Mar 11 2017

Qu’en est-il du choix personnel ou individuel? (Jeff Foster)

La Vie sans Centre de Jeff FosterDepuis longtemps, je suis fasciné par le concept de « choix », qui est en fait une croyance. Nous avons le sentiment de contrôler notre destinée ou d’en subir les conséquences lorsqu’en fait, il n’en est rien. Je vous présente un extrait du livre « La vie sans Centre » de Jeff Foster, un diplômé en astrophysique de l’Université de Cambridge. Peu après la fin de ses études, des événements de la vie l’ont conduit vers une recherche spirituelle intensive, qui l’a mené à la réalisation qu’il n’y avait, pour commencer, rien à trouver…

Le choix

Ah, le choix… l’éternelle histoire! Vous voyez « il n’y a pas de choix » et « il y a un choix » sont toutes deux des croyances, toutes deux apparaissent nécessairement ensemble et disparaissent identiquement. Derrière elles, il n’y a que cela… aucune croyance n’est nécessaire, aucun choix ou absence de choix, simplement cela, ici et maintenant. La simplicité absolue, l’évidence la plus complète. S’accrocher à « il n’y a pas de choix » est aussi dualiste que n’importe quel autre enseignement. -Jeff Foster

FOSTER, Jeff (2007). La Vie sans Centre aux Éditions Charles Antoni / L’originel,  p. 76-77   (Collection Non-Dualité)


Août 19 2017

FRANK HATEM métaphysicien

L’ÉVEIL A L’INSTANT

PRÉSENT CRÉATEUR

 

L’INSTANT PRÉSENT

LIBÉRATEUR ET CRÉATEUR

LE LIBRE-ARBITRE

de l’instant PRÉSENT

libérateur

et créateur

 


Août 19 2017

L’anarchie spirituelle par Iwan Khowsky

 

Robert Linssen avait 24 ans lorsqu’il écrivit cet article sous le nom d’Iwan Khowsky, pseudonyme qu’il utilisera souvent, surtout à ses débuts…

 

(Revue Être Libre. No 1. Janvier 1936)

 

Nul ne le contestera, nous vivons une époque particulièrement troublée, et ce n’est pas être pessimiste que d’affirmer qu’elle ne constitue que le prélude d’une période riche en éventualités de tout genre.

 

Nous vivons une de ces époques critiques de l’histoire, nous sommes dans une ère de transition.

 

Jamais les événements n’ont pris un tel caractère de précipitation, d’affolement. On peut dire que chaque heure est grave et décisive.

 

Quelle période riche d’enseignements, pour ceux qui veulent bien se donner la peine de les comprendre!…

« Aux fruits on reconnaît l’arbre. »

Dans le domaine social, économique, c’est la famine, la misère, la toute-puissance du capitalisme oppresseur.

 

Mais déjà naissent les premiers symptômes d’un effondrement de la puissance capitaliste.

 

Dans le domaine moral, c’est l’asphyxie des masses par la religion, cette industrialisation de la vérité, cet « opium des peuples » comme le disait Lénine.

 

Mais déjà naissent les premiers indices grandissants d’un désir profond de liberté, d’individualisme.

 

Dans le domaine politique, le « fascisme », la terreur dictatoriale, le nationalisme conduisent à la guerre, aux massacres intérieurs, à l’écrasement complet de l’individu.

 

C’est l’aboutissement le plus invraisemblable de l’aveuglement le plus absolu, dans un automatisme cruel et une obéissance servile, indigne, misérable!

 

Mais de toutes parts surgit aussi le sens de la dignité individuelle, la révolte contre l’autorité politique, sociale, religieuse, et tous les préjugés stupides qui en découlent.

 

Les événements proclament d’eux-mêmes, avec plus d’éloquence que les beaux discours…, la faillite de tous les systèmes sociaux, économiques, politiques et religieux.

 

D’innombrables économistes, sociologues, moralistes, politiciens de toutes tendances, s’évertuent à trouver des remèdes, des plans…. et des plans, mais le malaise mondial ne fait qu’empirer.

 

Ils oublient que ces malaises constituent des symptômes, des effets d’une effrayante  complexité, issus d’une même cause : l’homme a quitté la nature, il vit en dehors de ses lois biologiques les plus élémentaires, loin de ses lois d’équilibre et d’harmonie, il est devenu un monstre de rapacité et d’égoïsme.

 

Le malaise mondial, dans l’universalité des activités humaines, est l’expression d’un malaise individuel.

 

Je conçois évidemment que tout ceci doit être bien indigeste à tout brave bourgeois bien pensant….. et immédiatement serais-je baptisé « d’infâme révolutionnaire »…

 

Mais lorsque l’on vit dans un monde où l’on ne voit autour de soi que de la souffrance, la misère, la guerre presque perpétuelle qui existe et qui couve toujours partout, lorsque l’on voit les exploiteurs et les exploités physiquement et moralement, lorsque l’on se rend compte que ceux-là mêmes qui se croient heureux sont si vides, si creux dans leur bonheur, on devient révolutionnaire.

 

Et tout être intelligent, équilibré, s’il est vraiment homme, s’il n’est pas le misérable esclave de la routine, doit être un révolutionnaire.

 

Ne prenons donc pas comme « bon » à priori, ce qu’une tradition sociale ou religieuse, qu’elle soit séculaire ou millénaire, a fait supporter à plusieurs générations.

 

On a créé un modèle « standard » de ce qui est « bon » et de ce qui ne l’est pas, et même certains, non contents de l’automatisme mental de la foule, veulent lui imprimer l’automatisme, le machinisme dans les gestes.

 

Au plus l’automatisme s’infiltre dans le cœur de l’individu au plus il deviendra stupide, et de mieux en mieux, l’État quel qu’il soit pourra l’exploiter.

 

Que faire alors devant cet état de chose lamentable ?

 

Une révolution complète doit s’opérer dans le cœur de tout homme conscient de ses responsabilités.

 

Mais il y a révolutionnaires et révolutionnaires.

 

Je ne parle pas du briseur de vitres, ni du lanceur de bombes. A quoi servent les révolutions, si elles n’étaient qu’un bouleversement superficiel des choses, sans changer le cœur des hommes?

 

Peut-être il y a-t-il eu dans l’histoire, certaines révolutions qui se sont faites, parce que les circonstances étaient d’une horrible et brûlante réalité, mais si les nouvelles circonstances ne donnent pas aux individus une parfaite possibilité d’épanouissement, et si les cœurs restent vides, ces révolutions n’auront pas servi à grand-chose.

 

Malgré l’évidence caractéristique des événements, il existe encore des esprits assez pervertis, assez déviés, pour déclarer que la « crise de l’autorité » actuelle, est la cause de la confusion générale.

 

Il suffit certainement de jeter un regard sur les brillants résultats des régimes autoritaires,  le réarmement effréné, la famine, la misère, et la guerre dans toute son horreur.

On me demandera : « Mais vous, que préconisez-vous ? l’anarchie ? donc le chaos complet ? »

 

L’anarchiste qui détruit tout, pour le plaisir de détruire, est un être néfaste, mais il existe une Anarchie intelligente, suprêmement constructive.

 

L’anarchie spirituelle est harmonieuse et constructive, parce que si d’un côté, nous ne prétendons être l’esclave d’aucune autorité religieuse, politique ou traditionnelle quelconque, d’un autre côté, nos actes seront l’expression d’une et même chose intensément vivante, créatrice.

 

L’océan d’énergie universelle, auquel se résout toutes choses, la science le démontre, voilà la source immortelle, intarissable, d’où procèdent les manifestations humaines, en une sublime communion.

 

C’est ici que se révèle la grande richesse, et la grande simplicité de la pensée de Krishnamurti.

« Le problème du monde est le problème individuel. »

 

II y a une Réalité Éternelle, en continuel mouvement, elle est un Éternel Présent.

« Si toute action est réellement l’expression de ce mouvement, elle produira une société nouvelle. »

« La vie devient alors, non une école où l’on apprend à lutter, à rivaliser, mais une vie vécue intelligemment, suprêmement heureuse. »

Iwan KHOWSKY

 http://www.revue3emillenaire.com/


Août 19 2017

Destiné

Amor Fati – Aimer son

destin

Aimer son destin revient donc, ultimement, à s’accepter.


Pour tout dire dès le départ, j’ai fini par en avoir assez de consoler les gens… d’être vivants! Il me revient parfois cette réflexion provocante de Sénèque :  » La seule raison qui nous interdise de nous plaindre de la vie, c’est qu’elle ne retient personne « . En définitive, c’est dans sa propre vie et, je dirais en soi-même, que se trouve pour chacun l’enseignement de la vie. Ce qui suppose de vivre sa vie en pleine conscience! De la vivre comme un exercice, comme un entraînement, sans perdre de vue les valeurs et les principes qui lui donnent un sens. Autrement dit, d’accepter son destin, de l’assumer voire, comme le suggère Nietzsche, d’aimer son destin.

 


Tout commence avec le destin, plus exactement, avec l’acceptation de son destin. Ce qui ne va pas de soi, je le reconnais. Sans compter que le destin, c’est non seulement ce qui nous arrive de l’extérieur : les événement qu’on doit traverser, les circonstances qui s’imposent d’elles-mêmes, les conditions avec lesquelles il faut composer – ce qui est déjà beaucoup – mais aussi soi-même. Car on est pour une large part son destin. Ce que je suis détermine en partie ce que je pense : ma vision des êtres et des choses.

On naît avec son tempérament. Il est l’effet des glandes. Dans certaines écoles ésotériques, on soutient même que l’on naît prisonnier de ses glandes. Bien que l’on puisse en altérer relativement le fonctionnement par des drogues : les tranquilisants, les antidépresseurs ont précisément pour objet de modifier le fonctionnement glandulaire. C’est aussi l’effet de l’alcool, du cannabis et d’autres substances qui changent la perception de la réalité. Ce qu’on pourrait aussi dire d’un bon repas et de se trouver en bonne compagnie. Cela dit, il demeure que le tempérament découlant du fonctionnement glandulaire propre à un individu ne peut être profondément altéré sans menacer l’identité, voire en entraîner l’éclatement.

Le tempérament, qui est aussi l’expression du type humain auquel on appartient (nerveux, bilieux, sanguin, etc.), sans oublier le sexe – ce qui n’est pas un facteur négligeable – représente aussi un aspect du destin. On n’échappe pas à soi-même, à ce que l’on est, à la vision que l’on a du monde par l’effet de ce que l’on est, autrement dit de son tempérament.

Aimer son destin revient donc à s’accepter ce qui suppose d’abord de se reconnaître pour ce que l’on est. La liberté toute relative qui peut s’exercer par rapport au tempérament suppose une grande lucidité et une volonté au service de valeurs et de principes bien identifiés : suppose, en somme, un caractère capable de commander un fonctionnement relativement libéré des contraintes du tempérament.

C’est que le caractère, contrairement au tempérament, n’est pas inné mais acquis. Le caractère est l’effet de l’éducation au sens large : de l’effet du milieu psychosocial, de la transmission de valeurs et de principes par la parole ou mieux par l’exemple, de même que de l’effet du travail sur soi suscité par l’expérience. La véritable liberté suppose donc une victoire sur soi. Une victoire qui découle d’une observation lucide des tendances commandées par le tempérament, et de la raison qui intervient de plus en plus au fur et à mesure que se développe le caractère.

Telle est la part de liberté, plutôt mince quand on y songe, dont nous jouissons réellement, alors que nous avons parfois l’impression de penser et d’agir librement. C’est ici un des aspects de la grande Illusion dans laquelle nous nous démenons et dont nous ne pouvons nous tirer – toujours relativement – qu’au prix d’un sérieux travail sur soi. Relativement en effet puisque, au départ, mon tempérament est ma façon d’être.

Aimer son destin revient donc, ultimement, à s’accepter. Et c’est seulement si on s’accepte que l’on peut espérer se changer. Car quiconque parvient à se voir avec un minimum de lucidité ne peut pas ne pas vouloir se changer… à moins qu’on ne soit parfait!

En définitive, je dirais qu’il faut appliquer ici la règle définie par le sage Épictète, et reprise depuis par les alcooliques anonymes, selon laquelle il faut tenter de changer ce qui peut l’être – de ce qu’on juge souhaitable de changer – et d’accepter ce qui ne peut pas l’être. Et ce, non seulement par rapport aux événements, aux circonstances et aux conditions, mais aussi par rapport à soi. Ce qu’on ne peut pas changer, c’est ce que les bouddhistes appellent précisément la fatalité du destin!

… Et je n’ai pas parlé des conditionnements psychosociaux dont il faut aussi se libérer – au moins relativement – afin de jouir d’une certaine liberté. Mais ça, comme disait Kipling, c’est une autre histoire.


Retour au début© Jacques Languirand
Chronique parue dans le Guide Ressources,

Vol. 14 no 04, décembre 1998

 


Août 19 2017

Représentation de l’ego…

Voici une magnifique illustration de ce qu’est l’ego, c’est-à-dire, un gros bidule, certes impressionnant, mais en bout de ligne complètement inutile.

http://youtu.be/DuR1i36nBj0


Août 19 2017

Pardonner

Article paru dans le n°222 de la revue Recto-Verseau
Pourquoi pardonner ?
Ne pas pardonner consiste à vivre dans les remords, les inquiétudes, le besoin de se venger. Cela affaiblit nos défenses immunitaires et nous isole socialement, spirituellement et universellement. Un humain qui a retrouvé le chemin de son cœur ne se sent plus coupable. Il n’ étudie pas son ombre pour s’aimer. Il aime ce qui est, lui inclus dans le spectacle du monde apparaissant. « Il aime à en perdre la réaction ». Il agit dans le quotidien par trop plein d’amour. Il pratique le « lâcher prise » par l’amour naissant du miracle de l’enfance. Son intelligence est établie dans la vision universelle de la vie, il est le héros de sa propre aventure terrestre. Créativité, intrépidité, curiosité, joie affectueuse et puissance de la vérité jalonnent l’esprit de sa découverte. Où qu’il aille, quoi qu’il fasse, il participe pleinement à sa vie « pollénisant » et enrichissant le sentiment d’exister.  Pouvons-nous pardonner, est-ce à la portée de tout le monde ? 
Notre responsabilité est d’être « clairvoyant » sur ce qui se passe dans notre monde intérieur. Notre capacité à faire la paix dépend du degré de conscience à reconnaître notre système de fortification intérieure. Beaucoup de personnes vivent dans une intelligence relationnelle faite de scenarii et de petits calculs mesquins qui visent à l’inaction ou à l’activisme, histoire de remplir les manques à Etre. L‘intelligence du pardon n’est pas ce que l’on croit ; généralement elle est associée au raisonnement et aux lois sociales ou religieuses…. mais pardonner est une expérience, elle n’est pas un espoir ou une croyance. Pardonner par le trop plein d’amour, c’est apprendre à tisser le lien avec l’intelligence universelle qui nous constitue, avant la pensée mentale qui gère le quotidien et cherche dans l’immédiat la solution à ses insécurités. L’intelligence du pardon s’apprend, elle est disponible pour tous, elle est dans le monde qui se fabrique devant nos yeux immédiatement comme résultat de notre passé dans un avenir non écrit.

Pardonner consiste-t-il finalement à tout accepter ?

Pardonner n’est jamais une démission ou une concession face aux événements et aux personnes. Pardonner c’est dépasser la réaction en étant parfaitement lucide des qualités et des défauts des autres, cela signifie que l’on a tout accepté et reconnu en soi. Une nouvelle qualité d’intelligence relationnelle se découvre alors dans des rapports plus vrais avec les autres ; l’on devient capable de sortir des autoroutes neuronales du déjà vu et entendu pour apporter une réponse nouvelle dans la lucidité et la tolérance. Se mettre à la bonne distance, comprendre les autres sans nourrir la différence, c’est accepter les processus pédagogiques qui leur appartiennent sans le déni de soi.

Pardonner est un acte que l’on réalise pour soi ou pour l’autre ?
Vivre dans la rancœur est un poison pour l’âme. Nous sommes fondamentalement « faits » pour vivre en paix dans le partage et l’harmonie. Pardonner c’est pour soi, pour l’autre, pour nourrir le principe du lien qui anime l’espace entre deux êtres. Renforcer ce lien c’est vivre l’extraordinaire aventure d’exister ensemble. Apprendre la valeur d’être le tout ensemble donne le lien d’être l’ADN universelle, infinie et illimitée, voyageant les yeux écarquillés dans les beautés resplendissantes de l’univers des différents « moi ».

Le pardon est un geste indispensable pour notre paix intérieure et la paix dans le monde ? 
La seule paix sur laquelle nous pouvons avoir une influence réelle immédiate, est la nôtre, celle que nous sommes capables de générer à l’intérieur de notre propre esprit. Penser que nous pouvons, en tant qu’individu, changer le monde extérieur sans nous clarifier intérieurement, est un « doux leurre » et gérer la paix en dehors de nous, alors qu’à l’intérieur c’est la tempête, une utopie romantique. Cela ne nous laissera qu’un sentiment de culpabilité et d’impuissance de ne pouvoir rien faire dans la REALITE. La Paix ce n’est pas un état, un objet à découvrir, c’est une intention du cœur à se réconcilier. C’est une intention active, joyeuse, gaie, simplifiante. Cela se trouve dans l’intervalle entre moi et le monde, dans l’instant présent.

Pouvons-nous entendre que nous sommes tous «un» et que le pardon est synonyme de paix dans le langage de l’âme ?

Publié par Isabelle Padovani à l’adresse http://kerisahel.blogspot.com/


Août 19 2017

Dialogue entre Sri Nisargadatta Maharaj et un américain.

Dialogue du 31/8/1979 entre Sri Nisargadatta Maharaj et un américain.

Extrait de « Graines de Conscience », Ed. »Les deux océans » , Paris 1983.

« M: De quel pays êtes-vous et qui vous a conseillé de venir ici?

Q: Je viens d’Amérique. J’ai été dans des Ashrams où j’ai rencontré des personnes qui m’ont parlé de Maharaj. Je suis donc venu. Cela fait des années que j’étudie les différents systèmes philosophiques.

M: Cela n’a pas de sens. Si vous n’avez pas de miroir où vous regarder, à quoi bon?

Q: Un miroir, voilà ce que je cherche!

(…)

M: Toute connaissance que vous acquérez sur vous-même est absolument juste. Il est inutile de demander confirmation à quiconque.

Q: Je rencontre des obstacles.

M: C’est au-delà des obstacles. Celui qui connaît les obstacles les renverse.

Q: En entendant parler Maharaj, un sentiment de grande joie me gagne.

M: Cette joie momentanée ne vous est absolument d’aucune utilité.

Q: Peut-être ne l’ai-je pas découvert, mais je suis heureux de vous l’entendre dire.

M: Toutes vos idées vous enchaînent. Une fois que vous aurez compris que la connaissance n’existe pas, qu’elle n’est qu’ignorance, vous serez au niveau qu’il faut.

Vous pensez que je détiens la connaissance, mais ce n’est là qu’une idée. Pour parler franchement, je n’ai de connaissance d’aucune sorte. Cela est au-delà de toute imagination, Cela n’a pas d’attributs. Cela n’est absolument pas imaginable.

Sans la connaissance, je suis vraiment très heureux. Quand on entretient l’idée « j’ai toute la connaissance », elle croît de jour en jour, mais cette connaissance ne donne ni paix ni plaisir d’aucune sorte. La connaissance tournoie violemment autour de moi avec plusieurs de ses attributs, mais je ne suis pas la connaissance. On dit à l’homme qu’il est de son devoir d’acquérir la connaissance, mais un jour il arrivera à comprendre qu’elle est parfaitement inutile pour parvenir au but ultime.

Q: Qu’est-ce que Dieu.

M: tout ce que vous voyez est Ishwara (Dieu).

Q: Ce que je vois autour de moi est le monde.

M: Tout est Ishwara, jusqu’au plus infime atome. Dans une grande ville comme Bombay, les canniveaux sont pleins de détritus qui dégagent une odeur un certain temps, puis cette odeur se dissipe dans le ciel. Le ciel est là, éternellement, sans odeur ; il est pur et propre. Le corps humain n’est que saleté. Après un certain temps il disparaît, la saleté perd son odeur, plus rien n’en subsiste, elle n’est plus que ciel pur. Quant à vous, vous vous enchaînez au fil des jours avec vos concepts : « je suis né », je renaîtrai », et ainsi de suite, et ne quittez pas cet univers de misère.

Q: Comment puis-je en sortir ?

M: A moins de savoir ce que vous êtes, comment y arriverez-vous ?

Q : Nous savons que le ciel et le soleil prennent en charge la saleté de la terre. Qui me dira ce qui prendra en charge la mienne ?

M: N’acceptez plus aucune connaissance, quelle qu’elle soit. L’entrepôt déborde de concepts et d’idées. Ils sont tous de la saleté et par eux vous vous liez à la roue de naissance et de mort.

Q: Tous les concepts ne sont pas impurs : certains sont très beaux.

M: Rappelez-vous qu’ils sont nés en vous, qui êtes en fin de compte le produit de la saleté.

Vos concepts réunis dans un baluchon, vous vous affairez dans le monde.Vous n’êtes pas ce « je » qui va ici et là, arborant un air convaincu : « je suis comme ceci et comme cela ». Vous agissez sur la base du « je » qui n’existait pas avant la naissance de votre corps et qui disparaîtra à sa mort. Ce « je » limité par le temps, vous le considérez comme acquis. Transcendez les concepts et soyez sans idées.  »

http://nondualite.free.fr/c_nisargdia.htm


Août 18 2017

Eddie Vedder

Voir tous les clips Eddie Vedder

Paroles et traduction de Guaranteed

Guaranteed (Garanti) Cette chanson, extraite du film « into the wild », est une sorte de manifeste de la vie vagabonde, de l’aventure, une critique de nos petites vies rangées, nos maisons qui ne sont pas des foyers mais des cages, l’homogénéisation des genres (ces ‘circles’, tout le monde devient une copie de son voisin, on est avalé par ces ‘cercles’). Et ça marche, personnellement après avoir vu le film et écouté ça j’ai envie de prendre mon sac à dos et de passer un peu de temps dehors… de vivre, tout simplement, comme il le dit si bien « I’m alive ». www.youtube.com
On bended knee is no way to be free
A genoux on ne peux être libre
Lifting up an empty cup I ask silently
En levant une tasse vide je demande en silence
That all my destinations will accept the one that’s me
Que mes prochaines destinations m’acceptent comme je suis
So I can breathe
Que je puisse respirer
Circles they grow and they swallow people whole
Des cercles s’étendent et engloutissent tout le monde
Half their lives they say goodnight to wives they’ll never know
La moitié de leur vie ils souhaitent bonne nuit à des épouses qu’ils ne connaitront jamais vraiment
Got a mind full of questions and a teacher in my soul
J’ai la tête pleine de questions et un professeur dans mon âme
And so it goes
Et c’est ainsi
Don’t come closer or I’ll have to go
Ne te rapproche pas trop ou je vais devoir y aller
Owning me like gravity are places that pull
Certains endroits m’attirent comme la gravité
If ever there was someone to keep me at home
Si jamais quelqu’un pouvait me garder à la maison
It would be you
Ça serait toi
Everyone I come across in cages they bought
Chaque personne dont je me rapproche dans les cages qu’ils s’achetent
They think of me and my wandering but I’m never what they thought
Ils pensent à moi et mon errance mais je ne suis jamais celui qu’ils pensent
Got my indignation but I’m pure in all my thoughts
Ont mon indignation mais chacune de mes pensée est pure
I’m alive
Je suis vivant
Wind i my hair I feel part of everywhere
Le vent dans les cheveux je me sens comme une partie de partout
Underneath my being is a road that disappeared
Par delà mon existence est une route qui disparait
Late at night I hear the trees they’re singing with the dead
Tard la nuit j’entend les arbres ils chantent avec la mort
Overhead
Au dessus de nos têtes
Leave it to me as I find a way to be Consider me a satellite forever orbiting
Considère moi comme un satellite continuellement en orbite
I knew all the rules but the rules did not know me
Je connaissais toutes les régles mais elles ne me connaissaient pas
Guaranteed
Garanti

http://www.lacoccinelle.net


Août 18 2017

le feu ou le désir de liberté-Poonja

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/H.W.L._Poonja


Août 18 2017

Notre Nature Véritable


Derrière les apparences de l’univers se trouve l’unique réalité : la conscience.
Elle n’est pas le centre : en dehors d’elle, il n’y a rien.
Elle est le contenant du cosmos.

Elle est aussi l’impulsion, le mouvement qui organise la vie, qui crée la variété infinie des formes et qui les résorbe.
Elle est la danse du vide.

Tout existe par sa puissance illimitée. Elle est la matrice qui féconde tout. Chaque phénomène émerge d’elle et retourne à elle. Elle est la source unique. Nous sommes nés d’elle. Nous sommes son expression.

De la conscience émane l’amour inconditionnel, sans objet, sans direction, qui pénètre toute chose. Il est l’énergie cosmique qui nous traverse, nous anime et nous porte. Nous le manifestons dès que la perception de l’unité de la vie éclot en nous.

La pensée est issue de la même source d’énergie. Mais dans son approche fragmentaire de la réalité, elle occulte cette origine.

Il n’y a rien de particulier à faire pour être ce que nous sommes de toute éternité. Tout effort est une projection de l’esprit qui se tend en vue d’acquérir quelque chose. La Réalité ne peut être objet de quête ou de méditation. Rien n’est hors d’elle.

Prenons simplement la position d’accueil de toute activité du corps et du mental.
Les manifestations innombrables ne sont pas moi, ni à moi, mais un jeu de la vie.
Demeurons silencieux, détachés de tous les phénomènes.
Notre nature véritable est paix. Elle n’est pas liée aux actions du corps et du mental.
L’ignorance est de s’identifier à ceci ou à cela.

C’est lorsque nous vivons dans notre totalité – l’espace lumineux de la pure conscience – que l’énergie de vie, expression du flot infini, peut s’épanouir librement en nous et à travers nous. Elle n’a pas d’autre but qu’elle-même. Nos actes jaillissent alors spontanément de ce vide hors du temps.
Dés que nous demeurons « en conscience » dans cet espace, nous sentons que nous nous stabilisons, car c’est notre propre substance que nous réalisons.
Notre vraie nature n’est pas un état. Elle est le déploiement continu de la vie dans notre espace de paix et de silence.

C’est l’intelligence à l’œuvre au sein de l’énergie de vie qui prend soin de nous. Ce n’est pas à nous de le faire. Elle nous porte où elle veut.
Notre existence terrestre est l’histoire de la vie qui cherche à s’accomplir en chaque être, patiemment, amoureusement. Nous sommes issus de sa vibration originelle. Nous sommes l’univers au point de sa source vibratoire, d’où jaillit l’énergie.
Là est la racine de la conscience.

La vie réside dans la conscience. Elle ne peut se déployer que dans l’espace vide, potentiel illimité, qui est notre vraie nature. C’est cela le mystère à découvrir. Il n’y en a pas d’autre.

Nous sommes conscience, c’est là notre véritable identité, de toute éternité. Nous sommes son mouvement infini, hors du temps.
Voyons-nous comme étant ce flux sans commencement ni fin, harmonisons notre rythme à sa pulsation éternelle.

Il n’y a qu’un seul appel, celui de l’espace éternel en nous. Il est notre substance véritable, le lieu vide de la pulsation unique de la vie. Cette réalité n’est pas ailleurs que là où nous vivons. Son éternité se dévoile à nous à chaque instant.

Étendons nous vers l’extérieur, participons activement au monde, le connaissant comme jeu, tout en rentrant sans cesse en nous-mêmes. Retrait et expansion sont les deux mouvements de la vie.

Ayons le courage de nous alléger de toutes les pressions de la société et partons à la découverte, solitaire, de la réalité. C’est notre dignité d’humain de nous relier en conscience à l’essence de notre être.

Simplifions-nous, dépouillons-nous, et dans ce vide, nous découvrirons l’intelligence de la vie à l’œuvre.

http://www.laconscience-espace.com


Août 18 2017

« Portrait-robot » des sans-ego

 

  • Tout d’abord, il est clair qu’ils ont gardé leur individualité et sont loin d’être standardisés, encore moins des robots ! Leur caractère et leur tournure d’esprit demeurent, même s’ils ont évolué. Certains sont fougueux (et le demeurent), d’autres calmes et paisibles, d’autres très actifs, d’autres absolument inactifs…
  • La paix intérieure, dans les épreuves comme dans les joies de l’existence. Cette paix n’est pas menacée par les drames, les maladies, ni même les tortures. Appelée apatheia dans le monde orthodoxe, elle est aussi la « Paix qui dépasse tout sentiment » (Saint Paul).
  • Le détachement des choses du monde. Même s’ils vivent dans le monde, « ils ne sont pas du monde », comme disait Jésus. Ce même détachement concerne à la fois leur propre vie, celle des autres et les événements dans lesquels ils évoluent.
  • L’absence de peur, en particulier celle de la mort, qui n’est pour eux qu’une formalité administrative ! Elle concerne aussi les autres peurs existentielles telles que la peur de manquer, la peur du lendemain, la peur de ceci ou de cela.
  • La conscience ancrée dans l’éternel présent. Le passé ne les taraude pas et l’avenir ne les inquiète pas.
  • L’absence de volonté propre. Le « je veux » a disparu au profit de « ce qui doit être ».
  • L’abandon à la volonté divine, à la divine Providence, à ce qui est.
  • La bienveillance envers tous. Même s’ils peuvent avoir des préférences au niveau relatif, leur amour s’écoule d’une manière uniforme sur tout et sur tous. Lire la suite