Jan 29 2016

Qu’en est-il du choix personnel ou individuel? (Jeff Foster)

La Vie sans Centre de Jeff FosterDepuis longtemps, je suis fasciné par le concept de « choix », qui est en fait une croyance. Nous avons le sentiment de contrôler notre destinée ou d’en subir les conséquences lorsqu’en fait, il n’en est rien. Je vous présente un extrait du livre « La vie sans Centre » de Jeff Foster, un diplômé en astrophysique de l’Université de Cambridge. Peu après la fin de ses études, des événements de la vie l’ont conduit vers une recherche spirituelle intensive, qui l’a mené à la réalisation qu’il n’y avait, pour commencer, rien à trouver…

Le choix

Ah, le choix… l’éternelle histoire! Vous voyez « il n’y a pas de choix » et « il y a un choix » sont toutes deux des croyances, toutes deux apparaissent nécessairement ensemble et disparaissent identiquement. Derrière elles, il n’y a que cela… aucune croyance n’est nécessaire, aucun choix ou absence de choix, simplement cela, ici et maintenant. La simplicité absolue, l’évidence la plus complète. S’accrocher à « il n’y a pas de choix » est aussi dualiste que n’importe quel autre enseignement. -Jeff Foster

FOSTER, Jeff (2007). La Vie sans Centre aux Éditions Charles Antoni / L’originel,  p. 76-77   (Collection Non-Dualité)


Fév 10 2016

Un des plus beau texte de la bible; le Qohélèt ou Ecclésiaste 3:1-8

Qohélèt: la déconstruction

Paroles de Qohèlèt, le fils de David, roi de Ieroushalaîm.
Fumée de fumées, dit Qohèlèt; fumée de fumées, tout est fumée.
Quel avantage pour l’humain en tout son labeur,
dont il a labeur sous le soleil ?
Un cycle va, un cycle vient; en pérennité la terre se dresse.
Le soleil brille, le soleil décline; à son lieu il aspire et brille là.
Il va au midi, il tourne au septentrion, il tourne,
tourne et va, le souffle, et retourne sur ses tours, le souffle.
Tous les torrents vont à la mer et la mer n’est pas pleine.
Au lieu où les torrents vont, là, ils retournent pour aller.
Toutes les paroles lassent, l’homme ne peut pas en parler.
L’oeil ne se rassasie pas de voir, l’oreille ne se remplit pas d’entendre.
Ce qui a été sera, ce qui s’est fait se fera:
il n’est rien de tout neuf sous le soleil.
Il est une parole qui dit: « Vois cela, c’est neuf ! »
C’était déjà dans les pérennités, c’était avant nous.
Pas de souvenirs des premiers, ni même des derniers qui seront,
pas de souvenir d’eux, ni de ceux qui seront en dernier.

Qohélet 1:1-11, traduction de l’auteur juif André Chouraqui Lire la suite


Fév 9 2016

« Aprokshânuhûti » : l’aperception immédiate

Aprokshânubhûti, l’aperception immédiate, n’est pas de nature intellectuelle: il ne s’agit pas d’une connaissance conceptuelle à caractère exclusivement masculin.
L’aperception est une expérience globale de la réalité, simultanément physique, »émotionnelle », »psychique » et spirituelle.
C’est pour quoi elle st ici symbolisée par une femme.

La connaissance féminine est toujours homogène et globale.
Une connaissance rassemblée, les détails sont entrelacés les uns dans les autres, sans que les uns se détachent plus que les autres.
Une connaissance qui tangue constamment entre le flou et le précis, entre l’universel et l’intime, le collectif et l’infiniment privé;
c’est une connaissance qui « se sait en secret », et ne se définie jamais.
Lorsqu’elle se manifeste, le sang et les os, le souffle et les entrailles, des pieds à la tête, c’est le corps entier qui sait.
C’est comme une « Idée »qui traverse l’esprit, et qui remonte sans cesse des profondeurs de la mémoire.
Ici, l’esprit prend corps.Il s’agit d’une traversée envahissante, en laquelle corps, cœur, tête ne forment plus qu’une seule entité connaissante.
Des profondeurs jusqu’au sommet. De l’intérieur jusqu’à la surface, d’un seul coup tout se souvient…

Et c’est cela la Grâce…. »

(…..)


« Il est certain que la Grâce ne se manifestera pas tant que nous vivons dans l’encombrement moral et sensoriel.
La Grâce vient dénouer les nœuds du cœur dans le désencombrement, le dépouillement de l’égo…(…)

Là ou le vide a été fait, où plus rien de superflu n’encombre l’esprit, où nous ne nous faisons même plus une idée de Dieu ou de l’Ultime Réalité, où nous avons ôté de notre esprit toute image possible du divin.

Dans cette espace vacant,où il n’y a aucune projection, aucune attente, aucune intention, la Grâce peut venir nous édifier de l’intérieur sur le contenu de L’ Absolu.
C’est dans cet espace seul que peut se manifester l’aperception immédiate,Aprokshânubhûti , personnifiée ici par Uma Haimavatî, tout à la fois déesse et femme »

 

 

http://saveurdevivance-voixdesilence.over-blog.com/

 

« La voie de l’essentiel »les Upanishad d’hier à aujourd’hui. Jean Letshert


Fév 9 2016

La conscience et le monde (Jean Klein)

« Votre vraie nature transcende le mental et le corps.

C’est pourquoi la question « Qui suis-je? »
ne peut jamais recevoir de réponse.
Elle n’a pas de prise sur vous
tout terme de référence disparait
et vous vous éveillez au silence
qui est la toute réponse.

Etre a la recherche de vous-meme
de quelque manière que ce soit
est une perte de temps totale.
Ceci doit devenir tout a fait clair pour vous.
Ne questionnez pas sans cesse cette auto-évidence.
Vivre doit se trouver dans l’instant éternel.
N’ accumulez donc pas davantage de choses,
n’ apprenez pas de nouvelles manières de méditer
ou de vous relaxer ou de vous purifier.
Toutes ces accumulations d’états,
de sensations et de techniques
ne sont que pure vanité.
Elles appartiennent encore à la personne
qui recherche sécurité et confirmation.
Les conflits et les problèmes dérivent tous du mental
qui tente de justifier son existence.

Lorsque vous voyez cela soudainement,
dans la pure conviction de la compréhension totale
vous devenez conscient
de ce que vous n’ avez jamais cessé d’ etre
l’ insondable béatitude du Soi. »

(Jean Klein,  » La Conscience & Le monde  » )

Source : le groupe facebook «  friends of jean-klein « 

Fév 9 2016

« Nous naissons dans l’ignorance et mourons dans le mystère. » -Placide Gaboury

Ermitage WardenJe partage avec vous un texte d’une très grande sagesse de Placide Gaboury tiré de son dernier livre « L’appel de l’innocence ». Un des derniers chapitres du livre, « La mort : l’entrée dans l’invisible », m’interpelle particulièrement, car cela fait maintenant un an que mon ami de toujours et cofondateur du site des « Invité de Marc », Denis « Gougou » Gougeon,  nous as quittés. À la lecture de ces pages je réalise que Denis avait cette sagesse en lui, celle de ne craindre la mort, mais de l’accueillir malgré la peur et la souffrance. Voici l’extrait :

« Si tout le monde aime dormir, c’est parce que, dans le sommeil profond, disent les sages, il n’y a pas d’ego et c’est cela qui crée le bonheur. Et pourtant, on a peur de la mort. On fait même tout pour ne pas mourir, pour contrer, éloigner, nier la mort, mais elle vient en son temps, telle que prévue… »
 
« …C’est vraiment le seul événement qui confond le bon sens et nos prétentions au contrôle. La mort apparaît comme une sorte de punition pour un crime que l’on n’aurait commis. Pourquoi faut-il mourir alors que la vie est si belle? La société d’aujourd’hui… Cette société multiforme et essentiellement et foncièrement dualiste : elle sépare le bien et le mal, Dieu (s’il existe) et l’Homme, la vie et la mort, les bons et les méchants, les bonnes actions et les crimes. Selon cette vision, les humains sont les seuls à agir, à avoir du pouvoir, à disposer d’un libre arbitre, ils sont donc responsables de leurs actes et de l’état du monde… C’est l’inverse de la sagesse non dualiste telle que je l’ai exposée dans mes trois livres précédents. Selon cette façon de voir, l’être humain n’a aucun pouvoir qui vienne de lui, il ne dispose pas d’énergie lui permettant d’agir, tout lui est donné au point de départ, sans qu’il ait pu choisir. Il n’est donc pas libre et à toutes fins pratiques, il ne peut faire un seul geste qui lui appartienne. Il est agi, animé, dirigé et contrôlé du début à la fin par la Source qui seule agit puisqu’elle seule existe en ce monde.
 
Comme disais le Bouddha lors de son éveil : « Il y a des actions, mais personne qui agit ! »

Je vous invite à vous procurer ce livre disponible chez tous les libraires au Québec.

 

Extrait du livre L’Appel de l’innocence : l’héritage d’une vie aux éditions Fides. (2013) p.111-113
Photo : L’éveil du Murmure par Marc Lajoie lors de ma retraite de quelques jours à l’Ermitage Warden.

 


Fév 9 2016

Eloge du Naturel

Un brin de sagesse taoïste dans ce monde de brutes.

 


Fév 9 2016

Vivons tout simplement

C’est quoi ton bonheur ?
Répond a cette question, cherche en ton cœur, pense avec lui.

trouve en ton cœur, ce qui fait vraiment ton bonheur …


Fév 8 2016

Y a-t-il une raison d’être derrière des événements apparement insensés?


Fév 8 2016

Betty

Betty s’est éveillée à la Réalité, http://www.lagrandejoie.qc.ca
ce vide vibrant où la personnalité est absente, là où rien ne commence et rien ne meurt. Née au Québec, elle y réside toujours. Betty n’enseigne pas; nul besoin de chercher. Le grand rendez-vous est avec vous-même! Être conscient de ne rien être et de ne rien savoir a foudroyé le désir d’exister de Betty, la laissant dans un perpétuel étonnement! Intemporelle et non individuelle, la Conscience ne subit pas de processus évolutif: Elle EST! C’est ce que nous sommes tous! Et c’est accessible, sans distance, sans délai.

http://www.youtube.com/


Fév 8 2016

« Y a t’il une Clé à L’Éveil? »


Fév 8 2016

Jacques Lusseyran (1924/1971)


JL_copier

     La vie intérieure, c’est cela :
c’est savoir que la paix n’est pas dans le monde, mais dans le regard de paix que nous portons sur le monde.

       C’est savoir que la joie n’est pas dans le monde comme des dragées dans une bonbonnière, et qu’il suffit d’attendre qu’une société enfin parfaite, ou des appareils, enfin complets, remplissent la bonbonnière. C’est savoir que la joie n’est jamais pour demain, mais pour aujourd’hui, ou alors qu’elle ne sera pas. Être bien sur que les évènements, même les plus doux, la campagne, même la plus fleurie, la paix civile, même la plus durable, ne la donneront jamais. Et cela pour la simple raison que nous l’avons déjà.

Jacques Lusseyran

http://fourques.canalblog.com/