sept 18 2014

Le Tout est Esprit, l’Univers est mental

Le Premier Principe du Kybalion : « Le Tout est Esprit ; l’Univers est mental » induit que si le (T)out est Esprit, (t)out est également esprit. (t)out qui correspond aux manifestations et apparences extérieures que nous connaissons sous le nom « d’univers matériel », « phénomènes de la vie », « matière », « énergie », en un mot, tout ce qui est apparent à nos sens physiques.

Ce monde ou cet univers « phénoménal » n’est qu’une simple création mentale sujette aux Lois des Choses Créées. Une simple création mentale du Tout, de nous mêmes en réalité qui sommes, consciemment ou non, d’être « en » et « pénétré par » le Tout.

Cette difficulté que certains rencontrent à envisager que seul le Tout existe réside entre autres dans le fait, nous l’avons déjà évoqué, que la plupart des traditions humaines récentes, entre autres religieuses, plutôt que de s’en tenir à l’esprit de la lettre, ont plongé tête baissée dans une tentative de personnification à outrance du Principe Créateur, séparé de ses Créatures, empêchant par là même l’accès à une autre possibilité de compréhension non seulement beaucoup plus vaste mais surtout beaucoup plus vraie de ce dernier. Lire la suite


sept 18 2014

Mea culpa Mâ Anandamayi

J’ai reçu ce courriel hier :

 
« Bonjour,

j’ai vu quelques noms dans le site Invité de Marc. Mais je n’ai pas vu celui de Mâ Anandamayî.
Je vous invite donc à vous pencher sur Elle. Voici une citation clairement non-dualiste :

« Vous seul existez. En vérité, vous êtes contenu en chaque chose, vous êtes Cela même. Dans l’infini il n’y a que Lui, Seul Je suis. »

L’enseignement de Mâ Ananda Moyî, p. 246

Sylvain, Rivière-du-Loup »

Merci Sylvain de ce précieux rappel, j’avoue être passé complètement à côté de cette grande femme. Je me sent un peu honteux de l’avoir escamoté car je n’ ai aucune raison de cet état de fait. Mille excuses Mâ Anandamayî.

Si vous avez d’ autres suggestions comme ça, vous êtes les bienvenues. -Gougou


sept 18 2014

L’éveil, c’est voir qu’il n’y a personne



Richard Sylvester


La libération est ce qui reste quand le soi a disparu.
Mais le soi est simplement la libération qui appararaît en tant que soi.
La libération est ce qui est, pendant que vous recherchez la libération.
En vous, vous savez déjà tout cela.


Cela commence les samedis après-midi, à Hampstead, lors des discussions sur la non-dualité avec Tony Parsons. Je ne comprenais pas tout ce qui y était dit, mais quelque chose continuait de m’y attirer. Et puis j’aimais les histoires drôles, la conversation et le fait d’aller boire tous ensemble après la réunion, j’y retournais donc encore et encore.

Puis, à une gare centrale de Londres, par une chaude soirée d’été, la personne, le sens de soi, soudainement disparut complètement. Tout était identique – les gens, les trains, les quais, et les autres objets – pourtant tout était vu pour la première fois sans l’intermédiaire d’une personne, sans interprétation. Il n’y avait pas eu d’éclairs lumineux, pas de feux d’artifice, rien des effets tournoyants du LSD ou des champignons hallucinogènes. Mais ce qui était le véritable « oh! », c’était voir la tout ordinaire gare des chemins de fer, pour la première fois, sans le sens de soi. C’était l’ordinaire, vu comme extraordinaire, se manifestant dans l’Un, et personne pour l’expérimenter.

A cet instant il était vu qu’il n’y a personne. Le sentiment qu’il existait une personne avait jusqu’alors été une constante et donnait tout son sens à cette vie. Pendant tant d’années, cela n’avait jamais été mis en question. Il était tellement évident que c’était « moi », mon centre, mon lieu, que ce n’était même pas perçu. C’était maintenant vu comme quelque chose de complètement superflu. Soudainement il était clair que je n’avais jamais eu de vie, car il n’y avait jamais eu de « je ». En une seconde d’éternité, il était clair que sans un « je », chaque chose était vue, pour la première fois, exactement comme elle est. Je ne vis pas, je suis vécu. Je n’agis pas, mais les actions se passent à travers moi, la marionnette divine.

Toutes les inquiétudes de cette petite et non moins importante vie apparente disparaissaient en un instant.
En une seconde le soi revint et dit : « Diable, mais qu’était-ce donc que cela ? » Mais la fraction de seconde sans personne apporta des changements radicaux au paysage interne. Car cette vision peut faire exploser votre mental.


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Dans l’histoire, une année après l’éveil, je me trouvais dans une boutique d’une petite ville ordinaire. Soudainement mais avec une grande douceur, l’ordinaire fut déplacé par l’extraordinaire. La personne, de nouveau, disparut complètement et il fut clairement vu que la conscience est partout et qu’elle est tout. Le sens d’un soi localisé se révéla n’être qu’une apparence. Il n’y a pas de localisation, ni ici, ni là. Il n’y a que l’Un apparaissant comme tout et c’est ce que «je» suis vraiment. «Je» suis la boutique, les gens, le comptoir, les murs, et l’espace dans lequel tout se présente. Lorsque le soi disparaît et que la conscience est vue en toute chose, alors tout est vu pour ce qu’il est, un magnifique hologramme sous-tendu par l’amour.


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Ce serait bien pour nos lecteurs, si vous pouviez expliquer ce qui s’est passé à Charing Cross Station. Que s’est-il passé ?

Ce qui est arrivé à cet endroit, est en fait très simple, mais très difficile à décrire. C’est impossible à comprendre, à moins de l’avoir vécu. Ce qui est arrivé, ce fut la disparition totale et instantanée de la personne. Je dis «ce qui est arrivé », mais ce n’était pas vraiment quelque chose qui «arrivait». C’est si difficile d’en parler, car dans l’apparence, les choses se passent dans le temps. Lorsque la personne disparaît, ce n’est pas un évènement qui se produit dans le temps. Il est vu que cela se passe en dehors du temps et que tout est hors du temps.

Dans l’histoire, la personne qui a disparu revint très rapidement. C’est en tout cas ce qui est arrivé, ici, et ma compréhension en parlant avec d’autres ou en lisant des témoignages, est que c’est ce qui se passe le plus souvent. Il peut donc y avoir une disparition totale de la personne et puis, une seconde plus tard la personne revient, certainement en état de choc, se disant « Mais diable qu’était-ce donc que cela ?» Pourtant, même si la personne est revenue, quelque chose d’irrévocable s’est passé, un changement s’est produit dans l’individu apparent. Cela peut être différent pour chacun, tout ce que je peux faire, c’est donc dire ce qui se passa pour cet individu-ci. Je peux vous raconter les changements que cette personne a expérimentés par la suite, si vous le souhaitez, car il n’y a pas grand chose d’autre à dire sur l’évènement en lui-même. J’ai essayé d’écrire sur le sujet, mais c’est très difficile. Tout ce que je peux dire c’est que c’est inimaginable, je pourrais vous inviter à l’imaginer, mais c’est impossible.

Je vous invite, toutefois, à imaginer que vous êtes là, tel que vous êtes, et soudainement pour une fraction de seconde, tout reste identique, exactement comme c’est maintenant, simplement vous n’êtes plus dedans. Pourtant vous avez la complète conscience de tout. Parfois on appelle cela la conscience du vide ou la conscience du néant, car le soi est vu comme complètement vide. Dans un sens cela semble être une parfaite description, mais le problème avec cette description c’est qu’elle ne peut être imaginée. Il y a eu, là, une personne pour trente, quarante ou cinquante ans, et cela ne correspond à aucune expérience que cette personne ait pu rencontrer dans cette vie apparente. Lorsque le mental entend une description de cette disparition, il essaye de relier ce qu’il entend, avec une expérience que la personne a connue. Le mental veut essayer de lui trouver un sens, en le reliant avec une expérience personnelle, mais ce n’est pas une expérience personnelle, puisqu’il n’y avait personne. Il n’y a aucune possibilité de comprendre cet évènement, en cherchant un rapport avec quoi que ce soit qui ait pu arriver auparavant.


 
 
 
 
Extraits choisis de : J’espère que vous allez mourir bientôt, de Richard Sylvester.
Publié avec l’autorisation des Éditions Charles Antoni – l’Originel
 
 
 
 
 
http://www.reikido-france.com


sept 18 2014

Résister, c’est créer – Krishnamurti


sept 18 2014

déterminisme

Schopenhauer dans son Essai sur le libre arbitre veut démontrer que le libre-arbitre n’existe pas.

L’homme se croit libre, en réalité, dit Schopenhauer, il est déterminé nécessairement par sa nature et les motifs qui le poussent dans un sens ou un autre.

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« Il est à présent six heures du soir, ma journée de travail est finie. Je peux maintenant faire une promenade ou bien je peux aller au club je peux aussi monter sur la tour, pour voir le coucher du soleil; je peux aussi aller au théâtre, je peux faire une visite à tel ami ou à tel autre je peux même m’échapper par la porte de la ville m’élancer au milieu du vaste univers, et ne jamais revenir. Tout cela ne dépend que de moi, j’ai la pleine liberté d’agir à ma guise et cependant je n’en ferai rien, mais je vais rentrer non moins volontairement au logis, auprès de ma femme. »

C’est exactement comme si l’eau disait « Je peux m’élever bruyamment en hautes vagues (oui certes, lorsque la mer est agitée par une tempête !) je peux descendre d’un cours précipité en emportant tout sur mon passage (oui, dans le lit d’un torrent), je peux tomber en écumant et en bouillonnant (oui, dans une cascade), je peux m’élever dans l’air, libre comme un rayon (oui, dans une fontaine), je peux enfin m’évaporer et disparaitre (oui, à 100 degrés de chaleur) et cependant je ne fais rien de tout cela, mais je reste de mon plein gré, tranquille et limpide, dans le miroir du lac. »

Comme l’eau ne peut se transformer ainsi que lorsque des causes déterminantes l’amènent à l’un ou à l’autre de ces états de même l’homme ne peut faire ce qu’il se persuade être en son pouvoir, que lorsque des motifs particuliers l’y déterminent. Jusqu’à ce que les causes interviennent, tout acte lui est impossible mais une fois qu’elles agissent sur lui, il doit, aussi bien que l’eau, agir comme l’exigent les circonstances correspondant à chaque cas.  » Schopenhauer

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sept 17 2014

L’idiot-Mulla Nasrudin


Un philosophe qui voulait discuter avait pris rendez-vous avec Nasrudin. Il se rendit chez lui et ne trouva personne. Furieux, il se saisit d’un morceau de craie et écrivit sur la porte de Nasrudin : « Idiot stupide ». Dès qu’il fut de retour et qu’il lut ces mots, le Mulla se précipita chez le philosophe: « J’avais oublié, lui dit-il, que vous deviez me rendre visite. Et je vous prie de m’excuser pour mon absence. Naturellement, je me suis tout de suite souvenu du rendez-vous quand j’ai vu que vous aviez laissé votre nom sur la porte. »

 


sept 17 2014

Don’t Worry, Be Happy Bobby McFerrin

Paroles et traduction de Don’t Worry, Be Happy

Don’t Worry, Be Happy (T’en Fais Pas, Sois Heureux)

Here’s a little song I wrote
Voici une petite chanson que j’ai écrite Lire la suite


sept 17 2014

La joie du moment

 

« N’essayez pas d’empêcher les pensées de surgir, et ne vous attachez pas à celles qui ont surgi. Laissez-les apparaître et disparaître comme elles veulent, ne les combattez pas.

Il suffit que vous vous demandiez de tout cœur et sans relâche : « Qu’est-ce que mon propre Esprit ? »
J’insiste là-dessus parce que je veux vous mener à la réalisation du Soi. Si vous persistez à essayer de comprendre avec l’intellect ce qui est au-delà du domaine de l’intellect, vous êtes condamné à atteindre une impasse totalement décevante. Mais allez plus loin. Assis, debout, au travail ou en dormant, sondez sans répit les profondeurs de votre « moi » avec la question « Qu’est-ce que mon propre Esprit ? »
Ne craignez rien d’autre que de rater l’expérience de votre vraie nature. C’est ça la pratique zen.
Quand l’intensive interrogation enveloppera chaque millimètre de votre être et pénétrera au fin fond du fond, la question explosera soudain et la substance de l’esprit de Bouddha vous sera révélée exactement comme un miroir au fond d’une boîte offre son reflet une fois que la boîte est ouverte. La luminosité de cet esprit éclairera chaque coin d’un univers libre de toute imperfection… Aucun mot ne peut exprimer la joie de ce moment. »
Bassui Tokusho (1327 – 1386)
http://www.tout-est-bien.fr


sept 17 2014

Steven Harrison – La fin du vouloir

Steven Harrison est écrivain et conférencier américain reconnu sur les thèmes de l’éveil de la conscience et des relations humaines.

Le dépendant regarde l’objet et pense, «je veux» et « je ne devrais pas». La tension de ce monde divisé ne peut se résoudre que temporairement en se laissant aller à l’objet du désir. Mais le dépendant se retrouve à nouveau devant le « je veux» et « je ne devrais pas». Et encore et encore, il se laisse aller.

Faisons-lui suivre un programme de réhabilitation. À présent il entend uniquement « je ne devrais pas», si fort, que le «je veux» en est étouffé. Il est libre de la dépendance, mais le prix en est une éternelle négation du «je veux», la suppression de l’élan à faire l’expérience. Le dépendant est libre de l’habitude destructrice, mais il est dans la non-expression, la non-manifestation et il n’est pas comblé. À présent la dépendance est au «je ne devrais pas», et il doit s’y laisser aller aussi fréquemment qu’autrefois il se laissait aller à ses désirs.

Et si nous faisons disparaître le conflit, si nous retirons le «je ne devrais pas» ? Tout ce qui reste est le «je veux». Le «je veux» est conduit à acquérir, à posséder, à faire l’expérience des choses. Le «je veux» est centré sur le moi, il ne se soucie pas du monde environnant car il n’y a plus de «je ne devrais pas». Le «je veux» prend et prend sans relâche. Il se nourrit sans fin de l’objet de sa convoitise sans jamais être rassasié. Il consomme, jusqu’à ce que dilaté, et surchargé, il s’effondre sous ses propres excès.

À présent, retirons le «je» du «je veux». Ôtons le centre de la perspective, l’identité de l’impulsion. Le vouloir sans le «je» qui lui est attaché ne peut trouver de direction. Il est sans l’intelligence de savoir quoi dévorer. Il n’y a pas de «je ne devrais pas» pour lui fournir des indices car il n’y a plus de «je». Le vouloir ne retire aucune joie de l’abandon à ses désirs car sa nature est de vouloir, pas d’avoir. Sa nature est de vouloir, pas de faire l’expérience des choses. Vouloir n’a ni passé ni futur. Il ne peut se souvenir de ce qu’il cherche, ni pourquoi il cherche. Ce n’est pas le vide en quête de plénitude, la dépression en quête de bonheur. Ce n’est pas la solitude en quête d’une relation. C’est vouloir. Simplement vouloir. Continûment vouloir.

Il n’y a rien à faire pour ou avec vouloir. Il existe de façon inhérente dans sa propre nature.

Nous avons écarté «je ne devrais pas» du «je veux – je ne devrais pas» du dépendant et avons trouvé laisser-aller et destruction. Mais nous avons continué par le retrait du «je». Et là, nous sommes parvenus à un espace où le vouloir existe mais n’a pas d’activité, pas d’expression, pas de pouvoir et il ne cause aucun mal.

Nous découvrons que l’addiction n’est pas une addiction à nos désirs, mais une addiction à nous-mêmes. Le désir n’est pas le problème. « Nous-mêmes »est le problème.

Le désir sans identification, sans «moi» n’a aucune force. La dépendance, sans le dépendant, n’a aucune expression et donc n’appelle aucune suppression.

Si le centre, le «moi», quitte l’arène de la dépendance, il n’y a pas de combat. «Devrait» et «ne devrait pas» demeurent mais il n’y a rien pour leur fournir de l’énergie. C’est l’épuisement de la dépendance et l’épuisement de «moi».

Steven Harrison – Etre Un, se trouver dans la relation - Editions Accarias L’originel

 http://decouvertetcheminement.blogspot.com


sept 17 2014

EXCLUSIVITÉ! L’AMOUR DE SOI de Christian Bourit

La difficulté des humains à réaliser  leurs désirs profonds réside principalement dans le fait qu’ils se persuadent, consciemment ou non, de ne pas mériter le meilleur de la vie.

Beaucoup donnent également l’impression de vivre dans l’attente d’une autorisation au bonheur qu’ils sont pourtant seuls à pouvoir s’accorder.

UNE ÉTAPE ESSENTIELLE POUR UNE VIE HEUREUSE

Le principe de l’amour de soi est encore perçu d’une manière culpabilisante par un très grand nombre qui l’associe  très étroitement à la vanité.

En fait, s’aimer soi-même représente bien autre chose quand on considère que chaque être humain doit être regardé avec amour. Ce principe constitue le meilleur tremplin d’épanouissement, de création pour une expression joyeuse apportant plus d’harmonie autour de nous. Lire la suite