Nov 20 2017

Steven Harrison – La fin du vouloir

Steven Harrison est écrivain et conférencier américain reconnu sur les thèmes de l’éveil de la conscience et des relations humaines.

Le dépendant regarde l’objet et pense, «je veux» et « je ne devrais pas». La tension de ce monde divisé ne peut se résoudre que temporairement en se laissant aller à l’objet du désir. Mais le dépendant se retrouve à nouveau devant le « je veux» et « je ne devrais pas». Et encore et encore, il se laisse aller.

Faisons-lui suivre un programme de réhabilitation. À présent il entend uniquement « je ne devrais pas», si fort, que le «je veux» en est étouffé. Il est libre de la dépendance, mais le prix en est une éternelle négation du «je veux», la suppression de l’élan à faire l’expérience. Le dépendant est libre de l’habitude destructrice, mais il est dans la non-expression, la non-manifestation et il n’est pas comblé. À présent la dépendance est au «je ne devrais pas», et il doit s’y laisser aller aussi fréquemment qu’autrefois il se laissait aller à ses désirs.

Et si nous faisons disparaître le conflit, si nous retirons le «je ne devrais pas» ? Tout ce qui reste est le «je veux». Le «je veux» est conduit à acquérir, à posséder, à faire l’expérience des choses. Le «je veux» est centré sur le moi, il ne se soucie pas du monde environnant car il n’y a plus de «je ne devrais pas». Le «je veux» prend et prend sans relâche. Il se nourrit sans fin de l’objet de sa convoitise sans jamais être rassasié. Il consomme, jusqu’à ce que dilaté, et surchargé, il s’effondre sous ses propres excès.

À présent, retirons le «je» du «je veux». Ôtons le centre de la perspective, l’identité de l’impulsion. Le vouloir sans le «je» qui lui est attaché ne peut trouver de direction. Il est sans l’intelligence de savoir quoi dévorer. Il n’y a pas de «je ne devrais pas» pour lui fournir des indices car il n’y a plus de «je». Le vouloir ne retire aucune joie de l’abandon à ses désirs car sa nature est de vouloir, pas d’avoir. Sa nature est de vouloir, pas de faire l’expérience des choses. Vouloir n’a ni passé ni futur. Il ne peut se souvenir de ce qu’il cherche, ni pourquoi il cherche. Ce n’est pas le vide en quête de plénitude, la dépression en quête de bonheur. Ce n’est pas la solitude en quête d’une relation. C’est vouloir. Simplement vouloir. Continûment vouloir.

Il n’y a rien à faire pour ou avec vouloir. Il existe de façon inhérente dans sa propre nature.

Nous avons écarté «je ne devrais pas» du «je veux – je ne devrais pas» du dépendant et avons trouvé laisser-aller et destruction. Mais nous avons continué par le retrait du «je». Et là, nous sommes parvenus à un espace où le vouloir existe mais n’a pas d’activité, pas d’expression, pas de pouvoir et il ne cause aucun mal.

Nous découvrons que l’addiction n’est pas une addiction à nos désirs, mais une addiction à nous-mêmes. Le désir n’est pas le problème. « Nous-mêmes »est le problème.

Le désir sans identification, sans «moi» n’a aucune force. La dépendance, sans le dépendant, n’a aucune expression et donc n’appelle aucune suppression.

Si le centre, le «moi», quitte l’arène de la dépendance, il n’y a pas de combat. «Devrait» et «ne devrait pas» demeurent mais il n’y a rien pour leur fournir de l’énergie. C’est l’épuisement de la dépendance et l’épuisement de «moi».

Steven Harrison – Etre Un, se trouver dans la relation – Editions Accarias L’originel

 http://decouvertetcheminement.blogspot.com


Nov 20 2017

Comment atteindre la conscience transcendantale

 

http://la-minute-de-conscience.com/presence/


Nov 20 2017

Rencontre avec Éric Baret


Nov 20 2017

Frédéric Lenoir : « Exister est un fait, vivre est un art »

Le rédacteur en chef du « Monde des religions », auteur d’un nouveau « Petit traité de vie intérieure », philosophe et historien des religions, livre le fruit de trente années de recherches et d’expériences.

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Ingrid Hoffmann / Opale

Ce touche-à-tout de Dieu, spécialiste des sagesses philosophiques ou religieuses, auteur de livres sur le Da Vinci code comme sur le bouddhisme, le christianisme ou le nomadisme spirituel, est depuis trente ans à l’écoute de nos aspirations profondes. La principale, aujourd’hui, à ses yeux : celle d’une vie intérieure digne de ce nom.

“« A nous de prendre conscience que pour bien vivre, nous pouvons faire un travail sur nous, que nous pouvons faire de notre existence une œuvre d’art. »”

- A quelles attentes supposées de vos contemporains correspond votre « Petit traité de vie intérieure » ?

Désormais, nous savons que posséder de plus en plus d’objets ne nous rendra pas heureux. Changer de voiture ou de téléphone portable nous fait plaisir dix minutes. Nous sommes d’éternels insatiables. Nous sentons aussi les limites de l’argent roi et des déséquilibres que cette logique produit sur le plan économique.

A côté de cela, beaucoup de gens sont déçus par la religion, attendaient d’elle qu’elle apporte des réponses aux questions du sens de la vie. Au lieu de cela, elle apparaît comme dogmatique, apportant des réponses toutes faites, décalées par rapport à l’évolution de la société. Qui plus est, créant violence et conflits.

Entre, d’un côté le matérialisme et de l’autre la religion dogmatique, les gens sont à la recherche d’autre chose, qui soit une réponse aux questions essentielles que tout être humain se pose.

Comment fonder sa vie sur de vraies valeurs ? Comment être heureux, utile aux autres ? Qu’est-ce qu’une vie réussie ? Nous nous rendons compte que les signes intérieurs de richesse ont plus de valeur que les signes extérieurs. Lire la suite


Nov 19 2017

Éveil Charles Coutarel conscience – Satsang

• L’investigation de Soi – Charles Coutarel (Satto)

http://satsangeurope.free.fr
L’investigation de SoiCharles Coutarel (Satto)

En 1991, Charles Coutarel (Satto) s’est éveillé à cette réalisation et n’a eu cesse depuis lors d’intégrer et de rendre cette reconnaissance la plus claire, pratique, évidente et accessible au chercheur sincère.

En 1998, lors d’un voyage en Indes, la tradition du Satsang lui est apparue comme la voie la plus directe pour faciliter cette reconnaissance au cours d’un processus interactif de question-réponse qui amène le questionneur à réaliser lui-même cette évidence d’Etre qu’il est.

C’est l’Investigation de Soi.

Il ne s’agit ni de doctrines ni de croyances mais d’une auto-investigation, au plan de la conscience, d’une auto-réalisation, d’une reconnaissance en soi-même, par soi-même, de soi-même. Rien d’autre.

Cette Reconnaissance est libre.

C’est la seule garantie d’authenticité et de liberté. Lire la suite


Nov 19 2017

Une Façon Simple de se  »Débarrasser » de L’Ego

 

– La-Minute-De-Conscience.com


Nov 19 2017

Interview Maitre Deshimaru

Interview de Maitre Deshimaru

 


Nov 19 2017

Science quantique et advaita (non-dualité) pointent dans la même direction

 

 


Nov 19 2017

Jacques Lusseyran

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Lusseyran

Ne s’occuper que d’accueillir la Joie et la laisser faire en nous.
Elle sait ce qu’elle fait .C’est bien là d’ailleurs le difficile .Oh! c’est probablement le plus difficile de tous les exercices au monde .Il est si simple…
Il est si simple que notre intelligence n’a de cesse qu’elle l’ait compliqué,et que notre cœur veut s’en mêler aussi.
Il faut ainsi s’abandonner à la Joie , mais la regarder toujours.Ces deux mouvements ne sont contradictoires que dans notre intelligence .Dans la pratique il sont parfaitement conciliables.
La découverte de cette conciliation est un des moments clés de l’expérience mystique.

J.Lusseran

http://blueegottof.blogspot.com


Nov 19 2017

Anthony de Mello : questions

 

Comment atteindre la Vie éternelle ?
La Vie éternelle c’est maintenant. Viens dans le présent.
Mais je suis dans le présent maintenant, non ?
Non.
Pourquoi non ?
Parce que tu n’as pas lâché ton passé.
Pourquoi devrais-je lâcher le passé ? Tout n’y est pas mauvais.
Le passé doit être lâché, non pas parce qu’il est mauvais, mais parce qu’il est mort.
***
Où dois-je chercher l’éveil ?
Ici.
Quand adviendra-t-il ?
Il a lieu maintenant.
Pourquoi alors je ne l’expérimente pas ?
Parce que tu ne regardes pas.
Que devrais-je regarder ?
Rien, regarde simplement.
Quoi ?
Tout ce sur quoi tes yeux se posent.
Dois-je regarder d’une certaine manière ?
Non. La manière ordinaire est la bonne.
Mais est-ce que je ne regarde pas toujours de cette façon?
Non.
Pourquoi non ?
Parce que pour regarder, tu dois être ici. Tu es pratiquement toujours ailleurs.
***
« Combien de temps dure le présent ? Une minute ? Une seconde ? »
« Bien moins et bien plus » dit le Maître.
« Moins, parce que le moment où tu te concentres dessus, il disparaît. »
« Plus, parce si tu pénètres en lui, tu vas rencontrer l’intemporel et tu sauras ce qu’est l’éternité. »