Jan 29 2016

Qu’en est-il du choix personnel ou individuel? (Jeff Foster)

La Vie sans Centre de Jeff FosterDepuis longtemps, je suis fasciné par le concept de « choix », qui est en fait une croyance. Nous avons le sentiment de contrôler notre destinée ou d’en subir les conséquences lorsqu’en fait, il n’en est rien. Je vous présente un extrait du livre « La vie sans Centre » de Jeff Foster, un diplômé en astrophysique de l’Université de Cambridge. Peu après la fin de ses études, des événements de la vie l’ont conduit vers une recherche spirituelle intensive, qui l’a mené à la réalisation qu’il n’y avait, pour commencer, rien à trouver…

Le choix

Ah, le choix… l’éternelle histoire! Vous voyez « il n’y a pas de choix » et « il y a un choix » sont toutes deux des croyances, toutes deux apparaissent nécessairement ensemble et disparaissent identiquement. Derrière elles, il n’y a que cela… aucune croyance n’est nécessaire, aucun choix ou absence de choix, simplement cela, ici et maintenant. La simplicité absolue, l’évidence la plus complète. S’accrocher à « il n’y a pas de choix » est aussi dualiste que n’importe quel autre enseignement. -Jeff Foster

FOSTER, Jeff (2007). La Vie sans Centre aux Éditions Charles Antoni / L’originel,  p. 76-77   (Collection Non-Dualité)


Juil 25 2016

Légendes Cherokee des 2 Loups

http://youtu.be/9RzwWHC_3k0


Juil 25 2016

L’anarchie spirituelle par Iwan Khowsky

 

Robert Linssen avait 24 ans lorsqu’il écrivit cet article sous le nom d’Iwan Khowsky, pseudonyme qu’il utilisera souvent, surtout à ses débuts…

 

(Revue Être Libre. No 1. Janvier 1936)

 

Nul ne le contestera, nous vivons une époque particulièrement troublée, et ce n’est pas être pessimiste que d’affirmer qu’elle ne constitue que le prélude d’une période riche en éventualités de tout genre.

 

Nous vivons une de ces époques critiques de l’histoire, nous sommes dans une ère de transition.

 

Jamais les événements n’ont pris un tel caractère de précipitation, d’affolement. On peut dire que chaque heure est grave et décisive.

 

Quelle période riche d’enseignements, pour ceux qui veulent bien se donner la peine de les comprendre!…

« Aux fruits on reconnaît l’arbre. »

Dans le domaine social, économique, c’est la famine, la misère, la toute-puissance du capitalisme oppresseur.

 

Mais déjà naissent les premiers symptômes d’un effondrement de la puissance capitaliste.

 

Dans le domaine moral, c’est l’asphyxie des masses par la religion, cette industrialisation de la vérité, cet « opium des peuples » comme le disait Lénine.

 

Mais déjà naissent les premiers indices grandissants d’un désir profond de liberté, d’individualisme.

 

Dans le domaine politique, le « fascisme », la terreur dictatoriale, le nationalisme conduisent à la guerre, aux massacres intérieurs, à l’écrasement complet de l’individu.

 

C’est l’aboutissement le plus invraisemblable de l’aveuglement le plus absolu, dans un automatisme cruel et une obéissance servile, indigne, misérable!

 

Mais de toutes parts surgit aussi le sens de la dignité individuelle, la révolte contre l’autorité politique, sociale, religieuse, et tous les préjugés stupides qui en découlent.

 

Les événements proclament d’eux-mêmes, avec plus d’éloquence que les beaux discours…, la faillite de tous les systèmes sociaux, économiques, politiques et religieux.

 

D’innombrables économistes, sociologues, moralistes, politiciens de toutes tendances, s’évertuent à trouver des remèdes, des plans…. et des plans, mais le malaise mondial ne fait qu’empirer.

 

Ils oublient que ces malaises constituent des symptômes, des effets d’une effrayante  complexité, issus d’une même cause : l’homme a quitté la nature, il vit en dehors de ses lois biologiques les plus élémentaires, loin de ses lois d’équilibre et d’harmonie, il est devenu un monstre de rapacité et d’égoïsme.

 

Le malaise mondial, dans l’universalité des activités humaines, est l’expression d’un malaise individuel.

 

Je conçois évidemment que tout ceci doit être bien indigeste à tout brave bourgeois bien pensant….. et immédiatement serais-je baptisé « d’infâme révolutionnaire »…

 

Mais lorsque l’on vit dans un monde où l’on ne voit autour de soi que de la souffrance, la misère, la guerre presque perpétuelle qui existe et qui couve toujours partout, lorsque l’on voit les exploiteurs et les exploités physiquement et moralement, lorsque l’on se rend compte que ceux-là mêmes qui se croient heureux sont si vides, si creux dans leur bonheur, on devient révolutionnaire.

 

Et tout être intelligent, équilibré, s’il est vraiment homme, s’il n’est pas le misérable esclave de la routine, doit être un révolutionnaire.

 

Ne prenons donc pas comme « bon » à priori, ce qu’une tradition sociale ou religieuse, qu’elle soit séculaire ou millénaire, a fait supporter à plusieurs générations.

 

On a créé un modèle « standard » de ce qui est « bon » et de ce qui ne l’est pas, et même certains, non contents de l’automatisme mental de la foule, veulent lui imprimer l’automatisme, le machinisme dans les gestes.

 

Au plus l’automatisme s’infiltre dans le cœur de l’individu au plus il deviendra stupide, et de mieux en mieux, l’État quel qu’il soit pourra l’exploiter.

 

Que faire alors devant cet état de chose lamentable ?

 

Une révolution complète doit s’opérer dans le cœur de tout homme conscient de ses responsabilités.

 

Mais il y a révolutionnaires et révolutionnaires.

 

Je ne parle pas du briseur de vitres, ni du lanceur de bombes. A quoi servent les révolutions, si elles n’étaient qu’un bouleversement superficiel des choses, sans changer le cœur des hommes?

 

Peut-être il y a-t-il eu dans l’histoire, certaines révolutions qui se sont faites, parce que les circonstances étaient d’une horrible et brûlante réalité, mais si les nouvelles circonstances ne donnent pas aux individus une parfaite possibilité d’épanouissement, et si les cœurs restent vides, ces révolutions n’auront pas servi à grand-chose.

 

Malgré l’évidence caractéristique des événements, il existe encore des esprits assez pervertis, assez déviés, pour déclarer que la « crise de l’autorité » actuelle, est la cause de la confusion générale.

 

Il suffit certainement de jeter un regard sur les brillants résultats des régimes autoritaires,  le réarmement effréné, la famine, la misère, et la guerre dans toute son horreur.

On me demandera : « Mais vous, que préconisez-vous ? l’anarchie ? donc le chaos complet ? »

 

L’anarchiste qui détruit tout, pour le plaisir de détruire, est un être néfaste, mais il existe une Anarchie intelligente, suprêmement constructive.

 

L’anarchie spirituelle est harmonieuse et constructive, parce que si d’un côté, nous ne prétendons être l’esclave d’aucune autorité religieuse, politique ou traditionnelle quelconque, d’un autre côté, nos actes seront l’expression d’une et même chose intensément vivante, créatrice.

 

L’océan d’énergie universelle, auquel se résout toutes choses, la science le démontre, voilà la source immortelle, intarissable, d’où procèdent les manifestations humaines, en une sublime communion.

 

C’est ici que se révèle la grande richesse, et la grande simplicité de la pensée de Krishnamurti.

« Le problème du monde est le problème individuel. »

 

II y a une Réalité Éternelle, en continuel mouvement, elle est un Éternel Présent.

« Si toute action est réellement l’expression de ce mouvement, elle produira une société nouvelle. »

« La vie devient alors, non une école où l’on apprend à lutter, à rivaliser, mais une vie vécue intelligemment, suprêmement heureuse. »

Iwan KHOWSKY

 http://www.revue3emillenaire.com/


Juil 25 2016

Le silence de l’aube

Il existe un moment magnifique, un moment tranquille, quand la nature nous ouvre ses bras généreux et nous offre un enseignement si complet, si puissant, si unique que nous ne devons pas chercher ailleurs pour comprendre le sens du silence et de l’immobilité. Vous voyez, l’univers, le monde naturel qui nous entoure est le gourou lui-même, silencieux, et tout ce que nous devons faire est de lui ouvrir notre conscience. Il est toujours disponible, à la fois comme un rappel et une aide pour nous qui sommes pris dans nos modes de pensée, nos cogitations sur ce que nous avons fait ou pas fait correctement hier, notre imagination, les désirs des choses et des expériences que nous voulons aujourd’hui, nos anticipations et les rêves de meilleures choses demain. L’univers ne se souvient pas, n’anticipe pas, ne prévoit pas, n’imagine pas, ne rêve pas. La nature est, tout simplement, et un ensemble de «chose» émanent du doux et pur silence lui-même et finalement y retournent. Le processus se poursuit à l’infini. Lire la suite


Juil 25 2016

La simplicité volontaire avec Pierre Rabhi

Pierre  Rabhi

http://youtu.be/YcoDGKHjbJw
La simplicité volontaire ou sobriété heureuse est un mode de vie consistant à réduire volontairement sa consommation, ainsi que les impacts de cette dernière, en vue de mener une vie davantage centrée sur des valeurs « essentielles ».

Cet engagement personnel et/ou associatif découle de multiples motivations  qui vont habituellement accorder la priorité aux valeurs familiales, communautaires et/ou écologiques.

On peut trouver la trace de son origine en Europe dans les écrits de Léon Tolstoï et de John Ruskin (Unto This Last), et en Amérique du Nord dans les écrits de Henry David Thoreau (Walden).


Juil 25 2016

La non-dualité en vidéo


Juil 25 2016

Un peu de sagesse orientale

http://www.dailymotion.com/video/x4z43s_citations_creation&start=145


Juil 24 2016

Neti, neti

 


http://croyances.blogspot.com/2005/04/neti-neti.html :

 

 

Origine de neti neti :

L’origine est dans les Upanishads de l’hindouisme. Les Upanishads forment le coeur de la philosophie hindoue. Il s’agit d’une collection amusante d’écrits construits à partir de transmissions originellement orales. C’est là que nous trouvons les enseignements fondamentaux des concepts du karma (action), de punarjanma (réincarnation), de moksha (libération), d’atman (l’âme) et de brahman (l’absolu). Ils forment aussi les premières doctrines védiques sur la réalisation de soi, le yoga et la méditation.

La figure principale des Upanishads est le sage Yajnavalkya. La plupart des grands enseignements des philosophies hindoue et bouddhiste apparues plus tard, sont dérivés de lui. Il a enseigné la doctrine du neti neti, selon laquelle la vérité ne peut être trouvée que par la négation de toutes les pensées à son sujet.

Bhradaranyaka Upanishad, est le plus vieux et reconnu comme le plus important de tous les Upanishads. Il dérive son nom du livre de la grande forêt (great forest-book).
Les plus grands philosophes d’Upanishads, les dialogues du sage Yajnavalkya avec son épouse, Maitreyi sont décrits dans le Muni Kanda ou Yajnavalkya Kanda. La doctrine du neti, neti dans les Upanishads suggèrent l’indescribilité du Brahman, l’absolu. Yajnavalkaya fait un effort pour définir Brahman. Les trois vertus cardinales de la retenue (damana), de l’octroi d’aumône (dana) et de la compassion (daya) sont également mentionnées dans les Upanishads.

Selon la doctrine de neti neti, Atma est « ni ceci, ni ceci » (neti, neti). Le soi ne peut être décrit de quelque façon que ce soit. Na-iti qui est neti. Toujours selon cette doctrine, c’est par ce processus de neti qu’on peut tout abandonner – le cosmos, le corps, l’esprit et le tout pour réaliser le Soi, (l’atma ou l’âme) et développer l’attitude que le monde phénoménal et toutes ses créatures se composent de la même essence du bonheur. Selon les hindoux, Brahman est illimité, amorphe, sans couleur, sans attribut et l’esprit universel sans forme qui est omniprésent, omnipotent et comme l’énergie cosmique, il est dominant, invisible et indescriptible.

Méditation :
Le principe du neti-neti a été employé dans la méditation notamment dans le gnana yoga. Toutes les fois qu’une pensée ou un sentiment qui ne sont pas le but de la méditation, c’est à dire, qui n’est pas l’âme, se produit dans l’esprit, celui qui médite dit simplement : « pas ceci, pas ceci, » et écarte la pensée, l’image, le concept, le bruit, ou la distraction d’un organe des sens. Toute pensée, tout sentiment, est écarté, patiemment écarté, à plusieurs reprises si nécessaire, jusqu’à ce que l’esprit soit clair et l’âme révélée.
La doctrine de neti affirme également qu’en pratiquant neti, on peut également écarter souci, doute ou crainte, et devenir établi dans la lumière du soi intérieur : on peut alors regarder en arrière ses inquiétudes et craintes avec une perspicacité profonde et les traiter.

Exemples de pratique de neti neti :
Dans n’importe quel examen moderne, aujourd’hui, le principe du neti neti est employé. Une question a quatre réponses assez semblables et l’étudiant doit trouver la bonne réponse. Il peut seulement répondre par le principe de la négation.
Le principe neti neti est encore employé pour traiter d’un cas criminel. On suspecte chacun sur la scène de crime et puis on commence à les éliminer un par un.
Un des enseignements médicaux de base est de diagnostiquer une condition en en excluant d’autres semblables. Ceci s’appelle le diagnostic différentiel. C’est le fer de lance de l’allopathie. Cela permet d’orienter ses recherches, « d’examiner » et c’est, selon certains, « la seule manière scientifique de connaître la vérité ».


Juil 24 2016

Le paradis n’est plus sur terre.

« Être ou ne pas être »telle est la question.
Comparaison entre 2 mondes qui habitent pourtant la même planète….Celui de la faune, la flore, les animaux qui vivent en symbiose et en harmonie avec la nature. Et celui de l’homme, qui pille, détruit,déforestation, exploite tout, même les hommes et donne une valeur financière à toute chose, pour se gaver dans l’opulence et les bonheurs futiles d’une vie de barbares primaires. A quand le changement? Je souhaite vraiment que le chaos puisse remettre tous ces collabos de ce système ordurier et assassins dans de terribles souffrances morales, tels qu’ils en infligent à ce qui porte la vie sur notre bonne vieille Terre.

Être vivant ou subir sa vie dans une société « civilisée »


Juil 24 2016

La Trilogie de L’Éveil /The Call The Awakening Trilogy

http://youtu.be/kUX1a3_le1g


Juil 24 2016

Grâce et gratitude

« Comme un don gratuit, on reçoit un nouvel état de conscience et d’être. La vie est don gratuit, l’éveil est don gratuit et tout ce qui arrive est don gratuit. C’est le sens du mot “ Grâce ”. Il y a trois choses à se rappeler ici. Tout d’abord : Ce qui nous est donné doit être reçu avec reconnaissance. Pas simplement les belles et bonnes choses, pas juste ce qui plaît et nous est agréable. TOUT. On remercie pour tout. On remercie tout le temps. Les petits bonheurs, les petits malheurs, les bons coups, les coups durs, tout. L’humilité est venue avec la reconnaissance de notre impuissance. Cette humilité, avons-nous dit, est le fondement de la nouvelle vie, de la vraie vie. Et la reconnaissance (la gratitude), c’est l’humilité vécue à chaque instant : c’est voir que rien n’est venu de nous, que rien ne nous appartient, que nous ne faisons strictement rien, que tout est un cadeau continuel du Courant de la Grâce. (Le mot “gratitude” vient aussi de “grâce” : c’est un acte gratuit, spontané, pour aucune raison, “pour rien”. On remercie spontanément et gratuitement).

Deuxièmement : Ce qui est reçu doit être donné avec générosité. La vie est un courant de générosité intarissable, d’amour sans attache, de don sans attente. La vie, c’est un courant qui se donne sans compter, sans condition, sans marchandage. Donner ce que l’on a reçu, car tout passe, rien ne demeure, tout nous coule de toute façon entre les doigts, tout est mouvement et rien ne doit resté emprisonné dans un coffre-fort, une banque, un frigo ou un cœur. Tout doit circuler. La vie est aussi un courant paisible. Lorsque ce courant est agité et bousculé, cela est dû surtout à nos passions, à notre émotivité, à nos attentes, notre désir de posséder, notre avidité, notre impatience, notre souci pour l’avenir, pour le “ demain ”, le “ plus tard ”, pour “ quand je serai heureux ”. Mais une fois que l’on a mené l’aventure de tout essayer, de goûter à tout, de tout vouloir, de tout posséder, on se retrouve les mains et le cœur vides : ce n’est pas ce qu’on voulait. Saint Paul le disait bien, il y a déjà 2000 ans : Je ne fais pas ce que je veux; je fais ce que ne veux pas. En effet, on peut dire d’une grande partie de sa vie : ‘’Ce n’est pas ce que j’ai voulu.’’

C’est dans le présent que se trouve la Sérénité. Tout le sens des douze étapes, tout le voyage spirituel que la Grâce nous fait parcourir, c’est un voyage vers la sérénité. Non seulement l’abstinence, c’était l’étape clé, mais seulement une étape, le fond de tout cela, le cœur de notre vie et de notre être, c’est la SÉRÉNITÉ, la Présence de Dieu; cette Sérénité qui est venue par l’aveu d’impuissance, l’abandon total au Dieu “ tel que nous Le concevions ”. La reconnaissance continuelle qui se manifeste dans une générosité continuelle. Être serein, c’est être apaisé; c’est rentrer au bercail; c’est arrêter de lutter, rendre les armes, se rendre à Dieu, s’abandonner; c’est renoncer à mener, à contrôler, à comprendre, à savoir. C’est être vidé du Moi et rempli de l’Énergie divine; c’est être Son instrument et n’être que cela. Que Sa Volonté se fasse et que la mienne se perde dans la Sienne. “ Voilà vraiment ce que je veux : voilà enfin ce que j’ai toujours voulu ”. Je dis OUI à tout, sans broncher, solidement ancré dans l’Être au fond de moi. Je ne veux rien pour moi et j’accepte tout ce que la Grâce m’enverra. Rien ne peut détruire cet Être. Cela ne dépend plus de moi. Ma vie ne m’appartient pas, ne m’appartient plus. Tout devient simple et transparent. C’est la Sérénité de Dieu qui vit en moi, qui vit ma vie. »

Placide Gaboury
http://placidegaboury.com