mar 1 2015

Ce qui est sombre, c’est la recherche spirituelle moderne, c’est cette espèce de fuite de l’instant. – Éric Baret

Placide Gaboury (à gauche) en compagnie d’Eric Baret.

On vit une époque très sombre —qui a, par le fait même, son côté lumineux— mais sombre au plan politique et social. Est-ce que vous croyez que l’on a beaucoup d’espoir de se sortir de cette crise de fin de siècle et de millénaire?

J’espère que non parce que finalement ce qui est sombre, c’est la prétendue recherche spirituelle. Ce qui est sombre, c’est de voir des professeurs de Yoga à tous les coins de rue. Ce qui est sombre, c’est le channeling. Ce qui est sombre, c’est la recherche spirituelle moderne, c’est cette espèce de fuite de l’instant. Par contre, ce qui est merveilleux, ce qui est «auspicieux», c’est la guerre qui s’approche, ce sont les cataclysmes qui viennent, parce qu’ils remettent profondément en question l’être humain, lui font poser de véritables questions. Tout le reste le fait dormir.

Alors, il faut qu’il soit très clair que l’état du monde, c’est sa chance. Si les dieux font bénéficier le monde de ces mouvements, c’est le cadeau suprême. Malheureusement, il y a des époques où le cataclysme est la seule manière d’amener un questionnement. Dans leur générosité, les dieux vont, je pense, nous aider de plus en plus dans ce sens-là. Tout ce romantisme du Yoga, de l’Orient, de la spiritualité, toutes ces techniques spirituelles de progression, de purification, relèvent vraiment de l’âge sombre. Elles sont vraiment une perte d’argent, d’énergie. Un jour, elles disparaîtront complètement et, à ce moment-là, peut-être aura-t-on moins besoin de cataclysmes pour se réveiller.

Par vos propos, vous pourriez faire scandale…

Ce qui est scandaleux, c’est de faire croire à des gens que, par des exercices, ils iront mieux et que leur interrogation profonde s’apaisera. C’est de faire croire qu’en suivant telle thérapie, en adoptant tel concept, tel vêtement de telle couleur, en mettant sur un mur, ou en pendant à leur cou une image de guru à la mode, cela va amener un questionnement profond. C’est cela la charlatanerie.

La vraie vie, c’est de faire face à l’instant. Les différentes possibilités de conflits s’expriment dans le monde, vous leur faites face, vous regardez ce que cela touche en vous, vous regardez ce qu’est la mort, la destruction. Ainsi, on se rend compte où on en est. Quand votre maison est détruite, quand votre corps est brisé, quand votre famille est éliminée, vous vous apercevez à quel point vous êtes libre ou non de vous-même. Mais s’asseoir dans une chambre à faire du Yoga, à mâcher cent fois une bouchée de riz complet… Évidemment, on s’en porte très bien, mais il n’y a aucun questionnement. C’est une vraie calamité.

Il faut souffrir pour évoluer?

Non. Non. Il faut regarder. Il faut interroger. Vous n’êtes pas obligé de souffrir lors d’un cataclysme. Il faut regarder profondément. Que veut dire en profondeur la souffrance, comment cela fonctionne en vous? Qu’est-ce que votre corps? Quel est votre lien avec lui? Quand votre corps souffre, que se passe-t-il? Quand votre corps respire, que se passe-t-il? C’est très important de voir cela. Il faut qu’il y ait un questionnement de l’instant. C’est la vie qui amène le questionnement. Lire la suite


mar 1 2015

Demeurer dans le Soi – Jac O’Keeffe

 

En l’absence de tout concept de ce que vous êtes ou n’êtes pas, le Soi est.

Ce qui dit « je » en vous est vu n’être rien d’autre qu’une pensée. Vous êtes avant cette pensée originelle du « je ». Trouvez qui regarde ce « je » et qui voit cela. Si vous pouvez observer ou désigner quelque chose, il est clair que cela ne peut être vous. De fait, vous ne pouvez pas davantage observer le Soi. Il n’y a pas de reconnaissance du Soi, expérimentez-le directement.

« Demeurer dans le Soi » est une indication qui est à utiliser puis à jeter, car il n’y a personne qui puisse y demeurer.

Vous ne pouvez y rester, comment pourriez-vous rester dans ce que vous êtes ?

Vous êtes ce que vous êtes. C’est ce qui attend votre découverte, encore et encore. Lors d’une expérience directe, il n’y a pas de « vous » qui expérimentez, seule l’expérience est, dans sa forme pure. Vous ne pouvez donc y rester, et il s’ensuit que vous ne pouvez que l’être.

C’est ce que l’expression « demeurer dans le Soi » désigne. Vous ne pouvez le devenir, puisque c’est déjà ce que vous êtes et le Soi ne peut jamais devenir plus ou moins ce qu’il est. Soyez donc ce que vous êtes, car il ne peut exister de questions « comment » à tout cela.

« Comment » provient toujours du mental. Le Soi ne peut connaître le Soi : il est même au-delà de l’un, et l’un est dit être au-delà de la séparation et de l’unité. Le Soi ne peut être que le Soi, soyez donc avec ce que vous ne pouvez pas ne pas être. Être ce que vous êtes est complètement satisfaisant. Ce n’est pas vous, en tant que personne, qui êtes satisfait, mais la satisfaction Absolue se déploie au-dessus de toutes les idées de qui vous croyiez être. Ce n’est pas que vous changiez d’identité passant d’un individu à l’Absolu.

Regardez et trouvez par vous-même, il n’y a que l’Absolu et votre imagination. Lequel des deux êtes-vous en essence ?

Le contentement qui provient du Soi est si total, qu’il n’y a plus aucun autre intérêt dans le monde phénoménal. Il n’y a aucune dépendance du corps, des événements de la vie ou de tout ce qui peut être expérimenté, car il n’existe plus de « je » individuel, qui ait besoin d’être contenté. Ce que vous êtes est pure joie, liberté totale au-delà du concept de liberté. Le corps physique se détend complètement et apprécie la grande facilité qui découle de l’état naturel.

extrait de Nés pour être libres


mar 1 2015

Osho: l’art de mourir

Vous n’avez pas de visage. Tous les visages sont faux. Vous pouvez avoir l’apparence d’un lion, vous pouvez avoir l’apparence d’un âne , vous pouvez avoir l’apparence d’un arbre ou d’un rocher. Actuellement vous avez le visage d’un homme ou d’une femme, laid ou beau, blanc ou noir.Mais en réalité vous n’avez aucun visage. Et cet état de Sans-Visage est ce que les gens du Zen nomment « Le visage originel » Mais ce n’est pas du tout un visage au sens ordinaire du terme.Lorsque vous n’étiez pas né, quel visage aviez vous ? Quand vous allez mourir, quel visage emporterez vous ? Ce visage que vous voyez là-bas dans le miroir tombera de lui-même, il disparaitra dans la terre. Rumi l’appelait notre visage de poussière, la poussière retournera à la poussière. Vous partirez sans visage comme vous êtes venu sans visage .

Juste maintenant, vous n’avez pas de visage, le visage est juste une croyance, vous faites beaucoup trop confiance dans le miroir. Mais quand vous réalisez votre Visage sans visage, vous avez vu le Visage de Dieu.

http://aucoeurdeletrejesuis.blogspot.com


mar 1 2015

Jiddu Krishnamurti – la nature de la pensée

Jiddu Krishnamurti – la nature de la pensée – une vidéo de VagabondEsprit – Libres penseurs sur Ubest1.com.


mar 1 2015

Seule une liberté spirituelle et intérieure peut créer un ordre humain parfait.

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Mieux vaut relire les Sages idéalistes que  perdre son temps à écouter les discours fumeux des petits politiciens démagogues

  » Bien qu’elle n’ait pas encore trouvé la forme sûre, la pensée anarchiste ne peut manquer de se répandre à mesure que grandira la pression de la société sur l’individu, car cette pression opprime abusivement un élément nécessaire à la perfection humaine.
Nous n’attacherons pas ici beaucoup d’importance à l’anarchisme grossier, vitaliste ou violent […]. Pour assurer la coordination et prévenir les heurts et les conflits au milieu de ces contacts constants, un autre pouvoir que celui de l’intellect éclairé est nécessaire. La pensée anarchiste trouve cet autre pouvoir dans une sympathie humaine naturelle qui, si on lui donne le champ libre et les conditions qu’il faut, devrait garantir une coopération naturelle […].  Une libre égalité fondée sur une coopération spontanée, et non sur la force gouvernementale ni sur la contrainte sociale, tel est l’idéal anarchiste le plus haut.[…]Mais la nature humaine est une nature de transition […] nous sommes finalement contraints de viser plus haut et d’aller plus loin. Un anarchisme spirituel ou spiritualisé pourrait sembler plus proche de la vraie solution, ou du moins la pressentir de loin.[…] si l’on tient compte de l’impuissance d’aucun « isme » à exprimer la vérité de l’Esprit qui dépasse tous ces compartimentages […]La solution ne se trouve pas dans la raison, mais dans l’âme de l’homme, dans ses tendances spirituelles. Seule une liberté spirituelle et intérieure peut créer un ordre humain parfait. Seule une illumination spirituelle plus haute que les lumières rationnelles peut éclairer la nature vitale de l’homme et imposer l’harmonie à ses recherches égoïstes, à ses antagonismes et ses discordes.  »

« La vie échappe aux formules et aux systèmes que notre raison s’efforce de lui imposer ; elle s’avère trop complexe, trop pleine de potentialités infinies pour se laisser tyranniser par l’intellect arbitraire de l’homme… Toute la difficulté vient de ce qu’à la base de notre
vie et de notre existence, il y a quelque chose que l’intellect ne pourra jamais soumettre à son contrôle : l’Absolu, l’infini »

Sri Aurobindo .

Changer le monde et changer soi-même

 

 


mar 1 2015

Vivre l’instant présent

Cette vidéo fait partie d’un programme de formation en ligne.

 BRUNOSAUDREAU
 
 
http://www.bien-etre-et-performance.fr/SP1.html


fév 28 2015

Vous n’êtes vivant que dans l’instant présent!


fév 28 2015

LE GRAND DOUTE

Notre nature foncière est déjà complètement présente ici et maintenant, puisque c’est grâce à elle que vous lisez ces lignes ! Comprenez -vous? Nous la croyions gisant au fond de notre inconscience, recouverte par l’activité de notre conscience relative, fonctionnelle, c’est-à-dire de nos conceptions du monde extérieur et intérieur, orientées plutôt vers les oppositions, les choix et les refus, les désirs et les peurs, et elle était en fait totalement exposée, évidente dès lors que notre regard se tournait vers “ce qui voit”. Mais nous sommes si noyés bien souvent dans des opinions non vérifiées par nous-mêmes, l’expérience des autres, le vécu culturel de la société que nous vivons sur un ramassis d’idées, d’opinions de seconde main.

Découvrir cette réalité de nous-mêmes inchangeante, libre, insaisissable, impose de questionner tout ce que nous avons tenu pour réel jusqu’à maintenant. Il ne faudra pas ménager notre effort pour nous dégager des on-dit, des lieux communs, du consensus tacite qui pave notre chemin. Rien ne devra être accepté par nous sans vérification par expérience directe, en particulier l’existence de l’ego, consensus chimérique…

Même l’essentiel est encombré d’opinions personnelles surimposées à la tradition déjà lourde. Là encore, mettre en doute absolument nous ouvrira la porte du Réel. C’est à ce prix que nous nous libérerons, car se libérer est avant tout se débarrasser des acquits du passé culturel, philosophique, spirituel que nos sociétés maintiennent, assez mal d’ailleurs, faute de nous donner à découvrir la Réalité directement. Au fond, sur quoi repose cette main mise de la dualité? Posez-vous la question et marquez un temps d’arrêt. Ne vous jetez pas sur la réponse qui suit… Elle n’éclora dans votre coeur que si vous vous interrogez réellement, profondément.

Le nom et la forme, la limitation des choses et des êtres résulte d’un seul acte de l’esprit: celui de projeter sa propre subjectivité sur l’environnement, donnant de la sorte à ces soi-disant objets et êtres une densité qu’ils n’ont aucunement. La présence des êtres individuels existe uniquement dans le cerveau des témoins, au point que chacun, devant la glace, finit par se prendre pour un être séparé, doué d’existence, par interprétation du regard des autres… Un jeu de miroir. Observez cela. N’est-ce pas vrai?

Chacun n’aspire-t-il pas à exister dans le regard d’autrui? Comme s’il savait déjà sa nature de néant. Je vous en prie, ceci est de la plus extrême importance. Voyez cela. A l’instant, les choses et les êtres retrouvent leur nature foncière: L’être sans trait. Aucune chose n’est, en elle-même, séparée. La séparation naît dans l’esprit qui contemple. Si ce dernier découvre la fausseté de cette projection universelle, alors… Envisagez cela! profondément, totalement, et le monde se vide de la dualité…

Douter, ce sera observer le monde et distinguer ce voile subtil dont nous l’enveloppons. Voile du sens de l’univers, du sens des événements (« il n’y a pas de hasard! »); interprétation des choses du vécu, projection dans ce paysage pour séparer, puis accaparer ou repousser, qualifier ou nier. Percevoir notre monde et pas le monde. Voir nos contemporains à travers le prisme des préjugés, et non pas les considérer comme ils sont réellement, sans mes concepts personnels, ma vision des choses. Ce sera découvrir une montagne presque gigantesque de préjugés hâtivement enregistrés, prompts à nous induire sur la pente glissante de la bêtise. Notre conception du monde conditionne notre perception, à concepts dualistes, vision dualiste. Toute cette activité de la conscience dualiste ensemence l’inconscient et maintient le trésor caché…

Douter, en accordant plus de valeur au soi-disant inconscient plutôt qu’à la conscience de veille, tant cette dernière est souillée de la dualité. Notre inconscient est également sali de dualité, mais par sa nature peu différenciée, il rapproche davantage du Soi. Le jeu se gagne dans l’inconscient, si l’on se rend compte alors du vide réel des choses et des êtres, puisque sans l’inconscient des spectateurs et sa capacité à discriminer, point d’existence séparée. Rien que l’être sans limite.

Douter, même d’exister, nous ouvrira à cette profondeur insondable dont on ne sait si c’est l’Etre ou le Néant… Si nous sommes convaincus que le monde est, alors nous nous privons de l’accès au Néant. Poser l’être du monde comme objet nous pose en tant que sujet. En revanche, ni être ni néant, ni objet ni sujet, et voici ouverte la bulle universelle, fleur de vacuité… Qualifier emprisonne l’objet. Si en revanche nous évitons la qualification, le monde prend un caractère de livre ouvert sans rien écrit dessus, d’une ouverture inconditionnelle à ce-qui-est, à « je ne sais pas… ». Cette ouverture est amour.

Voici un extrait de LE BONHEUR EST EN SOI – auteur anomyne
http://www.eveilspirituel.net/blog

fév 28 2015

Le Pouvoir du moment présent, Etre soi-même tout de suite

 

Eckhart Tolle


fév 28 2015

L’évidence du vrai est bien avant de se perdre dans les méandres du faux

David Ciussi

« Il faut beaucoup de courage et de lucidité pour remettre en cause notre façon de penser et de raisonner, pour vaincre nos mémoires archaïques et nos dragons intérieurs. Aussi bienvenue à l’homme (ou la femme) courageux épris de liberté qui part d’ici et maintenant pour la plus noble des batailles : choisir de lâcher ses opinions, ses principes, et ses croyances pour retrouver sa véritable nature.

Pour nous, en tant qu’être humain, notre vie n’est pas une énigme à résoudre, mais une réalité à expérimenter. Lorsque la quête illusoire s’arrête, l’énergie qui était jusqu’alors focalisée pour chercher, se ressource complètement en une qualité d’existence insoupçonnée, porteuse de simplicité et d’émerveillement. »

David Cuissi

Qui est David ?

Ecrivain-philosophe, Psycho-gérontologue, Chroniqueur dans diverses revues, David Ciussi est Consultant en Sciences Humaines dans différentes universités et anime depuis plusieurs années des séminaires et conférences en France et à l’étranger. David n’a pas d’école, n’a pas d’église ni de mouvement. Il témoigne et fait signe … Son style est simple, percutant et d’une rare profondeur. Loin de se soucier de l’esthétique des phrases et de la pensée raisonnée qui sature le penseur, David nous surprend par ses jaillissements, ses rires, ses grondements et ses silences : expression authentique d’une profonde intuition et d’une présence face au mystère de la vie.

Site internet : www.davidciussi.net