ou de persuader les autres de l’accepter. je resterai ouvert à tous les points de vue et ne serai strictement attaché à aucun.

 

 http://www.quebexport.com/terrenouvelle/Lois/4moindre.htm 


Déc 24 2016

Sucer toute la moelle de la vie

 

Je gagnai les bois parce que je voulais vivre suivant mûre réflexion n’affronter que les actes essentiels de la vie, et voir si je ne pourrais apprendre ce qu’elle avait à enseigner, non pas, quand je viendrais à mourir, découvrir que je n’avais pas vécu. Je ne voulais pas vivre ce qui n’était pas la vie, la vie est si chère ; plus que ne voulais pratiquer la résignation, s’il n’était tout à fait nécessaire. Ce qu’il me fallait, c’était vivre abondamment, sucer toute la moelle de la vie, vivre assez résolument, assez en Spartiate, pour mettre en déroute tout ce qui n’était pas la vie, couper un large andain et tondre ras, acculer la vie dans un coin, la réduire à sa plus simple expression, et, si elle se découvrait mesquine, eh bien, alors ! en tirer l’entière, authentique mesquinerie, puis divulguer sa mesquinerie au monde ; ou si elle était sublime, le savoir par expérience, et pouvoir en rendre un compte fidèle dans ma suivante excursion. Car pour la plupart, il me semble, les hommes se tiennent dans une étrange incertitude à son sujet, celle de savoir si elle est du diable ou de Dieu, et ont quelque peu hâtivement conclu que c’est la principale fin de l’homme ici-bas que de « Glorifier Dieu et de s’En réjouir à jamais ».

Encore vivons-nous mesquinement, comme des fourmis ; quoique suivant la fable il y ait longtemps que nous fûmes changés en hommes ; tels des pygmées nous luttons contre des grues ; c’est là erreur sur erreur, rapiéçage sur rapiéçage, et c’est une infortune superflue autant qu’évitable qui fournit à notre meilleure vertu l’occasion de se manifester. Notre vie se gaspille en détail. Un honnête homme n’a guère besoin de compter plus que ses dix doigts, ou dans les cas extrêmes peut-il y ajouter ses dix doigts de pied, et mettre le reste en bloc. De la simplicité, de la simplicité, de la simplicité ! Oui, que vos affaires soient comme deux ou trois, et non cent ou mille ; au lieu d’un million comptez par demi-douzaine, et tenez vos comptes sur l’ongle du pouce. Au centre de cette mer clapoteuse qu’est la vie civilisée, tels sont les nuages et tempêtes et sables mouvants et mille et un détails dont il faut tenir compte, que s’il ne veut sombrer et aller au fond sans toucher le port, l’homme doit vivre suivant la route estimée or, grand calculateur en effet doit être qui réussit. Simplifiez, simplifiez. Au lieu de trois repas par jour, s’il est nécessaire n’en prenez qu’un ;au lieu de cent plats, cinq ; et réduisez le reste en proportion (…).

Prête-t-on l’oreille aux plus timides mais constantes inspirations de son génie, qui certainement sont sincères, qu’on ne voit à quels extrêmes, sinon à quelle démence, il peut vous conduire ; cependant au fur et à mesure que vous devenez plus résolu comme plus fidèle à vous-même, c’est cette direction que suit votre chemin. Si timide que soit l’objection certaine que sent un homme sain, elle finira par prévaloir sur les arguments et coutumes du genre humain. Nul homme jamais ne suivit son génie, qui se soit vu induit en erreur. En pût-il résulter quelque faiblesse physique qu’aux yeux de personne les conséquences n’en purent passer pour regrettables, car celles-ci furent une vie de conformité à des principes plus élevés. Si le jour et la nuit sont tels que vous les saluez avec joie, et si la vie exhale la suavité des fleurs et des odorantes herbes, est plus élastique, plus étincelante, plus immortelle – c’est là votre succès. Toute la nature vient vous féliciter, et tout moment est motif à vous bénir vous-même. Les plus grands gains, les plus grandes valeurs, sont ceux que l’on apprécie le moins. Nous en venons facilement à douter de leur existence. Nous ne tardons à les oublier. Ils sont la plus haute réalité. Peut-être les faits les plus ébahissants et les plus réels ne se voient-ils jamais communiqués d’homme à homme. La véritable moisson de ma vie quotidienne est en quelque sorte aussi intangible, aussi indescriptible, que les teintes du matin et du soir. C’est une petite poussière d’étoile entrevue, un segment de l’arc-en-ciel que j’ai étreint.

 

Henri David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois, Gallimard, 1922, L’imaginaire, 1990, pp. 90-91 et 215

http://www.caute.lautre.net/spip.php?article1706