Jan 23 2018

L’ énergie spirituel Le témoin du mental

http://youtu.be/8AY3gBshVrY


Jan 23 2018

Albert Jacquard et la mort

Quel regard porte-t-on sur la mort lorsqu’on s’en approche ? Quelle relation entretient-on avec sa mort ? Quand les rides apparaissent, y pensons-nous plus souvent ? Albert Jacquard s’est confié sur ce sujet pour son ouvrage « Espérance de vie », aux côtés de vingt autres personnalités. Témoignage d’un homme vivant…

 

trouvé sur le très bon :

http://spinescent.blogspot.com


Jan 23 2018

Richard SYLVESTER

“J’espère que vous allez mourir bientôt” Editions L’Originel.

Soi : une évidence

Tout ce que l’on peut rapporter, attribuer, imputer à «je», (ou soi) en disant ou pensant je ou en s’identifiant au nom, au tu, au vous prononcé par l’autre, EST le je (ou soi).

«Le sens de je est constamment créé et recréé avec chaque événement, chaque pensée, sensation et sentiment. Il n’est pas possible d’imaginer que la vie puisse continuer sans le sens de moi, que tout ceci puisse être vu sans personne pour le voir. On ne peut pas davantage imaginer voir qu’il n’y a personne, car qui le verrait ?»

«Le sentiment qu’il existait une personne avait jusqu’alors été une constante et donnait tout son sens à cette vie»

Le sens de je, de soi, est venu de la langue. On a simplement admis que ces mots désignaient quelque chose ou quelqu’un. Mais essayez donc d’être tranquille avec une idée pareille à défendre ou à assumer.

« Le mental est comme une cassette qui joue en boucle toute la journée, et qui n’a qu’un seul message enregistré : vous voyez, j’ai raison, vous voyez, j’ai raison. Il se complète d’un système qui filtre toute évidence du contraire» Lire la suite


Jan 23 2018

André Moreau : Vision intégrale de l’Homme et de l’Univers (article inédit)

Pas d’éveil possible et durable sans une structure de consolidation spirituelle appropriée aux démarches faites en ce sens. J’ai remarqué que la plupart de ceux qui se consacrent à la pensée spirituelle sont d’une déplorable confusion mentale, comme si la spiritualité s’opposait à l’intellectualité. Il n’en est rien. Il est temps que l’on réagisse contre ces spéculations vagues qui donnent à penser que le spirituel n’a besoin ni de structure, ni de discipline, ni d’organisation. Il est trop facile de dire que l’homme en quête de son être doit pro-gresser, évoluer, s’améliorer. Une telle évolution n’existe pas. C’est un fantasme qu’entretiennent ceux qui ne sont pas pressés d’arriver au but visé qui consiste à être parfait. J’ai constaté le parti pris général dans le domaine de la spiritualité contre tout esprit de système. C’est une grave lacune et même une erreur coûteuse. Un système est ce qui permet à un individu qui brigue l’éveil de ne pas sombrer dans le flou des vaticinations creuses. Les touristes de la connaissance qui se réclament de l’Inde ou de la Chine ne parviendront jamais à installer leur être profond au cœur de leur vie, car la réalisation consiste à devenir ce que l’on est et ne souffre aucun délai. Pour pouvoir s’avancer dans le domaine de la connaissance, il faut un système de référence qui nous empêche de dire n’importe quoi comme c’est trop souvent le cas. Une éthique est nécessaire pour pouvoir adopter une attitude cohérente dans la démarche qui consiste à se sentir Dieu. Il est contre-indiqué de s’en remettre à un principe transcendant déjà existant qui guide nos pas. Cheminer, c’est se perdre, s’imposer des délais, remettre à plus tard le soin d’« être » tout de suite.

LA MATIÈRE N’EXISTE PAS

Mes études en épistémologie m’ont appris que c’est à tort que l’on évoque des forces « arhimaniennes » qui viennent contrer l’élan de la personne engagée dans la conversion de ce qu’elle représente en ce qu’elle a à être. De telles forces n’existent pas et, si on se les imagine, ce n’est que dans la perspective où l’on comprend que le mal (la limite) n’est rien d’autre que le fumier dont le bien a besoin pour devenir le mieux.

Une observation attentive de mon expérience m’a montré qu’on ne perçoit jamais la matière, qu’il s’agit là d’une forme de mensonge substantiel qui sert de soutien à tous les obstacles que notre propre « nolonté » dresse devant nous, la « nolonté » n’étant que l’impossibilité qu’éprouve la volonté de s’affirmer elle-même sans chercher à s’annuler.

Ce que j’ai constaté se résume à ceci : nous ne percevons que ce que nous nous donnons à connaître. Imaginer derrière nos perceptions un monde en retrait – en-soi, matière, grand « X » indéterminé, noumène, Dieu transcendant ou Grand Autre absolu – relève de la fantaisie. Il n’y a que nous face à nous-même. Penser qu’une longue évolution nous a permis d’être, c’est revenir à l’époque où l’on soutenait que l’homme descend du singe, alors qu’il n’est qu’une représentation dans notre esprit. Tout est un programme. Et ce programme est constitué par nous comme une limite à laquelle nous avons à nous heurter pour pouvoir nous illimiter. Rien n’est dans la matière, tout est dans la manière. Et le véritable travail spirituel consiste à comprendre que nous sommes seuls avec nous-mêmes face à l’idéal que nous nous proposons.

L’ABSOLU EST IMMANENT AU RELATIF

Un jour, je m’interrogeai à propos de ce « Dieu d’amour » qu’on me proposait et je me dis : « Voilà une mauvaise formulation. Il faut plutôt penser : l’absolu est immanent au relatif ». Que voulais-je dire alors ? Je crois bien que je m’étais aperçu que les profondeurs sont dans les surfaces et qu’il n’y a rien de si vaste, de si étranger à quoi je ne puisse avoir accès spontanément sans me torturer l’esprit avec une herméneutique. Pour pouvoir être dans la vérité, au lieu d’aller s’imaginer quelque transcendance la plupart du temps impénétrable, il fallait identifier et répertorier ce que j’appellerai « les morceaux de Dieu » dans la réalité. Bien sûr, une telle expression exprime de façon commode ce que je pense des objets idéaux éternels que je nomme parfois aussi des immatériaux. En effet, dès mon plus jeune âge, j’ai été frappé par des surgissements de beauté, d’harmonie, qui constituaient autant de formes plastiques se référant à ce que j’avais à devenir. Je recherchais avidement ces forces disséminées dans mon expé-rience de tous les jours, refusant d’admettre que ce qui dominait ma vie était un inconnaissable.

On m’objectera que c’était là une critique adressée à toute connaissance substantielle. Je n’en disconviens pas. S’il fallait que je sois tout pour moi, que je sois ce qui compte à mes yeux, je ne pouvais pas admettre que je puisse me conduire envers moi com-me si j’étais quelque substance secrète à connaître. Je découvris vite l’imposture de la connaissance de soi qui implique invariable-ment l’idée d’une fouille archéologique dans ses tréfonds comme si nous étions des étrangers à nous-mêmes. Or, ce n’était pas le cas : j’avais à m’inventer moi-même, à m’augmenter de ce que je suis, à me choisir moi-même comme absolu. Il n’en fallait pas plus pour que je décline toute invitation à la prière, tout idéal visant à regarder l’horizon les yeux humides, et que j’entreprenne de me délier intérieurement en reconnaissant que je suis cet état fondamental que recherchent les saints, les sâdhus, les rishis, les mystiques. Je me rappelle qu’à 18 ans, je m’étreignais moi-même, tout content d’apercevoir en moi le tissu cosmique de la félicité. Lire la suite


Jan 22 2018

Adyashanti : l’image de soi

 

Mental ouvert, cœur ouvert, réalisez qu’il n’y a personne là, à protéger. Il n’y a pas besoin d’une barrière émotionnelle ou du sentiment de séparation et d’isolation que crée cette barrière.
La seule raison pour laquelle vous pensez avoir besoin de protection vient d’une incompréhension très innocente. C’est arrivé lorsque vous avez reçu le concept de vous-même à un très jeune âge, vous avez reçu en même temps un kit pour construire des murs et protéger ce concept.
Vous avez ensuite appris, selon les circonstances, à ajouter des éléments au kit. Si une bonne dose de colère a semblé utile, vous l’avez ajoutée, ou peut-être était-ce le ressentiment, la honte, le blâme ou la victimisation.
Que vous vous accrochiez à l’image de vous-même en tant que bonne personne ou personne inadéquate, le kit de l’identité est utilisé pour protéger cette image. Lire la suite

Jan 22 2018

Histoire Zen : la nature de Bouddha

Un moine demanda à un maître Zen :  » Chacun est censé avoir la nature du Bouddha. L’ai-je ? »
Le maître répondit : « Non ! »
Alors le moine demanda : Les Écritures Bouddhistes nous enseignent que chaque chose est investie de la nature de Bouddha, comment se fait-il que je ne la détienne pas ? Les arbres et les rochers, les rivières et les montagnes ont tous la nature de Bouddha. S’il en est ainsi, pourquoi pas moi ? « 
Le maître répondit :  » Les chats, les chiens, les montagnes, les rivières ont tous la nature de Bouddha, pas toi. »
Le moine atterré demanda : « Pourquoi pas ? »
Le maître  dit : « Parce que tu le demandes ! »
cité par Suzuki dans  » Les Chemins du Zen « 

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Jan 22 2018

Sourire avec Matthieu Ricard

Sourire est bon pour notre santé et pour la santé d’autrui…


Jan 22 2018

Aphorismes paradoxaux et naïfs pour l’accès à la pure conscience de soi.

 » Bien sûr, j’insiste pour que tout le monde autour de moi pense clairement,
me dit-il. Et j’explique à qui veut l’entendre que la seule façon de penser
clairement est de ne pas penser du tout. J’étais sûr que tu comprenais cette
contradiction des sorciers.  »
Don Juan Matus
 » Il faut avoir traversé la perpétuité des temps dans un temps fini.
Pour que cela, qui est contradictoire, soit possible, il faut que la partie
de l’âme qui est à la hauteur du temps, la partie discursive, la partie qui
mesure, soit détruite. Elle n’est détruite que par le malheur accepté ou par
une joie intense au point de précipiter dans la pure contemplation. Ou encore
autrement ? La technique du kôan (bouddhisme zen) est une méthode pour cette destruction.
Platon avait peut-être une méthode de ce genre, dans ce qu’il nommait dialectique ?  »
Simone Weil » Un langage clair suppose trois conditions : un parleur sachant
ce qu’il veut dire, un auditeur à l’état de veille, et une langue
qui leur soit commune. Mais il ne suffit pas qu’un langage soit clair comme
une proposition algébrique est claire. Il faut encore qu’il ait un contenu
réel, et non seulement possible. Pour cela, il faut, comme quatrième élément,
entre les interlocuteurs une expérience commune de la chose dont il est parlé.
Cette expérience commune est la réserve d’or qui confére une valeur d’échange
à cette monnaie que sont les mots; sans cette réserve d’expériences communes,
toutes nos paroles sont des chèques sans provision.  »
René Daumal

 » Ce qui est mystique ce n’est pas comment
est le monde, mais le fait qu’il est. »
Ludwig Wittgenstein

191 Définitions de l’étonnement d’être

S’étonner d’être, c’est MOI…
*
S’étonner d’être, c’est quand le miroir de la pure conscience se réfléchit lui-même à vitesse infini, d’une infinité de réflexions par seconde.
*
S’étonner d’être, c’est quand je me fais la courte-échelle à MOI m’aime.
*
S’étonner d’être, c’est la musique que nous écoutons qui, soudain, nous regarde droit dans l’ouïe.
*
S’étonner d’être, c’est lorsque je saisis sur le vif que la pure conscience de moi-même perle et suinte JE SUIS à elle-même, depuis toujours et à chaque instant.
*
S’étonner d’être, c’est comprendre que NOUS SOMMES JE SUIS depuis TOUJOURS (Cela n’a jamais commencé avant MOI), et pour toujours ( Ce qui est EST, et seul le présent existe) !
*
S’étonner d’être, c’est réaliser qu’il y a, qu’il y a toujours eu, et qu’il y aura toujours quelque chose plutôt que rien, et que nous sommes au coeur de cette chose qui est éternelle parce qu’elle existe maintenant, dans le présent pur qui seul existe immédiatement.
*
S’étonner d’être, c’est le CHOC-CONSCIENCE…
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S’étonner d’être, c’est dé-couvrir (enlever la couverture et se retrouver tout nu) qu’il n’y a pas de plus grand miracle que CELUI QUE JE SUIS…
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S’étonner d’être, c’est, disons-le sans se gratter plus longtemps, l’union à DIEU…
*
S’étonner d’être, c’est la révélation de l’excédante surabondance qui baigne en MOI…
*
S’étonner d’être, c’est mettre tout le monde d’accord sur la combustion spontanée de l’essence ciel.
*
S’étonner d’être, c’est MAINTENANT ou JAMAIS.
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S’étonner d’être, c’est se fier à l’évidence CONSCIENCE. Confiance, Conscience…
*
S’étonner d’être, c’est réaliser que l’on peut faire fond sur le vide; c’est à dire sur soi-même; plus précisément sur MOI.
*
S’étonner d’être, c’est faire coïncider la CONSCIENCE et le MYSTERE.
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S’étonner d’être, c’est un bonheur fracassant et silencieux qui crie « JE SUIS » et qui ajoute « NI CECI, NI CELA ».
Un bonheur qui peut venir de la rencontre consciente avec un Coca-Cola…
*
S’étonner d’être, c’est découvrir l’arrière plan de bonté, de beauté, d’humour, de saveur infini, de jouissance infini.
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S’étonner d’être, c’est faire l’amour avec l’évidence CONSCIENCE…
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S’étonner d’être, c’est comprendre que quoi que nous nous vivions, quoi que nous fassions, nous sommes toujours au centre, sans dimension, au delà du temps et de l’espace : JE SUIS. Ipséité pure qui est simultanément sans dimensions et de dimensions infinies.
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S’étonner d’être, c’est S’ENFUIR ICI MEME. Pour s’enfuir d’ici, s’enfuir ici sans fuir ici. Voie directe et sublime.
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S’étonner d’être, c’est prendre un recul paradoxal et infiniment doux face au film de sa vie.
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S’étonner d’être, c’est s’asseoir sur soi-même en soi-même.
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S’étonner d’être, c’est la claque CONSCIENCE qui déclic MOI.
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S’étonner d’être, c’est la révolution du miroir transparent qui s’invagine coniquement à l’infini.
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S’étonner d’être, c’est écraser l’espace et arrêter le temps pour se glisser dans l’éternel présent comme dans un bon bain chaud.
*
S’étonner d’être, c’est la joie de l’oubli.
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S’étonner d’être, c’est la prise de conscience fulgurante et joyeuse que nous baignons de tout notre être et de toute éternité dans de l’excessivement déraisonnable.
*
S’étonner d’être, c’est abandonner et renoncer joyeusement à toutes les explications sur le miracle conscience.
*
S’étonner d’être, c’est écraser l’espace et arrêter le temps.
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S’étonner d’être, c’est repartir de zéro…
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S’étonner d’être, c’est la certitude d’ÊTRE CONSCIENCE.
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S’étonner d’être, c’est, les yeux ouverts, faire coïncider la pointe du cône de projection du champ visuel avec l’insondable profondeur de la conscience de soi.
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S’étonner d’être, c’est se reconnaître comme CONSCIENCE-MIROIR-VACANCE.
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S’étonner d’être, c’est sur la plage, l’été, lorsque JE SUIS bien au chaud sous le parasol.
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S’étonner d’être, c’est reconnaître que TOUT baigne en MOI, comme un poisson dans l’eau.
*
S’étonner d’être, c’est être panoramiquement ICI.
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S’étonner d’être, c’est le fin mot de l’étrange affaire.
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S’étonner d’être, c’est réaliser que la pure conscience de soie est infiniment douce…
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S’étonner d’être, c’est dé-couvrir CELA même qui, au coeur de nous-mêmes, EST, plutôt que de ne pas être…
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S’étonner d’être, c’est enfoncer la porte ouverte de l’évidence infinie  » conscience de soi « .
*
S’étonner d’être, c’est se retrouver ICI, dans le non-endroit que l’on ne peut quitter que par une monstrueuse, paradoxale et insoupçonnable inattention.
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S’étonner d’être, et c’est la joie nucléaire…
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S’étonner d’être, c’est quand l’évidence m’aime…
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S’étonner d’être, c’est quand le tonnerre de l’étonnement éveille à lui-même le silence qui l’a précédé et qui lui succède : ces deux silences ne faisant plus qu’un, on peut en cela parler d’une révélation de l’évidence.
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S’étonner d’être, c’est le remède souverain à l’absurde. Un bon coup de tonnerre qui débouche les oreilles en un éclair.
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S’étonner d’être, c’est être Disponible et en Vacance…
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S’étonner d’être, c’est une détente parfaite dans l’évidence tranquille.
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S’étonner d’être, c’est ce qui dépasse l’imagination…
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S’étonner d’être, c’est être sans effort celui qui est de toutes les façons, quoi que l’on fasse et quoi que l’on dise…
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S’étonner d’être, c’est aussi s’étonner d’avoir toujours été…
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S’étonner d’être, c’est ce qui est spontané en même temps qu’infiniment calculé…
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S’étonner d’être, c’est rendre vivant le fait que la conscience que nous avons de nous-mêmes est en ligne directe avec le miracle infini de l’être, avec le mystère d’être.
– Comment ?
– En s’asseyant confortablement, mais sans s’assoupir, au coeur de la conscience de soi immédiate et ordinaire, puis en se disant et en se répétant jusqu’à l’exaspération :  » Comme c’est bizarre, tout se passe comme si JE SUIS plutôt que ne pas être ! C’est vraiment une étrange affaire ! « .
– Et ça marche ?!
– Oui.
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S’étonner d’être, c’est se rendre à l’évidence MOI-VIGILANCE PURE.
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S’étonner d’être, c’est lorsque soudain tout ce qui était là-bas se retrouve téléporté ici.
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S’étonner d’être, c’est la réponse à tout, et à rien du tout…
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S’étonner d’être, c’est un coup de pied dans la fourmilière bien pensante des systèmes philosophiques, mais un coup de pied qui se botte lui-même, et qui donc laisse tout intact en même temps qu’il transforme tout…
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S’étonner d’être, c’est devancer la mort…
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S’étonner d’être, c’est la solitude absolue, lorsqu’il n’y a plus que MOI..
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S’étonner d’être, c’est déjouer le JE de l’oubli…
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S’étonner d’être, c’est ne plus avoir aucune idée sur ce qu’est l’étonnement d’être…
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S’étonner d’être, c’est quand on est à bout de forces et que l’on ne sait plus…
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S’étonner d’être, c’est de temps en temps, de plus en plus souvent, pour de plus en plus longtemps et pourquoi pas tout de suite…
*
S’étonner d’être, c’est lorsque l’évidence conscience devient voluptueuse…
*
S’étonner d’être, c’est comme ça : !
*
S’étonner d’être, c’est un acte d’amour. C’est faire l’amour à la conscience de soi jusqu’à la faire jouir : jusqu’à ce qu’elle crie JE SUIS…
*
S’étonner d’être, c’est le silence transparent qui éradique tous les fondements fallacieux à notre propre présence…
*
S’étonner d’être, c’est cesser de croire en notre naissance par deux parents…
*
S’étonner d’être, c’est être immédiatement suspendu au milieu de nulle part, dans l’infinité inimaginable du temps et de l’espace…
*
S’étonner d’être, c’est la reconnaissance que l’essence de ce que JE SUIS (ainsi que tout le reste d’ailleurs !) est un miracle infini : le miracle infini de la conscience….
*
S’étonner d’être, c’est l’honnêteté absolue et l’humilité absolue avec soi-même…
*
S’étonner d’être, c’est faire monter le volume du silence assourdissant de l’arrière-plan…
*
S’étonner d’être, c’est comprendre que ce qui est devant est comme ce qui est derrière…
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S’étonner d’être, c’est entendre le cri de l’évidence CONSCIENCE qui hurle à tue-tête, derrière nos yeux :  » souviens-toi de MOI ! « .
*
S’étonner d’être, c’est conjuguer le verbe être à la première personne du présent de la conscience…
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S’étonner d’être, c’est l’accès à la douceur satinée de la pure conscience de soie qui se révèle également être extraordinairement violente…
*
S’étonner d’être, c’est le présent vécu dans son abyssale profondeur et son mystère infini…
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S’étonner d’être, c’est entrer dans le vif du Sujet…
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S’étonner d’être, c’est l’ultime et authentique connaissance de soi…
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S’étonner d’être, c’est renversant…
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S’étonner d’être, c’est un accomplir un geste alchimique avec la flamme ardente de son attention. Ce geste consiste à faire porter à incandescence, et donc jusqu’à la lumière, ce plomb grisâtre qu’est la conscience de soi…
*
S’étonner d’être, c’est se laisser envahir par l’évidence CONSCIENCE…
*
S’étonner d’être, c’est être très porté sur la non-chose…
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S’étonner d’être, c’est s’adosser à ce qui est simultanément devant et derrière…
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S’étonner d’être, c’est la stupéfaction ravie d’être en train d’assister au miracle infini de la création…
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S’étonner d’être, c’est prendre conscience que les vies dansent dans l’évidence…
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S’étonner d’être, c’est la découverte sublime et époustouflante que l’on avait perdu la mémoire de l’essentiel d’une manière qui dépasse tout ce que peut concevoir l’imagination…
*
S’étonner d’être, c’est conjuguer l’évidence de la conscience à la première personne du présent pur…
*
S’étonner d’être, c’est quand la présence consciente qu’est la conscience de soi se fond en elle-même dans le présent hyperactuel de l’ici et maintenant tout de suite et sans délais supplémentaires.
*
S’étonner d’être, c’est disparaître…dans l’omniprésence…
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S’étonner d’être, c’est un geste pour découvrir que nous sommes directement et immédiatement impliqué dans le mystère d’être, que nous sommes à la première loge du miracle infini de la conscience…
*
S’étonner d’être, c’est prendre refuge à la source de la pensée  » JE  » et y trouver sa demeure, là même où tout n’est qu’ETRE, CONSCIENCE, BEATITUDE, là même où tous les objets rayonnent de la lumière infinie de la CONSCIENCE…
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S’étonner d’être, c’est la coïncidence essentielle.
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S’étonner d’être, c’est la perfection du OUI…
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S’étonner d’être, c’est disparaître…
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S’étonner d’être, c’est être la conscience-témoin à laquelle on ne peut rien enlever et à laquelle on ne peut rien ajouter…
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S’étonner d’être, c’est, au delà de toutes pensées, de toutes qualifications, de toutes conclusions, être conscient d’être conscient d’être conscient d’être conscient d’être conscient d’être conscient…d’être conscient…d’être le vortex enivrant de la conscience d’être conscient d’être conscient d’être conscient…d’être conscient…d’être…d’…
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S’étonner d’être, c’est réaliser qu’au coeur de la sensation de peur (juste une illusion, à peine une sensation, rien qu’une simulation…), il y a le miracle infini de la conscience…
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S’étonner d’être, c’est lorsqu’il n’y a plus de non-MOI, c’est lorsque il n’y a plus que MOI…
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S’étonner d’être, c’est être ébloui par le JEU de la CONSCIENCE…
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S’étonner d’être, c’est l’acte par lequel la conscience s’actualise à sa propre présence, jamais hier et jamais demain : toujours maintenant…
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S’étonner d’être, c’est la reconnaissance de l’au-delà de la pensée…
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S’étonner d’être, c’est reconnaître la nature idéelle de toutes connaissances…
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S’étonner d’être, c’est comprendre que comprendre est une chose qui ne va absolument pas de soi…
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S’étonner d’être, c’est comprendre que tout comme la lumière, la conscience s’illumine elle-même…
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S’étonner d’être, c’est ce qui se dévoile dans l’absurde et dans la grâce…
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S’étonner d’être, c’est comme dans un rêve ou tout semble aller de soi et puis, soudain, on se réveille, au coeur du rêve…
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S’étonner d’être, c’est être ébloui par le soleil de l’évidence CONSCIENCE…
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S’étonner d’être, c’est la découverte que le centre et la profondeur de ce que nous sommes rêve et projette le monde, et notamment le penseur que nous croyons être dans l’état de conscience ordinaire.
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S’étonner d’être, c’est la prise de conscience de l’azur primordial…
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S’étonner d’être, c’est lorsque cent mille milliard de soleils nous explosent à la tête, donnant à cette dernière la forme du vide.
*
S’étonner d’être
S’étonner d’êtr
S’étonner d’êt
S’étonner d’ê
S’étonner d’
S’étonner…
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S’étonner d’être, c’est une fleur qui pousse au sommet de la tête…
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S’étonner d’être, c’est la prise de conscience fulgurante qu’ICI est partout, et que l’on ne peut pas s’enfuir d’ici MAINTENANT…
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S’étonner d’être, c’est revenir et s’ouvrir à MOI…
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S’étonner d’être, c’est n’avoir rien en dessous…
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S’étonner d’être, c’est un lapin bleu qui court dans l’herbe jaune…
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S’étonner d’être, c’est faire flamber notre essence
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S’étonner d’être, c’est accéder de manière vivante et vibrante au mystère inouï du quelque chose plutôt que RIEN , ce quelque chose que JE SUIS…
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S’étonner d’être, c’est la conscience éclatante de l’évidence…
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S’étonner d’être, c’est faire éternuer l’éternité…
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S’étonner d’être, c’est le sur place absolu…
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S’étonner d’être, c’est l’art de se rendre a l’évidence qui danse devant mon non-visage…
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S’étonner d’être: mon doux vissage en moi-même…
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S’étonner d’être, c’est heurter de plein front l’évidence discrète qui hurle a tue-tête : Ne m’oublie pas …
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S’étonner d’être, c’est avec humilité rendre grâce à l’évidence….
*
S’étonner d’être, c’est la grande forme par le vide…
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S’étonner d’être, c’est disparaître dans l’aveuglante profondeur du mystère d’exister….
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S’étonner d’être, c’est moi-conscience d’être conscient…
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S’étonner d’être, c’est le bruit que fait un livre qui s’envole en battant des pages…
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S’étonner d’être, c’est la pause universelle en MOI…
Dans l’intervalle entre l’inspir et l’expir : l’étonnement d’être;
Dans l’intervalle entre deux pensées : l’étonnement d’être;
Dans l’intervalle du feu et du poison : l’étonnement d’être;
Dans l’intervalle entre deux vies : l’étonnement d’être;
Dans l’intervalle entre deux rêves : L’étonnement d’être;
Dans l’intervalle entre deux perceptions : l’étonnement d’être;
Dans l’intervalle entre deux battements d’ailes d’un ange ou de paupières d’un nouveau-né : l’étonnement d’être.
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S’étonner d’être, c’est la prise de conscience émerveillée de soi-même…
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S’étonner d’être, c’est l’accès direct au sans support….
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S’étonner d’être, c’est tonner d’être !
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S’étonner d’être, c’est reconnaître que les vies dansent dans l’évidence…
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S’étonner d’être, c’est le rafraîchissement infini…
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S’étonner d’être, c’est reconnaître que l’on est le dépositaire central et principal du miracle et du mystère infini de la conscience d’exister….
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S’étonner d’être, c’est faire avouer aux pensées, leur néant profond…
*
S’étonner d’être, c’est rattraper l’évidence et enfoncer la porte ouverte de la conscience d’être conscient…
*
S’étonner d’être, c’est sur-rire à l’évidence conscience…
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S’étonner d’être, c’est se faire la courte échelle de Jacob a soi-même…
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S’étonner d’être, c’est l’évidence libératrice…
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S’étonner d’être, c’est renaître à l’évidence conscience éclatante…
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S’étonner d’être, c’est faire la lumière sur l’évidence ‘conscience transparence…
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S’étonner d’être, c’est l’adoucissement consécutif à l’absorption dans une paire de bottes de jardinage en caoutchouc…
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S’étonner d’être, c’est le fin mot de l’affaire…
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S’étonner d’être, c’est reconnaître que l’UN qui est tue deux….
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S’étonner d’être : c’est le début, le milieu et la fin de l’UN sécurité…
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S’étonner d’être, c’est se tenir droit et sourire…
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S’étonner d’être, c’est dépoussiérer le JOYAU de la conscience…
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S’étonner d’être, c’est l’ivresse des profondeurs…
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S’étonner d’être, c’est faire fond sur MOI…
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S’étonner d’être, c’est arrêter de déconner. Allusion à la cessation de la transmigration…
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S’étonner d’être, c’est pas rien nom d’une pipe !
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S’étonner d’être, c’est courir vers MOI à la vitesse de la lumière de la pure conscience de soi…
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S’étonner d’être, c’est quand il n’en reste plus qu’un et qu’en plus c’est MOI !
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S’étonner d’être, c’est l’évidence dans son intensité sublime…
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S’étonner d’être, c’est le samadhi et le dimanche aussi…
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S’étonner d’être, dans sa non-forme intense et délirante c’est un amour brûlant qui consume tout y compris lui-même et dans sa forme respectable en société il est présence dense et discrète au mystère d’être ici et maintenant…
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S’étonner d’être, c’est faire un non-geste paradoxal, d’une beauté sublime, qui nous propulse énergiquement en amont du langage et du monde des objets là-bas …
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S’étonner d’être, c’est suivre l’étrange affaire de très prés…
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S’étonner d’être, c’est naître Maintenant et ICI, c’est n’être Qu’ici et maintenant depuis le début de l’éternité qui n’attendait que moi pour recommencer….
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S’étonner d’être, c’est détonant…
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S’étonner d’être, c’est les oreilles papillon qui m’écoutent…
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S’étonner d’être, c’est gratuit…
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S’étonner d’être, c’est : soudain !!!
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S’étonner d’être, c’est l’incursion au coeur du vide…
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S’étonner d’être, c’est une disparition de pointe…
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S’étonner d’être, c’est exagérer d’être…
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S’étonner d’être, c’est être nourrit par l’amour du vide…
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S’étonner d’être, c’est faire une trêve lucide…
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S’étonner d’être, c’est être une humble et absolue succursale de MOI…
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S’étonner d’être, c’est être plus grand que tout et plus petit que rien…
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S’étonner d’être, c’est moi-conscience-vigilance inaltérable…
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S’étonner d’être, c’est voir moi-miroir-vigilance…
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S’étonner d’être, c’est quand la musique et bonne…
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S’étonner d’être, c’est la profonde et inimaginable immensité en MOI….
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S’étonner d’être, c’est s’asseoir dans le coeur et se relaxer en moi…
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S’étonner d’être, c’est l’inouï qui est plutôt que de ne pas être; qu’il pleuve, qu’il vente, ou qu’il soleille…
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S’étonner d’être, c’est marcher en moi, dans la rue, sur le sommet de ma tête, en haut et en bas, sur la….TERRE
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S’étonner d’être, c’est regarder a travers le hublot avec humour et amour…
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S’étonner d’être, c’est être au coeur du cagibi infini…
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S’étonner d’être, c’est quand je me bois en prenant de la soupe…
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S’étonner d’être, c’est quand tout jaillit, tout se fige, et tout se résorbe en moi…
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S’étonner d’être c’est la fin du cauchemar…
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S’étonner d’être, c’est être écoute…
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S’étonner d’être, c’est disparaître…
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S’étonner d’être, c’est voir le film de sa vie, assis dans le fauteuil du vide, en mangeant des nougats…
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S’étonner d’être, c’est quand le fleuve des cinq sens se déverse en moi…
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S’étonner d’être, c’est l’odeur du neuf…
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S’étonner d’être, c’est tomber amoureux fou du fait inouï qu’il y a quelque chose plutôt que rien et que nous sommes au coeur de étrange affaire

« Etages de croyance. La vérité la plus vulgaire, quand elle envahit toute l’âme, est comme une révélation. »
Simone Weil
Aphorismes abrupts et parfois absurdes pour un eurêka éclair même fugitif.

Tout effort pour être est un non-sens et trouve son aboutissement et son fruit dans sa cessation. Tout effort pour être nous détourne du fait que nous sommes déjà. Tout effort en vue d’être, de s’étonner d’être, de se donner naissance est une plaisanterie paradoxale et indispensable. Toutefois, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures…
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Tout désir et un désir d’être, de coïncidence avec notre essence conscience. Nous sommes déjà. Nous sommes lorsque nous prenons conscience que le désir jaillit de nous-mêmes et que c’est nous-mêmes que nous rencontrons lorsqu’il se résorbe après avoir été satisfait et épuisé ou bien après avoir été reconnu comme jaillissant de nous-mêmes.
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Que ce passe t-il après l’étonnement d’être ? Et bien, on n’a pas nécessairement la ligne directe avec Dieu, mais il nous appelle de temps et temps parce qu’il nous aime et puis on sait où le rejoindre en cas d’urgence…
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Où est ce que JE peux bien passer quand JE dors ?
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Les impressions des 5 sens sont les anges du présent pur.
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Lorsque, par exemple, nous fermons les yeux, nous voyons généralement un écran noir et nous avons conscience de nous-mêmes. Comment cette conscience peut-elle soudain devenir l’infini et l’absolu qu’elle est dans son essence même. Commet peut-elle soudain s’étonner d’elle-même ? Difficile de répondre et de donner une recette. Une chose est sûre, cela arrive de temps en temps, et à chaque fois c’est l’éternité qui n’attendait que nous pour recommencer à 0.
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Dans l’étonnement d’être, le rêve de l’identité peut suspendre son vol et éventuellement le reprendre avec changement de cap.
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Quand je vois la beauté en MOI, je vois la beauté PARTOUT.
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Au moment de la compréhension, quelle que soit cette compréhension, il se passe quelque chose. Dans l’eurêka, c’est la lumière infini de la conscience que l’on peut rejoindre. Lorsque j’ai été, j’étais JE SUIS; c’est la raison pour laquelle depuis lors, je me maintiens paradoxalement dans l’être que JE SUIS…
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Qu’est ce que JE SUIS ? C’est la joie infinie d’exister au delà de la vie et de la mort…
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– Comment peut-on faire pour s’étonne d’être ?
– En prenant la décision de s’étonner d’être dans quelques jours et au plus tard au moment de la mort.

Apprivoiser JE SUIS , c’est apprivoiser l’habitude d’accomplir l’acte de vigilance pure, instant après instant, dans la perfection et le bon sens absolu du OUI d’accueil à ce qui est.
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Au moment précis où l’on veut ce que l’on a, on a ce que l’on veut. Ceci est plus qu’un sophisme bas de gamme.
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L’étonnement d’être se produit toujours maintenant. C’est la raison pour laquelle s’il s’est déclaré au moins une fois dans sa folle intensité extatique, il s’est déclaré pour toujours. Lorsqu’on a le sentiment que l’étonnement d’être ne se déclare plus, c’est à dire que l’on pense qu’il s’est déclaré quelque part dans le passé (quelque part dans le passé, le temps s’est arrêté quelques instants!); nous nous devons de reconnaître que c’est un tour de passe-passe grotesque auquel on peut mettre fin en prenant conscience de l’endroit d’où vient de jaillir la dernière pensée…
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L’étonnement d’être extatique peut transformer (momentanément) un être humain en une fleur ou en un légume, ça dépend de la graine…
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Pourquoi toujours répondre par une question ?
Et pourquoi pas ?
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L’éternel présent, lorsqu’il se présente à nous, ne supporte pas l’intrusion du désir de le faire durer; désir derrière lequel se cache la peur de disparaître à jamais dans le présent. Ce désir introduit la pensée et le temps, et le rêve continue. Il ne supporte pas non plus le désir de le faire naître parce qu’il est déjà. Alors que faire, rien ? Reconnaître que JE SUIS n’est pas la peur ni le désir d’ailleurs ou d’ici…
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Où donc la beauté prend t’elle sa source ? Où donc existe t’elle ? Où puis-je donc la rejoindre ?
En MOI, bien sûr, et nulle part ailleurs !
Lorsque je l’éprouve, c’est toujours MOI en train de l’éprouver ICI, MOI en train de l’éprouver ICI même en MOI m’aime…
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On découvre parfois des refrains de chansons qui peuvent être interprétés en termes très métaphysiques et aussi très pratiques en ce qui concerne l’étonnement d’être : Don’t think about it, just DO it ! (N’y pensez pas, faites-le !).
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Penser, imaginer, comprendre, apprendre, rêver sont des choses très miraculeuses et très mystérieuses qui ne demandent qu’une chose : qu’on les fasse consciemment.
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Lorsque je vois ou lorsque j’entend quelque chose de beau, j’ai la possibilité de reconnaître que cette beauté est en MOI, nulle part ailleurs. La réalité, c’est MOI en train d’avoir conscience en MOI de la beauté. La beauté est toujours disponible en MOI.
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Tous les discours, toutes les pertinences, sur la conscience d’être est en retard sur cette conscience d’être puisqu’il est un ensemble de pensées qui jaillissent de la source et qui s’y résorbe.
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Qu’est ce qui peut amener l’étonnement d’être extatique ?
L’imminence de la mort; la conscience très aiguë de la mort; ou un doute très pur et très intense, un doute qui ne doute pas de lui-même, l’acte pur de douter, un doute qui conduit à la certitude d’être le miracle infini de la conscience.
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CONFIANCE-CONSCIENCE : se confier à l’évidence.
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Toutes les pensées, tous les désirs, toutes les actions pointent du doigt cela même que nous sommes.
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On peut trouver une grande liberté dans la reconnaissance du caractère fondamentalement déraisonnable et gratuit d’exister en tant qu’être conscient infiniment conscient de lui-même.
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Réaliser : rendre réel. Tout simplement.
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Certains enfants le font lorsqu’il commence à apprécier la lecture : prendre le dictionnaire et ressentir les mots. Ressentir.
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La sensation du corps, allongé, les yeux fermés. Par exemple à l’endormissement. Dans la mesure où nous sommes identifié à notre corps, on croit être cette sensation, et elle a usurpé la claire présence à nous-mêmes. Ainsi, généralement, ne reconnaît-on pas que l’on est l’espace-sans-espace dans lequel se déploie cette sensation. Qui ressens l’impression du corps ? Où est l’impression du corps, quel est le lieu de l’impression du corps ?
En affûtant sa discrimination, on parvient à délimiter les contours de cette impression, ce qui a pour effet de la dilater et de lui donner de l’espace. Elle commence à respirer, se fait plus légère. On prend conscience qu’elle se fonde nulle part ailleurs qu’en nous-mêmes, et que nous sommes nous-mêmes, dans notre profondeur consciente, fondés nulle part ailleurs qu’en nous-mêmes.
Soudain, toutes les explications à notre propre présence s’évanouisse et se retirent comme la vague au bord de la plage : l’écume dessine JE SUIS sur le sable, et ce dessin s’efface aussitôt…
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Dans l’étonnement d’être, la conscience de soi devient une entité qui s’absolutise, s’autonomise; espace sans espace dans lequel, soudain, tout se déploie sans heurts. Les images, les formes-pensées-sensations n’adhérent plus au miroir. Ipséité pure.
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La stupeur soudaine d’être un individu, d’avoir précisément les attributs que l’on a; et dans une foule, d’être ce corps plutôt qu’un autre, à moins que, soudain…
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La curiosité intense et soudaine…
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Décrasser l’attention jusqu’à l’étonnement…
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Jusqu’à l’éveil : s’étonner de ne pas s’étonner d’être. Juste cela.
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Enquête et doute intense et pur sur les fondements de toutes nos représentations et soudain : le miracle d’être conscient…
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Il est amusant de remarquer que dans la plupart des dictionnaires philosophiques, le mot être succède directement au mot étonnement…
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La fréquentation assidue et entêtée des paradoxes et des apories conduit tout droit à l’au-delà de la pensée…
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On inspire dans le même espace que celui dans lequel on expire : mouvement sur arrière-fond d’immobilité…
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On est libre de l’identification aux pensées tant qu’on reste conscient de l’endroit d’où elles jaillissent, dans lequel elles se déploient, et dans lequel elles se résorbent. La non-chose pensante ne se confond pas avec ses pensées; elle est un mystère absolu pour elle-même.
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Une croyance répandue veut que les pensées jaillissent d’une source qui est différente de celle d’où jaillissent les perceptions.
Lorsque cette croyance est reconnue pour ce qu’elle est (une simple croyance, une pensée cristallisée), alors, l’intérieur et l’extérieur fusionnent dans un éclair de conscience pure.
Exprimé différemment, on croit qu’il y a une cloison entre l’intérieur et l’extérieur .
Cette cloison est une illusion et elle a la consistance d’une pensée; le poids du battement d’aile d’un papillon. Cette cloison est généralement associée à la représentation d’une tête au-dessus des épaules et à l’idée que l’on voit avec les yeux. Cette cloison, répétons-le, n’est qu’une pensée; la pensée qu’il y a un intérieur et un extérieur; pensée qui n’est pas, dans l’état de conscience ordinaire, reconnue pour ce qu’elle est.
Tout comme la pure conscience de soi, l’espace n’a ni intérieur, ni extérieur.
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Qu’est ce qu’une expérience absolue ? C’est une expérience avec personne pour expérimenter; une expérience dans laquelle l’expérimentateur est dissout.
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La pure conscience de soi (la vie) se révèle à elle-même sans distance, sans médiation, immédiatement, sans qu’il y ait un voir, sans histoire, sans devenir. Elle est un événement absolument spontané sans explications et sans fondements.
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Il y a, et il n’y a, de toute évidence, que ce qu’il y a ici et maintenant. Tout le reste, c’est à dire tout ce qui n’est pas disparaît dans l’ici et maintenant à la faveur de ce qui est. Si, ce qui n’est pas, réapparaît, cet événement est reconnu pour ce qu’il est : un miracle !
Dans tous les cas, l’étonnement est sauf…
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Lire en scrutant chaque lettre sur tout son contour et en voyant QUI voit; c’est à dire en voyant qui nous sommes dans l’acte de voir lorsque nous ne sommes plus que VISION.
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Au moment du rire on peut soudain réaliser qu’il n’y a personne pour rire. Notre attention toute absorbée et unifiée dans le rire reflue vers sa source et la conscience que nous avons de nous-mêmes s’absolutise.
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Concentrer sur un objet; puis faire s’engloutir cet objet dans sa source. C’est un peu comme faire brûler des ordures, on va plus vite et on y arrive mieux en les regroupant pour un faire un tas.
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Résoudre un problème ou se faire raconter une histoire drôle en étant extrêmement vigilant, plus que nécessaire. Lorsque le déclic se produit, lorsque l’eurêka cristallise, VOIR qu’il n’y a personne pour comprendre mais que la compréhension se fait sur fond de pure conscience. De ce fait, les jeux de l’esprit peuvent nous amener à prendre conscience de manière vivante de la nature de l’esprit.
D’où vient l’attrait pour les mots croisés ? De la micro-seconde de félicité lorsque nous trouvons le bon mot !
D’où vient l’attrait pour le jeu d’échec ? De la joie très pure qui naît de la certitude absolue que le point de non retour est passé, que l’adversaire est inexorablement acculé à la défaite.
Cette micro-seconde de félicité dans l’au-delà de la pensée est comme une étincelle. Si nous sommes un minimum présent, cette étincelle est à même de mettre le feu à notre essence conscience et d’abolir le temps…
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Ici et Maintenant, il n’y a pas de problèmes; il peut y avoir de la souffrance mais pas de problèmes. A la rigueur, on peut parfois rencontrer des solutions. Mais la solution suprême dans laquelle les problèmes se dissolvent c’est l’éternité Ici et Maintenant. Ici et Maintenant, l’éternité. Les solutions c’est souvent demain, or tout le monde sait que demain, on rase gratis.
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Chercher JE SUIS, c’est fuir JE SUIS. Chercher la non-chose, c’est la perdre. Nous sommes déjà cela, Ici et Maintenant et c’est précisément pour cette raison que toute tentative pour être cela est vouée à l’échec. Echec qui permettra la réussite quand tous les efforts pour être auront été dissipés.
*
Une pensée vient ! Mais d’où vient-elle ?
Je décide de penser à telle ou telle chose. Vraiment ? Et juste avant de décider ?
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Quand je ne suis pas ce que je suis véritablement, que suis-je donc ?
*
Si l’on veut être avec LUI quand il n’est pas là, il faut être au moins une fois pleinement avec LUI quand il est ici.
*
JE SUIS.
QUI pourrait demander plus ?
*
Une pensée : d’où vient-elle, où va t’elle ?
Un orgasme : d’où vient-il, où va t’il ?
Un rêve : d’où vient-il, où va t’il ?
Mon bus : d’où vient-il, où va t’il ?
*
Je suis malheureux.
Peut-être, mais avant d’être malheureux, il faut déjà être. JE SUIS avant d’être malheureux. Comprendre cela est un grand bonheur.

Je n’ai jamais bougé d’un micron. Tout est en moi. JE marche dans mon monde.. Plutôt : la représentation de mon corps marche dans la représentation de mon monde. Ma tête est une représentation dans mon cerveau. Aïe ! mon cerveau, où est-il ? Dans mon cerveau ?
Il a disparu…Juste une idée…
*
Il n’y a de toute évidence aucun effort à faire pour être. N’est ce pas incroyable ?
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Ce que l’on cherche dans toutes les formes de sécurité, il n’y a que l’UN sécurité qui puisse véritablement nous le donner.
Lorsque tout est MOI, je peux être partout chez moi comme dans un bon bain chaud.
*
Déposer le désir de tout déposer, mais sans rien attendre. Déposer le désir de tout déposer afin que tout se dépose. Se dé-poser, se reconnaître comme sans fondements.
*
Un fou regarde un miroir. Plus exactement un miroir est regardé par un fou. Soudain, il se rapproche du miroir (QUI donc se rapproche ?) et s’écrie : Pourquoi est-ce que tu répètes tout ce que je dis ? .
*
Le sentiment du beau pointe vers sa source, c’est à dire nous-mêmes. Où est le beau ? En MOI !
Plus on voit le beau à l’extérieur, plus on le voit à l’intérieur.
Plus on voit le beau à l’intérieur, plus on peut le voir partout à l’extérieur.
La distinction entre l’intérieur et l’extérieur se délite en beauté…
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Où vais-JE ? Où va JE ?
Nulle part.
JE ne bouge pas. JE ne va nulle part.
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Reconnaître la musique comme une pensée jaillissant du Coeur, comme jaillissant du tréfonds de la fontaine MOI, et c’est la reconnaissance du miracle infini de la Conscience. Se réapproprier le niveau d’imagination (de savoirs) qui crée que la musique sort du disque et de la chaîne haute-fidélité. Comme tout le reste (disque, appareillage, espace, etc.), la musique sort de MOI.
Une jouissance très intense peut être en mesure de brûler les représentations transparentes qui nous séparent de la perception pure et qui maintiennent subtilement l’impression de séparation. Pour cela, suivre le fil de la jouissance-énergie comme un fil d’Ariane qui nous conduit dans le Coeur…
*
Dans la pure perception visuelle, il y a vision. La vision se produit sans qu’il n’y ait personne pour voir. Juste la vision. Personne pour s’interposer entre la vision et ce qui est vu, personne pour s’approprier l’acte de voir. De même, la conscience de nous-mêmes, lorsqu’elle est pure conscience absolue qui se sait elle-même, s’étonne de son mystère et de son miracle infini sans qu’il n’y ait personne pour s’approprier l’étonnement…

http://aubinsahallor.free.fr/etonn/apho.html


Jan 22 2018

Taoisme, le Yin et le Yang

http://youtu.be/Otit_4Z7EPA

Le taoïsme, une des plus anciennes et influentes philosophies de la chine, n’est pas facile à comprendre pour un occidental. Elle est expliquée dans cette courte séquence dans des termes simples et abordables.
Lao Tseu – Le Tao Te King ou suivre la Voie : http://tout-ca-pour-ca.over-blog.com/article-lao-tseu-le-tao-te-king-ou-suivr…

 


Jan 21 2018

Bentinho Massaro

Bentinho Massaro nous explique ce qu’est la pure conscience et comment y accéder sans efforts et de façon naturelle.

Bentinho Massaro nous explique ce qu’est la pure conscience et comment y accéder sans efforts et de façon naturelle.

A propos de Bentinho Massaro

Le parcours spirituel de Bentinho Massaro a commencé très tôt à l’âge de 16 ans quand il s’est mis à chercher de façon active, l’ Éveil et la Réalisation de soi. Il était poussé par un désir intense, celui de connaître la source de la vie, celui de découvrir  cette « présence naturelle », comme il l’appelle, qui n’est jamais affectée par les aléas et les différentes circonstances de la vie.
 
http://www.connaissancessansfrontieres.net