Jan 29 2016

Qu’en est-il du choix personnel ou individuel? (Jeff Foster)

La Vie sans Centre de Jeff FosterDepuis longtemps, je suis fasciné par le concept de « choix », qui est en fait une croyance. Nous avons le sentiment de contrôler notre destinée ou d’en subir les conséquences lorsqu’en fait, il n’en est rien. Je vous présente un extrait du livre « La vie sans Centre » de Jeff Foster, un diplômé en astrophysique de l’Université de Cambridge. Peu après la fin de ses études, des événements de la vie l’ont conduit vers une recherche spirituelle intensive, qui l’a mené à la réalisation qu’il n’y avait, pour commencer, rien à trouver…

Le choix

Ah, le choix… l’éternelle histoire! Vous voyez « il n’y a pas de choix » et « il y a un choix » sont toutes deux des croyances, toutes deux apparaissent nécessairement ensemble et disparaissent identiquement. Derrière elles, il n’y a que cela… aucune croyance n’est nécessaire, aucun choix ou absence de choix, simplement cela, ici et maintenant. La simplicité absolue, l’évidence la plus complète. S’accrocher à « il n’y a pas de choix » est aussi dualiste que n’importe quel autre enseignement. -Jeff Foster

FOSTER, Jeff (2007). La Vie sans Centre aux Éditions Charles Antoni / L’originel,  p. 76-77   (Collection Non-Dualité)


Mai 5 2016

L’ Énergie du Silence et le Pouvoir de la Concentration


Mai 5 2016

Changer son regard !


Mai 5 2016

C’est le début d’un temps nouveau….

http://youtu.be/p_bY6PQs3_s


Mai 5 2016

Écouter : le faites-vous vraiment ?

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Apprendre à s’écouter soi, pour pouvoir écouter l’autre ?
S’écouter est une façon de s’aimer et se respecter, d’apprendre à se faire confiance. Dans le processus de la vraie écoute, nous accordons du respect aussi bien à soi-même qu’à la personne qui parle. Aussi, lorsque nous apprenons à nous écouter, celle-ci s’élargit et nous pouvons apprendre à écouter les subtilités de la vie. C’est un fait bien connu qu’environ 15% de toute communication passe par les mots, tout le reste étant énergétique et visuel. Lorsque nous commençons à apprendre les subtilités de la vie, il suffit d’un regard particulier émanant d’une personne et nous pouvons savoir ce qu’elle communique à cet instant.
Nous savons également, ou avons déjà pu entendre, que nous sommes tous un. Si nous ne nous écoutons pas, si nous ne nous aimons ni ne nous respectons, comment pouvons-nous être un avec quiconque, quand nous ne sommes même pas un avec nous-mêmes ? Lire la suite

Mai 5 2016

Le Basculement de la Conscience

 

Le Tout est fait d’existence et d’être, de manifesté et de non manifesté, de monde et de Dieu. Alors, quand vous vous syntonisez sur le Tout, vous devenez une partie consciente de ce lien dans le Tout ainsi que sa raison d’être, qui est l’avènement de la conscience dans ce monde. Quand vous vous syntonisez sur le Tout, il se produit de plus en plus d’événements divers dans votre vie: circonstances spontanées propices, rencontres fortuites, coïncidences, événements synchrones. Il s’agit plutôt de la manifestation de l’intelligence sous-jacente au monde des apparences et de celle d’un lien profond sous-jacent que le mental ne peut comprendre.

Nous pouvons participer consciemment au déploiement de cette intelligence, à l’avènement de la conscience…Amener une nouvelle dimension dans ce monde en vivant dans une unité consciente avec le Tout et en nous alignant consciemment sur l’intelligence universelle, telles sont notre raison d’être et notre destinée.
Extraits du Livre NOUVELLE TERRE/Eckhart Tolle


Mai 5 2016

Ram Dass* – Sur L’attachement et les addictions

http://youtu.be/PwINZO60LSY

 

*  http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Alpert


Mai 4 2016

Jean-Marc Mantel -Ouverture à la grâce

• Ouverture à la grâce – Jean-Marc Mantel

Voici le nouveau livre de Jean-Marc Mantel. Vous y trouverez de nouveaux dialogues sur la quête de vérité et la nature de la réalité, classifiés par thèmes. Préface de Nicole Montinéri..
Extrait : La conscience

 

Face à ce vieux Tcheng qui essaie d’aider les têtes chauves à reprendre contact avec l’esprit originel, des questionnements me sont venus concernant la pertinence de garder et vivre avec cette mémoire retrouvée de l’origine qui est rien et tout à la fois. Une fois retrouvé ce qui, en Moi (en Soi), ni ne varie, ni ne meurt, que puis-je en faire ?

Est-ce cela qui ni ne varie, ni ne meurt, qui pose la question ? Ou bien est-ce la personnalité qui cherche une sécurité dans un savoir stable, dans un objet auquel elle puisse s’accrocher ?
Si je suppose que ce que le vieux Tcheng appelle « l’esprit originel » est aussi appelé « le plérôme » par C.G. Jung ou « le néant » par Maître Eckhart, le premier dit :  » réfléchir à l’esprit originel est votre poison « , le second dit dans les sept sermons aux morts : « il est inutile de réfléchir au plérôme », et le troisième dit dans son sermon n°11 : « tout ce qui est néant doit être enlevé et si caché qu’on ne doit même jamais y penser », la cervelle boiteuse que je suis a beau ne plus penser à l’esprit originel, c’est l’esprit
18originel qui s’immisce en moi avec tout le vide qui prend toute la place dans mon esprit. Que puis-je faire de ce vide que je suis ?
Le vide n’est connu que par le plein. Comment pourriez-vous parler du vide sans vous référer à votre nature pleine ? Voyez donc le vide en tant qu’objet. Vous ne pouvez être objet de votre propre observation, mais ne pouvez observer que ce que vous n’êtes pas.
Qui puis-je être ici avec cette mémoire retrouvée ?
Être est sans mémoire. Il est la source de toute idéation, n’étant pas une idée par lui-même. C’est de lui que jaillit la pensée, c’est en lui qu’elle meurt. Contemplez donc ce ballet qui se déroule en vous. Si vous étiez le danseur, vous ne pourriez le voir danser. Si vous étiez le spectateur du danseur, vous ne pourriez non plus vous voir. N’étant ni le danseur, ni le spectateur du danseur, ce que vous êtes brille comme la lumière du soleil, sans que nul ne puisse vous saisir.
Rien à atteindre, rien à posséder… Que devient alors ma conscience ?
Le devenir concerne l’objet. Le connaisseur du devenir est sans devenir. La conscience, connaisseur du monde, est libre du monde. Elle n’est ni ceci, ni cela. N’étant ni ceci, ni cela, que pourrait-elle bien devenir ? Ne peut devenir que ce qui a une forme. Que peut bien devenir ce qui n’a pas de forme ?
Quel est le but de ce fonctionnement conscient qui caractérise ma condition d’être humain réflexif ?
Si on voulait chercher un but, on pourrait dire que le but est d’être vous-même votre propre but, comme l’archer qui chercherait à atteindre ce qu’il est, renonçant à atteindre ce qu’il n’est pas. L’arc et sa flèche lui tombent alors des mains, et la grâce le saisit dans ce mouvement d’abandon.
Si rien ne peut être dit sur l’esprit originel, que signifie cette barrière ?
Lorsqu’on parle d’une chose, on ne parle pas de la chose elle- même mais de sa représentation que notre mental a construit.
Ainsi, rien ne peut être dit concernant le silence que vous êtes. Le nommer, c’est s’en éloigner. L’habiter, c’est ne pas en être séparé.
Qu’y a-t-il au-delà ?

L’ici est sans au-delà. Vous et vous êtes une seule et même réalité. Il n’y a pas deux vous. Bien que le même acteur puisse prendre des visages différents, il reste toujours identique à lui-même.
Oui, l’esprit originel est constamment avec moi, sans que je sois toujours conscient de sa présence. Sans l’avoir cherché, il s’est manifesté et s’est rappelé à moi dès mes 12-13 ans. Ce vide impénétrable faisait entrer l’adolescent que j’étais dans une terreur indescriptible. Avec un peu plus de connaissance, j’ai pu me rappeler qu’il était question de l’origine de l’être incarné que je suis. Puisque j’ai en conscience cette origine innommable, que peut devenir l’homme qui vit dans/avec l’esprit originel ?
Ne dénaturez pas cette expérience primordiale en la conceptualisant. Restez immergé dans la fraîcheur de l’incréé. La mémoire de l’expérience n’est pas l’expérience elle-même. Laissez la mémoire vous quitter. Le neuf ne peut habiter l’ancien.
Que devient l’esprit originel dans/avec l’homme que je suis aussi ?
Lorsque le marionnettiste ne se confond pas avec la marionnette qu’il anime, il n’est pas esclave de ses apparences. Il se sait être, avant toute apparition. Acceptez donc votre corps, votre mental et votre personnalité comme des émanations de ce que vous êtes, mais non pas comme la réalité elle-même. La mère ne peut jamais aussi bien accomplir sa fonction que lorsqu’elle en est libre, qu’elle ne se réduit pas à la fonction mais se sait être globalité.
Si la seule signification de l’existence, c’est d’être clairement dans l’esprit originel, où cela peut-il mener ? Il n’y a pas de secret concernant l’esprit originel, seulement de l’oubli.
Il n’y a nulle part où aller. Pour que vous puissiez aller quelque part, il faudrait que vous soyez divisé. Or, vous n’êtes qu’unité. Où que vous alliez, vous restez toujours vous-même. Dans le sommeil profond, dans le sommeil de rêve et dans l’état de veille,

vous êtes toujours unique réalité. Rien ne peut perturber ce que vous êtes. Les états se succèdent en vous. Comment pourriez-vous vous succéder à vous-même ?

Peut-on qualifier la conscience d’énergie ? Nous-mêmes, une fois sortis du contexte corps mental, serons-nous énergie ?

 

Tout dépend ce qu’on entend par énergie. Mais, en principe, ce terme est utilisé pour décrire des phénomènes observables, directement comme la lumière de l’ampoule, ou indirectement, comme l’électricité qui permet à la lumière de se manifester.
La conscience, regard qui contient le monde phénoménal, échappe à toute description. On peut décrire ce qui a une forme, mais non ce qui n’en a pas.
Cherchez ce que désigne le « nous-mêmes » dont vous parlez. Remontez à la source du je. Voyez, dans votre propre esprit, ce qui précède la naissance de la pensée je, et immergez-vous en cela. Rien ne peut remplacer l’expérience directe. L’on-dit nourrit le mental conceptuel, mais ne peut vous transmettre la saveur de ce vers quoi pointe le concept.
Je ressens bien cela, en effet, c’est innommable, impalpable… Je souhaiterais véritablement m’immerger dans Cela, car, pour le moment, ce n’est que furtif… Le temps de ressentir et c’est déjà parti. Y a-t-il des techniques, une marche à suivre, un chemin ? « Se fondre dans la conscience », est-ce une notion qui pourrait traduire cette recherche ?
Votre désir d’immersion en Cela vient de Cela que vous êtes déjà. Vous ne faites que chercher ce que vous êtes. Tout effort pour atteindre Cela ne fait que vous en éloigner. Portez attention à ce que vous n’êtes pas : projection, idée, pensée, croyance, opinion. « Ce que vous êtes » se révèle lorsque « ce que vous n’êtes pas » vous quitte. Être est l’ultime résidu, cela qui ne peut être enlevé alors que tout vous a quitté, y compris le vous qui est lui-même quitté. Sans vous, vous êtes. Vous ne pouvez même pas vous fondre avec ce que vous êtes. L’or fondu n’est-il pas toujours de l’or ?
Vous dites : « par mégarde, on localise la conscience dans le corps ». C’est un point clé, n’est-ce pas ? Comment prouver aux rationalistes cette méprise ? Pour eux, la conscience n’est qu’un produit du fonctionnement cérébral. Doit-on chercher du côté des OOBES (Out Of Body Experiences) pour prouver la chose ? Ou bien, à un certain niveau de fusion dans la source, des preuves, du type de la clairvoyance, se présentent-elles spontanément ?
C’est en effet un point clé. La conscience elle-même, libre de projection, se réfléchit dans le corps. Le corps donne alors l’impression d’être le dépositaire de la conscience, alors qu’il n’en est que sa réflexion. Cruelle erreur qui entraîne toutes les conséquences que chacun connaît.
Le désir de prouver peut aussi être abandonné. La rose a-t-elle besoin de demander à tous de humer son parfum ?
Ceci dit, et c’est ce qu’on peut constater à l’heure actuelle, les témoignages innombrables finissent par ébranler les convictions les plus ancrées.
Puisque vous évoquez le sujet, au récent congrès de Martigues sur les NDE (near death experiences = expériences de mort imminente), un professeur de cardiologie, hollandais je crois, a montré comment des êtres enfoncés dans un coma avec un tracé EEG (électro-encéphalogramme) plat, signe de mort clinique pour la médecine actuelle, non seulement sont sortis du coma, mais ont pu raconter la totalité de ce qui s’est passé quand ils étaient comateux, y compris dans la période avec EEG plat. L’effrayant constat qui s’est alors imposé à eux est : « la conscience n’est donc pas localisée dans le cerveau »…
Les meilleures preuves sont finalement votre vécu, votre aptitude à vivre les circonstances changeantes et imprévues dans une tranquillité stable et une joie saine.
La vie est l’instructeur. Elle met en place les circonstances parfaites pour réveiller les endormis, que ce soit par un chant mélodieux ou par des piques douloureuses. Elle œuvre à sa manière et avec sa propre intelligence. Toutes les illusions
résiduelles seront donc tôt ou tard nettoyées par ce grand « Kärcher » qu’est la vie, qui brise les mirages et ramène à elle les brebis égarées.
Si j’ai bien compris, nous sommes conscience et sommes tous reliés entre nous, avec la nature, les animaux, etc. Cependant, quelque chose me gêne : il ne me plaît pas d’être reliée avec un criminel, par exemple… Vous allez peut-être me dire qu’il faudrait ressentir son « essence », son « je ». Mais justement, qu’en est-il des personnes criminelles, défiant la Vie de cette façon ? Peut-on dire que c’est un cheminement comme un autre ?
Qui est gêné ? N’est-ce pas le moi, avec son système conditionné de préférences, qui fait obstacle à l’évidence de la réalité ?
Un seul vent pousse les deux bateaux vers l’est et l’ouest, une seule vie anime le corps et la tumeur qu’il héberge, une seule eau constitue le fond silencieux de la mer et ses vagues agitées, une seule lumière habite l’ampoule poussiéreuse et l’ampoule transparente, une seule présence anime l’assassin et l’assassiné.
Du point de vue de la vie, tout est vie. Accueillez cette possibilité et voyez ce qu’elle évoque en vous. Laissez-la agir comme le ferait un sachet de thé plongé dans l’eau bouillante.
Ma question porte sur ce qui ne change pas. D’aussi loin que je remonte dans mon histoire, il y a une « sensation » d’être qui a toujours été là, identique. Mais avant le « aussi loin que je remonte », était-ce le même vécu, non mémorisé alors (juste vécu) ou bien y a-t-il eu « chute » ?
C’est en fait l’histoire du je qu’il convient de remonter. Ce je émerge dans la vacuité de la conscience. La vacuité de la conscience précède donc la naissance du je. Parler de vacuité est parler d’une qualité. Mais quelle qualité peut bien avoir cela qui est sans qualité ? Les mots arrivent là à leur limite. Ils pointent vers une réalité, mais ne servent qu’à orienter le regard. Le regard orienté vers lui-même est comme suspendu. Il ne peut aller nulle part, ni devant, ni derrière, ni dehors, ni dedans, ni en haut, ni en

bas. Pour lui, il n’est point de chute, puisque aucun lieu ne le contient.

Qu’est-ce que la conscience-sujet ? Quelle est sa relation au vide ?
La conscience-sujet est cela que vous êtes, à chaque instant.
C’est de ce point de vision que vous percevez le corps, le mental et la personnalité.
C’est parce que la conscience-sujet n’est ni le corps, ni le mental, ni la personnalité, qu’elle peut les percevoir.
Le vide lui-même est perçu par elle. De ce fait, la conscience ne peut être assimilée au vide.

Mai 4 2016

Non-dualité à l’âge de 5 ans!


Mai 4 2016

Rien n’est réel !


Mai 4 2016

Tu seras un homme mon fils

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d’un seul mot;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,

Tu seras un Homme, mon fils.

Si tu peux rester calme alors que tous tes proches
Semblent perdre la tête et vouloir t’en blâmer,
Si tu peux croire en toi face à tous leurs reproches
Mais comprendre leur doute et toujours les aimer ;
Si tu peux espérer sans te lasser d’attendre,
Si tu ne sais mentir à ceux qui t’ont menti,
Si celui qui te hait, tu ne peux le lui rendre,
Mais sans parler en Sage, ou sembler trop gentil ;

Si tu rêves – mais sans que ton rêve t’envoûte,
Si tu penses – mais non vers d’abstraites hauteurs,
Et si tu sais passer de Triomphe en Déroute
Sans te laisser berner par ces deux imposteurs ;
Si tu peux supporter qu’un vil faquin dévie
Le sens de tes propos pour abuser les sots,
Ou voir briser ton oeuvre et, penché su ta vie,
Avec de vieux outils assembler les morceaux ;

Si tu peux risquer tous tes gains à pile ou à face,
Simple lot au hasard d’un seul coup suspendu,
Tout perdre, et repartir de tes débuts, sans place
En toi pour un soupir sur ton pari perdu ;
Si tu forces ton coeur, tes nerfs, tes tendons, même
Quand las de t’obéir ils s’en sont détournés,
Et si ta Volonté, résistance suprême
A ton vide total, leur dit toujours : « Tenez ! »

Si tu sais rester noble en parlant à la foule,
Si tu sais rester simple en côtoyant les rois,
Si pas plus que l’ami l’ennemi ne te foule,
Si tout homme t’est cher mais nul n’a trop de poids ;
Et si tu peux remplir la minute exigeante
De secondes valant la course que tu fis,
La Terre t’appartient et – leçon plus grisante :

Tu seras un Homme, mon fils !

Rudyard Kipling
 
Je vous recommande dans la foulée de lire :  « Si tu peux…« 
http://lehiboublog.blogspot.com