Mar 11 2017

Qu’en est-il du choix personnel ou individuel? (Jeff Foster)

La Vie sans Centre de Jeff FosterDepuis longtemps, je suis fasciné par le concept de « choix », qui est en fait une croyance. Nous avons le sentiment de contrôler notre destinée ou d’en subir les conséquences lorsqu’en fait, il n’en est rien. Je vous présente un extrait du livre « La vie sans Centre » de Jeff Foster, un diplômé en astrophysique de l’Université de Cambridge. Peu après la fin de ses études, des événements de la vie l’ont conduit vers une recherche spirituelle intensive, qui l’a mené à la réalisation qu’il n’y avait, pour commencer, rien à trouver…

Le choix

Ah, le choix… l’éternelle histoire! Vous voyez « il n’y a pas de choix » et « il y a un choix » sont toutes deux des croyances, toutes deux apparaissent nécessairement ensemble et disparaissent identiquement. Derrière elles, il n’y a que cela… aucune croyance n’est nécessaire, aucun choix ou absence de choix, simplement cela, ici et maintenant. La simplicité absolue, l’évidence la plus complète. S’accrocher à « il n’y a pas de choix » est aussi dualiste que n’importe quel autre enseignement. -Jeff Foster

FOSTER, Jeff (2007). La Vie sans Centre aux Éditions Charles Antoni / L’originel,  p. 76-77   (Collection Non-Dualité)


Juil 22 2017

Nisargadatta Maharaj

Il n’y a rien à pratiquer.
Pour vous connaître, soyez vous-même.
Pour être vous-même, arrêtez d’imaginer que vous êtes ceci ou cela. Soyez simplement.
Laissez émerger votre vraie nature.
Ne dérangez pas votre mental avec la recherche.
Ce n’est pas ce que vous faites qui est important, mais ce que vous arrêtez de faire.
Allez à la rencontre de votre propre soi. Soyez votre propre soi, écoutez le, obéissez lui, chérissez le, gardez le en tête sans cesse. Vous n’avez besoin d’aucun autre guide. Tant que votre besoin de vérité affecte votre vie quotidienne, tout est bien pour vous. Vivez votre vie sans heurter quiconque. Ne pas heurter est une des formes les plus puissantes de yoga et vous mènera rapidement à votre but. C’est ce que j’appelle le yoga nisarga, le yoga naturel. C’est l’art de vivre en paix et en harmonie, en toute amitié et amour. Son fruit est le bonheur, sans cause et sans limite.
Les gens apprennent ce qu’on leur enseigne. Ce qu’ils étaient avant qu’on leur enseigne quoi que ce soit, personne n’y prête attention. Ce que vous pouvez oublier ne peut pas être éternel, ne peut pas être la vérité. C’est pourquoi vous ne pouvez pas oublier votre état véritable, et pourquoi vous ne pouvez pas vous en rappeler. Ce que vous oubliez n’est pas la vérité, rappelez vous toujours de cela.
Comprenez ce premier moment, lorsque nous comprenons que « nous sommes » – le premier moment du corps, lorsqu’il comprend « qu’il est ».
Reconnaissez ce tout premier moment. Une fois que vous le saississez, vous êtes le plus grand des dieux, le moment où tout arrive. À ce moment précis tout aussi disparaît : la source et la fin sont le même point. Une fois que vous avez compris cela, vous êtes libre de ce moment. Personne n’essaye de comprendre cette naissance du soi, du « Je suis ». Une fois compris, Je, l’Absolu n’est pas ce « Je suis ».
 

Juil 22 2017

Le Magicien (Douglas Harding)

Nous nous félicitons d’un million de choses, nous nous attribuons de bonnes notes. Mais il y a une chose qui est superbe et nous ne réalisons jamais à quel point c’est incroyable : Je suis . J’existe. Non pas Je suis ceci ou je suis cela, mais simplement Je suis. Ça, c’est la grande merveille. Je suis ! Après cela, des milliards d’univers sont une bagatelle.
Les êtres humains sont si incroyablement blasés. Vous leur montrez quelque chose comme ça et ils disent : « Et après ! Qu’est-ce qu’il y a là de si extraordinaire ? Bien sûr, l’Être doit forcément être. La Conscience doit forcément exister. C’est naturel. »
C’est tout à fait irrégulier. C’est contre toutes les règles. Et c’est vous qui le faites en cet instant même, Ici. Ce n’est pas un  miracle qui se produit quelque part ailleurs. Cela se passe exactement Ici, oui, Ici même. Vous êtes un magicien, vous vous faites sortir vous-même de ce chapeau du Non-Être, et vous n’avez pas la moindre idée de comment vous le faites. Pour moi, je me fonde précisément sur cela que je ne peux pas comprendre.
Cela est une qualité qui n’a pas son pareil sur terre à mes yeux. Il n’y a rien qui l’égale, c’est une qualité absolument unique et totalement inexplicable. Songez ! Il n’y qu’une seule Conscience (je ne trouve aucune preuve de l’existence de conscience multiples), appelez-la Dieu, ou le Je suis, ou votre véritable Soi. Appelez-la comme vous voulez. Et cette Conscience unique vit dans l’émerveillement constant devant sa propre création de la Conscience, ignorant totalement comment elle le fait, et infiniment réjouie. Je suis impossible, se dit-elle, et pourtant Je suis. Bang, me voici !

http://milajesuis.blogspot.com


Juil 22 2017

Eckhart Tolle, le piège de la pensée conceptuelle


Juil 21 2017

Libre et à l’aise


Juil 21 2017

Qui imitez-vous ?


Imiter est une habitude courante. Les gens copient les rois ou les sages, selon qu’ils sont snobs ou s’intéressent à la spiritualité (comme ils disent). On approuve ou on raille ce comportement au lieu de noter le facteur commun : le mimétisme. Agir par mimétisme, c’est essayer de ressembler à quelqu’un ou à quelque chose d’autre. Et si vous ressembliez à vous-même, si vous vous sentiez devenir vous-même, si vous étiez vous-même ?

Un sage a dit :

« Dans la vie future, on ne vous demandera pas : Pourquoi ne t’es-tu pas conduit comme untel ? »

On vous demandera :

« Pourquoi ne t’es-tu pas conduit comme ton moi réel ? »

Si vous savez qui et ce que vous êtes, vous pouvez commencer à être cette personne au lieu d’être une copie des idées, du comportement ou de l’image de quelqu’un d’autre ou d’un groupe. Alors vous pourrez vraiment être.


Juil 21 2017

ETTY HILLESUM : UNE VIE BOULEVERSÉE

 
 
ETTY HILLESUM : UNE VIE BOULEVERSÉE

« Cette peur de ne pas tout avoir dans la vie, c’est elle justement qui vous fait tout manquer. Elle vous empêche d’atteindre l’essentiel. »

« Un être humain doit être assez sociable pour ne pas imposer aux autres ses humeurs. »

« Je ne crois plus que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur, que nous n’ayons d’abord corrigé en nous. L’unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris à chercher en nous-mêmes et pas ailleurs. »

« L’homme forge son destin de l’intérieur, voilà une affirmation bien téméraire. En revanche, l’homme est libre de choisir l’accueil qu’il fera à lui-même à ce destin. »

« On ne connaît pas la vie de quelqu’un si l’on n’en sait que les événements extérieurs. Pour connaître la vie de quelqu’un, il faut connaître ses rêves, ses rapports avec ses parents, ses états d’âme, ses désillusions… »

« En dépit de toutes les souffrances infligées et de toutes les injustices commises, je ne parviens pas à haïr les hommes. Toutes les horreurs et les atrocités perpétrées ne constituent pas une menace mystérieuse et lointaine, extérieure à nous, mais elles sont toutes proches de nous et émanent de nous-mêmes, êtres humains. » Lire la suite


Juil 21 2017

C’est ça agir en être éveillé

PostHeaderIcon LA Grèce sauvée par des « Porteurs de Lumière »…

A Veria, dans le nord de la Grèce, un collectif de militants rétablit le courant à ceux qui n’ont plus les moyens de payer l’électricité. “On redonne un peu de dignité aux gens”, disent-ils.

“Dans ce pays, à côté de l’obligation de payer pour les frasques des ma­gouilleurs, nous avons aussi des droits”, revendique Nikos Alanogoulou, un militant de la ville de Veria.

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 “A commencer par celui de conserver notre dignité.” Nikos et ses camarades se sont regroupés dans un collectif qu’ils ont baptisé tout simplement “Les citoyens de Veria”. Leur spécialité ? Rétablir le courant dans des foyers dont les occupants n’ont plus les moyens de payer leurs factures d’électricité [près de 1 million de Grecs ne paient plus.

. A Veria, ils sont nombreux à vivre au-dessous du seuil de pauvreté. Et c’est très souvent chez eux que le collectif intervient. Aujourd’hui, ils sont en train de reconnecter les câbles au domicile d’une mère célibataire. Elle est au chômage et doit également s’occuper de son vieux père. Bénéficiant de complicités au sein de la compagnie nationale d’électricité (DEI), le groupe d’activistes rétablit le courant en laissant un autocollant signant leur passage : “Les citoyens de Veria – solidarité populaire – Nous rétablissons le courant”. Leur volonté est avant tout de créer un élan de solidarité citoyenne. “Nous ne ­voulons pas vivre dans une jungle humaine, comme nos dirigeants le souhaiteraient”, explique l’un d’entre eux. Le groupe de Veria lance ainsi un appel à la population du pays : “Nous aimerions que d’autres personnes agissent de la même manière. Et pas seulement en ce qui concerne l’électricité…”

Les menaces de sanctions ne semblent pas les effrayer. “Ce ne serait pas la première fois pour moi, explique Nikos. J’ai déjà été poursuivi des dizaines de fois pour mon engagement citoyen. Si je suis condamné pour avoir remis le courant à des pauvres, ce sera un honneur pour moi et les membres de mon groupe.”

Des militants écologistes de Veria participent aussi à l’opération “reconnexion”. Ils ont à leur palmarès des dizaines d’actions concernant la protection de l’environnement. Ils ont même été jusqu’à déposer des poissons morts de la rivière Aliakmona sur le bureau du préfet de l’Imathie [dont le chef-lieu est Veria ]. Ils protestaient alors contre la pollution du cours d’eau. Mais pour les verts de Veria, aujourd’hui, cette action est différente. “Nous ne remettons par le courant chez des potes, mais chez des compatriotes qui en ont vraiment besoin. Et nous le faisons avec l’aide d’une partie du personnel de la DEI”, disent-ils. Pour ces activistes, le courant est un bien social. “C’est criminel de couper la lumière à ses compatriotes. D’abord, nos dirigeants nous poussent au chômage, puis à la pauvreté, et maintenant on nous oblige à vivre dans le noir. Ne peuvent-ils pas comprendre que si nous ne payons pas c’est parce qu’on n’a plus un sou ?” s’emporte une militante. Avant d’ajouter : “Est-ce que ceux qui, à l’Assemblée nationale, votent chaque jour une nouvelle mesure d’austérité ont la moindre idée de ce qui peut conduire quelqu’un à ne plus payer son électricité ?”

Elle raconte une scène qui s’est déroulée au domicile d’un chômeur auquel la DEI avait coupé le courant. Elle n’arrive pas à oublier son air incrédule lorsque les “citoyens de Veria” ont sonné à sa porte pour lui dire que c’était fini, que l’électricité était rétablie. “Cet homme vit dans un pays qui non seulement ne l’aide pas, mais qui en plus le jette à la mer en lui disant : vas-y, nage, maintenant. Et s’il s’accroche à sa barque, ils prennent les rames et lui brisent les mains. Alors nous disons : ça suffit !”

La conscience collective et la solidarité sont peut-être les seuls moyens d’aider les gens confrontés à une politique d’austérité destinée à les anéantir. A chaque fois que des groupes de citoyens décidés à re­prendre leur destin en main apparaissent sur le devant de la scène, de nouveaux espoirs naissent. Ces Grecs veulent briser le carcan de la peur et de l’isolement. La version néolibérale de la société nous réserve bien des humiliations, mais il suffit de se réveiller pour ne pas les subir.

Source : le courrier international

Infos du monde 
http://leveil2011.syl20jonathan.net/

Juil 21 2017

Anthony de Mello : questions

 

Comment atteindre la Vie éternelle ?
La Vie éternelle c’est maintenant. Viens dans le présent.
Mais je suis dans le présent maintenant, non ?
Non.
Pourquoi non ?
Parce que tu n’as pas lâché ton passé.
Pourquoi devrais-je lâcher le passé ? Tout n’y est pas mauvais.
Le passé doit être lâché, non pas parce qu’il est mauvais, mais parce qu’il est mort.
***
Où dois-je chercher l’éveil ?
Ici.
Quand adviendra-t-il ?
Il a lieu maintenant.
Pourquoi alors je ne l’expérimente pas ?
Parce que tu ne regardes pas.
Que devrais-je regarder ?
Rien, regarde simplement.
Quoi ?
Tout ce sur quoi tes yeux se posent.
Dois-je regarder d’une certaine manière ?
Non. La manière ordinaire est la bonne.
Mais est-ce que je ne regarde pas toujours de cette façon?
Non.
Pourquoi non ?
Parce que pour regarder, tu dois être ici. Tu es pratiquement toujours ailleurs.
***
« Combien de temps dure le présent ? Une minute ? Une seconde ? »
« Bien moins et bien plus » dit le Maître.
« Moins, parce que le moment où tu te concentres dessus, il disparaît. »
« Plus, parce si tu pénètres en lui, tu vas rencontrer l’intemporel et tu sauras ce qu’est l’éternité. »

Juil 21 2017

Tout est Un – Ellam Onru

ellam onru« Si tu veux la Délivrance (moksha), alors écrit, lis et pratique les instructions contenues dans ce petit livre, « Ellam Onru » (Tout est Un) »

 

C’est Ramana Maharshi, le grand sage hindou (1879-1950), qui s’adressait ainsi à son disciple, Annamalai Swami. La pratique de l’Advaita Vedanta est présentée d’une manière aussi concise qu’originale dans ce texte du XIXème siècle. L’auteur, Tamoul, resté anonyme, n’est pas un érudit, ni un lettré : il transmet avec simplicité et un fort accent d’authenticité le fruit de son expérience de l’Un métaphysique. C’est l’expérience de la pure intériorisation : l’Unité se trouve dans l’intériorité absolue de la conscience (purnahanta) à l’opposé de l’extériorité dispersante… Sri Ramana, tout en encourageant la lecture et la pratique des enseignements de ce livre, souligne la nécessité de ce retournement vers l’intérieur.

 

« Garde toujours dans le coeur le sens de la non-dualité, mais ne l’exprime jamais dans l’action. »

 

Pour un extrait

http://www.tout-est-bien.fr/article-tout-est-un-ellam-onru-82214790.html

 


Juil 20 2017

Unmani Liza Hyde: L’innocence absolue

 

Je suis pure innocence. Je suis comme l’enfant. Je suis pur amour. Je suis vide. Je suis la complétude absolue. Je suis la douceur dans tout ce qui apparaît et n’apparaît pas. Je ne sais rien, mais il y a la connaissance de tout. L’amour est l’essence innocente de tout ce qui est. Tout ce qui apparaît, crie son existence avec une simplicité désarmante. La chaise crie sans vergogne: « je suis une chaise! » Les moutons dans le pré s’immobilisent et me regardent passer, dans leurs yeux, ils proclament: « je suis un mouton ». C’est aussi simple que cela. Tout est juste tel qu’il est. Les nuages dans le ciel ne sont pas honteux d’être nus. Ils crient: « je suis un nuage! » Ils sont pareils à une femme nue, qui se tiendrait sans honte, au beau milieu d’un terrain de football, et crierait « je suis ce que je suis! ».

Les pensées semblent cacher et contrôler. Les mots protègent et défendent. Que devons-nous donc cacher? Le fait de ne pas savoir, de ne jamais trouver la réponse? Mais quelle envie aussi de se tenir au milieu du terrain de football de la Vie. Cela arrive déjà. C’est le rugissement de la Vie! Ce rugissement franchit toute cachette et protection. C’est la puissance absolue de l’innocence. Tout crie. Chaque chose crie la vie. Chaque chose crie que c’est cela – la Vie et la Mort, tout en un.

http://aucoeurdeletrejesuis.blogspot.com