mai 24 2013

Le dualisme nuit gravement à la santé

DualismeSi l’âme ne pèse que 21 grammes, croire en son existence risque de vous faire prendre beaucoup plus de poids. D’après une étude parue dans Psychological Science, et intitulée « L’esprit est prompt, mais la chair est faible : les effets du dualisme sur nos comportements », un individu a moins de chances d’adopter des comportements sains s’il croit à la séparation de l’âme et du corps. D’après les auteurs, si le dualisme correspond à un mécanisme cognitif universel, les individus répriment plus ou moins cette croyance naturelle. Or plus une personne est persuadée que sa pensée se distingue de son corps, moins elle accorde de l’importance à sa santé. À l’inverse, un « physiciste », pour qui la conscience n’est qu’un ensemble de mécanismes physiques et chimiques, se rendra plus souvent chez le médecin, mangera plus équilibré et fera plus d’exercice physique. Réduire les croyances dualistes d’une personne améliore « immédiatement »  ses habitudes sanitaires, d’après les résultats de l’une des expériences de l’étude. Selon les auteurs, ces observations pourraient avoir de « profondes implications » dans la vie de tous les jours. La métaphysique va-t-elle devenir un problème de santé publique ?

Source : Philosophie Magazine – Avril 2013 No 65 /15

mai 25 2013

Adyashanti – Accueillez ou Souffrez


mai 25 2013

UG Krishnamurti – tout tourne autour du moi


mai 25 2013

Tout va pour le mieux dans le métro Parisien

J’adore ce genre d’intervention dans le métro,ça nous fait sortir de nos petites illusions, le gars qui fit ça est un véritable éveilleur de conscience.Vous avez remarqué la joie et le bonheur qui se lit sur le visage des gens lorsqu,il s’ installent dans ce nouvel état de conscience?

 


mai 24 2013

L’éveil spirituel : le changement, c’est dès aujourd’hui

L’éveil spirituel commence par une inquiétude, un pressentiment large et généralisé de que nous sommes à la fin d’un cycle.

La recherche de la vérité conduit a la spiritualité, à une porte qui s’ouvre vers le cœur qui permet d’arriver à une autre sorte de connaissance, notre intérieur. Grâce à cette connaissance, nous pouvons accéder à des expériences mystiques, des vécus de notre âme ou esprit qui nous permettent de connaître les mystères de la vie et de la nature.

Pour y arriver, beaucoup de gens ont recours à diverses pratiques: yoga, tai chi, relaxation, méditation, techniques pour activer les chakras, voyage astral, etc. Ce sont toutes des outils qui nous aident, mais le véritable éveil est celui de la conscience qui s’obtient par la volonté, par un rigoureux travail sur nous mêmes, ce qui nous permet de croître spirituellement jusqu’à atteindre l’illumination intérieur.

Notre planète est très proche à souffrir un processus de changement. Le temps s’approche vers une nouvelle ère, une étape où règneront la spiritualité, l’amour et la paix, mais avant cela de grandes souffrances se présenteront à cette humanité.

Voulez-vous vous y préparer?

 


mai 24 2013

Pardonner

Article paru dans le n°222 de la revue Recto-Verseau
Pourquoi pardonner ?
Ne pas pardonner consiste à vivre dans les remords, les inquiétudes, le besoin de se venger. Cela affaiblit nos défenses immunitaires et nous isole socialement, spirituellement et universellement. Un humain qui a retrouvé le chemin de son cœur ne se sent plus coupable. Il n’ étudie pas son ombre pour s’aimer. Il aime ce qui est, lui inclus dans le spectacle du monde apparaissant. « Il aime à en perdre la réaction ». Il agit dans le quotidien par trop plein d’amour. Il pratique le « lâcher prise » par l’amour naissant du miracle de l’enfance. Son intelligence est établie dans la vision universelle de la vie, il est le héros de sa propre aventure terrestre. Créativité, intrépidité, curiosité, joie affectueuse et puissance de la vérité jalonnent l’esprit de sa découverte. Où qu’il aille, quoi qu’il fasse, il participe pleinement à sa vie « pollénisant » et enrichissant le sentiment d’exister.  Pouvons-nous pardonner, est-ce à la portée de tout le monde ? 
Notre responsabilité est d’être « clairvoyant » sur ce qui se passe dans notre monde intérieur. Notre capacité à faire la paix dépend du degré de conscience à reconnaître notre système de fortification intérieure. Beaucoup de personnes vivent dans une intelligence relationnelle faite de scenarii et de petits calculs mesquins qui visent à l’inaction ou à l’activisme, histoire de remplir les manques à Etre. L‘intelligence du pardon n’est pas ce que l’on croit ; généralement elle est associée au raisonnement et aux lois sociales ou religieuses…. mais pardonner est une expérience, elle n’est pas un espoir ou une croyance. Pardonner par le trop plein d’amour, c’est apprendre à tisser le lien avec l’intelligence universelle qui nous constitue, avant la pensée mentale qui gère le quotidien et cherche dans l’immédiat la solution à ses insécurités. L’intelligence du pardon s’apprend, elle est disponible pour tous, elle est dans le monde qui se fabrique devant nos yeux immédiatement comme résultat de notre passé dans un avenir non écrit.

Pardonner consiste-t-il finalement à tout accepter ?

Pardonner n’est jamais une démission ou une concession face aux événements et aux personnes. Pardonner c’est dépasser la réaction en étant parfaitement lucide des qualités et des défauts des autres, cela signifie que l’on a tout accepté et reconnu en soi. Une nouvelle qualité d’intelligence relationnelle se découvre alors dans des rapports plus vrais avec les autres ; l’on devient capable de sortir des autoroutes neuronales du déjà vu et entendu pour apporter une réponse nouvelle dans la lucidité et la tolérance. Se mettre à la bonne distance, comprendre les autres sans nourrir la différence, c’est accepter les processus pédagogiques qui leur appartiennent sans le déni de soi.

Pardonner est un acte que l’on réalise pour soi ou pour l’autre ?
Vivre dans la rancœur est un poison pour l’âme. Nous sommes fondamentalement « faits » pour vivre en paix dans le partage et l’harmonie. Pardonner c’est pour soi, pour l’autre, pour nourrir le principe du lien qui anime l’espace entre deux êtres. Renforcer ce lien c’est vivre l’extraordinaire aventure d’exister ensemble. Apprendre la valeur d’être le tout ensemble donne le lien d’être l’ADN universelle, infinie et illimitée, voyageant les yeux écarquillés dans les beautés resplendissantes de l’univers des différents « moi ».

Le pardon est un geste indispensable pour notre paix intérieure et la paix dans le monde ? 
La seule paix sur laquelle nous pouvons avoir une influence réelle immédiate, est la nôtre, celle que nous sommes capables de générer à l’intérieur de notre propre esprit. Penser que nous pouvons, en tant qu’individu, changer le monde extérieur sans nous clarifier intérieurement, est un « doux leurre » et gérer la paix en dehors de nous, alors qu’à l’intérieur c’est la tempête, une utopie romantique. Cela ne nous laissera qu’un sentiment de culpabilité et d’impuissance de ne pouvoir rien faire dans la REALITE. La Paix ce n’est pas un état, un objet à découvrir, c’est une intention du cœur à se réconcilier. C’est une intention active, joyeuse, gaie, simplifiante. Cela se trouve dans l’intervalle entre moi et le monde, dans l’instant présent.

Pouvons-nous entendre que nous sommes tous «un» et que le pardon est synonyme de paix dans le langage de l’âme ?

Publié par Isabelle Padovani à l’adresse http://kerisahel.blogspot.com/


mai 24 2013

« DITES « OUI » À TOUT »

Swâmi Prajnanpad, Entretiens
Vous devez vous rappeler que tout ce qui arrive, arrive pour le mieux. Il y a une distribution divine des choses. Votre vie eût été appauvrie sans toutes les choses qui vous sont arrivées. Aussi tout doit être accepté, le bon et le mauvais. En fait, vous n’avez pas le choix. Si vous voulez le bon, vous aurez le mauvais aussi. Chaque chose a deux aspects. Si vous voulez le côté face d’une pièce, vous devez prendre le côté pile aussi. C’est inutile d’attendre seulement du plaisir. Le plaisir et la peine vont toujours de pair. Il faut prendre les deux, ou rien du tout[1]. Quand une chose arrive, acceptez-la d’abord. C’est la vérité. C’est arrivé. Pouvez-vous la refuser et dire que ce n’est pas arrivé ? Non. Après avoir pleuré et vous être lamenté vous allez l’accepter en tout état de cause. Pourquoi ne pas l’accepter dès le début ? Dites « oui » à tout. Quand vous acceptez de plein gré une chose, il n’y a pas de souffrance.La peur doit être bannie de votre vie.La peur que quelque chose arrive est pire que la chose elle-même. Les peureux meurent bien des fois avant l’heure de leur mort. La peur doit être bannie de votre vie car elle est irrationnelle et bloque l’action.

« On regarde en avant et en arrière et on languit pour ce qui n’existe pas », dit Shelley.

L’habitude pernicieuse de penser au futur et au passé doit être brisée. Il ne faut tolérer ni que le passé vous domine, ni que le miroitement du futur influence le présent, la réalité. C’est seulement quand le passé et le futur sont éliminés que vous pouvez effectivement vivre dans le présent. Le présent seul est réel. Le passé et le futur sont de pures illusions. Vivez dans le présent et vous serez heureux. Vivre dans le présent cela signifie accepter tout ce qui vient. Au lieu de le rejeter, de lui attribuer les qualificatifs de bon et mauvais, d’agréable ou de désagréable, expérimentez tout ce qui vient, parce que c’est la vie. Ne fuyez pas la vie.

Quand nous disons qu’une chose est bonne ou mauvaise pour la chasteté, nous ne voyons pas les choses comme elles sont. Il n’y a ni bien ni mal dans un objet. Quand on boit trop d’alcool, on dit que l’alcool est mauvais. Son caractère mauvais réside en nous-mêmes et non pas dans l’alcool. Vous êtes dans une cage de verre et vous appelez cela une forteresse. Comment peut-il y avoir une limite à l’état de Brahmachari[2] ? Tout ce que vous jetez dans le feu est consumé par lui. De même, s’il y a un véritable état de Brahmacharià l’intérieur, tout ce qui vient en contact avec lui sera transformé. Nous devons régner sur tout ce qui nous concerne. Le vrai moine (sannyasi) est maître de lui-même dans toutes les circonstances. Il portera la soie la plus coûteuse avec la même tranquillité que des haillons déchirés, il mangera une nourriture princière ou la soupe paysanne avec une égale satisfaction. Mais il sera modéré et mangera selon ses besoins. Il ne dormira pas davantage s’il est sur un matelas moelleux. Il n’est l’esclave de rien et peut en quelque sorte s’adapter facilement et joyeusement à toutes les circonstances. Si un morceau de gingembre bouleverse votre état de Brahmachari, alors, que vaut cet état ?

Acceptez-vous vous-même

Ce que vous êtes, vous l’êtes ! Acceptez-le avec tout votre être et pas seulement intellectuellement. Les circonstances sont comme elles sont parce que c’est ainsi que vous les avez faites. C’est le but que vous avez poursuivi dans le passé. C’est donc à vous. Il vous appartient. Il n’est pas question de ne pas accepter ce qui est à vous. Vous l’avez demandé et c’est venu.

Ne vous rejetez pas vous-même en tout ou en partie. Si vous le faites vous ne pouvez plus être vous-même. Si vous vous rejetez vous-même, comment pouvez-vous accepter les autres ? Ce que vous voyez à l’extérieur n’est qu’une projection de vous-même. Le monde entier tel que vous le voyez n’est qu’une projection de vous-même. Vous ne voyez que vous-même partout.

Aussi, acceptez émotionnellement chaque chose y compris vous-même et voyez intellectuellement ce qui peut être fait si quelque chose peut être fait. Dans la réalité, faites-le. Puisque cela vous est arrivé, vous ne pouvez pas l’annuler. Alors ? Acceptez-le. Dites oui à toute chose. C’est à vous. C’est là.

Il faut accepter ou rejeter. Si vous ne pouvez pas dire oui, dites non. Il n’y a rien entre les deux. Entre les deux est une illusion. « J’accepte mais… » C’est un mensonge. Ce « mais » est émotionnel. Si vous avez accepté, vous avez accepté de tout votre cœur et complètement. Si vous êtes incapable d’accepter ce qui arrive, rejetez-le, c’est-à-dire voyez la cause pour laquelle c’est arrivé et cherchez à éliminer cette cause. Si la cause est éliminée, l’effet disparaîtra également. Si, toutefois il ne vous est pas possible d’éliminer la cause de ce qui arrive, laissez-la. Acceptez-la comme vous appartenant et expérimentez-la. Le plaisir et la peine, le chaud et le froid sont les deux aspects d’une même chose. Si vous avez un furoncle qui vous gratte, cela vous gratte. Un point c’est tout. A partir du moment où vous vous identifiez avec celui-ci il se met à vous faire mal, ce qui signifie que vous ne l’acceptez pas, bien qu’il soit là. La vérité (Tat-tvam) est ce qui est. Connaître la vérité, c’est voir ce qui est sans vous identifier ni vous projeter. L’accepter, c’est en faire une part de vous-même. Quand ce qui est, est une part de vous-même, comment pouvez-vous ne pas vous sentir à l’aise avec ce qui est ?

Une des difficultés fondamentales de la vie spirituelle est d’induire un lâcher-prise suffisamment profond pour ne plus diriger un processus de détachement et de croissance intérieure qui ne peut s’accomplir que de lui-même. Le thème de l’abandon et de l’acceptation de « ce qui est » traverse toutes les sagesses indiennes. Chez certains gurus contemporains, il a pris un relief particulier, du fait des difficultés de leurs disciples occidentaux, qui souffraient d’une maladie fort répandue chez nous : le volontarisme, [...] la progression dépend toujours, en définitive, des efforts que l’on déploie. Adeptes d’une certaine forme de « passivité », les gurus indiens ne critiquent pas tant les efforts — leurs traditions d’ascétisme n’ont rien à envier aux nôtres sur ce point — que leur source et leurs effets : si c’est dans l’ego qu’ils s’originent, ils ne font que le renforcer. C’est pourquoi il faut pour commencer prôner l’abandon, clé du détachement, maîtrise et contrôle seront alors posés dans la juste attitude.
Swâmi Prajnânpad s’en est souvent expliqué : pour lui, l’acceptation, le « oui », est le premier pas vers la transformation. En faisant voisiner deux extraits d’entretiens, Srinivasan, l’un de ses disciples indiens, entend montrer que l’acceptation de ce qui est et l’acceptation de ce que l’on est constituent les deux faces d’une même prise de conscience. Concrètement, l’acceptation repose d’abord sur une sortie de la dualité des attitudes prendre/rejeter, la constatation que toute réalité comprend, inextricablement mêlés, ce qui fait plaisir et que l’on appelle « bon » et ce qui fait souffrir et que l’on appelle « mauvais ». La deuxième indication donnée par le swami est « vivre au présent », en sortant de la dualité temporelle passé/futur. La troisième concerne la compréhension exacte de ce qu’est l’état de brahmachari ou brahmacarya : dans les textes anciens, cet état définissait le premier âge de la vie du brahmane, qu’il passait auprès de son guru pour apprendre les textes et les rites védiques ; il impliquait la continence en tous domaines (pas seulement sexuelle), qui permettait de convertir et de conserver les énergies psychiques et somatiques uniquement pour la progression spirituelle. Ici, Swâmi Prajnânpad réinterprète le brahmacaryadans le sens élargi d’un état d’arbitrage et de pacification des désirs. 

Plusieurs questions peuvent surgir de la lecture de cet extrait, et elles trouvent certaines réponses dans la suite. En premier lieu, est-ce que « vivre au présent » ne serait pas une façon de se défaire à bon compte de la responsabilité de ses actions passées ? Certainement non : s’accepter soi-même exige en effet la reconnaissance pleine et entière de ses actions et de ses intentions : « Vous l’avez demandé et c’est venu ». Ensuite, le swâmi insiste sur le retrait des projections et identifications, point sur lequel il a perçu une convergence entre l’enseignement traditionnel du Vedânta et la psychanalyse (il a lu Freud très tôt, dès les années 1920-1930). Il s’était forgé une conception originale de leur collaboration : « La psychanalyse analyse les processus du mental. Les complexes sont dénoués. Alors cela devient facile de les annihiler avec l’épée acérée du Vedânta. La psychanalyse est au service de la science spirituelle[3]. » En fait, selon lui, ces deux voies se renforcent dans l’accès à viveka, le « discernement », la « lucidité ». Enfin, s’il faut accepter le mauvais avec le bon lorsqu’on accepte un fait ou une situation, cela n’implique pas qu’il faille tout accepter. Ce que le maître met en cause, ce sont les jugements de valeur spontanés, mais il encourage une attitude claire et ferme de refus, motivée par l’analyse des causes. Sa morale n’aboutit pas au relativisme, mais à la « connaissance de la vérité » défaite des implications émotionnelles. Alors seulement l’acceptation est une authentique voie d’accès à la sagesse.

Note

  1. Svamiji pour illustrer ses paroles m’a demandé d’incurver ma main de façon à la rendre concave, ce que j’ai fait. Puis il a retourné ma main et m’a montré que de l’autre côté elle était convexe. Dans le même mouvement une face de la main est devenue concave et l’autre convexe.
  2. N.d.T. L’état de Brahmachari : état de celui qui vit dans la chasteté.
  3. DANIEL ROUMANOFF, Svâmi Prajnânpad. Biographie, Paris, Éditions La Table ronde 1993 p. 97-98.

http://nous-les-dieux.org


mai 24 2013

L’IMPERMANENCE

Le Bouddha a recommandé de réciter chaque jour, ces 5 remémorations :

  • 1) Il est dans ma nature de vieillir. Il est impossible d’échapper à la vieillesse.
  • 2) Il est dans ma nature d’être malade. Il est impossible d’échapper à la maladie.
  • 3) Il est dans ma nature de mourir. Il est impossible d’échapper à la mort.
  • 4) Tout ce qui m’est cher et tous ceux que j’aime ont pour nature de changer. Il est impossible d’échapper à la séparation d’avec ceux que l’on aime.
  • 5) Mes actions sont mes vraies possessions. Je ne peux échapper aux conséquences de mes actions. Lire la suite

mai 24 2013

Mathieu Martel -Le Bréviaire des lapidaires lapalissades

Le titre même « Le Bréviaire des lapidaires lapalissades » est le fruit d’un délassement. Il m’est venu un jour l’idée de risquer d’unir la poésie à la réflexion. Le résultat fut de se retrouver devant un corpus de courtes formules que nous pourrions appeler pensées poétiques puisqu’elles invitent à réfléchir succinctement de façon suggestive, implicite, voire énigmatique. Le Bréviaire des lapidaires lapalissades représente, en tant qu’expression orale issue d’une ludique activité dialectique entre acolytes, le fanal d’un jeu sérieux. Le Bréviaire des lapidaires lapalissades conjugue la fertilité de l’imagination à la quête d’un éveil spirituel symbolique. Quête, disons-le, toujours soucieuse d’une pensée harmonieuse orientée par l’originel pouvoir du Nom. La plénitude de chacune de ces pensées poétiques est exprimée d’une manière explosive et surprenante propre aux slogans et graffiti. En somme, ces amuses grandes-gueules sont plus qu’un simple exercice de style puisqu’il s’agit premièrement d’un texte à écouter, ultimement à entendre, possiblement à voir et principalement à comprendre chers herméneutes!

Mathieu Martel

Extraits du recueil


Sans effusion de sang, sentir sien le sentier d’un sens.

L’homme craint le vertige, le capricorne l’équilibre.

Qui les devises divinise, de vile éternité se grise.

L’innocent tombe de sa selle, se débauche, et enfin rechevauche l’ébauche.

Que donc soit mon condor, que l’air soit mon aigle, et que ne dorme guère l’égrégore des rares chercheurs d’aurore.

Dieu yeute-t-il l’esse de la Déesse.

Lorsque riant du luxe de la lumière, ne sommes-nous pas luxuriants?

A toujours fabuler l’on fabrique des bulles.

Qui trop conclut, d’illusions contusionne.

Le concept ne devance pas l’ancêtre sceptre du précepte.

L’exception infirme la règle.

S’enfanter dans la fange ou s’entêter à téter.

Qui s’évertue à la vertu, le vert tue-il sévèrement?

L’excitation incite à l’extatique citation.

Embrasser embrase les bras qui s’arbrent autour du feu.

L’univers-cécité verse dans l’eunuque cité servile.

La présence du silence ensemence le sens.

La succulente excuse du progrès dont use la science espoir expire.

Si l’homme propose et la femme dispose, dites-leurs qui impose?

L’art de dénouer le souffle ouvre sur l’amour.

A servir d’exemple, je s’exempte pleinement.

L’azote assure la résurrection de l’azur.

Les chastes oaristys de Zorro stimulent, orientent et transmutent le feu en Zarathoustra.

Priape que l’appétit appelle apparaît apte à la verticale prière.

Êtes-vous de ceux qui théorisez Dieu ou de ceux qui l’entendez?

Simplicité n’implique aucune illicite limite.

Sache que les suaves sages savent sans suer.

Insoumis et sans sou, qui oserait souscrire à un sourire?

J’envie la vie, là, je vis l’envie.

L’opuscule du crépuscule bouscule les scrupules des émasculés.

Le cœur ne recule devant nulle œuvre qui urge.

Symbole qui vole, frivole luciole.

 

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mai 23 2013

Lao Tseu – Le Tao Të King

Le Tao qu’on tente de saisir n’est pas le Tao lui-même;

le nom qu’on veut lui donner n’est pas le nom adéquat.

Sans nom, il représente l’origine de l’univers;
avec un nom, il constitue la Mère de tous les êtres.

Par le non-être, saisissons son secret;
par l’être, abordons son accès.

Le regardant, on ne le voit pas, on le nomme l’invisible.
L’écoutant, on ne l’entend pas, on le nomme l’inaudible.
Le touchant, on ne le sent pas, on le nomme l’impalpable.

Le Tao est quelque chose de fuyant et d’insaisissable.
Fuyant et insaisissable, il présente cependant quelque image,
insaisissable et fuyant, il est cependant quelque chose.

Le Tao lui-même n’agit pas,
et pourtant tout se fait par lui.

Perpétuel, il ne peut être nommé,
ainsi il appartient au royaume des sans-choses.

Il est la forme sans forme et l’image sans image.

http://www.syti.net/TAO/Tao.html