Juil 27 2016

Qu’en est-il du choix personnel ou individuel? (Jeff Foster)

La Vie sans Centre de Jeff FosterDepuis longtemps, je suis fasciné par le concept de « choix », qui est en fait une croyance. Nous avons le sentiment de contrôler notre destinée ou d’en subir les conséquences lorsqu’en fait, il n’en est rien. Je vous présente un extrait du livre « La vie sans Centre » de Jeff Foster, un diplômé en astrophysique de l’Université de Cambridge. Peu après la fin de ses études, des événements de la vie l’ont conduit vers une recherche spirituelle intensive, qui l’a mené à la réalisation qu’il n’y avait, pour commencer, rien à trouver…

Le choix

Ah, le choix… l’éternelle histoire! Vous voyez « il n’y a pas de choix » et « il y a un choix » sont toutes deux des croyances, toutes deux apparaissent nécessairement ensemble et disparaissent identiquement. Derrière elles, il n’y a que cela… aucune croyance n’est nécessaire, aucun choix ou absence de choix, simplement cela, ici et maintenant. La simplicité absolue, l’évidence la plus complète. S’accrocher à « il n’y a pas de choix » est aussi dualiste que n’importe quel autre enseignement. -Jeff Foster

FOSTER, Jeff (2007). La Vie sans Centre aux Éditions Charles Antoni / L’originel,  p. 76-77   (Collection Non-Dualité)


Oct 1 2016

Citation du jour : Le piège

« En dépit des apparences, nous ne sommes jamais piégés par la situation où nous sommes. Le piège est toujours qui nous sommes. »

Guy Finley

Source : Extrait tiré du livre « Les clés pour lâcher prise », Guy Finley
Photo : Photos Libres

Oct 1 2016

Jean Vanier( un québécois), un être discret mais qui fait du bien à connaître…et à entendre :

« Je suis heureux d’exister, je remercie Dieu pour mes années de vie et en même temps je veux être en communion avec tous ceux qui souffrent. Etty Hillesum termine une de ses lettres en disant, « on voudrait être un baume versé sur tant de plaies. »

 

http://spinescent.blogspot.com/


Sep 30 2016

Manuel d’Épictète

Manuel d’ Épictète

 

 

   Parmi les choses qui existent, certaines dépendent de nous, d’autres non. De nous, dépendent la pensée, l’impulsion, le désir, l’aversion, bref, tout ce en quoi c’est nous qui agissons; ne dépendent pas de nous le corps, l’argent, la réputation, les charges publiques, tout ce en quoi ce n’est pas nous qui agissons. Ce qui dépend de nous est libre naturellement, ne connaît ni obstacles ni entraves; ce qui n’en dépend pas est faible, esclave, exposé aux obstacles et nous est étranger. Donc, rappelle-toi que si tu tiens pour libre ce qui est naturellement esclave et pour un bien propre ce qui t’est étranger, tu vivras contrarié, chagriné, tourmenté; tu en voudras aux hommes comme aux dieux; mais si tu ne juges tien que ce qui l’est vraiment – et tout le reste étranger -, jamais personne ne saura te contraindre ni te barrer la route; tu ne t’en prendras à personne, n’accuseras personne, ne feras jamais rien contre ton gré, personne ne pourra te faire de mal et tu n’auras pas d’ennemi puisqu’on ne t’obligera jamais à rien qui pour toi soit mauvais.A toi donc de rechercher des biens si grands, en gardant à l’esprit que, une fois lancé, il ne faut pas se disperser en œuvrant chichement et dans toutes les directions, mais te donner tout entier aux objectifs choisis et remettre le reste à plus tard. Mais si, en même temps, tu vises le pouvoir et l’argent, tu risques d’échouer pour t’être attaché à d’autres buts, alors que seul le premier peut assurer liberté et bonheur. Donc, dès qu’une image viendra te troubler l’esprit, pense à te dire: « Tu n’es qu’image, et non la réalité dont tu as l’apparence. » Puis, examine-la et soumets-la à l’épreuve des lois qui règlent ta vie: avant tout, vois si cette réalité dépend de nous ou n’en dépend pas; et si elle ne dépend pas de nous, sois prêt à dire: « Cela ne me regarde pas. » Lire la suite

Sep 30 2016

Sagesse de l’Égypte Antique

Fichier hébergé par Archive-Host.com

« Si tu es grand après avoir été petit,
Si tu es riche après avoir été pauvre…
sache rester simple.
Parvenu au premier rang, n’endure pas
ton cœur à cause de ton élévation ;
tu n’es que l’intendant
des bien des dieux. »

PtahHotep

« Un homme d’humble condition
qui se comporte avec arrogance
est copieusement détesté.
Un homme de grande condition
qui se comporte avec modestie
est hautement respecté »

Enseignement d’Ankhchechoqy Lire la suite


Sep 30 2016

NON DUALITE, MORALE POLITIQUE ET EVOLUTION DE LA CONSCIENCE.

Le thème de la non-dualité est un thème fondamental de la recherche spirituelle. Sur un plan métaphysique, il s’agit de savoir si la réalité est telle que le combat est père de toute chose ou si il existe un point de vue où tout ce qui est est profondément en paix. L’enjeu pratique est de savoir si la lutte, le conflit et donc les souffrances et les douleurs sont le dernier mot de l’existence individuelle ou s’il existe, d’un point de vue transcendant ces dualités, un état de paix où il n’y a qu’ UN, harmonie, etc.

Le point de vue scientifique sur l’évolution des espèces qui s’inscrit pour l’essentiel à la suite des conceptions de Darwin a souvent mis en valeur un principe de lutte pour la vie. Bien sûr certains néo-darwiniens soulignent l’avantage de la coopération voire du sacrifice du point de vue de la survie d’une espèce. Mais le titre suggestif du livre de Richard Dawkins, Le gène égoïste nous conduit de nouveau vers la lutte pour la vie : la morale animale n’est qu’au service du gène et de l’espèce…On peut s’interroger à vrai dire sur ce néodarwinisme qui manque de voir que le gène lui-même ne saurait être égoïste dans la meure où tout gène d’une espèce s’inscrit au sein d’un écosystème et plus largement au sein d’une biosphère. La lutte pour la vie s’inscrit au sein même d’un tout de la vie. Quand le commentateur animalier projette sa bestialité sur l’animalité, ne fait-il pas preuve d’anthropocentrisme ? Le lion qui mange la gazelle fait-il preuve de cruauté ? Il n’y a de bestialité que parce que nos pulsions ne sont plus régulées par des instincts ou par des sentiments centrés sur le sentiment d’incarner ici le tout de la vie…Arnaud Desjardins défendant la non-dualité écrit dans la onzième lettre de ses Lettres à une jeune disciple : »Chacun s’arroge le droit de décider ce qui est « juste » ou « injuste », qui sont les bons et qui sont les méchants, mais aucun jugement n’a jamais fait l’unanimité et l’hostilité, le mépris, la haine continuent à déchirer les humains entre eux – toujours au nom du Bien contre le Mal. Lire la suite

Sep 30 2016

Vivre les yeux ouverts (si vous aviez qu’un seul texte à lire aujourd’hui,c’est lui)

par Michel Siciliano

Article paru dans le n°87 de la revue 3eme Millénaire
« Être soi-même n’exige pas de compréhension spéciale, seulement la volonté de se voir tel qu’on est vraiment. » Guy Finley

Question : Pourquoi les illusions, et où naissent-elles ?

Les illusions sont les voiles qui nous empêchent de voir la réalité, les filtres qui colorent la réalité pour en faire notre réalité.

Sur un chemin spirituel pour devenir qui nous sommes, une des premières étapes du travail que nous avons à faire est de mettre à jour ces illusions, de les voir, les reconnaître. Ensuite, il s’agit de nous mettre en action pour qu’une fois ces illusions devenues conscientes, nous puissions avoir le choix de ne plus nous laisser mener, emmener, leurrer, par elles. Retrouver le choix de nos actions nous demandera une certaine pratique, appuyée par l’attention, l’intention, la vigilance, la patience, la persévérance.

Ces filtres viennent de notre éducation, des empreintes parentale et sociale, qui nous façonnent selon des attentes particulières. Ainsi et de manière générale, nous apprenons à être non pas ce que nous sommes, mais ce que l’on attend de nous. Lire la suite


Sep 30 2016

Ces modèles de beauté qui n’existent pas (c’est ça vos aspirations profondes?)

Exemple parfait de comment résoudre les conséquences d’un problème au lieu de s’attaquer aux causes …ce qui semble vraiment la manière de faire actuellement… bref, deux scientifiques ont inventé un programme qui démontre les retouches faites par les magazines , publicité et autres avec en plus une cotation qui va de 1 à 5 selon le nombre de retouches effectuées sur la photo ..

.

Ils espèrent vendre leur méthode afin que les gens soient avertis par le code si la photo est réelle ou à quel niveau elle a été retouché … question : pourquoi ne pas juste interdire ce type de retouche dés le départ ????


Sep 30 2016

Et tout te sera donné

 

Pourquoi, quand on est sur le chemin, est-on aussi mal dans sa peau ?
A priori, on aurait pu penser que ce serait le contraire, non ?
Réfléchis et prends un exemple. Quand tu nettoies un jardin, avec la multitude de petits travaux que cela comporte, tu es fatigué et parfois tu songes que c’est ingrat et tout à fait inintéressant. Mais tu sais très bien que si tu veux planter derrière, et réussir tes plantations, tous ces défrichements sont nécessaires.

 Et puis quand le nettoyage est terminé, c’est le temps de planter qui vient, puis de l’accompagnement de la croissance des plantes. Enfin vient la récompense avec l’éclosion et l’épanouissement des fleurs, plaisir des yeux et enchantement de l’esprit.  Lire la suite


Sep 29 2016

Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux?


Sep 29 2016

Roger Quesnoy

L’infini au fond de soi


Roger Quesnoy a écrit quelques aphorismes très poétiques, qui sont comme des pierres sur le gué vers l’éveil. Il ne s’agit bien sûr pas de technique, car la poésie a cette particularité divine d’être réfractaire à la technique. La phrase poétique attend simplement, pour être saisie, ou plutôt entendue, un petit mouvement de l’esprit, qui lui permette de résonner et de développer les harmonies qui l’habitent. C’est une création à l’état d’ébauche, qui appelle l’esprit à la soutenir pour qu’elle puisse se développer. Et seul le geste par lequel l’esprit y répond est essentiel, donne son sens à la phrase et la rend opérante. La phrase ne devient en effet limpide que lorsque l’esprit résonne, non pas dans un sens réflexif, mais harmonique, se glisse dans l’espace décalé qu’elle ouvre, et peut-être, par miracle, y découvre son propre mouvement. Alors l’harmonie devient totale.S’abandonner exige un effort qui ne tend à rien. Il faut beaucoup de patience. Jusqu’au moment où un secours intervient. Il nous surprend. Puis nous rassure, non sans une certaine ambiguïté.Roger Quesnoy, “L’Infini au fond de soi”, Accarias L’Originel, 2003, p. 70Le centre du moi est une énorme brèche. On peut en faire l’expérience si l’on note que la conscience se love n’importe où. Anywhere in the world, je peux être nuage, roseau, fleur, abeille de l’Invisible (Rilke). Aucun mouvement n’est exigé: juste un très léger déclic, une perception excentrée, une distraction fléchie.
Et c’est le grand large!
p. 69 Lire la suite